Gouvernement de la Corée du Nord

Dans le gouvernement de la Corée du Nord, le cabinet  est le corps administratif et exécutif[1]. Le gouvernement nord-coréen est composé de trois branches : administrative, législative, et judiciaire . Elles ne sont cependant pas indépendantes les unes des autres[2].

L'Economist Intelligence Unit liste la Corée du Nord à la dernière place sur 168 pays en tant que régime totalitaire dans son indice de démocratie de 2012[3].

Institutions

Le gouvernement est confirmé par l'Assemblée populaire suprême qui choisit le Premier ministre  qui nomme trois vice-Premiers ministres et les ministres du gouvernement. Celui-ci est dominé par le Parti du travail de Corée au pouvoir depuis la création de la Corée du Nord en 1948.

Le Cabinet a maintenant le droit de superviser et de contrôler les comités populaires locaux qui ont le pouvoir sur l'économie et l'administration au niveau local. Le Conseil d'administration de l'État est remplacé par le Cabinet, le comité administratif et économique local est aboli et ses fonctions dans la politique locale ont été transférées aux comités populaires locaux.

Le secrétaire en chef du Parti ne possède plus simultanément le poste de président des comités populaires locaux qui est repris par un ancien président du comité administratif et économique local. Ainsi, les comités populaires locaux sont théoriquement indépendants du parti local et sont sous le contrôle du Cabinet. Le statut des comités populaires locaux en tant qu'organe exécutif local, en principe, est devenu plus élevé qu'auparavant.

Système judiciaire

Article principal : Système judiciaire de la Corée du Nord.

Le système judiciaire de la Corée du Nord  est contrôlé par la Cour suprême  qui comprend un juge en chef et deux évaluateurs du peuple. Trois juges peuvent être présents dans certains cas[4]. Leurs mandats coïncident avec ceux des membres de l'Assemblée populaire suprême. Tout tribunal de Corée du Nord a la même composition que la Cour centrale. Le système judiciaire est théoriquement tenu responsable devant l'Assemblée populaire suprême et le Présidium de l'Assemblée populaire suprême lorsque le législateur n'est pas en session.

Le système judiciaire ne pratique pas le contrôle juridictionnel. Les forces de sécurité interférent si souvent dans les actions de la magistrature que la conclusion de la plupart des cas est annulée. Des experts étrangers et de nombreux transfuges confirment que ce problème est généralisé[5]. L'ONG Freedom House déclare que la « Corée du Nord n'a pas de système judiciaire indépendant et ne reconnaît pas les droits des individus. [...] Les nouvelles de détentions arbitraires, de « disparitions » et d'exécutions extrajudiciaires sont fréquentes. L'usage de la torture est répandue et brutale[6] ».

La cinquième et actuelle Constitution de la Corée du Nord est approuvée et adoptée en avril 2009, remplaçant l'ancienne datant de 1998. Le pays y est défini comme une « dictature de la démocratie du peuple » (une formulation qui suit de près le modèle chinois), sous la direction du Parti du travail de Corée. Elle garantit les droits civils et politiques, comme la liberté d'expression, le droit d'élire des fonctionnaires, le droit à un procès équitable et la liberté de religion. Par ailleurs, elle supprime toute référence au communisme et conserve Kim Jong-il comme « chef suprême » en vertu de l'article 100,[8].

Parti du travail de Corée

Article principal : Parti du travail de Corée.

Le Parti du travail de Corée est organisé selon le système idéologique monolithique et le concept de grand dirigeant, un système et une théorie conçus par Kim Yong-ju et Kim Jong-il. La plus haute instance du Parti du travail de Corée est officiellement le Congrès, qui s'est réuni pour la dernière fois lors du 7e congrès en mai 2016. Bien que le Parti du travail de Corée soit (en théorie) similaire à l'organisation des autres partis communistes, en pratique, il est beaucoup moins institutionnalisé et sa politique officielle joue un rôle plus important que d'habitude. Des institutions telles que le comité central , le bureau de politique exécutive , la commission militaire centrale , le bureau politique  et le Présidium ont beaucoup moins de pouvoir que ceux formellement accordés par la charte du parti . Kim Jong-un est l'actuel président du parti du travail de Corée .

  • Président du parti du travail de Corée  : Kim Jong-un
  • Président de la commission militaire centrale  : Kim Jong-un

Commission des affaires de l'État

En juin 2010, Kim Jong-il nomme Jang Song-taek au poste de vice-président du comité de la défense nationale, une position considérée comme la sienne. Jang est déjà considéré comme la deuxième personne la plus puissante en Corée du Nord et sa nomination renforce la probabilité que le troisième fils de Kim, Kim Jong-un, lui succède[9]. Cependant, en décembre 2013, Jang est renvoyé de tous les postes du gouvernement et exécuté par la suite sur l'ordre de Kim Jong-un[10].

