Givry (Saône-et-Loire)

Givry
Givry (Saône-et-Loire)
Entrée et église.
Blason de Givry
Héraldique
Givry (Saône-et-Loire)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Saône-et-Loire
Arrondissement Chalon-sur-Saône
Canton Givry
(chef-lieu)
Intercommunalité Le grand Chalon
Maire
Mandat
Juliette Méténier-Dupont
2014-2020
Code postal 71640
Code commune 71221
Démographie
Population
municipale
3 679 hab. (2015 en diminution de 1,21 % par rapport à 2010)
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 46′ 59″ nord, 4° 44′ 37″ est
Altitude Min. 181 m
Max. 447 m
Superficie 26,03 km2
Localisation

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Liens
Site web givry-bourgogne.fr

Givry est une commune française, chef-lieu de canton, située dans le département de Saône-et-Loire en région Bourgogne-Franche-Comté. Ses habitants s'appellent les Givrotins. Givry est une petite ville réputée pour ses monuments historiques et ses vins.

Givry (Saône-et-Loire)

Sommaire

Géographie

Situé en Bourgogne, dans le département de Saône-et-Loire, à environ dix kilomètres au nord-ouest de Chalon-sur-Saône, ce chef-lieu de canton compte trois hameaux viticoles : Cortiambles, Poncey et Russilly.

Communes limitrophes

Liste des noms des chemins

Cette section contient une ou plusieurs listes et gagnerait à être introduite par une partie rédigée et sourcée, de façon à bien resituer les différents items  (avril 2017).
  • Place d'Armes-et-des-Combattants
  • Rue Armand-Caillat
  • Rue de l'Arcy
  • Rue de l'Amandier
  • Rue des Arbonnières
  • Chemin de la Brulée
  • Rue de Beaune
  • Rue de la Barraude
  • Rue des Barbouillères
  • Rue des Berges
  • Rue du Bois
  • Rue du Bois-Carré
  • Rue du Bois-Chevaux
  • Avenue de Chalon
  • Chemin du Charollois
  • Clos Henri-V
  • Rue Courtépée
  • Rue de Cluny
  • Rue de Corchevraux
  • Rue de Cras
  • Rue de la Côte-Chalonnaise
  • Rue de la Croisette
  • Rue de la Croix-Vernier
  • Rue des Cèdres
  • Impasse des Cytises
  • Rue du Cellier-aux-Moines
  • Rue du Champ-Nalot
  • Rue du Clos-du-Roy
  • Rue du Clos-Marolle
  • Rue du Clos-Salomon
  • Rue des Champs-Fleuris
  • Rue de Dracy
  • Rue Denon
  • Chemin des Écoudres
  • Impasse Ez-Quart
  • Place de l'Église
  • Rue des Érables
  • Rue Emiland-Gauthey
  • Impasse de Fontaine-Couverte
  • Route de la Forêt
  • Rue des Faussilons
  • Rue du Farlan
  • Rue du Four
  • Chemin de Grêbille
  • Chemin de Grillot
  • Chemin de la Grande-Fontaine
  • Route de Givry
  • Rue de la Gare
  • Rue des Grandes-Vignes
  • Rue des Grillons
  • Rue Georges-Bizet
  • Rue Georges-Clemenceau
  • Rue Gounod
  • Place de la Halle
  • Rue de l'Hôtel-de-Ville
  • Rue du Hameau-de-Varanges
  • Jardins de Simplecour
  • Rue de Jambles
  • Rue des Lauriers
  • Rue Léocadie-Czyz
  • Avenue de Mortières
  • Boulevard de Metz
  • Chemin du Meulenot
  • Impasse des Murgers
  • Chemin des Montots
  • Rue des Mouillères
  • Rue des Mûres
  • Rue Maurice-Ravel
  • Rue de l'Orcène
  • Rue des Oiseaux
  • Chemin du Poirier-Chanut
  • Impasse Plante-Verjus
  • Rue de la Planchette
  • Place de la Poste
  • Rue de Pré-Beau
  • Rue des Passereaux
  • Rue des Pins
  • Rue du Pied-du-Cloud
  • Rue du Puits-Bréchet
  • Rue Pasteur
  • Impasse de la Ronge
  • Impasse Rachigné
  • Route de Russilly
  • Rue de la République
  • Rue du Raisin
  • Boulevard de Strasbourg
  • Boulevard Saint-Martin
  • Impasse de Sauges
  • Rue de Sauges
  • Rue de Saulgeot
  • Rue de Simplecour
  • Rue Servoisine
  • Rue des Tamarix
  • Rue des Tanneries
  • Rue des Tilles
  • Boulevard de Verdun
  • Rue de Varanges
  • Rue de Voyant
  • Rue des Vignes-Rouges

Accès et transports

Givry est située à proximité des grands axes de circulation, à 13 kilomètres de l'autoroute A6 (Chalon-sur-Saône), à 10 kilomètres de la voie ferrée Paris-Lyon-Marseille, à 15 kilomètres du TGV (Gare du Creusot TGV) et à 3 kilomètres de la route nationale 80 Chalon-Moulins (RCEA).

Géologie et relief

Ce village viticole est bordé au sud-est par la forêt communale, à l'ouest par le vignoble de la côte chalonnaise et les chaumes. Le vignoble est implanté sur des versants au sous-sol calcaire, sur des sols argilo-calcaires, et exposé au sud/sud-est.

Hydrographie

L'Orbise passe dans cette commune. On y trouve un étang nommé Étang de Fontaine-Couverte. La commune dispose d'une station d'épuration, la station d'épuration Givry-Russilly.

Climatologie

Le climat est tempéré à légère tendance continentale, avec des étés chauds et hivers froids[RP 1], et une amplitude thermique assez importante entre ces deux saisons. Les précipitations sont assez hétérogènes sur l'année, le mois de mai étant le plus arrosé. Le vent qui souffle une partie de l'année est la bise. Les gelées tardives sont peu fréquentes sur le village en général. Il y a bien quelques lieux-dits où les risques de gelées sont plus importants (on parle de zones gélives). De violents orages peuvent s'abattre sur la commune, parfois mais peu souvent, avec de la grêle.

