Glyphosate

Glyphosate
Image illustrative de l’article Glyphosate
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Structure chimique du glyphosate.
Identification
Nom UICPA N-(phosphonométhyl)glycine
Synonymes

acide 2-[(phosphonométhyl)amino]acétique acide glyphosique

No CAS 1071-83-6
No ECHA 100.012.726
No CE 213-997-4
SMILES
InChI
Apparence solide blanc, inodore[1]
Propriétés chimiques
Formule brute C3H8NO5P  [Isomères]
Masse molaire[2] 169,0731 ± 0,0047 g/mol
C 21,31 %, H 4,77 %, N 8,28 %, O 47,32 %, P 18,32 %,
pKa 0,8[réf. souhaitée]
Propriétés physiques
fusion (décomposition) : 230 °C[1]
ébullition 230 °C décomposition
Solubilité dans l'eau à 25 °C : 12 g l−1[1]
Insoluble dans la plupart des solvants organiques
Masse volumique 1,7 g cm−3[1]
Pression de vapeur saturante à 20 °C : négligeable[1]
Précautions
SGH[3]
SGH05 : CorrosifSGH09 : Danger pour le milieu aquatique
Danger
H318, H411,
Transport
90
   3077   
Écotoxicologie
DL50 1 568 mg kg−1 (souris, oral)
130 mg kg−1 (souris, i.p.)
7 940 mg kg−1 (lapin, peau) [4]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Sel d'isopropylamine de glyphosate
Identification
Synonymes

sel d'isopropylamine de N(-phosphonométhyl)glycine

No CAS 38641-94-0
SMILES
InChI
Apparence solide
Propriétés chimiques
Formule brute C6H17N2O5P  [Isomères]
Masse molaire[5] 228,1833 ± 0,0079 g/mol
C 31,58 %, H 7,51 %, N 12,28 %, O 35,06 %, P 13,57 %,
Propriétés physiques
Solubilité très soluble dans l'eau
Masse volumique 1,218 g ml−1 à 25 °C[réf. souhaitée]
Précautions
Directive 67/548/EEC
Irritant
Xi

Phrases R : 36,

Phrases S : 26,
Écotoxicologie
DL50 10 537 mg kg−1 (rat, oral)
7 500 mg kg−1 (rat, peau)[réf. souhaitée]

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Glyphosate-trimésium
Identification
Synonymes

triméthylsulfonium de l'ion N-(phosphonométhyl)glycine

No CAS 81591-81-3
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C6H16NO5PS  [Isomères]
245,235087 gmol-1
C12H32NO5PS3  [Isomères]
397,558731 gmol-1
Propriétés physiques
ébullition 110 °C à 760 mmHg[réf. souhaitée]
Solubilité 1 050 g l−1 dans l'eau à 20 °C ;
ou 4 300 g l−1 eau à 25 °C[réf. souhaitée]
Masse volumique 1,27 g cm−3[réf. souhaitée]
Précautions
Directive 67/548/EEC
Nocif
Xn
Dangereux pour l’environnement
N

Phrases R : 22, 51/53,

Phrases S : (2), 36/37, 46, 61,

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Le glyphosate (N-(phosphonométhyl)glycine, C3H8NO5P) est un herbicide total foliaire systémique, c’est-à-dire non sélectif, absorbé par les feuilles et à action généralisée. Autrefois exclusivement produit par Monsanto (à partir de 1974, sous la marque Roundup), son brevet est passé dans le domaine public en 2000, de sorte que d'autres entreprises le produisent désormais.

Le glyphosate seul est peu efficace, car il n'adhère pas aux feuilles et les pénètre difficilement. On lui adjoint donc au moins un tensioactif.

Le glyphosate est classé depuis le comme « probablement cancérogène » par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Cette agence de l'OMS précise que ce classement est uniquement une estimation du danger, et que l'estimation du risque pour la population générale est du ressort des agences de sécurité sanitaire. Depuis lors, un panel d'experts de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et de l'Organisation mondiale de la santé estime en mai 2016 qu'il est improbable que le glyphosate soit cancérigène par voie alimentaire. Des appréciations similaires ont été rendues par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) ainsi que par les différentes agences nationales ayant été chargées récemment d'évaluer le risque sanitaire du glyphosate par voie alimentaire.

Les opposants au glyphosate lui prêtent par ailleurs des effets néfastes sur l'environnement, notamment certains insectes et de façon indirecte les oiseaux qui s’en nourrissent, ainsi que sur la santé des personnes exposées aux pulvérisations (agriculteurs et populations rurales).

Glyphosate

Sommaire

Propriétés chimiques

Le glyphosate est une molécule de synthèse, découverte dans les années 1950 par le chimiste suisse Henri Martin[6].

C'est un acide organique faible, analogue d'un acide aminé naturel, la glycine, doté d'un groupement phosphonate.

Son nom est la contraction de glycine, phospho- et -ate.

De cette structure, il présente quatre pKa (0,7 ; 2,2 ; 5,9 ; 10,6). Zwitterionique quel que soit le pH, il est aussi très soluble dans l'eau et très polaire (logP < −3,2).

Cette molécule est à la fois un chélateur de métaux (brevet de 1964[réf. nécessaire]), utilisée pour enlever des dépôts minéraux dans des tuyauteries, un herbicide total (brevet déposé par Monsanto en 1974[7]), et un antibiotique puissant (brevet déposé par Monsanto en 2010)[8],[9]. Il n'a cependant jamais reçu d'autorisation de mise sur le marché (AMM) pour cette derniére utilisation.

Dans les sols, il est assez rapidement adsorbé, et cette adsorption (plus ou moins importante selon le pH) le rend normalement assez peu mobile.

Pour accroître sa solubilité et son passage dans la plante et la sève, les industriels le préparent souvent sous forme de sel d’isopropylamine (C6H17N2O5P, Roundup)[10]. Des additifs (tensioactifs, tels que le polyoxyéthylène amine) lui sont ajoutés pour le fixer sur les plantes[11],[12].

Utilisation et intérêt agronomique

Le glyphosate est utilisé comme alternative au fauchage ou au paillage : flore spontanée détruite dans cette monoculture pour la production de pomme du Limousin, une Appellation d'origine protégée.

Herbicide : destruction des adventices

Le glyphosate est l'herbicide le plus utilisé dans le monde[13]. En France environ 8 000 t/an de matière active ont été utilisées en 2016[14]. Son succès repose sur un coût faible, une bonne efficacité et une très grande souplesse d'utilisation. Il est largement utilisé pour du désherbage agricole mais aussi pour l'entretien des espaces urbains et industriels. En agriculture, le glyphosate permet une destruction efficace des adventices ou des repousses avec un coût réduit. La diffusion du glyphosate a favorisé le développement des techniques d'agriculture de conservation en permettant de désherber les parcelles sans retourner la terre. Le glyphosate n'est toutefois pas une condition nécessaire à la culture sans labour, qui est aussi pratiquée dans le cadre de l'agriculture naturelle.

Herbicide : utilisation en pré-récolte pour la dessiccation

Le glyphosate est utilisé en pré-récolte en Europe, dans les régions agronomique tardives, sur de nombreuses cultures (blé, tournesol, colza, orge d'hiver, betterave sucrière) pour accélérer la maturité et détruire les adventices présentes dans la culture[15]. Le recours à cette pratique sert à avancer les dates de récolte. En général, le délai du traitement avant récolte à respecter est de 7 jours. Par exemple, en France, certains produits phytosanitaires à base de glyphosate sont homologués pour traiter un blé mûr (destruction de chardon) et le récolter entre 7 et 14 jours après[16].

Au Canada, cette méthode de dessiccation au glyphosate est pratiquée sur les lentilles, le canola, le blé, le lin, les pois, les haricots secs[17], le soja, l'orge, l'avoine et les cultures fourragères (destinées à l'alimentation animale)[18].

Ces traitements sur cultures proches de la maturité expliquent en partie pourquoi on retrouve le glyphosate dans l'alimentation[19],[20],[21],[22],[21],[23],[24].

Par exemple, en 2012, la LMR du glyphosate dans les lentilles (dans l'Union européenne) a été multipliée par 100 en passant de 0,1 à 10 mg/kg. À la demande de Monsanto, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a augmenté la LMR afin de prendre en compte l'utilisation autorisée du glyphosate sur les lentilles (pré-récolte) aux États-Unis et au Canada[23] (cette pratique n'est pas autorisée en Europe). Selon la Commission : « la LMR a été modifiée compte tenu des informations sur une utilisation spécifique » (la dessiccation) « qui n'avait pas encore été évaluée ». Cette augmentation de la LMR permet l'exportation de lentilles du Canada et des États-Unis vers l'Europe.

Une étude réalisée en 2015 et 2016 par l'Agence canadienne d'inspection des aliments a montré que 47 % des échantillons de haricots, pois et lentilles contenaient du glyphosate[25]. La LMR canadienne du glyphosate et de l'acide aminométhylphosphonique pris ensemble est de 4 mg/kg dans les lentilles sèches, alors que la LMR européenne du glyphosate seul est de 10 mg/kg pour ce produit.

Le glyphosate, par son mode d'action systémique, peut, s'il est appliqué trop tôt en pré-récolte, s'accumuler dans le grain et entrainer un dépassement de la LMR[24].

Aux États-Unis, l'utilisation trop précoce du glyphosate (une partie des graines étant encore trop humides) ou trop tardive (délais avant récolte non respectés) sur les haricots secs peut entraîner une teneur en résidus illégale conduisant les acheteurs à rejeter les importations[21].

La dessiccation avant récolte des céréales blé et orge, s'est fortement développée en Angleterre. En 2008, l'agence de l'alimentation anglaise a mené une campagne d'information auprès des agriculteurs visant à limiter cette pratique en raison d'une présence récurrente de traces de glyphosate dans le pain[22].

En 2016, deux études ont montré la présence de glyphosate dans certaines bières suisses et allemandes. Une bière allemande contenait trois cents fois la dose de glyphosate autorisée dans l'eau potable[20]. Le glyphosate provenait vraisemblablement du malt d'orge ou du houblon. Une étude en Suisse a testé l'impact de la dessiccation au glyphosate du blé et de l'orge brassicole (pratique interdite en Suisse) : les blés traités en pré-récolte et la farine qui en est issue contiennent des quantités non négligeables de glyphosate (49 à 280 µg/kg). Lors de cette expérimentation, l'orge traité avant récolte contenait trois cents fois plus de glyphosate que l'orge témoin et le malt d'orge cinquante fois plus que le seuil de quantification non atteint par le témoin[19].

