Gouvernement néerlandais en exil

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Gouvernement néerlandais en exil

Pour le gouvernement en exil entre 1795 et 1813, voir Gouvernement de la République des Pays-Bas en exil.

Royaume des Pays-Bas (nl)

1940-1945

Drapeau Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de localisation des Pays-Bas.
Informations générales
Statut Monarchie en exil
Capitale Amsterdam (de jure)
Londres (de facto)
Reine
1940-1945 Wilhelmine
Président du Conseil des ministres
1940-1940 Dirk Jan de Geer
1940-1945 Pieter Sjoerds Gerbrandy

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le gouvernement néerlandais en exil, également appelé gouvernement de Londres (Londens kabinet en néerlandais), était le gouvernement du Royaume des Pays-Bas dirigé par la reine Wilhelmine qui avait été évacué à Londres après l'invasion allemande du pays en 1940, au début de la Seconde Guerre mondiale.

Avant 1940, les Pays-Bas étaient un pays neutre, qui avait généralement de bonnes relations avec l'Allemagne. En , la reine Wilhelmine se réfugia à Londres ; le gouvernement du Premier ministre De Geer suivit le lendemain, après l'invasion allemande. L'espoir initial était que la France regroupât ses troupes et libérât le pays. Bien qu'il y eut une tentative en ce sens, celle-ci échoua, car les forces alliées avaient été encerclées et forcées à évacuer à Dunkerque.

Le gouvernement en exil fut confronté à un dilemme. Après la défaite de la France, l'Assemblée nationale française (Chambre des députés et sénat), réunie à Vichy avaient voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui avait mis un place un gouvernement autoritaire, xénophobe, antisémite et antimaçonnique soucieux de proposer aux Allemands une politique de collaboration dont ceux-ci ne cessèrent de se méfier malgré les gages donnés par Pétain. Il en résulta un conflit entre la Reine et De Geer. De Geer voulait retourner aux Pays-Bas et collaborer également. Le gouvernement en exil était toujours en possession des Indes néerlandaises avec toutes leurs ressources : il s'agissait du troisième plus grand producteur mondial d'huile (après les États-Unis et l'Union soviétique). La Reine se rendit compte que si les Pays-Bas collaboraient avec l'Allemagne, les Indes orientales néerlandaises risquaient d'être cédées au Japon.

Le seul espoir pour les Pays-Bas était maintenant l'entrée en guerre des États-Unis et de l'Union soviétique, la Reine renvoya son Premier ministre et le remplaça par Pieter Sjoerds Gerbrandy, qui travaillait déjà avec Churchill et Roosevelt pour l'entrée en guerre américaine.

Aruba et les Curaçao furent les principaux fournisseurs de produits raffinés aux Alliés grâce à leurs raffineries exportatrices de pétrole de rang mondial. Aruba devint un protectorat britannique de 1940 à 1942 puis un protectorat des États-Unis de 1942 à 1945. Le , en vertu d'un accord avec le gouvernement en exil des Pays-Bas, les États-Unis occupèrent la Guyane néerlandaise pour protéger les mines de bauxite[1]. Un boycott pétrolier fut imposé aux navires à destination du Japon, ce qui contribua à déclencher l'attaque de Pearl Harbor.

Les décisions du gouvernement de la reine durant cette période furent ratifiées par le parlement néerlandais en 1946. Churchill affirma de la reine qu'elle était « le seul homme dans le gouvernement néerlandais ». Elle en tait la seule femme[2].

Composition du gouvernement

Références