Valeurs climatiques de Dijon et Mâcon, Givry étant situé entre ces deux villes.

Dijon

Pour la ville de Dijon (316 m), les valeurs climatiques jusqu'à 1990 :

Relevés Dijon ????-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1 0,1 2,2 5 8,7 12 14,1 13,7 10,9 7,2 2,5 −0,2 6,3
Température moyenne (°C) 1,6 3,6 6,5 9,8 13,7 17,2 19,7 19,1 16,1 11,3 5,6 2,3 10,5
Température maximale moyenne (°C) 4,2 7 10,8 14,7 18,7 22,4 25,3 24,5 21,3 15,5 8,6 4,8 14,8
Précipitations (mm) 49,2 52,5 52,8 52,2 86,3 62,4 51 65,4 66,6 57,6 64,2 62 732,2
Source : Infoclimat : Dijon (????-1990)[1]


Mâcon

Pour la ville de Mâcon (216 m), les valeurs climatiques de 1961 à 1990 :

Relevés Mâcon 1961-1990
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,6 0,7 2,5 5,2 8,9 12,3 12,4 13,9 11,1 7,5 2,9 0,1 6,6
Température moyenne (°C) 2,1 4 6,8 10 13,9 17,5 20,1 19,4 16,4 11,7 6 2,7 10,9
Température maximale moyenne (°C) 4,9 7,3 11,1 14,8 18,9 22,8 25,7 24,9 21,7 15,9 9,1 5,3 15,2
Précipitations (mm) 66,3 60,9 58,7 69,4 85,9 74,7 58,1 77,1 75,7 71,7 72,7 70,4 841,4
Source : Infoclimat : Mâcon (1961-1990)[2]


Histoire

Préhistoire et Antiquité

La fondation de la ville remonte à l'époque gallo-romaine. La vigne arrive à l'époque des conquêtes romaines. Des restes d'amphores ont été trouvés dans le vignoble et le village. L'empereur romain Domitien ordonne en 92 l'arrachage partiel des vignes dans le Midi et en Bourgogne, afin d’éviter la concurrence[RP 2]. Probus annule cet édit en 280[RP 3]. À partir du VIe siècle, les vins de cette commune jouissent d'une haute réputation[RP 4].

Moyen Âge

La chapelle de Notre-Dame, fondée à la fin du XIIIe siècle par Jacques Doyen, est dotée, dès cette époque, d'un luminaire pour lequel Guillemette de Cortiambles, veuve en 1297 de Josserand, chevalier en 1268, marié en 1277 (père Pentecôte de Cortiambles en 1254), donne six deniers pour une torche à l'élévation (1299). Étienne Doyen vend une vigne à Givry en 1238 à Jeanne, veuve de Mayhulot, homme de l'évêque. Les enfants de Laurent Doyen vendent à l'évêque de Chalon, en 1322, deux ouvrées de vigne à Cortiambles.

Les fortifications de la ville datent du Moyen Âge (XIIIe siècle)[RP 5].

Le bourg de Givry était peuplé de 1 200 à 1 500 personnes dans les années 1340. La Peste Noire tue 615 personnes au moins dans l'été et le début de l'automne 1347[3].

Au Moyen Âge, le vignoble se développe sous l'influence des religieux de Chalon-sur-Saône, Cluny ou la Ferté. Le cellier aux moines est bâti. L'église Saint-Martin de Cortiambles est construite dans la 1re moitié du XIIe siècle. Au XIIIe siècle, l'évêque de Chalon possède des biens dans cette commune. En 1371, Philippe le Hardi dont l'épouse, Marguerite III de Flandre possède le château de Germolles situé à quelques kilomètres du village, fait apprécier le vin de Givry à son beau-père, le comte de Flandre. La cour pontificale, installée à Avignon, en fait, dès le milieu du XIVe siècle, une consommation conséquente, et multiplie les achats à Givry. À la fin du XIVe siècle, Eustache Deschamps, chante le vin de Givry dans ses œuvres.

Seigneurie (d'après la « Notice historique sur la ville de Givry et ses hameaux », par Léonce Lex, chartiste, archiviste de Saône-et-Loire[4] :

  • Givry est aux ducs de Bourgogne qui, avec Chagny et Monta(i)gu, en dotent leur branche cadette de Bourgogne-Monta(i)gu, issue d'Alexandre Ier[GEN 1], † 1205, fils cadet du duc Hugues III. La fille d'Alexandre, Huguette de Bourgogne-Montagu — sœur d'Eudes/Oudard/Edouard Ier de Montagu, mari d'Elisabeth de Courtenay, qui continue les sires de Chagny : la seigneurie de Givry restera dans la vassalité de la baronnie de Chagny, en arrière-fief de Bourgogne ; de plus les ducs de Bourgogne continuent à agir directement : par exemple ils donnent en 1222 un fief givrotin indivis des ducs et des Montagu, au chevalier Bertrand de Saudon — épouse 1° en 1219 André III de Montbard, † 1233, seigneur d'Epoisses[GEN 2] :
  • leur fille Helvise/Aloïs de Montbard, † vers 1250, transmet Epoisses et Givry à son mari Dreu V de Mello seigneur de Saint-Bris, épousé vers 1225, † 1249, fils de Guillaume et petit-fils du connétable Dreu de Mello. Les deux époux sont aussi seigneurs de Château-Chinon, mais est-ce par Helvise ou par Dreu ? (la généalogie des Mello, des Montbard et des Lormes de Château-Chinon est quelque peu confuse, et pour certains auteurs le passage des Montagu de Givry aux Montbard d'Epoisses puis aux Mello, est plus compliqué que notre schéma[GEN 3])
  • Les Mello issus d'Helvise x Dreu sont seigneurs d'Epoisses et de Givry sur six générations jusqu'à Jeanne/Isabelle de Mello, dame de La Ferté-Chauderon, qui transmet à son mari, x vers 1405, Jean II de Bourgogne-Montaigu-Sombernon seigneur de Couches (vers 1380-vers 1435 ; fils de Philibert II, lui-même arrière-petit-fils d'Etienne Ier de Bourgogne-Sombernon, lui-même arrière-petit-fils d'Eudes Ier de Montagu ci-dessus) ; mais leurs enfants n'ont pas de descendant : ni leur fils Claude (vers 1404-† 1471 sans postérité de sa femme Louise de La Tour d'Auvergne), ni leur fille Marie/Philippine de Bourgogne (vers 1410-† vers 1462 sans postérité, femme en 1436 de Louis de La Trémoille, † vers 1467, comte de Joigny, baron de Bourbon-Lancy, sire d'Uchon et d'Antigny). Puis Louis de La Trémoille comte de Joigny se remarie — sans postérité non plus — avec Marguerite de Co(u)rtiamble(s) (un des hameaux de Givry, signalé plus haut), fille de Jacques de Courtiamble seigneur de Commarin et Jaquette de Blaisy, et veuve de Jacques Pot seigneur de La Roche-Nolay et de La Prugne (1499-1458), fils de Régnier et père de Philippe Pot,[5]
  • Or Jacques Pot était aussi dit seigneur de Givry, fl. dès 1446 : mais à quel titre ? Par acquisition, par la faveur du duc Philippe le Bon, par des droits qu'aurait conservés sa femme Marguerite de Cortiamble, venus de sa mère Ja(c)quette de Blaisy ? (car Jaquette avait pour parents Alexandre III de Blaisy x Catherine de Bourgogne-Montaigu-Sombernon de Couches, fille de Philibert II et sœur de Jean II ci-dessus, donc une descendante des anciens seigneurs de Givry[GEN 4]). Quant à Marguerite de Courtiamble, elle avait pour sœur Agnès de Co(u)rtiamble(s), dame de Commarin et femme de Jean III de Jaucourt de Dinteville (cf. les articles Commarin, Ruffey)

