Georges Cabanier

Georges Cabanier
Naissance
Grenade (Haute-Garonne)
Décès (à 69 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de la France Forces françaises libres
Arme Marine
Grade French Navy-Rama NG-OF9.svg Amiral
Années de service 1925-1975
Commandement Sous-marin Rubis
Croiseur-auxiliaire Cap des Palmes
École navale
Croiseur-école Jeanne d'Arc
Conflits Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine
Distinctions Grand Croix de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Grand Croix de l'Ordre national du mérite
Croix de guerre 1939-1945
Croix de Guerre TOE
Distinguished Service Order(GB)
Legion of Merit (USA)

Georges Cabanier (Grenade, - Paris, ) est un militaire français, compagnon de la Libération. Marin issue de l'école navale, il s'illustre notamment comme commandant du sous-marin Rubis lors de la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, il occupe de hautes fonctions au service de la marine nationale française puis est grand chancelier de la Légion d'honneur.

Biographie

Avant-guerre

Georges Cabanier naît le à Grenade en Haute-Garonne au sein d'une famille de propriétaires terriens[1]. Il choisit la carrière des armes et intègre l'école navale en 1925[2]. A l'issue de sa formation initiale, il embarque en 1927 sur le croiseur-école Jeanne d'Arc avec le grade d'enseigne de vaisseau de 2e classe[3]. Il est ensuite muté sur les aviso Du Couëdic et aviso Duperré puis sur le transporteur Seine[1]. En 1930, il navigue au large des Antilles, des Bermudes, de Terre-Neuve et des Açores à bord de l'aviso Aldébaran[2]. Il s'oriente par la suite vers une carrière de sous-marinier et entre à l'école des officiers-torpilleurs à l'issue de laquelle il embarque, en 1932, à bord du sous-marin Achéron, puis du Saphir[3]. Promu lieutenant de vaisseau en 1934, il est muté sur l'Orion puis en 1936 sur le Surcouf. En 1938, il prend le commandement du sous-marin Rubis à bord duquel il se trouve à Bizerte lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate[1].

Seconde Guerre mondiale

Au début de l'année 1940, le Rubis est envoyé en Grande-Bretagne où il est basé à Harwich puis à Dundee. Au moment où la France signe l'armistice, Georges Cabanier , est en mission sur les côtes de Norvège où il mouille des mines dans le chenal de Trondheim[1]. De retour à la base le , lui et son équipage apprennent la défaite et décident de rallier la France libre. Poursuivant ses missions sur les côtes norvégiennes, Cabanier est promu capitaine de corvette en et muté en dans le Pacifique où il est commandant de la défense du secteur puis chef d'état-major de l'amiral Thierry d'Argenlieu, Haut-commissaire des possessions françaises du Pacifique[2]. Passé capitaine de frégate en , il prend le commandement du croiseur-auxiliaire Cap des Palmes avec lequel il est intégré à la 3e flotte des États-Unis et participe à des missions d'escorte et de convoyage au large de la Nouvelle-Calédonie et des Nouvelles-Hébrides[3]. En , Georges Cabanier est désigné pour faire partie de la délégation française à la conférence de San Francisco puis, de retour en France en , il prend le commandement de l'École navale[1].

Après-guerre

Capitaine de vaisseau en , il est désigné comme commandant du navire-école Jeanne d'Arc en 1947 puis en est envoyé en tant qu'attaché naval à Washington où il reçoit ses étoiles de contre-amiral en [2]. Revenu en France, il est secrétaire général adjoint de la défense nationale de à , date à laquelle il prend le commandement de la marine en Indochine[1]. Il revient en métropole en pour devenir chef de l'état-major particulier du secrétaire d'état à la marine puis il prend le commandement du Groupe d'action anti-sous-marins en novembre, quelques jours après être passé vice-amiral[3]. En 1957, alors que son ancien sous-marin le Rubis est destiné à être ferraillé après son désarmement en 1949, Georges Cabanier se bat pour que le vaisseau Compagnon de la Libération ne finisse pas sous les chalumeaux. Il obtient que le bâtiment soit coulé avec les honneurs au large des côtes françaises et servent de cible sonar pour la marine nationale. Chef d'état-major de la défense nationale au sein du gouvernement de Gaulle en , il est promu Vice-amiral d'escadre en novembre puis amiral le [1]. A la même date, il est nommé chef d'état-major de la marine, fonction qu'il occupe jusqu'au [2]. Passé dans la 2e section des officiers généraux, il est membre de l'académie de marine et grand chancelier de la Légion d'honneur de 1969 à 1975[3]. Georges Cabanier meurt le à Paris. Ses cendres ont été dispersées au large du cap Camarat au-dessus de l'épave du Rubis qu'il avait commandé[1].

