Groupe d’armées n° 3

Le groupe d’armées no 3 (GA 3) est constitué à la déclaration de guerre en septembre 1939 sur le théâtre d’opération « Nord-Est » (ce dernier couvre tout le Nord et l'Est du territoire français et est commandé par le général Georges), s'étendant de la mer du Nord au Jura.

Ce groupe d'armées est commandé par le général Besson et couvre la moitié sud de l'Alsace ainsi que la Franche-Comté, à droite des groupe d'armées no 1 (déployé le long de la frontière franco-belge jusqu'à Sedan) et groupe d'armées no 2 (en Lorraine et sur la moitié nord de l'Alsace).

Composition

Le GA 3 est chargé de la défense d'une portion de la ligne Maginot (secteur fortifié de Colmar, SF Mulhouse, SD puis SF Altkirch, SD Montbéliard et SF Jura), mais compte aussi des divisions maintenues en réserve derrière le massif du Jura. Le groupe est composé des armées suivantes, au 10 mai 1940 :

Article connexe : Bataille de France.

Après la percée par les forces allemandes du front de la 9e armée française (faisant partie du GA 1) sur la Meuse, le GA 3 est dépêché à la mi-mai pour constituer avec de nouvelles unités un front sur la Somme et l'Aisne.

Composition au 5 juin 1940 (sur la « ligne Weygand » de l'ouest vers l'est) :

À la droite du GA 3, de l'Aisne à la ligne Maginot, le groupe d'armées no 4 prolonge la « ligne Weygand ». Ce front improvisé en moins de deux semaines est enfoncé par les Allemands après une semaine de combats acharnés sur la Somme puis l'Aisne. Le 12 juin, ces derniers franchissant la basse-Seine, l'ordre de repli est donné.

Composition au 15 juin 1940 (repli sur la Loire en cours, de l'ouest vers l'est) :

Tandis que les secteurs les mieux fortifiés de la ligne Maginot tiennent bon et que les blindés allemands foncent vers la Suisse pour encercler à l'est les GA 4 et 2, le GA 3 combat en se repliant vers le centre de la France, en incorporant au fur et à mesure des unités régionales ou les élèves des écoles militaires. Les unités se déplacent de nuit et combattant de jour, sur deux échelons selon la tactique employée depuis le 12 juin par le général Frère (à la tête de la 7e armée)[1].

Après l'annonce prématurée d'un armistice, le général Besson lance au soir du 17 juin à ses hommes qui se battent alors sur le Cher et la Loire : « Il n'y a ni armistice, ni suspension d'armes. La bataille continue. »[2]. Au 25 juin 1940, le GA 3 commandé par le général Besson constitue le gros de ce qui reste du corps de bataille français. Le 26 juin, des instructions sont données dans plusieurs unités du GA 3 : « la récupération et la remise en état des matériels abandonnés doit être entreprise »[3]. Nombre de ces matériels prendront la direction de dépôts clandestins. Enfin, nombre d'unités du GA 3, restées en ordre de marche jusqu'au bout, suivront les troupes allemandes jusqu'à la ligne de démarcation.

Article connexe : Armistice du 22 juin 1940.

Notes et références

  1. Gilles Ragache, La fin de la campagne de France, op. cit..
  2. Ordre no 356 3/S, également cité par Gilles Ragache.
  3. Instruction 3005 S/3 du général Frère.

Voir aussi

Bibliographie

  • Gilles Ragache, La fin de la campagne de France : Les combats oubliés des armées du centre, 15 juin - 25 juin 1940, Paris, Economica, coll. « Campagnes et stratégies », , 293 p. (ISBN 978-2-7178-5830-3).

Liens externes

Articles connexes