La succession devient alors confuse, se partage et s'enchevêtre :

  • elle passe aux Chalon-Vitteaux (issus des Chalon-Arlay princes d'Orange ; aussi comtes de Joigny), avec Charles de Chalon comte de Joigny, et ses frères et sœur Louis (ou plutôt Bernard ?), Léonard, et Isabelle de Chalon († vers 1461/1472) : tous enfants de Jean de Vitteaux, † 1462, lui-même fils cadet du prince Jean III, et de Jeanne de La Trémoille, † 1454, sœur héritière du comte Louis ci-dessus d'où la succession de Joigny ; de plus, comme son frère Louis, Jeanne avait pour grands-parents Guillaume de La Trémoille x Marie de Mello, dame de Bourbon-Lancy et d'Uchon, tante paternelle de Jeanne/Isabelle de Mello ci-dessus, donc une descendante des anciens sires d'Epoisses et de Givry ; enfin, le prince Jean III avait pour grands-parents Jean II de Chalon-Arlay x Marguerite de Mello, une arrière-petite-fille de Dreu V de Mello x Helvise de Montbard, donc également une descendante des anciens sires d'Epoisses et de Givry...
  • Isabelle/Isabeau de Chalon-Vitteaux-Joigny épouse Liébault de Choiseul de Traves, † après 1473, seigneur de Dracy[GEN 5] : parents de Claude de Traves qui x 1523 Aymar/Émar de Prie, † vers 1527, seigneur de Montpoupon, Grand Maître des Arbalétriers en 1523. Mais Louis XI donne en 1477 « tout ce que lesdits de Chalon avaient en la seigneurie de Givry » à Philippe Pot (1428-1493 ; sans postérité). En fait la démultiplication de la seigneurie est à l'œuvre !
Henri IV.

Période moderne

Claude Courtépée, ainsi que les viticulteurs du village, racontent que le roi Henri IV en aurait fait son vin préféré[RP 4]. À cette même époque, la commune est ravagée par les guerres de religion[RP 5].

À partir du XVIIIe siècle, se construit un très bel ensemble architectural, exceptionnel pour une cité de la taille de Givry. L'église de Russilly date de 1768. L'hôtel de ville est construit de 1759 à 1771. L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de Givry est édifiée de 1772 à 1791 par Émiland Gauthey. La fontaine aux Dauphins est terminée en 1776, sur les plans des architectes Emiland Gauthey et Thomas Dumorey. Pendant ce même siècle, la commune de Givry est considérée comme le centre viticole du Chalonnais[RP 4].

