Gilbert Poillerat

Gilbert Poillerat
Gilbert Poillerat vers 1935.jpg

Gilbert Poillerat vers 1935.
Naissance
Décès
Nom de naissance
Gilbert Poillerat
Nationalité
Française
Activités
Maître ferronnier d’art
Autres activités
une collection de sulfures au Musée d'Epinal (Vosges)
Formation
Maître
Compléments
Beau-frère de Jean Maurice Rothschild, architecte décorateur (1902-1998), avec lequel il a collaboré durant toute sa carrière. Jean Maurice a également été élève de l'école Boulle.

Gilbert Poillerat (1902 - ) est un décorateur[1] et maître-ferronnier d’art français. Son travail, souvent inspiré par l’art des XVIIe et XVIIIe siècles, est la marque de l’élégance française. Il excelle aussi dans l’art de la ciselure des médailles.

Éléments de biographie

« Le Fer ne demande pas à être un accessoire, c’est un ornement. »[2]

Gilbert Poillerat sort de l’école Boulle en 1921 et passe huit années auprès d’Edgar Brandt. Il se classe rapidement au premier rang des ferronniers d’art français après s’être consacré d’abord à la ciselure et à la peinture[3].

« Les arabesques de ses balustrades l’ont fait connaître au public. Elles sont, comme une écriture ailée, traversées de souvenirs et de douces visions de l'enfance. Ses hauts vantaux de bronze, décorés de motifs robustes et gracieux, tournent sans secousse. »[4]
« «Sa grande époque est certainement celle qui va des années 30 aux années 50. Là, il innove avant les autres. »[5]

Entre 1948 et 1952, Gilbert Poillerat réalise pour son ami Georges Zérapha des cartons de papier-peint en édition d’art pour une collection de prestige destinée au grand public. S’y côtoient des dessins de Leonor Fini, des esquisses de Maurice Brianchon, Jacques Flandin, René Fumeron, Colette Guéden, Simone Godquin, Odette Martin Girard et Raymond Peynet.

Œuvres remarquables

La façade de la grande synagogue de la Paix à Strasbourg. 1960.

La grande synagogue de la Paix de Strasbourg, dont les travaux de ferronnerie de Gilbert Poillerat jouent un rôle essentiel dans l’ensemble de la synagogue : la grande claire-voie étoilée de la façade, où s’inscrit le portail avec des motifs symbolisant les Douze tribus d’Israël ; les portes des bas-côtés donnant sur le parvis, l’Arche sainte, les candélabres, la chaire, les stalles, les lampes de deuil sont exécutés dans ses ateliers ; seul le candélabre de l’Oratoire des Jeunes est réalisé, sur son dessin, par les élèves de l’école professionnelle ORT de Strasbourg[8].

Notes et références

  1. Décorateur est le nom que l’on donnait entre la fin du XIXe siècle (surtout dans l’Art nouveau) et la première moitié du XXe aux artistes qui concevaient des meubles et des objets décoratifs par le biais de dessins qu'ils donnaient ensuite aux artisans (ébénistes, ferronniers, sculpteurs, céramistes, etc.) pour leur conception finale.
  2. Gilbert Poillerat in Images de France, no 98, juillet 1943.
  3. Le Mobilier national possède plusieurs œuvres de Gilbert Poillerat, notamment le mobilier du Maréchal de Lattre de Tassigny, les consoles exécutées pour le Président Vincent Auriol.
  4. Marina Paul-Bousquet, Gilbert Poillerat in Images de France, no 98, juillet 1943.
  5. Elisabeth Vedrenne Careri, « Le savoir-fer de Poillerat », Beaux Arts Magazine,‎ no 84, novembre 1990, p. 130-133
  6. Béatrice de Rochebouët, « Paris, reine indétronable de l'Art déco », Le Figaroscope, semaine du 16 au 22 octobre 2013, p. 4-6.
  7. « Gilbert Poillerat | Collections du Musée national des beaux-arts du Québec », sur collections.mnbaq.org (consulté le 3 février 2019)
  8. Hans Haug, De la première synagogue à la Synagogue de la Paix in La Synagogue de la Paix, Strasbourg 1958, Impr. Dernières Nouvelles d’Alsace. D.L. mars 1959/90.039.

Bibliographie

  • François Baudot, Gilbert Poillerat : maître ferronnier, Paris, Éditions Charles Moreau, , 248 p. (ISBN 978-2-909-45806-9)

Liens externes