Germaine Dermoz

Germaine Dermoz
Nom de naissance Germaine Deluermoz
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Française
Décès (à 78 ans)
Paris
Profession Actrice
Films notables La Souriante Madame Beudet

Germaine Dermoz (de son vrai nom Germaine Deluermoz) est une actrice française, née le à Paris Ier[1] et morte le à Paris XVe.

Biographie

Elle fit du théâtre chez Réjane, Firmin Gémier et ses nombreuses tournées théâtrales l'ont conduite, avant la première guerre mondiale, en Argentine, en Russie. Elle raconte dans ses mémoires[2] les conditions périlleuses dans lesquelles un jour, elle et ses camarades ont dû franchir la Cordillère des Andes à dos d'âne, à flanc de montagne sur des sentiers étroits, se résignant à jeter une partie de leurs costumes sur les pentes enneigées. A Saint-Pétersbourg, elle a joué devant le Tsar Nicolas II et essuyé les premiers tirs de la révolution d'octobre 1917. Contrairement à certaine assertion, elle n'a jamais appartenu à la troupe de la Comédie-Française. Sa carrière cinématographique se déroula en grande partie au temps du muet. S'il fallait retenir un seul film de cette époque, ce serait sans conteste le chef-d'œuvre de Germaine Dulac, La Souriante Madame Beudet, manifeste féministe et réalisation d'avant-garde. Toujours dans ses mémoires, Germaine Dermoz raconte l'appréhension qui l'avait saisie lorsque le film fut diffusé quarante ans plus tard à la télévision française et sa surprise de constater que son jeu n'avait pas l'outrance et le grotesque redoutés qui caractérisaient alors l'interprétation des acteurs du muet.

Entre les deux guerres, elle préféra se consacrer presque exclusivement au théâtre. Elle joua sur les plus grandes scènes parisiennes, y connut d'immenses succès dans des pièces d'auteurs contemporains : André Josset, Henri-René Lenormand, Charles de Peyret-Chappuis, Jean Cocteau. Le 14 novembre 1938, elle créa le personnage d'Yvonne dans Les Parents terribles de Cocteau, auprès de Gabrielle Dorziat et du tout jeune Jean Marais, remplaçant quasiment au pied levé Yvonne de Bray pour qui le rôle avait été écrit mais qui, souffrant d'un grand chagrin de cœur, n'était plus capable de jouer.

Elle mena parallèlement une carrière cinématographique plus relâchée, n'acceptant des propositions de tournage que si elles ne compromettaient pas ses engagements au théâtre. Citons Le Bal dans lequel elle donna la réplique à Danielle Darrieux dont c'était le premier film. Elle fut aussi, en 1950, Madame Husson, une admirable dame d'œuvre, auprès d'un Bourvil niaiseux à souhait dans le film Le Rosier de Madame Husson.

Elle était la sœur de Jeanne Louise Deluermoz dite Jeanne Delvair (1877-1949), actrice à la Comédie-Française, et du peintre animalier Henri Deluermoz (1876-1943), illustrateur, entre autres, d'une des premières éditions françaises de Le Livre de la jungle, de Rudyard Kipling.

Après un premier mariage, Germaine Dermoz a épousé en secondes noces le comédien Jean Galland[3] dont elle a ensuite divorcé[4]. De son premier mariage, Germaine Dermoz a eu une fille, Claude, et de son second, une autre fille, Anne-Marie. Elle était également, de par son premier mariage, la tante par alliance de la comédienne Annabella, dite "Zette" pour les intimes, avec laquelle elle conserva des liens affectueux jusqu'à la fin de sa vie [5]. La journaliste Hélène Lazareff, le comédien Noël Roquevert et son épouse, la comédienne Paulette Noizeux ont compté parmi les amis intimes de Germaine Dermoz.

Filmographie

Théâtre

Notes et références

  1. [Archives numérisées de l'état-civil de Paris ; 1er arrondissement, année 1888, acte n° 680
  2. dont je détiens un exemplaire, l'original étant à la BNF
  3. Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir et Blanc - 250 acteurs français du cinéma français 1930-1960, Paris, Flammarion, 2000, pp. 191-192
  4. mention des deux mariages et du divorce en marge de son acte de naissance
  5. d'après sa fille Anne-Marie, ma cousine
  6. Photo dans Le Matin du 29/12/1941

Voir aussi

Bibliographie

  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens disparus, éd. Yvan Foucart, 2007 (nlle édition) ; 1re éd. 2000.

Lien externe