  • Quant aux seigneurs, on trouve à la fois : ... des descendants des Choiseul de Traves — et donc des Chalon-Joigny, des La Trémoille et des Mello — comme Antoine de Traves, fils de Jean et petit-fils de Liébault de Traves x Isabeau de Chalon, fl. en 1530-1545, † vers 1559, seigneur de Dracy-le-Fort et St-Huruge, puis sa fille Françoise de Traves, x 1540 François d'Amanzé seigneur de Chauffailles (1510-† vers 1588)
  • ... et des descendants des Pot : Guy Pot, frère cadet de Philippe ci-dessus, † 1495/1510, puis ses enfants René, † sans postérité 1502/1503, et Anne Pot, † 1510, femme de Guillaume de Montmorency en 1484 : parents du connétable Anne et de François de Montmorency, † 1551, seigneur de Givry et de La Roche-Pot
  • ... sans oublier Jean de Vienne de Ruffé/Ruffey, gouverneur du Bourbonnais, chevalier du Saint-Esprit (1584), baron de Givry-en-Chalonnais (avec Courtiambles et Poncey), qui lutte en Livradois contre le capitaine huguenot Merle en 1577, fl. 1577, 1582 : probablement Jean, fils de François (1519-1559) et frère puîné d'Antoine de Vienne de Ruffey, né en 1547, sans postérité, qui descendait des Jaucourt de Dinteville et d'Agnès de Cortiamble de Commarin ci-dessus ?
  • de surcroît, de nombreux autres seigneurs apparaissent, le morcellement de la seigneurie s'accélérant aussi par des ventes/acquisitions. Ainsi ... Jean Foucault, bourgeois de Chalon et seigneur de Saint-Germain-du-Plain est cité comme coseigneur de Givry en 1535, père de Marguerite Foucault, x Jean Baillet, président au Parlement de Bourgogne, co-seigneur de Givry en 1541-1545, d'où probablement Philiberte Baillet, fl. 1571, dame de La Villleneuve-lès-Seurre, x Hugues Le Marlet, bailli de Dijon, seigneur de Ternant et d'Is, fl. 1565, parents de Jeanne Le Marlet, x 1566 Charles de Stainville, seigneur de Pouilly
  • ou ... Claude de Bauffremont (1542-1596), baron de Sennecey, bailli de Chalon et gouverneur d'Auxonne, qui achète la « terre de Givry » en 1559, x 1571 Marie de Brichanteau, d'où Henri de Bauffremont, † 1622, x 1607 Marie-Catherine de La Rochefoucauld, duchesse de Randan, petite-nièce de François comte de Roucy : parents de Claude-Charles-Roger et de Marie-Claire de Bauffremont (1618-1680), duchesse de Randan et marquise de Sennecey, x 1637 Jean-Baptiste-Gaston Ier de Foix-Candale, † 1646 : parents de Jean-Baptiste-Gaston II (1638-1665) et d'Henri-François de Foix-Candale (1640-1714), duc de Randan, qui vend en 1714 ses seigneuries de Givry (avec Cortiamble et Russilly) et Dracy à Abraham Quarré, contre 95 000 livres
  • la postérité d'Abraham Quarré (fils de Jean Quarré, lui-même fils de Claude Quarré x Philiberte Perrault, la sœur du président Jean Perrault, vers 1604-1681, seigneur de Chagny), parlementaire, fl. 1714, 1727, assume la baronnie de Givry (avec Cortiambles, Poncey, Russilly) au XVIIIe siècle : ses fils Jean (fl. 1740, † 1760, parlementaire) et André-Louis (fl. 1763, chevalier de Saint-Louis) ; jusqu'à Marie-Andrée Quarré (x Etienne-Louis Champion de Nansouty, parlementaire, † 1785, avec postérité). Mais arrive la Révolution...

Période contemporaine

XIXe siècle

Sous l'Empire, Givry possède environ 350 hectares de vignes. La halle ronde est édifiée de 1825 à 1830. À la fin du XIXe siècle, alors que les vins de la Côte chalonnaise sont déjà très estimés par les experts, la crise du phylloxéra ruine le vignoble. Les ceps malades sont arrachés. On replante des plants américains résistants, sur lesquels sont greffés les cépages bourguignons.

Givry (près du hameau de Russilly, à 446 mètres d'altitude) disposa durant toute la première moitié du XIXe siècle d'une station (ou poste télégraphique aérien) du télégraphe Chappe implantée le long de l'« embranchement » reliant Chalon-sur-Saône à la ligne Paris-Toulon, installation qui cessa de fonctionner en 1853, remplacée par la télégraphie électrique[RP 6].

XXe siècle

Lors de la libération de la France pendant la Seconde Guerre mondiale, à partir du 3 septembre 1944, les Allemands se retranchent sur Givry et le 5 septembre, des combats ont lieu entre alliés et soldats de la Wehrmacht[MATB 1]. Léocadie Czyz, une jeune Polonaise, parvient à passer cette ligne de combat et atteint Saint-Gengoux-le-National[MATB 2]. Là-bas, elle prévient le capitaine Oster et lui fournit des renseignements sur les nids de résistance ennemie, ainsi que leurs itinéraires d'accès[MATB 2]. Les Alliés, grâce à ces précieux renseignements, battent les Allemands et libèrent Givry[MATB 2].

La qualité des vins est reconnue par l'attribution de l'Appellation d'origine contrôlée (AOC) : Givry en 1946[6] et Bourgogne-Côte chalonnaise en 1990[7].

Toponymie

Givry est un toponyme qui a les mêmes origines que Gevrey-Chambertin. Les formes les plus anciennes, Gibriacus (630) et Gebriacus (850), suggèrent un anthroponyme gallo-romain Gabrius - du celte gabros (chèvre) - avec le suffixe -acum, indiquant la possession[RP 7].

Héraldique

Armes de Givry

Les armes de Givry se blasonnent ainsi[8] :

D'azur à la gerbe d'or liée de gueules.

Ces armes sont celles de Givry au moins depuis le XVIIIe siècle[9].

Blason - Porche de l'Hôtel de Ville côté intérieur ville

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Givry est une commune qui vote dans beaucoup d'élections, à droite. Depuis 1997, cette dernière est arrivé en tête dans 15 scrutins et la gauche, 5[Jsl 1],[Jsl 2],[Jsl 3],[Jsl 4],[Jsl 5],[Jsl 6],[Jsl 7],[Jsl 8],[Jsl 9],[Jsl 10],[Jsl 11],[Jsl 12],[Jsl 13],[Jsl 14],[Jsl 15],[Jsl 16],[Jsl 17],[Jsl 18],[Jsl 19]. En 2008, lors des élections municipales, la gauche (Daniel Villeret) l'emporte malgré l'égalité des voix avec la droite (Philippe Cherpion), mais gagnante au bénéfice de l'âge moyen de la liste[Jsl 20]. Cette victoire dans ce bastion historique de la droite[Jsl 21], est en partie due à une désunion de la droite avec deux listes au premier tour[Jsl 20]. Mais en 2014, la droite avec Juliette Méténier-Dupont en tête de liste, remporte les élections municipales (60,93 %) contre le maire sortant (39,07 %)[Jsl 22].