Dans un communiqué du 11 décembre 2017, le syndicat agricole français Coordination rurale réclame la suppression de l'usage pour la dessiccation du glyphosate dans l'UE et la baisse de la LMR du glyphosate dans les produits agricole avec un retour à 0,1 mg/kg (LMR actuelle glyphosate de 0,1 à 20 mg/kg)[26].

Dégradation / persistance

Le glyphosate est principalement dégradé dans les sols, moins rapidement que dans l'eau des rivières, des lacs et des nappes phréatiques (demi-vie supérieure à un mois dans le sol)[27].

Les principaux produits de dégradation du glyphosate dans l'environnement sont l'acide aminométhylphosphonique (AMPA) et le glyoxylate[27].

De l'acide aminométhylphosphonique et du glyphosate ont été détectés dans l'eau des nappes phréatiques, dans les rivières et dans l'eau du robinet[28].

Une étude récente (publication 2017) a comparé la teneur et la distribution en profondeur du glyphosate et de la matière organique dans des zones pédologiquement comparables de deux champs de 15 ha agricoles (agriculture industrielle dans un cas et en transition agroécologique dans l’autre), tous deux situés dans une station expérimentale à Barrow en Argentine[29],[30]. Les gradients de profondeurs étudiées étaient 0-2, 2-5, 5-10, 10-20, 20-30 et 30-40 cm de profondeur[30]. Dans ce cas le glyphosate (et l'un de ses résidus de dégradation : l'AMPA) ont significativement diminué à partir de −10 cm dans les deux champs. Sa teneur (moyenne pondérée) dans ces 10 premiers cm était de 370 mg/kg dans le champ d'« agriculture industrielle » contre 21 mg/kg (environ dix-sept fois moins) dans le champ en phase de transition agroécologique (cinq ans après le début de la transition durant laquelle le taux de matière organique est remonté de 4,98 % à 5,6 % dans le champ en conversion)[30].

Mécanisme d'action

Le mécanisme d'action[31] de cet herbicide est une inhibition de l'enzyme 5-énolpyruvylshikimate-3-phosphate synthase (ou EPSPS), une enzyme de la voie de biosynthèse des acides aminés aromatiques dans les plantes.

Historiquement, et selon la littérature, depuis que les semenciers (qui sont aussi producteurs de désherbant) cherchent à produire des semences et plantes résistantes au glyphosate, ils auraient trouvé au moins trois voies pour atteindre ce but chez des végétaux cultivés, normalement vulnérables à cette molécule herbicide[31].

  1. Les premiers travaux ont été axés sur l'adaptation progressive (par simple sélection) des cellules végétales cultivées à une exposition lentement croissante au glyphosate. Les cellules ainsi obtenues étaient devenues résistantes au glyphosate, par exemple en raison de la surexpression du gène EPSPS, de l'amplification de ce gène (EPSPS), ou d'une plus grande stabilité enzymatique[31].
  2. D'autres travaux ont recherché à créer une résistance en transformant les plantes concernées avec des gènes permettant de dégrader et métaboliser le glyphosate sans dommages pour la plante :
    • une enzyme dite « GOX » (pour glyphosate oxydoréductase) a été trouvée chez un micro-organisme du sol. Elle casse la liaison azote-carbone du glyphosate en produisant de l'acide aminométhylphosphonique,
    • un autre gène dit « GAT » (pour glyphosate N-acétyl-transférase) s'est montré capable d'acétyler et désactive le glyphosate[31],
  3. un troisième mécanisme (celui qui a été utilisé pour mettre sur le marché diverses plantes transgéniques résistantes au glyphosate) a consisté à insérer par transgenèse un gène codant une forme d'enzyme EPSPS[31] plus résistante au glyphosate.

Plusieurs chercheurs ou équipes ont utilisé la mutagenèse dirigée, ou des substitutions d'acides aminés de l'EPSPS, mais la forme de l'enzyme EPSPS la plus résistante au glyphosate à ce jour serait celle qui a été isolée à partir de la souche CP4 d'Agrobacterium spp[31].

L'observation d'apparition dans les champs de « mauvaises herbes » devenues résistantes au glyphosate laissent penser que d'autres mécanismes physiologiques de résistance au glyphosate sont possibles. Un liseron des champs assez résistant présente une production élevée de l'enzyme 3-désoxy-d-arbino-heptulosonate 7-phosphate synthase, la première enzyme de la voie shikimique, ce qui suggère que le flux de carbone accru par la voie shikimique peut offrir une résistance au glyphosate[31].

Une autre « mauvaise herbe » (Gaillet gratteron ou Galium aparine ; goosegrass pour les anglophones) se montre capable de réduire la translocation du glyphosate à partir de la surface foliaire traitée[31].

La voie la plus efficace semble être l'enzyme EPSPS, impliquée dans la voie métabolique de l'acide shikimique, laquelle est nécessaire pour la synthèse des acides aminés aromatiques tels que la phénylalanine, la tyrosine et le tryptophane ; ces acides aminés participent à la synthèse des vitamines et de beaucoup de métabolites secondaires, comme les molécules hormonales d'intérêt sur le développement de la plante telles que les folates, l'ubiquinone et des naphtoquinones[32]. La biosynthèse d'acides aminés par l'enzyme EPSPS est absente chez les animaux, si bien que cette voie n'a pas a priori d'effet sur eux.

Utilisations et polémiques

Le glyphosate est notamment utilisé par le gouvernement colombien, aidé par le gouvernement des États-Unis dans son Plan Colombie pour détruire les champs de coca produisant de la drogue qui finance des actions de groupes rebelles.

L'Équateur voisin craint aussi des conséquences sanitaires et écologiques des fumigations colombiennes de glyphosate près de ses frontières, dans le Putumayo. Le refus colombien d'abandonner ces pulvérisations aériennes a provoqué en 2006-2007 une crise diplomatique entre les deux pays[33].

En mai 2015, le Conseil national des stupéfiants de la Colombie a ordonné la suspension des épandages de glyphosate pour détruire les plantations illégales de coca, à la suite de l'avis de l'Organisation mondiale de la santé classant l'herbicide comme « probablement cancérogène », et à la demande de la Cour constitutionnelle de la Colombie, qui cite le principe de précaution. Pour mettre en œuvre cette décision, l'Agence nationale des permis environnementaux doit se prononcer immédiatement et annuler le permis accordé au programme de pulvérisation[34],[35],[36],[37].

La culture majoritaire de soja OGM résistant au glyphosate en Argentine et au Brésil a entraîné une utilisation massive de ce désherbant, en substitution d'autres produits. Des résistances sont apparues, amenant à l'utilisation de doses de plus en plus importantes et à des mélanges avec du paraquat[réf. nécessaire]. Le recours au glyphosate permet toutefois d'éviter le travail du sol et le recours au labour, et ainsi de mettre en œuvre des techniques dites d'agriculture de conservation[38].

La polémique a aussi porté sur la biodégradabilité de désherbants contenant du glyphosate. Le glyphosate est un des premiers herbicides permettant de semer directement après usage et sans effet sur la culture suivante ; l'effet désherbant apparaît uniquement en cas de pulvérisation sur les feuilles de la plante. La possibilité de planter vite juste après un désherbage efficace était une vraie rupture à l'époque de sa mise sur le marché. À titre de comparaison un herbicide plus ancien comme le 2,4-D est capable d'affecter un semis de dicotylédones jusqu'à soixante jours après traitement et même perturber des levées de céréales qui sont normalement insensibles à cette molécule. Au niveau marketing cette absence d'effet secondaire sur la culture suivante s'est vite transformée en l'affirmation, à tort, d'une biodégradabilité totale et rapide.

Le fabricant Monsanto a perdu plusieurs procès parce qu'il avait présenté le Roundup, sur ses étiquettes et affiches, comme dégradable ou biodégradable (dans le sol comme dans l'eau). La demi-vie du glyphosate (le temps nécessaire pour que 50 % des molécules de glyphosate soient dégradés) est selon une étude de l'EGEIS en moyenne de 49 jours dans le sol, avec une très forte dispersion selon les conditions (de 4 à 189 jours). L'un de ses produits de dégradation, l'AMPA, a en conditions de laboratoire une demi-vie d'environ 32 jours dans le sol ; cette demi-vie est inférieure à 7 jours dans l'eau, avec une efficacité variant selon la richesse du sol en bactéries, la température, la nature et l'acidité du sol, etc. Elle varierait de 20 à 100 jours selon l’état du sol d'après d'autres sources[39]. Le glyphosate se dégrade en sous-produits, eux-mêmes difficilement biodégradables, avec des délais variant selon le contexte. Les surfaces artificialisées (route, trottoir, parking, etc.) n'ont pas de richesse bactérienne et sont quasiment incapables de dégrader le glyphosate.

Pour autoriser ou refuser la mise sur le marché d’une molécule, les autorités sanitaires se fondent sur un dossier fourni par les demandeurs, des rapports établis par d'autres agences comme le CIRC, ainsi que toutes les études disponibles sur le sujet[40]. En 2017, le journal Le Monde a publié une série d'articles montrant que l'entreprise Monsanto avait rémunéré des scientifiques pour produire, sous leur nom, des études écrites partiellement par des employés de l'entreprise. Ces révélations se fondent sur des documents obtenus en marge d'un procès en cours aux États-Unis, documents que les journalistes ont nommés « Monsanto Papers ». Il s'agissait pour l'essentiel d'études en rapport avec le glyphosate, les journalistes dénoncent une manœuvre menée dans le but d'influencer favorablement les agences d'évaluations[41],[42]. Face à la mise en cause de ses sources, l'Autorité européenne de sécurité des aliments répond que les articles en question sont des synthèses d'études qui sont elles-mêmes prises en compte dans l'expertise de l'agence. Par ailleurs, dans le cas des deux articles sur lesquels elle s'est appuyée, elle ne se prononce pas sur le fait qu'ils aient pu être écrits directement par Monsanto mais observe que l'absence de neutralité était claire à la lecture des déclarations d'intérêts et des remerciements, qui faisaient état explicitement d'un financement par le Glyphosate Task Force, un consortium d'entreprises œuvrant pour le renouvèlement de l'autorisation du glyphosate par l'Union européenne[43].

