Gian Giorgio Trissino

Gian Giorgio Trissino
Vincenzo Catena Portrait of Gian Giorgio Trissino.jpg

Portrait par Vincenzo Catena

Biographie
Naissance
Décès
(à 72 ans)
Rome
Activités
Œuvres réputées
L'Italia liberata dai Goti (), Sofonisba

Gian Giorgio Trissino dit Le Trissin (né le à Vicence; en Vénétie - mort le (à 72 ans) à Rome) était un écrivain et poète italien de la Renaissance.

Biographie

Trissino fut chargé par Léon X de diverses négociations à Venise, au Danemark, en Allemagne.

Il jouit aussi de la faveur de Clément VII, mais eut dans sa vieillesse de graves et ruineux procès à soutenir, notamment contre un fils qu'il avait eu d'un premier lit.

Linguistique

Trente ans après Antonio de Nebrija mais 30 ans avant Ramus, Trissino propose en 1524 une réforme de l'alphabet italien par laquelle les deux formes existantes de « I » et de « V » mènent à la création de deux lettres distinctes : « i » et « j », ainsi que « u » et « v » (en plus de la création des majuscules correspondantes « J » et « U »). Trissino propose également, avec moins de succès cette fois, d'utiliser les deux formes du « S » ainsi que les lettres grecques « ε » et « ω » pour distinguer les deux sons correspondants à chacune des lettres « S », « E » et « O »[1].

Le dramaturge

Il composa pour le pape Léon X la tragédie Sophonisbe : il y eut d'abord une lecture publique devant ce pape, puis une publication (1524). La source en est Tite-Live. Cette pièce fut représentée à Blois. Les rôles étaient tenus par Élisabeth de France, Claude de France et Marie Stuart. Une seconde représentation eut lieu à la cour. Gilles Corrozet la publia en 1559 (imprimeur Philippe Danfrie).

Œuvres

Les principaux ouvrages de Gian Giorgio Trissino sont :

  • l'Italie délivrée des Goths par Bélisaire, poème épique
  • la comédie de Mnechmes,
  • la tragédie de Sophonisbe (1515),
  • outre des sonnets et des canzones.

Ses Œuvres complètes ont été publiées à Vérone, 1729, 2 volumes petit in-fol.

Trissin n'est bien connu que comme auteur de la première tragédie régulière et comme ayant été des premiers à employer les versi sciolti ou vers non rimes. Sa Sophonisbe a été plusieurs fois traduite en français et imitée par Marot, Corneille, Voltaire et Alfieri.

Notes et références

  1. Gian Giorgio Trissino, Epistola de le lettere nuovamente aggiunte alla lingua italiana (littéralement : Épîtres à propos des lettres nouvellement ajoutées à la langue italienne), 1524

Sources

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