En juin 2016, après le septième congrès du Parti du travail, la constitution de la Corée du Nord est actualisée, renommant le comité de la défense nationale en Commission des affaires de l'État et place Kim Jong-un comme président de cette commission. Cela fait de Kim Jong-un le chef d'État officiel[12].

  • Ministère de la sécurité du peuple  : Choe Pu-il 
  • Ministère des Forces armées populaires  : Pak Yong-sik 

Dirigeants de l'État

Président éternel de la République : Kim Il-sung

Dirigeant suprême : Kim Jong-un

Commission des affaires de l'État[13]

  • Président : Kim Jong-un
  • Vice-présidents :
  • Pak Pong-ju, Premier ministre
    • Choe Ryong-hae , Vice-président du Parti du travail pour les organisations sociales
  • Membres de la commission :
    • Kim Ki-nam, Vice-président du Parti du travail pour la propagande
    • Général de l'armée Ri Yong-gil , Ministre des forces armées populaires
    • Ri Su-yong , Vice-président du Parti du travail pour les relations internationales
    • Ri Man-gon , Vice-président du Parti du travail pour la construction
    • Kim Yong-chol, Vice-président du Parti du travail pour le front uni du travail
    • Général de l'armée Kim Won-hong , Ministre de la Sécurité de l'État
    • Général de l'armée Choe Pu-il , Ministre de la Sécurité du peuple
    • Ri Yong-ho , Ministre des Affaires étrangères
    • Ri Ryong Nam, Ministre du Commerce étranger

Présidium de l'Assemblée populaire suprême

Assemblée populaire suprême

  • Président : Choe Thae-bok
  • Vice-présidents : An Tong Chun et Ri Hye Jong (avril 2014)

Cabinet

  • Premier ministre  : Pak Pong-ju (avril 2013)
  • Vice-Premiers ministres : Ro Tu-chol (depuis avril 2009), Ri Mu-yong (avril 2014), Kim Yong-Jin (avril 2014), Ri Chol-man (depuis avril 2012), Kim Tok-hun (avril 2014)
  • Ministre des Affaires étrangères  : Ri Su-yong  (avril 2014)
  • Ministre des Finances : Choe Kwang Jin

Comité central du Parti du travail (septembre 2010 - mai 2016)

Article principal : 6e comité central du Parti du travail de Corée.
  • Secrétaire général éternel : Kim Jong-il
  • Président du parti du travail de Corée  : Kim Jong-un
  • Comité permanent du bureau politique  (depuis septembre 2010):
  • Membres et membres suppléants du Bureau politique (septembre 2010): Kim Jong-il, Kim Jong-un (2012), Kim Yong-nam, Jo Myong-rok, Ri Yong-ho, Choe Yong-rim, Choe Ryong-hae, Kim Yong-chun, Jon Pyong-ho, Kim Kuk-thae, Kim Ki-nam, Choe Thae-bok, Yang Hyong-sop, Kang Sok-ju, Pyon Yong Rip, Ri Yong-mu, Chu Sang-song, Hong Sok-hyong et Kim Kyong-hui, et depuis avril 2012 : Kim Jong-gak, Jang Song-taek, Pak To-chun, Hyon Chol-hae, Kim Won-hong, Ri Myong-su, et depuis mars 2013: Pak Pong-ju, depuis février 2015: Hwang Pyong-so (membres),Kim Yang-gon, Kim Yong-il, Ju Kyu-chang, Ri Thae-nam, Kim Rak-hui, Thae Jong-su, Kim Phyong-hae, U Tong-chuk, Kim Jong-gak, Pak Jong Sun, Kim Chang Sop and Mun Kyong Dok and since April 2012: Kwak Pom Gi, O Kuk Ryol, Ro Tu Chol, Ri Pyong Sam and Jo Yon Jun and March 2013:, Hyon Yong Chol, Kim Kyok-sik et Choe Pu-il, et depuis avril 2014 O Su-yong, Ri Yong-gil (membres suppléants)
  • Secrétariat du comité central du Parti du travail (septembre 2010): Kim Jong-il, Kim Jong-un (2012), Kim Ki-nam, Choe Thae-bok, Choe Ryong-hae, Mun Kyong-dok, Pak To-chun, Kim Yong-il, Kim Yang-gon, Kim Phyong-hae, Thae Jong-su, Hong Sok-hyong et depuis avril 2012: Kim Kyong-hui et Kwak Pom-gi, Kang Sok-ju (avril 2014), O Su-yong (avril 2014), Vice-maréchal Hwang Pyong-so, An Jong-su, Kim Su-gil (avril 2014 ?)
  • Commission militaire centrale du Parti des travailleurs de Corée : Président Kim Jong-un (depuis 2012), Vice-présidents Choe Ryong-hae - Vice-maréchal Hyon Yong-chol - Vice-maréchal (depuis 2012), Hwang Pyong-so (depuis 2014), membres Kim Yong-chun - Vice-maréchal, Kim Jong-gak - Vice-maréchal, Kim Myong-guk, Kim Kyong-ok, Kim Won-hong, Jong Myong-do, Ri Pyong-chol, Choe Pu-il, Kim Yong-chol, Yun Jong-rin, Ju Kyu-chang, Choe Sang-ryo, Choe Kyong-song, U Tong-chuk, Jang Song-taek, et depuis avril 2012: Hyon Chol-hae - Vice-maréchal Ri Myong S-su et Kim Rak-gyom, février 2013: Kim Kyok-sik, Ri Yong-gil.