Décorations

Grand-Croix de la Légion d'honneur Compagnon de la Libération Grand-Croix de l'ordre national du Mérite Croix de Guerre 1939-1945 Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs
Médaille de la Résistance
Avec rosette
Croix du combattant volontaire de la Résistance Chevalier de l'ordre des Palmes académiques Commandeur de l'ordre du Mérite maritime Médaille coloniale
Avec agrafe "Extrême-orient"
Médaille commémorative des services volontaires dans la France libre Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945 Médaille commémorative de la campagne d'Indochine Grand-Croix de l'ordre de l'Étoile noire Grand Officier de l'ordre du Nichan El Anouar
Distinguished Service Order
(Royaume-Uni)
Commandeur de la Legion of Merit
(États-Unis)
Croix de guerre norvégienne
Avec épée
Médaille de la participation à la défense 1940-1945
(Norvège)
Grand-Croix de l'ordre royal de l'épée
(Suède)
Commandeur de l'ordre de Dranneborg
(Danemark)
Grand-Croix de l'ordre d'Orange-Nassau
(Pays-Bas)
Grand-Croix de l'ordre du mérite
(Allemagne)
Grand-Croix avec ruban bleu de l'ordre du mérite militaire
(Espagne)
Grand-Croix de l'ordre militaire d'Aviz
(Portugal)
Grand-Croix de l'ordre de l'Infant Dom Henri
(Portugal)
Commandeur de l'ordre du mérite
(Italie)
Grand Commandeur de l'ordre de Georges 1er
(Grèce)
Grand-Croix de l'ordre de Polonia Restituta
(Pologne)
Ordre de l'Étoile
(Roumanie)
Grand Cordon de l'ordre national du Cèdre
(Liban)
Grand officier de l'ordre du Ouissam Alaouite
(Maroc)
Commandeur de l'ordre du Nichan Iftikar
(Tunisie)
Grand Cordon de l'ordre de la République
(Tunisie)
Grand-Croix de l'ordre du Lion et du Soleil
(Perse)
Grand Officier de l'ordre du Léopard
(Zaïre)
Grand Officier de l'ordre de l'Étoile équatoriale
(Gabon)
Grand Officier de l'ordre du Léopard
(Congo)
Grand Officier de l'ordre du mérite
(Centrafrique)
Grand Officier de l'ordre national du Mono
(Togo)
Grand-Croix de l'ordre national de Haute-Volta
(Haute-Volta)
Commandeur de l'ordre national
(Mali)
Grand-Croix de l'ordre national du mérite
(Madagascar)
Grand-Croix de l'ordre royal du Sahametrei
(Cambodge)
Grand-Croix de l'ordre de Mai
(Argentine)
Ordre de l'Aigle aztèque
(Mexique)
Grand-Croix de l'ordre du mérite naval
(Pérou)
Grand-Croix de l'ordre équestre
(Ordre du Saint-Sépulcre de Jérusalem)
Chevalier de Grâce Magistrale
(Ordre souverain de Malte)
Grand-Croix du mérite militaire avec épée
(Ordre souverain de Malte)

Hommages

Une rue de Grenade, sa ville natale, a été baptisée en son honneur.

Publications

Références

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Biographie - Ordre National de la Libération »
  2. a, b, c, d et e Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, (ISBN 2-262-01606-2)
  3. a, b, c, d et e Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, (ISBN 2-356-39033-2)

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jean-Louis Maurette, L'épopée des sous-marins Narval et Rubis : Une histoire héroïque de la France Libre, Éditions du Grand Blockhaus, (ISBN 2-918-50504-8).
  • Georges Cabanier, Croisières périlleuses, Paris, Éditions Presses de la Cité, .
  • Jean-Christophe Notin, 1061 compagnons : Histoire des Compagnons de la Libération, Éditions Perrin, , 822 p. (ISBN 2-262-01606-2).
  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des Compagnons de la Libération, Elytis, , 1230 p. (ISBN 2-356-39033-2).

Liens externes