Contamination des milieux (eau, air, sol) et cinétique environnementale

Les analyses permettant de doser le glyphosate dans les milieux naturels ont longtemps été difficiles, longues et coûteuses[44],[45],[46]. En outre, son caractère zwitterionique empêche de le rechercher lors d'analyses multi-résidus de surveillance de l'environnement[47]. Enfin, « fortement retenu par le sol et par conséquent peu lessivé, le glyphosate non absorbé par les plantes est dégradé par les microorganismes. Il s'agit donc d'un herbicide non rémanent[48] ». Ceci explique que, bien qu'il soit l'un des pesticides les plus utilisés dans le monde entier, les données sur la présence de glyphosate dans les milieux (eau, air, sol) restent en 2017 « encore rares ».

Jusque dans les années 2000, la mobilité et cinétique environnementale du glyphosate est restée mal connue et l'est encore incomplètement[49]. Cette information devenait importante car cette molécule est l'herbicide le plus utilisé, et son utilisation a été fortement accrue dans les zones de cultures de plantes transgéniques rendues tolérante au glyphosate[50] et parce que d'autres herbicides étaient trouvés dans l'air et les pluies[51], sources potentielles d'exposition pour l'homme et les travailleurs agricoles (ou forestiers[52]) en particulier. Depuis que des progrès techniques ont amélioré la précision des analyses et en ont diminué les coûts, on prend conscience que, bien que dégradable, le glyphosate, comme de nombreux herbicides et insecticides (y compris interdits depuis des années) est très souvent présent dans l'air, les eaux et les sols (voir ci-dessous).

Dans les sols

La quantification du glyphosate est rendue difficile par le fait qu'il est adsorbé sur les particules du sol, et alors difficile à extraire sans le dénaturer.

Il est très utilisé en forêt (pour préparer et dégager les plants), pour le désherbage en vue de l’ensemencement de nombreuses cultures et comme défoliant pour certaines autres cultures (blé, orge, légumes, colza ou moutarde sauvage, lin, cultures fourragères), ou dans les jardins par les particuliers et souvent pour la culture sans labour (technique permettant cependant la réduction des doses employées en semant sous couvert par exemple). Les pays qui ont autorisé la culture d'OGM résistant au glyphosate ont vu sa consommation augmenter au détriment d'autres herbicides, souvent plus coûteux et spécifiques.

Dans l'eau

Le glyphosate est soluble dans l'eau douce à raison de 12 g/L à 25 °C mais il est aussi fortement adsorbé sur les particules du sol sec et alors peu mobilisable par l'eau[53].

Il était réputé peu mobile dans les sols et rapidement dégradable, et donc à faible risque de contamination des nappes, mais de nombreuses études montrent qu'il est pourtant de plus en plus présent dans les eaux de surface voire souterraines et littorales. On a supposé qu'un usage intensif et mal contrôlé (dont en jardinage et désherbage de voirie) expliquerait sa présence dans de nombreux cours d'eau et nappes phréatiques, mais ceci n'est pas confirmé par les études qui révèlent une présence ubiquitaire. Une explication plus étayée est que dans certains contextes de pulvérisations, une partie importante du glyphosate dérive dans l'atmosphère ou le vent (avant d'atteindre sa cible), dérive et retombe plus loin (retombées sèche ou humides) ou qu'il est conservée sans se dégrader dans le sol quand ce dernier – au moment de la pulvérisation – est encore gorgé de l'eau de pluies récentes[53], selon qu'il pleuve ou non après la pulvérisation[53]. Dans le contexte édaphique d'une étude récente (2018) de 0,06 à 1,0 % du glyphosate appliqué a été retrouvé dans l'eau lixiviant le sol ; cependant la teneur en glyphosage dans le lixiviat des sols ne dépendait pas des pluies tombées après l'épandage, « mais plutôt des conditions hydrologiques du sol au moment de la pulvérisation, reflétées par les précipitations cumulées des 7 jours précédent ; plus le sol était humide et engorgé au moment de la pulvérisation, plus il a ensuite libéré de glyphosate » (dans le contexte de cette étude, un cumul de 5 mm de pluie dans la semaine précédant l'épandage suffisait à fortement augmenter le relargage de glyphosate dans l'eau[53]), selon les auteurs. « Éviter la pulvérisation dans de telles conditions peut atténuer le relargage potentiel de glyphosate »[53], mais l'air ne doit pas être trop sec non plus au moment de la pulvérisation.

On sait en outre depuis 1985 que le glyphosate est plus mobile et soluble dans les sols alcalins (ou riches en phosphates, un minéral indispensable aux plantes, présent en quantité dans les sols riches ou bien amendés)[54].

Une étude a détecté des taux de 200 à 300 µg/L de glyphosate peu après une pulvérisation directe dans de l'eau stagnante. Ce taux n'a été réduit que de moitié après trois semaines environ. Le Roundup n'a jamais été autorisé dans l'UE pour désherber des mares et étangs de pêche en eau. La nature des bactéries présentes, la présence ou absence d'un biofilm important, la quantité d'ultraviolets, la température (saison) et le pH jouent probablement également un rôle dans la vitesse de dégradation du glyphosate dans l'eau[55].

En Suisse, du glyphosate est présent dans la grande majorité des ruisseaux de la région de Zurich à des taux médians de 0,11 à 0,20 μg/L (et de 2,1 à 2,6 μg/L pour le 95e percentile)[47]. Les résidus trouvés dans les cours d'eau et les eaux usées traitées montrent que les utilisations non agricoles contribuent significativement aussi aux charges globales de glyphosate et d'AMPA dans les eaux de surface. Il n'a pas été trouvé dans les eaux souterraines, sauf dans les aquifères karstiques[47].

Au Québec après pulvérisation en sylviculture, on n'en a pas trouvé (seuil de détection de 1,0 µg/L) dans huit cours d'eau protégés par une zone tampon de 30 m. On en a trouvé en revanche dans deux échantillons provenant de fossés (16,9 µg/L au max.)[56]. Des zones tampon de 3 m sont inefficaces entre les champs et cours d'eau. Dans les étangs ayant reçu une pulvérisation directe, le taux était de 2 800 µg/L dans l'eau juste après la pulvérisation, mais chutait à 288 µg/L 24 h plus tard. Des études ont porté sur son adsorption dans la zone insaturée d'un aquifère sédimentaire[57] ou sur le continent[56], mais sa cinétique dans ces sédiments ou dans l'eau interstitielle des sédiments semble peu étudiée.

En 2005, du glyphosate ou ses produits de dégradation est (sont) retrouvé(s) dans certains sédiments marins[58].

En 2006, selon l'IFEN le glyphosate et l'AMPA étaient les substances les plus retrouvées dans les eaux en France[59], sans surprise car le glyphosate est l'herbicide le plus vendu en France ; par ailleurs, l’AMPA est aussi le résidu de dégradation d’autres substances présentes dans les formulations de pesticides et de détergents[60].

Cinétique atmosphérique (circulation via les aérosols, l'air et la pluie)

Sa faible pression de vapeur saturante (inférieure à 10−5 Pa à 25 °C)[61] le rend peu soluble dans l'air. Mais il peut y être présent sous forme d'aérosol ou fixé sur des poussières issues de sol poudreux et sec traité. Dans certaines conditions il peut aussi y être pour partie dégradé par photodécomposition sous l'effet des ultraviolets solaires.

Le glyphosate a donc d'abord été considéré très peu volatil dans l'air ; et son impact en termes de pollution atmosphérique et sa présence aérienne ont été longtemps supposés négligeables. Il ne concernait, pensait-on, que principalement et localement les aérosols provenant des dispositifs d'épandages. Les fiches de sécurité n'exigent d'ailleurs pas d'appareil de protection respiratoire, ce qui n'est pas le cas de tous les pesticides, y compris autorisés en agriculture biologique[62],[63].

En 2011, une étude[64] s'est pour la première fois intéressée à la présence et au devenir du glyphosate et de son premier produit de dégradation (l'AMPA) dans l'atmosphère et dans la pluie en Amérique du Nord. Elle a révélé que ces deux molécules étaient bien présentes dans l'air (et par suite dans les pluies). Les chercheurs ont échantillonné de l'air et des pluies, hebdomadairement durant deux saisons (2007-2008) de croissance des végétaux dans des zones agricoles du Mississippi et de l'Iowa. Ils avaient aussi échantillonné des pluies dans l'Indiana (en 2004 et uniquement durant la saison de croissance des plantes) lors d'une phase préliminaire de l'étude. Leurs analyses ont montré une fréquence de détection du glyphosate variant de 60 à 100 % (à la fois dans l'air et à la pluie). Le taux de glyphosate dans l'air variait de moins de 0,01 à 9,1 ng/m3 dans l'air, mais de 0,1 à 2,5 μg/L dans la pluie[64]. Dans l'air, la fréquence de détection et de concentrations médiane et maximale de ce produit (glyphosate) était comparable voire supérieure à celles des autres herbicides les plus utilisés dans le bassin du fleuve Mississippi, mais sa concentration dans l'eau de pluie était plus élevée que celle des autres herbicides (a priori en raison de sa forte solubilisation dans l'eau)[64]. Les auteurs ne disposaient pas du tonnage épandu (ni des quantités introduites dans l'air) dans les zones d'étude, mais ils ont estimé d'après leurs analyses que jusqu'à 0,7 % du tonnage appliqué sur les plantes est extrait de l'air via la pluie (avec des variations selon la pluviométrie)[64]. En moyenne 97 % du glyphosate dispersé dans l'air serait ainsi éliminé par une pluie hebdomadaire de 30 mm, par contre il est alors au moins en partie réintroduit dans les milieux aquatiques, cours d'eau et leurs sédiments (où des études antérieures l'avaient déjà retrouvé[65] alors qu'il était supposé fixé et rapidement inactivé dans les sols[66] et où il met plus de temps à se dégrader[67]).

