Grand voyer (France)

(Redirigé depuis Grand voyer de France)

Le grand voyer de France était, pendant l’Ancien Régime, celui des grands officiers de la couronne de France qui était responsable des routes royales, des alignements urbains, des places publiques, de l’embellissement des villes en général.

Histoire

Cette charge a été érigée en grand office de la couronne par Henri IV pour Sully en 1599 et réunie en 1626 au Bureau des finances[1]. Le grand voyer a « autorité et superintendance sur tous les voyers établis » créés par offices dans les différentes villes du Royaume.

À Paris

Une charge de Voyer de Paris fut créée par le Roi en 1170. Rapidement le Voyer se considère au même rang que le Prévôt de Paris et siège au Châtelet. Il exerce des pouvoirs de justice et perçoit des impôts comme le montre le Registre de Jean Sarrazin, voyer de Paris en l'an 1270, affirmation réitérée par le Voyer Jean Vayan, en 1450.

Au XIXe siècle, les voyers ont continué à relever les plans de Paris pour établir l'ancêtre de l'actuel cadastre et asseoir l'impôt foncier. Les « commissaires-voyers » fixent la largeur des voies, tracent les alignements et contrôlent les demandes d'autorisation de construire, la salubrité des habitations, décident des ravalements à réaliser... En 1895, est créé le corps des architectes voyers de la ville de Paris.

Dans toutes les autres villes françaises, les voyers et leurs équipes ont intégré les services municipaux.

En Nouvelle-France

La fonction de grand voyer de la Nouvelle-France, issue de la tradition française, perdure après la chute de l'Ancien Régime à travers le régime britannique.

Notes et références

  1. Édit qui crée l’office de grand voyer de France et délimite ses attributions.

Sources et bibliographie

  • Honoré-Antoine Frégier, Histoire de l'administration de la police de Paris depuis Philippe-Auguste jusqu'aux États Généraux de 1789, Volume 2, Paris, 1850, p. 189.
  • Maurice Block, Dictionnaire de l'administration française, Paris, 1856, p. 294.

Voir aussi