7e comité central du Parti du travail de Corée :

  • Présidium du Bureau politique : Kim Jong-un, Kim Yong-nam, Hwang Pyong-so, Pak Pong-ju et Choe Ryong-hae
  • Membres du Bureau politique : Kim Jong-un, Kim Yong-nam, Hwang Pyong-so, Pak Pong-ju, Choe Ryong-hae, Kim Ki-nam, Choe Thae-bok, Ri Su-yong, Kim Phyong-hae, O Su-yong, Kwak Pom-gi, Kim Yong-chol, Ri Man-gon, Yang Hyong-sop, Ro Tu-chol, Pak Yong-sik, Ri Myong-su, Kim Won-hong et Choe Pu-il. Membres suppléants du Bureau politique : Kim Su-gil, Kim Nung-o, Pak Thae-song, Ri Yong-ho, Im Chol-ung, Jo Yon-jun, Ri Pyong-chol, No Kwang-chol et Ri Yong-gil
  • Bureau de la politique exécutive du Comité central du parti :
    • Président du Parti du travail : Kim Jong-un
    • Vice-présidents du comité central du parti : Choe Ryong-hae, Kim Ki-nam, Choe Thae-bok, Ri Su-yong, Kim Phyong-hae, O Su-yong, Kwak Pom-gi, Kim Yong-chol et Ri Man-gon
  • Commission militaire centrale :
    • Président : Kim Jong-un
    • Membres : Hwang Pyong-so, Pak Pong-ju, Pak Yong-sik, Ri Myong-su, Kim Yong-chol, Ri Man-gon, Kim Won-hong, Choe Pu-il, Kim Kyong-ok, Ri Yong-gil et So Hong-chan
  • Directeurs de département du parti : Kim Ki-nam, Ri Su-yong, Kim Phyong-hae, O Su-yong, Kim Yong-chol, Ri Man-gon, Ri Il-hwan, An Jong-su, Ri Chol-man, Choe Sang-gon, Ri Yong-rae, Kim Jong-im, Kim Jung-hyop, Kim Man-song et Kim Yong-su
  • Président de la commission de contrôle du comité central du parti : Hong In-bom

Voir aussi

Notes et références

  1. (en) « North Korea names Kim Jong-un army commander », BBC News,‎ (lire en ligne[archive du ])
  2. Teen Life in Asia By Judith J. Slater
  3. (en) « S.Korea Outranks U.S. in Democracy Index » [archive du ], Chosun Ilbo, (consulté le 15 avril 2013)
  4. (en) « Archived copy » [archive du ] (consulté le 15 mai 2013)
  5. (en) « Country Reports on Human Rights Practices » [archive du ], U.S. Department of State, (consulté le 22 février 2006)
  6. (en) « Freedom in the World, 2006 » [archive du ], Freedom House (consulté le 13 février 2007)
  7. Jeong-ju, Na (September 28, 2009). NK Constitution States Kim Jong-il as Leader. The Korea Times.
  8. Fading Kim sets the stage for power play, Donald Kirk, SCMP, 11 juin 2010
  9. (en) Associated Press, « North Korea executes Kim Jong Un's uncle », Yahoo! News,‎ (lire en ligne[archive du 13 décembr 2013]).
  10. (en) « N.Korea updates constitution expanding Kim Jong Un’s position » [archive du ], sur NK News, NK News (consulté le 18 avril 2017).
  11. Commission des affaires de l'État de la Corée du Nord