Écotoxicologie

Alors que les tonnages utilisés en agriculture ont beaucoup augmenté dans le monde depuis le milieu des années 1990 (avec les cultures transgéniques), quelques études laissent suspecter (ou ont confirmé) plusieurs problèmes :

  • Dans les zones de grandes cultures et de culture transgéniques, les taux de glyphosate mesurés dans les eaux de surface tendent à s'élever, dans le midwest américain notamment[68], mais aussi au Canada (par exemple pour cinq cents analyses faites dans les cours d'eau en deux ans dans le sud de l'Ontario, le taux de glyphosate a atteint 40,8 μg/L, sans dépasser la dose de 65 μg/L alors considérée comme nuisant à la vie aquatique[69]). En Europe, cette molécule est aussi très présente. Ainsi, en 2010 en Espagne, après des traitements ciblant Arundo donax, de 20 à 60 μg/L de glyphosate était retrouvé dans la rivière la plus proche (Llobregat), avec des pics de 137 μg/L dans l'eau après trois jours, et des teneurs dans l'eau interstitielle des berges de 20 à 85 μg/L après douze jours[70] (teneurs non retrouvées dans la rivière, mais qui pourraient poser problème pour les espèces du compartiment sous-fluvial dans les nombreux cas où il existe). Dans ce contexte (rivière dégradée et en partie urbaine) aux communautés de macroinvertébrés dominées par des espèces polluo-tolérantes, l'application de l'herbicide n'a pas modifié l'abondance ni le nombre de taxons mais des effets toxiques spécifiques et significatifs ont été observés in situ sur Daphnia magna et Hydropsyche exocellata (inhibition de l'alimentation de D. magna et signes de stress oxydant chez les deux espèces).
  • La plupart des études sur les écosystèmes aquatiques et le sol ont porté sur la toxicité directe et aiguë de la matière active[71],[72], omettant les effets de long terme, ou des additifs de la formulation et d'éventuelles synergies avec d'autres pesticides, polluants ou éléments naturels. Avant l'an 2000, très peu d'études avaient concerné l'influence d'apports chroniques à des doses sub-léthales (hormis quelques travaux chez un crustacé d'eau douce (daphnie)[73],[74] et l'exposition de la mère et du fœtus chez le rat en 2001[75] mais toujours sans études approfondies concernant les invertébrés aquatiques selon Alistock et al. (2001) alors que le glyphosate est aussi utilisé contre les espèces invasives en bord de cours d'eau ou de zones humides[76]. De nombreux auteurs estiment qu'en raison de la toxicité des surfactants ou des synergies possibles avec d'autres produits, une écotoxicité est envisageable à des doses plus faibles que celles retenues par les études antérieures, mais l'étude de tels phénomènes nécessite du temps et des budgets importants.
  • Le glyphosate pourrait réagir avec les nitrites (présents dans certains aliments, mais aussi dans les sols agricoles) pour former le N-nitroso-phosphono méthylglycine, un cancérogène possible d'après les effets qu'il a chez le rat de laboratoire[77]).
  • On cherche à mieux comprendre la cinétique du glyphosate dans l'organisme des plantes[78].

Une étude récente (2008) s'appuyant sur du glyphosate radiomarqué au carbone 14 pulvérisé sur une culture expérimentale de Senna obtusifolia a montré qu'il ne se répartit pas de manière homogène dans la plante[79], ce qui peut être important pour le suivi de la cinétique de ce produit dans l'organisme ou dans l'environnement, et qui pourrait expliquer certaines résistances observées, dont chez des plantes invasives à rhizomes comme l'est devenue en Floride[80] et notamment dans les Everglades la fougère Lygodium microphyllum [81].

  • Beaucoup d'études ne portaient que sur le zooplancton, et non sur les effets chroniques de faible doses sur le phytoplancton (base de la pyramide alimentaire des mers et zones humides[82]. Selon une étude récente (2018), le glyphosate est en Amérique du Nord omniprésent dans les eaux de surface des bassins agricoles. La structure et les fonctions des communautés phytoplanctoniques en sont affectées : des effets physiologiques apparaissent à des seuils bien inférieurs à ceux de la norme canadienne. Les auteurs ajoutent que la perturabation de la voie du shikimate pourrait être utilisé comme indicateur d'exposition du phytoplancton. Après 96 h d'exposition, même la plus faible concentration de cette étude (1 μg/L) a réduit la teneur du phytoplancton en chlorophylle et en caroténoïde[82]. De faibles doses (5 et 10 μg/L) génèrent des changements dans la structure de la communauté et réduisent la diversité des principales espèces de microalgues[82]. Des taux plus élevés (50 à 1 000 μg/L) modifient la composition de la communauté phytoplanctonique et se traduisent par de nouvelles espèces dominantes (sans doute plus résistantes)[82]. À des taux encore plus élevés (500 à 1 000 μg/L) la teneur en shikimate, la peroxydation des lipides et l'activité des enzymes antioxydantes (superoxyde dismutase, catalase et ascorbate peroxydase) sont perturbés. Les auteurs alertent sur le fait que des taux de 800 μg/L d'eau actuellement retenus par les lignes directrices canadiennes pour la protection de la vie aquatique ne sont pas suffisants[82]. Une autre étude (2017) a montré que la lixiviation d'un herbicide à base de glyphosate (Factor 540®) diminue la croissance et la capacité photosynthétique d'algues mais aussi des cyanobactéries dès 50 à 500 μg/L durant 48 h, selon l'espèce considérée)[83]. Les auteurs notent que toutes les espèces testées perdaient en croissance lorsqu'exposées à des taux de glyphosate inférieures à la norme canadienne pour la protection de la vie aquatique (800 μg/L) et aux normes américaine pour la toxicité aiguë chez les plantes non vasculaires (12 100 μg/L)[83].
  • On a montré en 2002 que le glyphosate a (paradoxalement) un effet reprotoxique sur les cotonniers transgéniques (cotonniers Gossypium hirsutum L. ‘Delta Pine & Land 5415RR’, ‘Delta Pine & Land 50’, ‘Delta Pine & Land 90’, ‘SureGrow 125RR’), génétiquement modifiés pour résister au glyphosate. Deux phénomènes ont été conjointement observés en plein champ sur ces cotonniers, quand ils ont été traités au Roundup :
    1. une mauvaise pollinisation[84], sachant que, normalement, le cotonnier est autofécond[85] ;
    2. une augmentation du taux d'avortement des capsules de cotonnier transgénique[84], ce qui cause une perte de rendement.

Des études anatomiques ont montré un effet différé des applications de glyphosate en post-levée (en période d'anthèse (période fonctionnelle pour la reproduction de la fleur), on observe un allongement de la colonne staminale, ce qui augmente très significativement la distance entre les anthères et la pointe de l'organe femelle (stigmate réceptif)[84]. Cette distance est augmentée de 4,9 à 5,7 mm au cours de la première semaine de floraison[84] ; ce qui diminue de 42 % la quantité de pollen se déposant sur le pistil des cotonniers transgéniques, comparativement à ceux qui n'ont pas été traités[84]. De plus, le microscope électronique montre que ce pollen présente « de nombreuses anomalies morphologiques » (par rapport au pollen des mêmes cotonniers transgénique mais non traités[84]. L'irrigation influe sur ces paramètres[86] en améliorant les rendements et la qualité de la fibre, mais indépendamment du traitement ou non au glyphosate. On étudie des pistes de solution[87] ainsi que la « translocation » de glyphosate radiomarqué dans le cotonnier pour mieux comprendre ces phénomènes[88].

Article détaillé : CP4 EPSPS.
  • Des travaux récents (2013) montrent que de très fortes doses de glyphosate (supérieures à 1 000 μg/l, soit dix mille fois la norme européenne dans l'eau potable pour n'importe quel pesticide) inhibent le développement embryo-larvaire et la métamorphose de l'huître du Pacifique Magallana gigas[89]. Des effets non mortels mais significatifs sur des moules existent à des doses « environnementalement réalistes » pour la moule Mytilus galloprovincialis ; à ces doses, son métabolisme énergétique et son homéostasie de l'ion Ca2+ sont perturbés[90]).
  • Une étude publiée le 24 septembre 2018 dans les comptes rendus de l'Académie des sciences américaine (PNAS)[91] montre que le glyphosate attaquerait certains éléments de la flore intestinale des abeilles, les rendant ainsi vulnérables à des infections et aux modifications de leur environnement. Ce facteur pourrait aussi « contribuer à l'accroissement largement inexpliqué de la mortalité des colonies d'abeilles »[92].

Toxicologie

La question de la toxicité du glyphosate est débattue depuis le milieu des années 1980[93],[13]. En 2013, une expertise collective de l'Inserm a évalué qu'il existait une « présomption moyenne » de lien entre l'exposition professionnelle au glyphosate et le développement de lymphomes non hodgkiniens[94]. En 2015, le Centre international de recherche sur le cancer de l'OMS a classé le glyphosate comme « cancérogène probable ». À l'inverse, de nombreuses agences de sécurité sanitaire dans le monde continuent de le classer comme non cancérogène[95],[96],[97],[98],[99],[100],[101],[102],[103]. L'effet carcinogène ou non du glyphosate est actuellement débattu dans la communauté scientifique[104]. Une méta-analyse publiée en 2019 trouve que les agriculteurs les plus exposés au glyphosate ont un risque accru de développer un lymphome non-hodgkinien[105],[106]. Une autre méta-analyse publiée la même année et comparant les utilisateurs de glyphosate avec les non utilisateurs trouve également un lien entre l'utilisation de glyphosate et un certain type de lymphomes non-hogkiniens : les lymphomes diffus à grandes cellules B[107]. Deux autres méta-analyses publiées en 2014 et 2016, la seconde étant financée par Monsanto, ont également trouvé un lien significatif entre l'exposition d'agriculteurs au glyphosate et le lymphome non hodgkinien[107],[108],[109].

Avis du Centre international de recherche sur le cancer de l'OMS

Le glyphosate est classé depuis le comme « probablement cancérogène » pour l'humain (groupe 2A) par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC)[110],[111],[93],[112],[113],[114], au même titre que diverses substances ou aliments[115]. Cette agence de l'Organisation mondiale de la santé précise que ce classement est uniquement une estimation du danger, et que l'estimation du risque pour la population générale est du ressort des agences de sécurité sanitaire[13],[116]. Le glyphosate a ainsi été classé comme pouvant endommager l'ADN. Ce classement est fondé sur des résultats d'études conduites in vitro et in vivo.

