Glenn Close

Glenn Close
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Glenn Close à l'avant-première du film
Albert Nobbs, à Paris, en 2014.
Naissance (72 ans)
Greenwich, Connecticut
États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Actrice, scénariste et productrice
Films notables Liaison fatale
Les Liaisons dangereuses
Mars Attacks!
Les 101 Dalmatiens
Et l'homme créa la femme
Les Gardiens de la Galaxie
Seven Sisters
Séries notables Damages

Glenn Close [ɡlɛn kloʊz][1], née le 19 mars 1947 à Greenwich[2], est une actrice, scénariste et productrice américaine.

Ayant commencé sa carrière sur les planches des théâtres de New York, elle a rapidement entamé une carrière polyvalente au cinéma et à la télévision, étant régulièrement saluée et occasionnellement citée comme l'une des meilleures actrices de sa génération.

Nommée sept fois aux Oscars du cinéma (détenant ainsi le record de l'actrice la plus nommée sans avoir jamais remporté de statuette)[3], elle a remporté entre autres trois Emmy Awards, trois Golden Globes et trois Tony Awards. Elle continue d'alterner des rôles à Broadway, dans des séries et au grand écran, des films indépendants aux blockbusters.

Biographie

Jeunesse et formation

Glenn Close est née dans le Connecticut au sein d'une famille aisée, fille de William Taliaferro Close (1924-2009) (un chirurgien de grande renommée, il est le docteur personnel du président du Zaïre, Mobutu Sese Seko) et de son épouse Bettine Moore Close (1924-2015). Elle a deux sœurs, Jessie et Tina, et un frère nommé Sandy[4].

Après une enfance assombrie par le fait que ses parents l'aient abandonnée aux mains de ce qu'elle considère comme une secte[5], elle se réfugie dans le théâtre, qu'elle découvre lorsqu'elle intègre le prestigieux pensionnat de Choate Rosemary Hall dans le Connecticut[6]. Elle y fonde, avec quelques amies, une troupe où elle exerce ses talents artistiques, en écrivant et jouant des textes comiques.

À l'âge de 22 ans, elle intègre l'université The College of William and Mary, dans laquelle elle poursuit ses cours d'arts dramatiques en parallèle avec ses études d'anthropologie[5].

Après l’obtention de ses diplômes, elle part s’installer, à New York. Elle y intègre le Phoenix Theater où elle participe, en tant que comédienne, à une multitude de pièces et de comédies musicales.

Carrière

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En 1975, à l’âge de 28 ans, elle fait sa première apparition à la télévision dans The Rules of the Game.

Glenn Close est une habituée des planches de Broadway. Elle décroche son premier grand rôle en 1978 dans la pièce policière The Crucifer of Blood, puis obtient sa première nomination au Tony Awards grâce à la comédie musicale Barnum. Elle le remporte finalement en 1984 pour sa performance dans The Real Things aux côtés de Jeremy Irons. Par la suite, elle en gagne deux autres, en 1992 pour Death and the Maiden, puis en 1994 pour Sunset Boulevard.

Elle fait ses débuts remarqués au cinéma en 1982 dans Le Monde selon Garp, qui lui vaut une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle. Elle apparaît ensuite, dans Les Copains d'abord, pour lequel elle est à nouveau nominée aux Oscars, et Le Meilleur, film de Barry Levinson en 1984.

Mais c’est finalement en 1987 que l’actrice a rendez-vous avec le plus gros succès public de sa carrière, lorsqu’elle incarne, aux côtés de Michael Douglas, Alex Forrest, dangereuse et déséquilibrée maîtresse de Dan Gallagher, dans le film Liaison fatale d'Adrian Lyne. Sa performance est classée septième dans la American Film Institute's villains list.

Elle enchaîne, en 1988, avec le rôle de la Marquise de Merteuil dans Les Liaisons dangereuses de Stephen Frears, aux côtés de John Malkovich, Michelle Pfeiffer, Uma Thurman et Keanu Reeves.

Ces deux dernières interprétations lui valurent d’être nommée à l'Oscar de la meilleure actrice.