Administration municipale

Givry dépend de la sous-préfecture de Saône-et-Loire à Chalon-sur-Saône. Le conseil municipal est composé de 27 membres, conformément à l’article L2121-2 du Code général des collectivités territoriales[10]. À l'issue des élections municipales de 2014, Juliette Méténier-Dupont a été élue maire de la commune[11].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1821 P.J. Brest    
1821 1830 L. Dupuis    
1830 1832 G. Daumas    
1832 1840 J.B. Prat    
1840 1851 F.X. Daumas    
1851 1852 B.A. Adenot    
1852 1854 F.X. Daumas    
1854 1869 B.A. Perrault    
1869 1870 E. Meulien    
1870 1879 F. Vachet    
1879 1908 J.B. Limonier    
1908 1930 A. Mangematin    
1930 1939 F. Bulle    

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945   G. Tremeau    
1946 mars 1959 François Bulle RPF puis
RI
Ancien conseiller général du canton de Givry
mars 1959 1979 Jean-Baptiste Farizy DVD Ancien conseiller général du canton de Givry
1979 mars 1983 A. Perroux    
mars 1983 1984 A. Lumpp    
1984 1985 Francis Barjon    
1985 mars 2001 Maurice Moreau DVD  
mars 2001 2008 Patrick Savoy UMP  
mars 2008 2014 Daniel Villeret PS  
mars 2014 en cours Juliette Métenier-Dupont DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Canton et intercommunalité

La commune est chef-lieu d'un canton, comptant 12 057 habitants en 2007. Pierre Voarick en est conseiller général depuis 1998. En intercommunalité, Givry fait partie du Grand Chalon.

Instance judiciaire et administrative

Dans le domaine judiciaire, la commune dépend aussi de la commune de Chalon-sur-Saône, qui possède un tribunal d'instance, un tribunal de grande instance, un tribunal de commerce ainsi qu'un conseil des prud'hommes. Pour le deuxième degré de juridiction, elle dépend de la cour d'appel et la cour administrative d'appel de Dijon[12].

Jumelages

Drapeau de l'Allemagne Oppenheim (Allemagne).

Population et société

Démographie

Évolution démographique

Le registre paroissial de Givry

Givry possède le plus vieil État civil (registre paroissial) de France. Ce livre de comptes, tenu par les prêtres du lieu, répertorie les redevances, baptêmes, mariages et sépultures entre 1303 et 1357 (ainsi que les sommes encaissées lors de ces cérémonies)[13]. Celui-ci est déposé à l’Hôtel de ville.

Les 42 premiers folios, contiennent des copies de lettres et listes de redevances à partir de 1303. À partir du folio 43 et jusqu’au 83, sont consignés les mariages, regroupés par période (de Pâques 1336 à Pâques 1357) et décès, le plus souvent avec une date précise (de février 1334 à novembre 1348). Les années ne se suivent pas en ordre chronologique, et plusieurs périodes sont manquantes. Le registre ne permet qu’une estimation grossière de la population.

Mais il renseigne particulièrement, sur les ravages de la Peste noire de 1348. Jusqu'en juillet 1348, 4 à 5 décès par mois au plus sont enregistrés, soit une trentaine par an. Mais on en compte 620 entre le 28 juillet et le 19 novembre 1348[Note 1], soit autant de morts en 4 mois que pendant les 20 années précédentes. Le 10 septembre 1348, on compte 24 décès, presque autant qu’en une année. Par contre, plus aucun mariage n’est enregistré du début de l’épidémie jusqu'à la fin de l'année, alors qu'on en célèbre 42 entre le 14 janvier et le 24 février 1349[RP 8].

De 1793 à nos jours

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2015, la commune comptait 3 679 habitants[Note 2], en diminution de 1,21 % par rapport à 2010 (Saône-et-Loire : -0,05 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 6922 5822 6442 6482 6942 9012 9382 9063 071
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 0913 0463 1182 9612 9572 9792 7732 6092 534
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 6162 4182 1601 9921 9051 9461 8991 8702 065
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 2252 2002 5603 1253 3403 5963 6683 6783 664
2015 - - - - - - - -
3 679--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramides des âges

Équipements ou services

On peut trouver à Givry une poste, trois banques, un office du tourisme (nommé Office du Tourisme Givry Côte chalonnaise)une gendarmerie, un centre d'incendie et de secours (pompiers).

Santé

Il y a dans cette commune : cinq médecins, un chirurgien-urologue, trois dentistes, trois gynécologues, trois infirmières, trois kinésithérapeutes, un orthophoniste, un psychologue, un sophrologue-graphologue, un vétérinaire. Sont également en service, deux pharmacies et une maison médicale. Le centre hospitalier se trouve sur Chalon-sur-Saône.

Enseignement

La commune de Givry est située dans l'académie de Dijon. Les enfants givrotins, peuvent faire leurs premières années d'études dans l'enseignement public grâce à l'école maternelle Léocadie-Czyz, à l'école élémentaire Lucie-Aubrac (en référence à la célèbre résistante française originaire de Saône-et-Loire), et au collège le Petit-Prétan. L'enseignement privé est quant à lui représenté par l'établissement Notre-Dame de Varanges (niveau maternel, primaire et collège). Les lycées les plus proches sont à Chalon-sur-Saône.

Sports, activités

Le club de Twirling bâton, pompoms, danse moderne nommé le Givry Starlett Club, a décroché les titres de Champion d'Europe 2016 en grande junior (à Lignano Sabbiadoro en Italie) et de vice-champion 2014 en section junior (à Ostende en Belgique)[Jsl 23]. Le club représente la France aux championnats du monde en Italie en avril 2015, en catégorie junior pompons (NBTA), pour obtenir une très belle médaille de bronze (derrière les États-Unis et les Pays-Bas) à Udine[Jsl 24] et surtout trois ans plus tard une médaille d'argent à Lillehammer (Norvège)[Jsl 25]. Le GSC décroche également en mai 2015, deux titres de Champion de France en pompoms (minime et grande junior)[Jsl 26]. Le club gagne également en 2016 puis en 2017 les titres de Championne de France en pompoms grande junior (4e titre d'affilée) et grande minimes (3e titre d'affilée)[Jsl 27]. En 2018, en Championnat de France, les givrotines ramène trois titres nationaux en petite et grande minimes ainsi qu'en grande senior[Jsl 28].

Match de rugby entre le RC Givry et Baumes-les-Dames en 2013.