Le Centre international de recherche sur le cancer évalue que les preuves sont « limitées » concernant la cancérogénicité du glyphosate chez l'humain ; un lien avec les lymphomes non-hodgkiniens a été trouvé par plusieurs études, sans qu'il soit possible de conclure à une causalité claire. Il estime également que les preuves sont « suffisantes » concernant la cancérogénicité chez les animaux. De plus il note qu'il existe des preuves importantes que le glyphosate possède deux caractéristiques d'un carcinogène, qui peuvent être opérantes chez l'humain : l'exposition au glyphosate ou aux produits à base de glyphosate est génotoxique et induit un stress oxydant[117].

Avis des agences internationales, nationales et régionales de sécurité sanitaire, de sécurité des aliments, etc.

La question de la toxicité du glyphosate et des produits composés avec le glyphosate tels que le Roundup est débattue depuis les années 1980. La quasi totalité des agences chargées d'évaluer les effets sanitaires et environnementaux de ces produits estimaient avant 2015 que le glyphosate ne posait pas de problème pour la santé humaine[118],[119], sans toutefois avoir pu étudier certains effets hormonaux des surfactants et autres additifs des formulations commercialisées du glyphosate sur la femme enceinte et le fœtus humain (faute d'études) tout en sachant que ces additifs se montrent pour certains nettement plus écotoxiques que le glyphosate lui-même[120].

  • En 2015, le Sri Lanka interdit l'importation de glyphosate. Cette décision s'appuie sur une étude publiée en 2014 par des scientifiques srilankais[121]. Cette étude établissait un lien entre une maladie des reins et la consommation d'eau dans des puits abandonnés ainsi qu'à la pulvérisation dans les rizières de glyphosate et autres pesticides sans protection[122]. L'Académie des sciences du Sri Lanka indique qu'il n'y a pas de preuve scientifique d'un lien entre le glyphosate et la maladies des reins[123]. En mai 2018, le gouvernement lève cette interdiction partiellement pour 36 mois, mais uniquement pour le thé et l'hévéa. Le bureau d'enregistrement des pesticides srilankais annule l'interdiction pour toutes les cultures le 15 juillet 2018[124] mais, n'en ayant pas le pouvoir, la décision n'est pas actée[125]. Les pertes économiques annuelles liées à l'interdiction du glyphosate sont estimées à quinze à vingt milliards de roupies[124].
  • Le , l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) a estimé qu'il était improbable que le glyphosate présente un danger cancérogène pour l'homme[126],[127],[128].
  • Santé Canada considère le glyphosate comme non génotoxique et peu probablement cancérogène le 28 avril 2017[129] et le [130].
  • Un panel d'experts de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture et de l'OMS considère le glyphosate comme peu probablement génotoxique et peu probablement cancérogène aux doses concernées par l'alimentation humaine le 16 mai 2016[131].
  • L'Agence européenne des produits chimiques ne le considère ni cancérogène, ni génotoxique, ni reprotoxique le 15 mars 2017[132].
  • Le 9 février 2016, l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail considère le niveau de preuve de cancérogénicité chez l'animal et génotoxicité relativement limité et explique la différence entre les conclusions du CIRC et de l'AESA par la prise en compte du « poids de la preuve » par l'AESA permettant de pondérer les études individuellement[133]. Elle considère qu'il est peu probable que le glyphosate ait un effet de perturbateur endocrinien.
  • L'Office fédéral suisse de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires et l'Office fédéral de l'agriculture observent le 30 juillet 2015 que « le CIRC ne disposait pas de nouvelles études reconnues au plan international pour sa décision de reclassifier le glyphosate comme carcinogène », et réitèrent qu'ils « considèrent que les résidus de glyphosate provenant de l'utilisation de ce produit comme produit phytosanitaire sont inoffensifs pour la population », dans l'attente de l'examen du rapport complet du CIRC[134],[98]. Le 4 octobre 2017, l'OFAG confirme cette position, s'appuyant notamment sur les conclusions de l'Autorité européenne de sécurité des aliments, de l'Agence européenne des produits chimiques et du comité joint FAO/OMS[99].
  • L'examen de plus de 900 publications par l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques allemand (BfR), largement plagié sur des documents Monsanto[135], ne montre pas de cancérogénicité, ni de propriété mutagène, ni de toxicité quant à la fertilité, la reproduction ou le développement fœtal le 2 avril 2015[136].
  • L'Autorité australienne des pesticides et des médicaments à usage vétérinaire conclut que le glyphosate ne pose pas un risque cancérogène pour l'humain et qu'il n'y a pas de base scientifique pour reconsidérer le glyphosate et les produits qui en contiennent en septembre 2016[102].
  • L'Autorité de protection environnementale néo-zélandaise  considère qu'il est peu probable que le glyphosate soit cancérogène ou génotoxique chez l'humain[137] en août 2016. L'AESA renouvelle par ailleurs ses conclusions le 17 août 2017[138].
  • L'Office californien d'évaluation des risques pour la santé environnementale  (OEHHA) a inscrit en mars 2017 le glyphosate comme substance causant des cancers chez l'homme[139] à la suite du classement du CIRC, compte tenu d'une loi de l'État de Californie qui demande que les substances identifiées comme cancérigènes par le CIRC soient listées comme telles après une période de consultation publique[140].

Documents internes de l'entreprise Monsanto

Des documents déclassifiés par la justice américaine en mars 2017 montrent que, dès 1999, l'entreprise Monsanto « s'inquiétait sérieusement […] du potentiel mutagène du glyphosate », sans cependant modifier son discours officiel sur l'innocuité de la molécule[141]. Au-delà des effets du glyphosate, Monsanto évite de faire des études sur les effets de la formulation finale (le Roundup par exemple). En 2003, l'entreprise reconnaissait en interne ne pas avoir fait de test de cancérogénicité sur son produit phare[142]. En mars 2002, les autorités néerlandaises demandent à Monsanto de réaliser des tests de pénétration à travers la peau d'un produit à base de glyphosate. Monsanto la réalise mais décide de l'arrêter prématurément car les résultats risquaient de dépasser les seuils de l'autorité allemande[142].

Un listing de leaders d'opinion et Lobbyistes

En mai 2019, le média français France 2 a révélé qu'une liste de personnalités publiques a été constituée par Fleishman-Hillard et Publicis Consultants pour soutenir la stratégie de lobbying de Monsanto et défendre leur position vis-à-vis du glyphosate. Ces personnalités auraient été fichées sans leur consentement afin d'aider l'entreprise à défendre l'un de ses herbicides et s'engager dans la bataille pour sauver le glyphosate. Monsanto semble avoir également classé les personnes en fonction de leur influence, forte ou faible, et de leur propension réelle ou supposée à défendre le glyphosate[143].

Dose létale médiane

La dose létale médiane (DL50) du glyphosate pur se situe à environ 1 % du poids corporel[144]. Les effets toxiques immédiats sont faibles, même à hautes doses. On note cependant une réduction notable du poids corporel et du poids du foie.

Absorption du glyphosate par les humains et les mammifères

Les études[145] de laboratoire ont montré[146] que le glyphosate ingéré était absorbé pour 15 à 40 % de la dose ingérée. Quant à son premier sous-produit de dégradation (l'acide aminométhylphosphonique ou AMPA), il est absorbé à environ 20 % de la dose ingérée.

Une autre étude[147] a montré chez des singes que l'absorption cutanée d'une préparation de glyphosate était faible (2 % après sept jours d’application locale). Mais le passage transcutané peut varier selon les espèces, les conditions (transpiration) et l'âge (chez l'humain, la peau des enfants est par exemple beaucoup plus perméable). Une dose ingérée (ou injectée par voie intrapéritonéale), unique ou répétée durant douze jours, est éliminée en grande partie via l'urine, essentiellement sous une forme non dégradée, bien que l'on trouve aussi de petites quantités d'AMPA. L'excrétion biliaire et la circulation entéro-hépatique sont quantitativement minimes après cent-vingt heures. Une dose unique de glyphosate était éliminée à 94 % dans les urines, chez les mâles et les femelles (0,1 % seulement d'une dose étant éliminée sous la forme de dioxyde de carbone marqué 22), en condition de laboratoire (animaux peu mobiles, non malades, non exposés aux aléas climatiques, etc.). L'ingestion quotidienne de glyphosate durant deux semaines se traduit par des concentrations tissulaires maximales au sixième jour d'administration. Les concentrations les plus fortes étant mesurées dans les reins (inférieures à 1 ppm), puis de manière décroissante dans la rate, les tissus adipeux, le foie, les ovaires, le cœur et les muscles, les résidus diminuant progressivement après que l'animal a cessé d'ingérer le produit, les concentrations rénales étant de 0,1 ppm après dix jours.

Effet sur la grossesse

Dans les années 2010 et sur le modèle animal l'exposition in utero au glyphosate (avec ou sans ses additifs) a été associée à des effets tératogènes (malformations congénitales) et à des pertes fœtales (chez des poulets, grenouilles et mammifères utilisés comme animaux de laboratoire[148],[149],[150]. Ces études ont suggéré de possibles effets tératogènes (cœurs dilatés et anomalies viscérales), de toxicité fœtale (pertes post-implantation chez les rates, mortalité embryonnaires tardive du fœtus de lapin, à des doses relativement faibles comme 20 mg/kg et par jour dans l'alimentation) et de perturbation hormonale (de la signalisation de l'acide rétinoïque et de la biosynthèse des œstrogènes[150]. Des lésions de l'ADN et cassures chromosomiques ont été signalées chez la souris (in vitro et in vivo) exposée à une formulation de glyphosate[151]. Mais les études exposaient généralement les fœtus animaux à des doses plus élevées que celles qui concernent habituellement les fœtus humains.

Des perturbations enzymatiques ont aussi été suspectées ou mises en évidence sur des cultures de cellules humaines (perturbation du cytochrome P450, de la structure de l'ADN dans les cellules épithéliales et placentaires mammaires humaines[152],[153],[154].

En 2016-17, malgré ces indices, les éventuels effets sur la grossesse humaine et le développement fœtal humain n'avaient été que très peu étudiés. Une revue systématique faite en 2016 n'a trouvé que 10 études ayant testé une éventuelle association entre des marqueurs indirects d'exposition au glyphosate et des effets adverses sur la grossesse[155], dont une seule avait mis en évidence un risque accru d'avortement spontané (lors des semaines 12 à 19) chez des femmes vivant dans des fermes de l'Ontario. Les marqueurs d'exposition étaient indirects ou divers biais pouvaient entacher ces études.

Une étude récente[156] (2018) a porté sur un panel de 71 femmes enceintes américaines (âge moyen : 29 ans) de la région du Midwest où, à cause des cultures de maïs et de soja (souvent transgéniques), des taux élevés de glyphosate sont retrouvés dans les fossés, cours d'eau et lacs[157],[158],[159] et à dose plus faible jusque dans la nourriture[160],[159] et l'eau du robinet[158]. C'est la première étude basée sur les teneurs urinaires en glyphosate (qui reflètent l'exposition directe des femmes enceintes). L'étude n'a pas montré de corrélation entre les teneurs en glyphosate des urines pendant la grossesse et le poids de l'enfant à la naissance ou la circonférence de sa tête. En revanche les femmes dont l'urine contenait le plus de glyphosate avaient une durée de gestation plus courte[156]. Les auteurs signalent que leur cohorte était régionale et principalement constituée de femmes blanches de type europoïde (caucasien), ce qui peut être source de biais de sélection. Ils jugent néanmoins qu'elle a fourni des preuves directes de l'exposition de mères au glyphosate, et concluent à une corrélation significative avec une durée de grossesse raccourcie[156]. Ils encouragent des études plus poussées dans une cohorte plus importante en nombre, et plus diversifiée géographiquement et ethniquement[156].

Études concernant les effets cancérigènes ou mutagènes

Il est démontré que différents herbicides à base de glyphosate perturbent le cycle des divisions cellulaires chez l'embryon d'oursin. Selon les auteurs de cette étude, ce sont des effets qui peuvent provoquer des cancers ; ils concluent au caractère potentiellement cancérigène des herbicides testés[161].

Une étude de l'université Caen-Normandie, publiée dans Chemical Research in Toxicology fin décembre 2008, met en évidence l'impact de diverses formulations et constituants de ce pesticide sur des lignées cellulaires humaines (cellules néonatales issues de sang de cordon, des cellules placentaires et de rein d'embryon). Les auteurs signalent diverses atteintes de ces cellules (nécrose, asphyxie, dégradation de l'ADN, etc.), induites soit par le glyphosate, soit par un produit de sa dégradation (AMPA), soit par un adjuvant (POEA) qui facilite son incorporation par les plantes cibles, soit par des formulations commerciales de l'herbicide[162],[163].

Cette étude a été critiquée par la communauté scientifique. L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments a notamment mis en évidence trois problèmes méthodologiques[164] :

  • Les lignées de cellules cancéreuses ou transformées utilisées pour les essais sont peu représentatives d'une cellule normale. Il est facile d'obtenir des effets cytotoxiques et des apoptoses sur ce type de lignée, comme c'est le cas avec des extraits de stevia[165], de Melia azedarach[166] ou encore de Piéride de la rave[167] sans que cela ne soulève d'enjeux de sûreté.
  • Les cellules ont été soumises à un pH 5,8 sans solution tampon pendant 24 heures, ce qui permet non pas d'observer l'effet du glyphosate, mais plus vraisemblablement l'effet d'une solution acide et hypotonique sur des cellules. Les cellules animales supportent un pH entre 7,4 et 6,8 et ont besoin d'un environnement ionique précis pour survivre. En l'absence de témoin, l'effet glyphosate ne peut être confirmé.
  • Les observations de mortalité cellulaire ne peuvent pas être extrapolées sur le comportement de l'organisme entier. Des nombreuses substances provoquent des mortalités cellulaires locales sans être toxiques pour l'organisme entier, c'est notamment le cas de certains désinfectants (certains composants des collyres par exemple).

L'agence estime que « les auteurs [de l'étude] sur-interprètent leurs résultats en matière de conséquences sanitaires potentielles pour l’homme, notamment fondées sur une extrapolation in vitro-in vivo non étayée »[168].

Des scientifiques argentins ont évalué les effets d'une exposition au glyphosate sur le développement d'embryons de vertébrés (les embryons étaient incubés dans une solution diluée de glyphosate). Selon les résultats de leur étude, les embryons traités présentaient de sévères anomalies[150]. Cette étude était motivée par l'observation d'une forte élévation du nombre de cancers et de malformations congénitales dans la région de Monte Maiz, en Argentine, à la suite de l'adoption de cultures OGM résistant au désherbant et à l'utilisation plus importante de celui-ci, notamment par épandage aérien[169]. Cette étude a été critiquée par le département fédéral pour la protection des consommateurs et la sécurité alimentaire allemand (BVL)[170].

Une autre étude a conclu à l'absence de « malformations dramatiques » à la suite de l'exposition d'amphibiens au glyphosate dans des conditions reproduisant une utilisation normale[171]. En revanche, d'après une synthèse de huit études sur des rongeurs, le glyphosate est toxique sur le système reproducteur des mâles : il induit une diminution de la concentration en spermatozoïdes[172].

Une étude de cohorte publiée en novembre 2017 sur plus de 54 000 agriculteurs ne trouve pas d'association entre glyphosate et cancer d'une manière générale, mais « suggère un doublement du risque de leucémie myéloïde aiguë chez les plus gros utilisateurs »[173],[174] (le tiers des utilisateurs les plus exposés, avec un recul de vingt ans, présente un risque augmenté de +5 % à +297 %). Une première version de cette étude avait été prise en compte par le CIRC dans son avis de 2015. Selon Le Monde, les Monsanto papers font apparaître que les scientifiques de Monsanto considéraient cette étude comme « fortement biaisée »[174].

D'après une synthèse de la littérature scientifique, l'AMPA semble avoir un effet génotoxique[104]. D'autre part, d'après cette même synthèse, l'exposition au glyphosate peut affecter le microbiote humain, conduisant à des inflammations, qui peuvent être une autre manière de conduire à la carcinogénicité du produit[104].

Controverse sur les conditions d'élaboration de l'avis du CIRC

Selon Reuters, la comparaison d'un brouillon auquel ils ont eu accès et du rapport final du CIRC montre que plusieurs passages qui entraient en contradiction avec la conclusion finale ont été modifiés ou supprimés au cours du processus de rédaction. L'agence de presse estime aussi que contrairement à d'autres agences d'évaluation, le CIRC documente très peu son processus d'analyse[175]. Des données en faveur et en défaveur de l'hypothèse de la nature cancérigène du glyphosate, dont disposait Aaron Blair, qui présidait le comité d'évaluation du CIRC, n'ont pas été prises en compte car elles n'étaient pas publiées au moment de l'évaluation[176],[177]. Des accusations de conflit d'intérêt ont par ailleurs été portées à l'encontre de Christopher Portier, toxicologue invité par le CIRC à assister à la réunion qui a conduit au classement du glyphosate comme probablement cancérigène. Ce chercheur a en effet signé un contrat avec une société juridique qui défendait des personnes atteintes de cancer, peu après le classement du CIRC ; il conseillait déjà cette société au moment de l'évaluation du CIRC, mais selon lui sur une affaire différente[178],[179]. Le Monde estime que ces accusations s'intègrent dans le cadre d'une « campagne de dénigrement » contre ce chercheur[180]. Un observateur de Monsanto, également invité à assister à la réunion, écrit dans un mémo daté de mars 2015 que « La réunion s'est déroulée en conformité avec les procédures du CIRC. Le Dr Kurt Straif, le directeur des monographies, a une connaissance intime des règles en vigueur et a insisté pour qu'elles soient respectées »[180]. Le CIRC explique par ailleurs que le caractère possiblement non neutre du Dr Portier était connu par les membres du CIRC en raison de son engagement auprès d'une association luttant contre les pesticides, l'Environmental Defense Fund[180], si bien qu'il n'a pas pu « participer aux discussions ayant conduit à l'évaluation [du glyphosate] » et donc influencer la décision des experts[180]. Les accusateurs de Portier affirment qu'il s'était engagé à cacher ses liens avec l'entreprise juridique, mais, selon Le Monde, « la réalité est tout autre ». Il n'était pas supposé divulguer le contenu de son travail, mais pouvait faire mention de ses liens avec l'entreprise, ce qu'il a fait à plusieurs reprises, dans un article signé avec d'autres scientifiques[181], dans une lettre adressée à la Commission européenne[182], et en préambule d'une audition auprès du Parlement européen[180]. Le quotidien d'information économique Les Échos présente également Christopher Portier comme un « simple observateur » et accuse Monsanto de se livrer à « une véritable campagne de désinformation » depuis 1984 pour éviter que son produit soit classé comme cancérogène[183].

Depuis la classification du CIRC, Monsanto a dépensé 16 à 17 millions de dollars en relations publiques pour défendre le glyphosate, d'après un ancien responsable de la communication de la firme[184].

Le deux membres républicains du Comité sur la science, l'espace et la technologie de la Chambre des représentants des États-Unis, Lamar S. Smith (président du Comité) et Andy Biggs (membre du Comité et président du sous-comité à l'environnement[185],[186]), adressent une lettre au directeur du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). Dans ce courrier ils remettent en cause l'intégrité scientifique de l'évaluation du glyphosate[187],[188]. Parallèlement, le Comité envoie une lettre au département de la Santé et des Services sociaux des États-Unis pour savoir dans quelle mesure des membres de ce département sont impliqués dans le processus ayant conduit à la publication de la monographie du CIRC[189],[190].