Parallèlement, Close continue de mener sa carrière tant à la télévision qu'au théâtre. Elle joue dans Something about Amelia en 1984 pour lequel elle est nommée aux Golden Globes ainsi qu’aux Emmy Awards.

En 1995, Glenn Close remporte le Tony Award de la meilleure actrice pour son rôle de Norma Desmond dans la comédie musicale Sunset Boulevard[7].

Elle est surtout choisie au cinéma pour incarner des personnages graves voire sombres comme dans La Maison aux esprits, de Bille August en 1993. Elle joue également dans des superproductions hollywoodiennes telles que, l'adaptation cinématographique de Walt Disney, Les 101 Dalmatiens où elle tient le rôle de la déjantée Cruella d'Enfer, créatrice de mode obsédée par la fourrure, en 1996 ainsi que dans sa suite en 2000. Puis, dans le film parodique Mars Attacks! de Tim Burton, en 1996, aux côtés de Jack Nicholson, Annette Bening, Pierce Brosnan, Danny DeVito, Sarah Jessica Parker, Michael J. Fox et Natalie Portman. Et enfin dans Air Force One, film de Wolfgang Petersen, sorti en 1997, où elle côtoie Harrison Ford et Gary Oldman.

Mais le registre dramatique reste tout de même inné chez elle. Allant de son rôle de nièce arriviste dans Cookie's Fortune de Robert Altman de 1999 avec Julianne Moore et Liv Tyler, à celui de mère incomprise dans The Safety of Objects, en passant par celui de femme médecin faisant le bilan de sa vie dans Ce que je sais d'elle... d'un simple regard de Rodrigo García.

Depuis les années 2000, l’actrice s’illustre dans quelques apparitions plus ou moins occasionnelles à la télévision, avant de s’installer pour 59 épisodes (de 2007 à 2012) dans la série Damages, dans le rôle de Patty C. Hewes, brillante avocate, à laquelle aucune affaire ne semble résister. Cependant, on la retrouve sur grand écran, dans Pinocchio de Roberto Benigni en 2003, dans Nine Lives de Rodrigo García en 2005, et dans Le Temps d'un été de Lajos Koltai en 2007. L’artiste aux multiples facettes prête sa voix au personnage de Granny dans la production La Véritable Histoire du Petit Chaperon rouge en 2005 et dans sa suite La Revanche du Petit Chaperon rouge en 2011.

En 2012, elle est à l'affiche d’Albert Nobbs, un film qu'elle a écrit et produit et où elle joue le rôle d'une femme contrainte de se travestir en homme pour se faire une place dans la société encore très patriarcale de l'Irlande du XIXe siècle. Cette prestation lui vaut une nouvelle nomination aux Golden Globes et une nomination à l'Oscar de la meilleure actrice.

En 2016 à Londres puis en 2017 à New York[8], Glenn Close endosse de nouveau le rôle de Norma Desmond dans un revival de la comédie musicale Sunset Boulevard pour laquelle elle avait reçu le Tony Award de la meilleure actrice. Glenn Close serait en sérieux pourparlers pour reprendre ce même rôle dans une adaptation cinématographique produite par la Paramount (détentrice des droits du film Sunset Boulevard). Le tournage débuterait en janvier 2018[9].

En octobre 2017 elle reçoit un Golden Icon Award au Festival du film de Zurich[10].

Palmarès au cours de sa carrière

Le palmarès de l’actrice est des plus impressionnants ; huit nominations aux Emmy Awards, neuf nominations aux Golden Globes, cinq nominations aux Oscars, trois nominations aux Tony Awards ainsi qu’une nomination au Screen Actors Guild Award. Le 12 janvier 2009, elle se voit même attribuer la 2378e étoile du fameux Walk of Fame d'Hollywood.

Vie privée

Glenn Close a été mariée quatre fois :

Elle a eu une fille en 1988, prénommée Annie Maude Starke avec le producteur John H. Starke.

Elle est la cousine issue de germains du père de l'actrice Brooke Shields[réf. nécessaire].

