Gros (monnaie)

Gros (monnaie)

Le gros, appelé en allemand Groschen et en italien Grosso, désigne dès la fin du Moyen Âge et durant les temps modernes un ensemble très divers de pièces d'argent dont le poids et la valeur différaient sur l'ensemble du continent européen[1].

La mise en circulation de métaux précieux issus des trésors laïcs ou ecclésiastiques et l'excédent du commerce italien permit la frappe de nouvelles pièces supérieures par leur poids et leur titre aux deniers post-carolingiens : Venise en 1202, suivie par d'autres villes italiennes, émit des gros d'argent bientôt copiés dans toute l'Europe. Saint Louis créa le gros tournois qui valait alors douze deniers[2].

Il se répand ensuite en Suisse (« demi-gros » en Suisse romande ou « gros pragois » en Suisse orientale). Depuis l'époque moderne, le gros ne fut plus qu'une monnaie de billon, valant trois Kreuzers[3].

Son usage perdurera en Autriche où il désigne, jusqu'à l'introduction de l'euro, la subdivision du Schilling.

Bibliographie

  • John Day, Études d'histoire monétaire: XIIe-XIXe siècles, Presses universitaires de Lille, 1984.

Références

  1. Day, p. 262 ss
  2. Michel Balard, Le Moyen-âge en occident, Hachette Éducation, , p. 155
  3. Lorenzo Fedel, article Gros (monnaie) dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .

Voir aussi