Controverse sur les conditions d'élaboration de l'avis de l'AESA

L'AESA explique sa conclusion contraire à celle du CIRC par la prise en compte d'un certain nombre d'études non évaluées par ce dernier[126],[127]. En effet, l'AESA, à la différence du CIRC, a pris en compte des études confidentielles réalisées par les industriels. Cela explique en partie les différences d'interprétation[191]. Ainsi la décision de l'AESA est essentiellement basée sur les conclusions de l'entreprise qui le fabrique, Monsanto[41]. En revanche l'AESA n'a pas pris en compte une étude académique montrant que le glyphosate était cancérigène chez des souris car celles-ci auraient été victimes d'une infection ayant causé leur cancer[41]. Cette hypothèse n'est pas mentionnée dans l'étude mais a été suggérée lors d'une réunion, par une personne de l'agence américaine de protection de l'environnement, ayant des liens avec Monsanto[41]. L'AESA a affirmé avoir vérifié les affirmations de cette personne, mais une ONG a fait une demande d'information qui n'a pas permis d'en retrouver trace[41]. L'AESA indique par ailleurs dans un communiqué de presse en réponse à ces accusations que l'hypothèse avait été formulée bien avant cette réunion[192]. L'Agence européenne des produits chimiques affirme qu'il n'y a pas lieu de suspecter une infection[41]. Par ailleurs, des soupçons de conflit d'intérêts existent sur la décision de l'AESA car 82 % des experts ayant participé à l'évaluation ne sont pas connus nommément. À l'inverse tous les experts du CIRC sont connus[191].

Des passages importants du rapport de l'AESA réévaluant le glyphosate ont été directement copiés mot pour mot du dossier soumis par Monsanto[193]. Ces passages concernent principalement l'évaluation des études indépendantes portant sur le glyphosate. Si l'évaluation est négative, elle peut être écartée de l'analyse. Or la quasi totalité des études montrant un effet délétère du glyphosate sont déclarées non fiables[193]. Les quarante pages du chapitre sur la génotoxicité du glyphosate sont presque entièrement copiées du dossier de Monsanto[193]. L'AESA affirme néanmoins qu'elle a évalué les études soumises par les industriels et les études indépendantes de manière indépendante[193].

Controverse sur les conditions d'élaboration de l'avis du BfR

Début 2019, un rapport commandité par des députés européens révèle que le rapport du BfR, qui a principalement motivé la décision de l'Europe fin 2017 de renouveller pour cinq ans l'autorisation de l'herbicide, est très largement plagié de documents Monsanto ; les auteurs du rapport expliquent ce qui distingue le copié-collé bénin du plagiat, pour démontrer la finalité frauduleuse du rapport BfR[135].

Le programme de communication « Ne rien laisser passer »

Le Monde décrit le programme « Ne rien laisser passer » (en anglais, « Let nothing go »), mis en opération en Europe par la société de relations publiques américaines Fleishman-Hillard, né en mai 2015, peu après la classification du glyphosate comme cancérogène probable par le CIRC. Ce programme a pour objectif la publication dans la presse et sur les réseaux sociaux de contenus positifs sur le glyphosate. D'après Le Monde, Monsanto cherche à « organiser la confusion entre la défense de ses produits et la défense de l’esprit de la science », alors que l'un des toxicologues de Monsanto écrivait en 2001 que « les données produites par les scientifiques du monde académique ont toujours été une source d’inquiétude majeure pour la défense de nos produits »[194].

Effets sur les bactéries ; le glyphosate parfois source d'antibiorésistance

D'après une synthèse de plusieurs études sur le sujet publiée en 2018, l'utilisation de glyphosate induit une modification du microbiote à la fois dans le sol mais aussi chez les animaux. En particulier il tend à favoriser des bactéries pathogènes telles que les salmonelles ou Clostridium ce qui conduit à des impacts importants pour la santé des plantes, des animaux et des humains[195]. Ces effets indirects du glyphosate ne sont pas pris en compte par les agences réglementaires[195]. La voie métabolique de l'acide shikimique, inhibée par le glyphosate, est importante pour les bactéries probiotiques qui sont une source importante de l'acide folique. Or l'effet génotoxique ou carcinogène d'une déficience en acide folique chez les humains est connu[104].

Selon une étude publiée[196] en 2015 par la revue mBio, des herbicides chimiques, et notamment le glyphosate, en présence de certains antibiotiques peuvent favoriser des phénomènes d’antibiorésistances (dont éventuellement chez des pathogènes alimentaires)[197].

Alors que les phénomènes d'antibiorésistance deviennent préoccupants dans le monde[198], d'autant que l'antibiorésistance s'accompagne souvent d'une résistance accrue à d'autres produits chimiques toxiques, ce qui favorise la prolifération de souches résistantes dans les environnement pollués[199], un tel phénomène avait déjà été décrit lors de l'exposition expérimentale de bactéries à divers biocides[200],[201], et de manière plus surprenante à l’acide salicylique (or cet acide présente certaines similitudes avec certains herbicides)[202],[203],[204],[205],[206]. Escherichia coli et la salmonelle (Salmonella typhimurium) ont toutes deux été exposées à plusieurs dosages de cinq antibiotiques, en présence ou non de trois herbicides communément utilisés : du glyphosate ainsi que du dicamba et du 2,4-D. Dans les trois cas, la présence de l’herbicide a significativement modifié (soit en l’augmentant, soit en la diminuant) l’efficacité (concentration minimale d’inhibition) de ces antibiotiques. Dans deux cas l'étude a conclu à un risque de création d’une antibiorésistance (plus ou moins élevé selon la concentration de l’antibiotique). Selon les auteurs ce risque reste faible dans l’alimentation où le taux maximal de résidus de pesticides autorisé est assez bas pour ne pas affecter la sensibilité de la flore intestinale aux antibiotiques, mais il est effectif aux taux d'applications utilisés lors des pulvérisations dans l'environnement (des insectes et des mammifères sauvages peuvent être exposés à des taux de pesticides suffisant pour favoriser l'antibiorésistance des bactéries qu'ils portent).

Les auteurs ont « également constaté que la concentration en herbicide nécessaire pour induire une réponse détectable aux antibiotiques était inférieure à la concentration spécifiée pour l'application de ces herbicides par les étiquettes »[196]. Ils soulignent aussi que « des expositions environnementales suffisantes se produisent donc dans les milieux urbains et agricoles, ainsi potentiellement que dans les voies navigables » ou les cours d'eau où des résidus d'antibiotiques[207] et des herbicides sont fréquemment détectés, ce qui pourrait créer des conditions permettant une réponse altérée des bactéries aux antibiotiques, induite par l'exposition à des herbicides[196]. Parmi les insectes, l'abeille domestique, dont les ruches sont prophylactiquement traitées par des antibiotiques[208], sont notamment et directement concernées[196].

L'étude a en outre révélé un effet synergique quand la bactérie est exposée à 2 différents facteurs promouvant son antibiorésistance (ex : acide salicylique + dicamba) ; les auteurs n’excluent donc pas un effet additif des diverses substances ingérées (effet que le protocole de cette étude ne prévoyait pas d’évaluer)[196]. Ils sont également préoccupés pour l’environnement dans le cas des épandage agricoles (« en présence de ces herbicides, une concentration donnée d’un antibiotique peut donc s’avérer assez élevée pour permettre l’émergence de résistances »[196], alors que les fumiers et lisiers contiennent de nombreux résidus d’antibiotiques et de manière déjà démontrée des pathogènes antibiorésistants[209] et que les taux d’herbicides qui se sont expérimentalement montrés suffisant pour modifient le MIC sont de l’ordre de celles retrouvées dans un tel environnement)[196].

Ils soulignent aussi que « les voies d'exposition sont un enjeu pour la santé humaine, des animaux domestiques, et des insectes d'intérêt »[196] (dont insectes utiles tels que les apidés pollinisateurs), et que l'effet d'antibiorésistance induit par ce type d'exposition simultanée « est plus rapide que l'effet létal des antibiotiques »[196] ajoutant que si l'antibiorésistance résulte avant tout d’un mésusage et d’un abus des antibiotiques (souvent dénoncé pour ce qui concerne l’élevage industriel notamment), cette étude confirme l’existence d’autres facteurs (des biocides utilisés pour la décontamination de la viande en abattoir avaient déjà été impliquées dans un tel phénomène mais c’est la première fois qu’il est démontré pour un désherbant très couramment et massivement utilisé dans le monde entier). Les auteurs rappellent que le glyphosate ou ses résidus sont fréquemment détectés dans le corps humain ou des organismes animaux[210], et ils alertent sur le fait que la conjonction d'une forte utilisation de certains herbicides et d'antibiotiques dans l'environnement d'animaux de ferme et d'insectes tels que les abeilles pourrait aussi compromettre leurs effets thérapeutiques et conduire à une utilisation croissante d'antibiotiques ; « Pour faire face à la crise de l'antibiorésistance, il nous faut élargir notre vision des facteurs environnementaux qui contribuent à l'évolution de la résistance »[196].

Efficacité et résistances

Article détaillé : Résistance au glyphosate.

Le glyphosate s'est d'abord montré extrêmement efficace, puis des souches d'adventices résistantes sont peu à peu apparues. Les cultures d'OGM tolérants au glyphosate, surtout développées aux États-Unis à la fin des années 1990, ont contribué à une augmentation de l'usage du glyphosate dans les parcelles OGM (93 % des surfaces en soja aux États-Unis en 2006). En 2007, sept adventices avaient produit des souches résistantes à ce pesticide, dont Ambrosia trifida (l'ambroisie trifide ou grande herbe à poux) trouvée dans l'Ohio et l'Indiana, qui est une plante qui s'installe facilement dans le soja, occasionnant jusqu'à 70 % de diminution de rendement[211]. En France, l'INRA de Dijon confirmait en 2007 un premier cas de résistance au glyphosate d'une espèce végétale : l'ivraie raide (Lolium rigidum)[212]. Sur le terrain, de nombreux agriculteurs connaissent ce phénomène depuis plusieurs décennies et le gèrent par des rotations de culture ou en alternant les molécules herbicides qu'ils utilisent.

Certains craignent aussi que, par hybridation, des crucifères sauvages acquièrent le transgène de résistance au glyphosate et ne puissent plus être désherbées dans les champs ou bords de route par les désherbants totaux basés sur le glyphosate.

Un phénomène d'hormèse a été identifié par une étude qui a utilisé le haricot cultivé comme modèle : à faible dose, le glyphosate dope la croissance du haricot au lieu de le tuer[213].

Réglementation

La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. ou discutez-en. (mai 2019)
Motif avancé : cette section ne deviendra pertinente que lorsque le francocentrisme et l'européocentrisme seront atténués et que l'ensemble des principales réglementations mondiales seront présentées.

Sur le plan de la réglementation des produits phytopharmaceutiques :

Pour l'Union européenne

Cette substance active est inscrite à l'annexe I de la Directive 91/414/CEE du Conseil, du 15 juillet 1991, concernant la mise sur le marché des produits phytopharmaceutiques par la directive 2001/99/CE de l'Union européenne.