À Givry sont également présents :

  • un club de football, en entente depuis 2008 avec le village de Saint-Désert (nom : US Givry Saint-Désert); avec une équipe seniors évoluant en 2017-2018, en Départementale 3 du pays saônois (11e division nationale) pour l'équipe sénior. Des équipes de jeunes existent également ;
  • un club de rugby à XV (Rugby Club Givry), qui évolue en 2014-2015 en 1re série de Bourgogne ;

Les autres sports sont représentés par des clubs de tennis (Tennis-Club Givry), judo (Judo Club de Givry), VTT (VTT Givry), badminton (Badminton Givry Club), aïkido (Givry Aïkido), boxe (Givry Boxe Thai Boran) et cyclisme (David Angels). Il existe par ailleurs un acroparc et un parc de loisirs, dans la forêt de Givry.

La 6e étape du Tour de France 2007, entre Semur-en-Auxois et Bourg-en-Bresse, est passée par Givry le 13 juillet[18].

Écologie et recyclage

La communauté d'agglomération du Grand Chalon gère la collecte de la commune. Il y a par ailleurs une collecte hebdomadaire des ordures ménagères. La commune dispose d'une déchetterie, également sous la direction du Grand Chalon.

Cultes

Le culte catholique est exercé en alternance avec d'autres paroisses.

À Givry même, on décompte quatre églises :

  • Saint-Pierre-Saint-Paul, au Bourg ;
  • Saint-Martin (hameau de Poncey) ;
  • Saint-Martin (hameau de Cortiambles) ;
  • l'église de Russilly.

Associations

Givry compte environ 80 associations, par exemple : A.G.L.A.E, l'Association des musiciens de Givry, le Comité de jumelage, le Comité des fêtes, le Foyer de l'Âge d'Or, l'Harmonie municipale, les Musicaves, Pêche et loisirs, l'Union des producteurs de Givry et syndicat…

Économie

Une des rues principales de la ville.

La population de Givry augmente régulièrement, la commune étant un site résidentiel fort prisé. Tournée vers le tourisme, la ville est traversée par la voie verte, et offre également aux amoureux de la nature de nombreux sentiers balisés. De très nombreux commerces sont implantés dans le village avec plusieurs restaurants, bars, un supermarché, deux supérettes, bureaux de tabac-presse, boulangeries, un boucher-charcutier... Il y a également beaucoup d'artisans. La viticulture amène aussi sa part à l'économie du village, avec un grand nombre de producteurs implantés sur la commune.

Vignoble

Bouteille de Givry.
Vignes.
Vue de Givry et d'une partie du vignoble.
Article détaillé : Givry (AOC).

Le vin d'appellation Givry est l'un des fleurons de la côte chalonnaise. De tout temps, le vin du terroir givrotin a fait le régal des grands de ce monde, notamment de l'illustre roi de France et de Navarre Henri IV[RP 4].

Sur cette superficie, on trouve :

  • 224 hectares de vins rouges[RP 9] ;
  • 41 hectares de vins blancs[RP 9].

Pour la proportion appellation « Villages/1er Cru » :

  • Premiers Crus : 110 hectares dont 100 hectares de vins rouges et 10 hectares de vins blancs[RP 9] ;
  • Villages : 155 hectares dont 120 hectares de vins rouges et 35 hectares de vins blancs[RP 9].

Le terroir fournit essentiellement des vins rouges (pinot noir) mais les blancs (chardonnay), sont aussi bien présents. De l'harmonie entre climat, sols et cépages, sont issus des vins réputés.

Quantitativement, la production de Givry donne :

  • 10 190 hectolitres de vins rouges, dont 4595 de premiers crus[6] ;
  • 2 085 hectolitres de vins blancs, dont 470 de premiers crus[6].

Quelques producteurs de l'appellation : Domaine Joblot, Domaine François Lumpp, Domaine Pierre Ducret, Domaine Guillemette et Xavier Besson, Domaine Ragot, Domaine Desvignes, Le Clos Salomon, Domaine Michel Sarrazin et Fils, Domaine Tatraux, Domaine Parize, Domaine Vincent Lumpp, Domaine Mouton, Domaine Deliance...

Culture locale et patrimoine

Article détaillé : Tourisme en Saône-et-Loire.

Lieux et monuments

Hôtel de ville.
Halle ronde.
Fontaine aux Dauphins.

L'hôtel de ville

Il est construit de 1759 à 1771 dans une ancienne porte de la ville, et est l'œuvre des célèbres ingénieurs chalonnais Émiland Gauthey et Thomas Dumorey. Classée depuis 1931, la mairie de Givry figure parmi les plus beaux hôtels de ville de France. À l’étage, se trouve la grande salle où se tenaient les assemblées communales. Malgré le déménagement de la mairie dans d'autres locaux, cette salle est toujours utilisée pour les réunions du conseil municipal et les célébrations de mariages. Givry possède un document exceptionnel, appelé « le plus vieil État-civil ou registre paroissial de France » (voir "Démographie - Le registre paroissial de Givry", plus haut).

L'église Saint-Pierre et Saint-Paul de Givry

Située en dehors des remparts, sur l'emplacement d'une ancienne église qui s'écroulait au XVIIIe siècle. Elle est édifiée de 1772 à 1791 sous l'impulsion d'Émiland Gauthey (l'ingénieur, entre autres réalisations, du Canal du Centre reliant Chalon-sur-Saône à Digoin). Construite en pierre de Givry (rouge-rosé à l'extérieur et blanche à l'intérieur), l'église est orientée au sud, car les habitants voulaient une belle entrée sur la route. Elle apparaît comme un bâtiment peu commun, dans cette région où prédomine le style roman. Le néoclassicisme trouve ici sa pleine illustration à travers les formes pyramidales, frontons et coupoles. Le clocher, qui repose sur un simple porche carré, est percé de quatre ouvertures à colonnes avec, sur chaque face, un fronton circulaire, et porte deux cloches. Sa flèche pyramidale culmine à 47 mètres du sol.