À l'âge de 7 ans, ses parents la placent comme pensionnaire en Suisse (eux-mêmes étant alors au Zaïre, où son père sert de médecin personnel au président Mobutu et lutte contre une épidémie d'ebola)[11], dans un pensionnat dirigé par ce qu'elle décrit comme une secte contrôlée par le révérend Frank Buchman, « un fondamentaliste évangélique de Pennsylvanie violemment anti-intellectuel et peut-être homophobe »[11] ; dans l'interview à Hollywood Reporter au cours de laquelle l'actrice a parlé de cette expérience traumatisante et de l'impact profond que cela a eu sur elle, elle a déclaré qu'elle avait réussi à pardonner son père, car « le pardon est sans doute le concept le plus révolutionnaire qui existe dans notre monde actuel, parce que sans le pardon, on perpétue ce qui s'est passé. Il faut qu'on dise : ça s'arrêtera avec moi[11] ».

Filmographie

Cinéma

Actrice

Années 1980
Années 1990
Années 2000
Années 2010

Scénariste et productrice

Télévision

Actrice

Productrice

Théâtre

Comédies musicales

  • 1976 : Rex (Broadway)
  • 1980 : Barnum (Charity Barnum, Broadway)
  • 1994 : Sunset Boulevard
  • 2003 : The Play What I Wrote (Lyceum Theatre)
  • 2003 : Busker Alley
  • 2017 : Sunset Boulevard (Palace Theatre)

Broadway

Off-Broadway

  • 1977 : The Crazy Locomotive de Stanislaw Ignacy Witkiewicz (Chelsea Theater Center)
  • 1977 : Uncommon Women and Others
  • 1979 : Wine Untouched
  • 1979 : The Winter Dancers
  • 1979 : The Singular Life of Albert Nobbs
  • 1985 : For No Good Reason / Childhood

Los Angeles

  • 1993 : Sunset Boulevard

Londres

Distinctions

Voix françaises

En France, Glenn Close est régulièrement doublée par Évelyn Séléna. Elle a été également doublée de manière occasionnelle par Élisabeth Wiener et Frédérique Tirmont.

Au Québec, Close est doublée principalement par Anne Caron[13].

Notes et références

  1. Prononciation en anglais américain retranscrite selon la norme API.
  2. Encyclopædia Universalis, « GLENN CLOSE », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 2 septembre 2017)
  3. Luchina Fisher, « Stars Who've Never Won an Oscar », sur ABC News, (consulté le 2 septembre 2017)
  4. (en-US) « Glenn Close », sur Biography.com (consulté le 2 septembre 2017)
  5. a et b Nicolas Deschamps, « Glenn Close raconte son enfance au sein d’une secte », sur gala.fr, (consulté le 2 septembre 2017)
  6. (en) « PHOTO: Glenn Close is seen in her senior year class photo from Rosemary Hall in Greenwich, Conn., circa 1965. - ABC News », sur abcnews.go.com (consulté le 2 septembre 2017)
  7. (en) Ruthie Fierberg, « Glenn Close Isn’t Upset About Her Tony Ineligibility | Playbill », sur Playbill (consulté le 2 septembre 2017)
  8. (en-US) Ben Brantley, « Review: That ‘Sunset Boulevard’ Close-Up, Finely Focused », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le 2 septembre 2017)
  9. (en-US) Matt Donnelly, « Glenn Close to Star in 'Sunset Boulevard' Movie Musical at Paramount (Exclusive) », TheWrap,‎ (lire en ligne, consulté le 2 septembre 2017)
  10. https://www.rts.ch/info/culture/cinema/8833580-glenn-close-recevra-un-golden-icon-award-au-zurich-film-festival.html
  11. a b et c (en) Stephen Galloway, « Glenn Close Returns to Stage, Reveals Remarkable Childhood in Cult », sur le site du journal Hollywood Reporter, (consulté le 29 mai 2018)
  12. Glenn Close va remonter sur les planches de Broadway, sur lefigaro.fr, consulté le 21 mai 2014
  13. a b c et d « Comédiennes ayant doublé Glenn Close au Québec » sur Doublage.qc.ca, consulté le 29 octobre 2015.
  14. Carton du doublage français cinématographique.

Voir aussi

Liens externes