Son innocuité sanitaire ou environnementale est cependant de plus en plus mise en doute (surtout en raison des agents de surface ou additifs qui la rendent efficace), et l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) devrait approfondir son étude des effets sanitaires du glyphosate mais avec des conclusions qui ne devraient pas être publiées avant la fin de l'année 2017[214]. Le renouvellement de l'autorisation de mise sur le marché par la Commission européenne (pour la période juillet 2016-2031) fait l'objet d'intenses discussions, avec en arrière-plan un désaccord entre l'AESA (dont l'étude a cependant exclu les additifs ou coformulants du pesticide mis sur le marché) et l'OMS quant au classement du glyphosate comme substance potentiellement cancérigène[214]. Deux jours de réunion d'experts de la commission (chef d'unité Pesticides de la DG Santé) ou envoyés par les 28 États membres n'ont en 2016 pas suffi pour parvenir à un consensus sur le sujet[214] ; ils ont souhaité un délai supplémentaire jusqu'à la prochaine réunion sur les pesticides (18-19 mai 2016) ; l'Italie, la France, les Pays-Bas et la Suède s'opposent à la prolongation de l'autorisation, l'Allemagne s'abstenant. Si en mai, un vote à majorité qualifiée ne peut pas se faire, la commission pourrait convoquer un « comité d'appel » (qui devrait aussi trancher à la majorité qualifiée) et à défaut, c'est la Commission qui pourra directement décider[214]. La Commission a déjà suggéré l'interdiction du Polyoxyéthylène amine (POEA, un adjuvant du glyphosate) dont la toxicité et l'écotoxicité, notamment pour les poissons[215] et les anoures (crapauds, grenouillesetc.)[216], est maintenant indiscutable[214]. Le 15 mars 2017, l'Agence européenne des produits chimiques décide de maintenir le statut du glyphosate comme substance non cancérigène, indiquant que les données scientifiques disponibles sont insuffisantes pour affirmer le caractère cancérigène de cette substance[217]. Mais l'étude ayant abouti à cette conclusion est controversée[218],[219],[220]. Le 12 décembre 2017, la Commission européenne entérine la prolongation du pesticide pour cinq ans[221].

En France

Pour la France : début 2016 cette substance active est encore autorisée dans la composition de préparations bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché ; environ 9 100 tonnes de glyphosate sont utilisées chaque année dans ce pays selon l'INRA d'après la « Base nationale des ventes des distributeurs »[222], mais l'ANSES a retiré l'autorisation de 132 produits associant le glyphosate à l'adjuvant POE-Tallowamine.

En 2017, le gouvernement d'Édouard Philippe, par l'intermédiaire de Nicolas Hulot s'est engagé à ce que le glyphosate soit interdit en France d'ici 2022. Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, en a fait l'annonce le 25 septembre 2017[223]. En octobre 2017, 54 députés de la majorité LREM plaident dans une tribune pour l'interdiction la plus rapide possible du glyphosate[224]. Dans le même temps, le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot propose quant à lui une prolongation de trois ans de l'autorisation du glyphosate au niveau européen[225]. En 2017, le président Emmanuel Macron a souhaité que des alternatives lui soient proposées avant trois ans, et le , l'Inra, saisi par plusieurs ministres[226] leur a rendu un rapport « Usages et alternatives au glyphosate dans l'agriculture française » qui analyse les usages du glyphosate dans le pays, propose des alternatives en précisant leurs incidences économiques et organisationnelles, et propose des mesures d’accompagnement d'une transition vers l'abandon du glyphosate[222].

Ces propositions font l'objet d'une polémique avec le principal syndicat agricole, la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA). Sa présidente Christiane Lambert demande depuis le début de la polémique sur le glyphosate que la France se conforme à la décision européenne. Elle prend position pour une interdiction en 2022 plutôt qu'en 2020 et estime qu'une interdiction unilatérale réduirait la compétitivité des agriculteurs français face aux autres pays européens[227]. Elle appelle le politique à se conformer au scientifique et à donner du temps pour une clarification du classement toxicologique du glyphosate, les conditions d'utilisation et une solution équivalente du désherbage au glyphosate[228].

En 2018, l'association ATMO Grand-Est dose le glyphosate dans l'air de la région, qui regroupe l'Alsace, la Lorraine et la Champagne-Ardenne[229]. Un « plan de sortie du glyphosate » a pour objectif : –25 % en 2020 et –50 % en 2025, et fin des principaux usages du glyphosate avant 2021 ou 2025. Il est confié à une « Task Force » associant deux ministères (Agriculture, Environnement) à l’Inra et aux fabricants (Acta, APCA), présidée par un préfet coordinateur (Pierre-Étienne Bisch, nommé le ). Un plan d'actions sur les produits phytopharmaceutiques et une agriculture moins dépendante aux pesticides est publié le [230].

En 2019, le 24 janvier, Emmanuel Macron revient sur sa promesse de faire interdire le glyphosage avant 2021, mais il encourage les viticulteurs français à faire de leur vignoble « le premier vignoble sans glyphosate du monde »[231]. Le , le tribunal administratif de Lyon annule l'autorisation de mise sur le marché du Roundup Pro 360 estimant que l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) a « commis une erreur d'appréciation au regard du principe de précaution »[232]. L'Anses a fait savoir en février qu'elle allait lancer une nouvelle étude, « indépendante » visant à « trancher » la controverse sur la dangerosité du glyphosate (incluant son éventuel caractère cancérigène, ce produit étant classé « cancérogène probable » par le CIRC mais toujours pas par l'EFSA)[231]. Après l'échec des plans écophytos, Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture, signe le un « préambule » d'un « contrat de Solutions » associant la FNSEA, et quarante-deux partenaires s'engageant par là à trouver des alternatives aux pesticides, plan jugé peu crédible par la Confédération paysanne (« Cette étude du contrat de solutions, elle est quand même financée par ceux qui vendent les pesticides, c'est comme si on confiait à Pernod Ricard la sortie de l'alcoolémie »)[231].

Bandes enherbées ou boisées ; protection de captages

Alors que la teneur des eaux en glyphosate continuait rapidement à croître dans le monde, de nombreuses législations (nord-américaines et européennes notamment) ont cherché à protéger les eaux superficielles des pesticides et engrais en imposant des bandes enherbées sur les berges proches des cultures ; ces bandes peuvent aussi être des ripisylves artificielles en Amérique du Nord. Elles sont alors généralement constituées de saules choisis pour leur croissance rapide et leur aptitude à épurer l'eau (et leur facilité de valorisation en bois énergie). Autour des captages, les épandages sont en outre interdits en périmètre rapproché.

En 2017, les zones-tampon végétalisées doivent au Québec mesurer au moins 3 mètres de largeur[233].

Leur efficacité sur le glyphosate n'avait pas été mesurée[233]. Une étude récente l'a évaluée pour des bandes enherbés ou plantées de saules (Salix miyabeana) en matière d'atténuation du lessivage du glyphosate agricole (mais aussi de son principal produit de dégradation l'AMBA). Les bandes de saules ont été testées en faible et forte densité (avec 33 333 et 55 556 tiges par hectare) et dans deux contextes de trophie du sol (sol riche en matière organique comparé à un sol au contraire très minéral)[233]. L'eau de ruissellement et l'eau interstitielle ont été analysées (avec des lysimètres à 35 cm et 70 cm de profondeur). Alors que ces bandes ont montré par ailleurs des effets positifs pour d'autres polluants d'origine agricole (plus de 50 à 60 % des phosphates et nitrates[234]), cette étude a montré qu'elles n'ont pas d'effets significatifs sur le glyphosate ni sur les transferts d'AMPA vers les cours d'eau (peut être parce que les racines de saules ou des végétaux spontanés restaurent et décolmatent les anciens sols agricoles labourés en y restaurant les transferts horizontaux et verticaux). Le glyphosate persiste dans et sous ces bandes végétalisées, et paradoxalement elles ont même accéléré son transfert (et celui d'AMPA) vers les eaux souterraines. Dans le sol superficiel, le glyphosate y est moins présent côté berge, mais seulement avec une réduction de 27 à 54 %[233]. La densité des tiges de saules n'a pas eu d'effet sur les transferts de glyphosate. Pour ce cas d'étude, après pulvérisation de l'herbicide de plein champ à base de glyphosate, ce dernier est retrouvé dans les 20 premiers centimètres du sol à une dose moyenne de 210 μg/kg de sol sec, allant de doses non détectables à 317 μg/kg de sol sec)[233].

Article détaillé : Bande enherbée.

Plantes génétiquement modifiées

L'augmentation massive de l'utilisation du glyphosate à travers le monde est très liée à la mise sur le marché, principalement par l'entreprise Monsanto, de plantes génétiquement modifiées résistantes au glyphosate.

Certaines plantes ont été modifiées génétiquement par transgénèse pour résister au glyphosate. Le principe de cette résistance est d'utiliser une version mutée du gène du maïs codant la 5-enol pyruvylshikimate-3-phosphate synthase, enzyme normalement affectée par le glyphosate. La version mutante du gène code une version différente de l'enzyme, appelée 2mEPSPS, dont le fonctionnement est beaucoup moins inhibé par le glyphosate. Il existe plusieurs variétés de plantes cultivées transgéniques résistantes au glyphosate comme le soja et le coton.

Autres conséquences de l'utilisation sur les pratiques agricoles

L'usage du glyphosate a permis une adoption plus rapide de techniques d'agriculture de conservation comme le non labour[235]. Le non travail du sol et le fait de laisser les résidus de la culture précédente au sol limite les effets négatifs du glyphosate (un pesticide est d'autant plus vite dégradé qu'il est exposé au soleil et à un milieu riche en micro-organisme) et permet d'améliorer le taux de matière organique du sol[236].

Notes et références

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  2. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  3. Numéro index 607-315-00-8 dans le tableau 3.1 de l'annexe VI du règlement CE N° 1272/2008 (16 décembre 2008)
  4. Fiche TOXNET du Glyphosate publiée par le NIH sur [1] (15 janvier 2015)
  5. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
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Voir aussi

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Articles connexes

Liens externes

  • La pollution par les pesticides des eaux de France, sur www.actualites-news-environnement.com.