L'église Saint-Martin de Cortiambles

Du bel édifice roman, l'église Saint-Martin de Cortiambles, construite dans la 1re moitié du XIIe siècle, ne subsistent que deux travées : l'une qui supporte le clocher, et l'autre flanquée de deux chapelles ajoutées au XVe siècle par les seigneurs locaux. L'abside, la nef et la sacristie ont été démontées à la fin du XIXe siècle. La flèche du clocher, de forme pyramidale, culmine à 22 m au-dessus du chœur. Depuis 1997, cette ancienne église paroissiale des hameaux est en cours de restauration. Cet édifice est inscrit aux monuments historiques depuis 1941.

Église Saint-Martin de Cortiambles (71).

L'église de Russilly

Cette église datant de 1768, n'est pas l'église primitive des lieux. Cette dernière se trouvait à 300 mètres à l'ouest du village. Aujourd'hui à l'emplacement de l'église primitive, se trouve la Croix de l'ancienne église de Russilly. La structure actuelle de Russilly dispose d'un transept, voûté d'arêtes, et surmonté d'un petit clocher carré. Le chœur, plat, est voûté en berceau. À l'intérieur, des pierres tumulaires[19] datent des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles. La couverture en laves a hélas été remplacée par des tuiles.

La halle ronde

Cette halle située au centre de la ville, est originellement un marché aux grains. Cet édifice de forme circulaire, dû à l'architecte chalonnais Lazare Narjoux (père de Félix), a été édifié de 1825 à 1830.

Fontaine aux Dauphins

À proximité de la Halle ronde, la fontaine aux Dauphins, également classée, n'a pris sa forme actuelle qu'en 1776, grâce au talent des architectes Gauthey et Dumorey. La vasque semi-circulaire, la coquille Saint-Jacques (de style Louis XV) et les deux dauphins, sont surmontés par une pyramide gravée de 11 signes du zodiaque et d'une méridienne.

Une deuxième fontaine, la fontaine du dauphin (boulevard de Verdun), œuvre de Lazare Narjoux, a été édifiée en 1829.

Lavoir de Cortiambles

Lavoir à impluvium de Cortiambles.

À Cortiambles, on peut voir un lavoir à impluvium construit en 1829, classé monument historique.

Autres

  • Croix de Givry.
  • La maison forte de La Saulgeot (du XVIe siècle mais réaménagée à la fin du XVIIIe siècle), située à la lisière de la forêt domaniale de Givry, construite autour d'une cour intérieure et comprenant une tour-porche abritant un colombier de 1 000 boulins[21].
  • À Russilly on note la présence d'un four à pain (1829) à toit de laves.
  • À Poncey, on peut admirer d’anciennes maisons de caractère du XVIIe siècle, ainsi qu’une église pittoresque entourée par les vignes.

La voie verte

La commune est traversée par la voie verte, piste multi-usages en site propre, séparée de la circulation automobile et ouverte à toutes les circulations non motorisées. Cette piste est le lieu idéal pour pratiquer la marche, le vélo ou le roller. Elle a été construite à la place de l'ancienne voie ferrée, transformée ainsi en itinéraire sécurisé pour les sorties familiales ou sportives.

Événements

Défilé de la Saint-Vincent.
Fabienne Thibeault à la Saint-Vincent 2012
  • Un marché a lieu chaque jeudi matin sur la place d'Armes.
  • Une brocante en plein air est organisée chaque premier dimanche du mois.
  • La Halle ronde est devenue un lieu d'expositions d'art et de produits régionaux, pendant la période estivale.
  • Le troisième week-end de janvier, on honore la Fête de la Saint-Vincent tournante avec la mise en place d'une messe, d'un apéritif dans un domaine viticole, la nomination d'un nouveau gardien de la statue de saint Vincent, puis d'un banquet à la salle des fêtes accompagnant l'intronisation des nouveaux chevaliers du cep d'Henri IV par la Confrérie des vignerons de Saint-Vincent.
  • Le premier week-end d'avril, l'Union des producteurs des vins de Givry organise, à la Halle ronde, son traditionnel marché aux vins.
  • Ce même week-end a lieu le Marathon des vins de la côte chalonnaise (1re édition le 1er avril 2017, 2e le 31 mars 2018).
  • À la fin juin, le festival Les Musicaves allie les plaisirs de la musique aux saveurs de la gastronomie et de la dégustation de vins.
  • Au terme du mois de juillet a lieu la fête champêtre de Russilly.
  • Le premier week-end de septembre, durant deux jours, a lieu la fête de la vigne également nommée Givry en fête.

Personnalités liées à la commune

Bibliographie

  • La Saône-et-Loire : les 573 communes, éditions Delattre, Granvilliers, 2006, 255 pages (ISBN 2-915907-23-4)
  • Hubert Duyker, Grands vins de Bourgogne, Fernand Nathan, Paris, 1980, 200 pages (ISBN 2-09-284 562-4)
  • André Dominé, Le Vin, éditions Place des Victoires, Paris, 2000, 928 pages (ISBN 2844591086)
  • Marie-Anne Trémeau-Böhm, Givry et ses environs, éditions JPM, 2005, 400 p. (ISBN 2-84786-036-3)
  • Gérard Guénot, Givry près l'Orbise, revue « Images de Saône-et-Loire » no 21 (avril 1974), p. 3-6.

Notes et références

Notes

  1. La liste s’interrompt après le 19 novembre, le vicaire ayant probablement été atteint à son tour.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

Le Journal de Saône-et-Loire

  1. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 28 mars 2011, Canton de Givry, p. 9.
  2. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 21 mars 2011, Canton de Givry, p. 10.
  3. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 22 mars 2010, Canton de Givry, p. 8.
  4. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 15 mars 2010, Canton de Givry, p. 7.
  5. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 8 juin 2009, Canton de Givry, p. 7.
  6. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 11 juin 2007, Canton de Givry, p. 18.
  7. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 18 juin 2007, Canton de Givry, p. 20.
  8. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 7 mai 2007, Canton de Givry, p. 18.
  9. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 23 avril 2007, Canton de Givry, p. 19.
  10. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 14 juin 2004, Canton de Givry, p. 4.
  11. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 29 mars 2004, Canton de Givry, p. 10.
  12. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 22 mars 2004, Canton de Givry, p. 10
  13. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du mardi 23 mars 2004, Canton de Givry, p. 8.
  14. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 10 juin 2002, Canton de Givry, p. 16.
  15. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 17 juin 2002, Canton de Givry, p. 14.
  16. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 22 avril 2002, Canton de Givry, p. 14.
  17. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 14 juin 1999, Canton de Givry, p. 4.
  18. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 23 mars 1998, Canton de Givry, p. 6.
  19. Le Journal de Saône-et-Loire : supplément de l'édition du lundi 26 mai 1997, Canton de Givry, p. 24.
  20. a et b Le Journal de Saône-et-Loire, édition du lundi 17 mars 2008, supplément sur les municipales, Givry, p.  3.
  21. Le Journal de Saône-et-Loire, édition du lundi 17 mars 2008, supplément sur les municipales, Givry, p.  1.
  22. Cahier spécial Le Journal de Saône-et-Loire du 24 mars 2014, Municipales 2014, p.  5
  23. Le Journal de Saône-et-Loire, 28 mars 2016, Givry : Danse Pompon (Elles ont le titre de championnes d'Europe), p.  20
  24. Le Journal de Saône-et-Loire, 7 avril 2015, Édition de Chalon, Givry : Starlett Club, un retour triomphal, p.  10
  25. Le Journal de Saône-et-Loire, 3 avril 2018, Édition de Chalon, Givry : Les pompons en or du Givry Starlett Club ont fait des étincelles à l'étranger, p.  17
  26. Le Journal de Saône-et-Loire, 26 mai 2015, Édition de Chalon, Givry : Le Starlett club sublime son palmarès à Sélestat, p.  9
  27. Le Journal de Saône-et-Loire, 8 juin 2017, Édition de Chalon, Givry : Deux nouveaux titres nationaux pour les filles du Starlett club, p.  19
  28. Le Journal de Saône-et-Loire, 24 mai 2018, Édition de Chalon, Givry : Triplé national historique au Starlett club, p.  17

Site de Geneanet

  1. « Alexandre de Bourgogne-Montagu », sur Geneanet, arbre de Jacques Chanis
  2. « Huguette de Bourgogne-Montaigu », sur Geneanet, arbre de Marie-Claire Bauche
  3. « Bernard III de Montbard », sur Geneanet, arbre de Louis Brun
  4. « Marguerite de Cortiamble », sur Geneanet
  5. « Liébault de Traves de Choiseul », sur Geneanet, arbre de Guillaume de Wailly

Site de Racines et Histoires

Marie-Anne Trémeau-Böhm, Givry et ses environs

  1. Marie-Anne Trémeau-Böhm : Givry et ses environs, Givry, p.  44.
  2. a, b et c Marie-Anne Trémeau-Böhm : Givry et ses environs, Givry, p.  45.

Livres, ouvrages, magazines

  1. André Dominé : Le vin, « La Bourgogne », p. 181.
  2. Marcel Lachiver, op. cit., p. 37-38.
  3. Henri Cannard : AOC Mercurey, Le vignoble d'hier, p.  27.
  4. a, b, c, d et e Hubert Duyker (édition "Fernand Nathan") : Grands vins de Bourgogne, Givry, p.  152.
  5. a et b La Saône-et-Loire : Les 573 communes, Givry, p.  103.
  6. « Le télégraphe Chappe en Saône-et-Loire (1799-1853) », article de Pierre Laffont paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 84 (hiver 1990-1991), pages 17 à 24.
  7. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Éd. Larousse, 1968.
  8. Gras, 1939, op.cit.
  9. a, b, c et d Bourgogne Aujourd'hui no 78, p.  34.
  10. Source : Robert Tatheraux, Nos chercheurs : Louis Armand-Calliat, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 31 (novembre 1976), pp. 20-21.

Autres références

  1. Archives climatologiques mensuelles - Dijon (????-1990)
  2. Archives climatologiques mensuelles - Mâcon (1961-1990)
  3. Yves Renouard, « Conséquences et intérêt démographique de la Peste noire de 1348 », Population, 1948, Volume 3, numéro 3, p. 462.
  4. « Seigneurs et dames qui tenaient Givry, p. 17-24, puis 25-26 pour la baronnie de Cortiambles », sur Notice historique sur la ville de Givry et ses hameaux, par Léonce Lex, chez L. Adam à Chalon, 1892
  5. « Un primitif tiré de l'oubli, le panneau de Philippe Pot de N-D de Dijon, par Jean-Bernard de Vaivre, p. 816 », sur Comptes rendus des séances de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, 2005, 149-2
  6. a, b et c Site de présentation de l'appellation Givry
  7. Site du BIVB
  8. Banque de blason, sur labanquedublason2.com
  9. D'après Brian Timms
  10. « nombre des membres du conseil municipal des communes », sur Legifrance (consulté le 4 septembre 2011)
  11. Laurent Guillaumé, « Givry : appelez la madame le maire », sur Info-Chalon.com, (consulté le 29 mars 2014)
  12. « Annuaire des juridictions », sur le site du ministère de la justice (consulté le 4 septembre 2011)
  13. Lex, Léonce Enregistrement des décès et des mariages au XIVe siècle, Bibliothèque de l’école des chartes, Tome 51, 1890, p. 376-378. Aussi [1].
    Gras, P. Le registre paroissial de Givry (1334-1357) et la peste noire en Bourgogne ou [2], Bibliothèque de l’école des chartes, Tome 100, 1939, p. 295-308.
    Guillemant, Jean-Philippe Le registre de Givry.
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. Site du Tour de France, page sur l'itinéraire de la 6e étape du Tour de France 2007, consulté le 6 juillet 2011.
  19. « tumulaire », sur Wiktionary
  20. Demeure dont la restauration a été saluée par la remise d'un prix : le Prix régional du patrimoine 2002 (3e prix). Source : Prix régional du patrimoine 2002, article paru dans la revue « Pays de Bourgogne » n° 200 de juillet 2003, pp. 4-5.
  21. Site du Journal de Saône-et-Loire, commémorations des 60 ans de la libération de Givry, consulté le 16 février 2011

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes