Gendarmerie d'ordonnance de la Garde impériale

Gendarmerie d'ordonnance de la Garde impériale
image illustrative de l’article Gendarmerie d'ordonnance de la Garde impériale
Un détachement de gendarmes d'ordonnance, par Édouard Detaille, 1894.

Création 1806
Dissolution 1807
Pays Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de l'Empire français Empire français
Branche Grande Armée
Rôle Cavalerie
Effectif 400 hommes
Fait partie de Garde impériale
Guerres Campagne de Prusse et de Pologne
Batailles Bataille de Guttstadt
Commandant Mathieu-Paul-Louis de Montmorency-Laval

La gendarmerie d'ordonnance de la Garde impériale est une unité de cavalerie de l'armée française rattachée à la Garde impériale en 1806. Composée uniquement de riches gentilshommes issus des grandes familles de l'Ancien Régime, ce corps à l'existence éphémère participera à la bataille de Guttstadt et à quelques autres petits engagements, avant d'être dissous en juillet 1807. À savoir que l'appellation « gendarmes » pour cette unité n'est pas en rapport avec la gendarmerie, mais avec l'ancienne désignation de « gens d'armes » qui se rapproche du temps de la monarchie.

Organisation

À sa création en septembre 1806, la gendarmerie d'ordonnance est composée de 2 escadrons divisés chacun en deux compagnies de 80 hommes à effectif théorique, mais en pratique, le nombre variait selon les compagnies. Mais même avec un bel enthousiasme de la noblesse, jamais les gendarmes d'ordonnance n'atteignirent l'effectif total prévu par Napoléon. Durant leur courte existence, l'unité ne dépassa jamais 400 gendarmes[1]. Il était prévu qu'une compagnie à pied serait formée, mais cette dernière n'aura jamais la consistance espérée, les nobles préférant par usage la cavalerie.

Campagne de Pologne

Entraînés par le major Berret du 9e cuirassiers[1], les gendarmes d'ordonnance sont engagés à la bataille de Guttstadt contre les cosaques russes : l'unité y perd deux gendarmes tués et cinq autres blessés, mais réussit à mettre en complète déroute les cavaliers ennemis, recevant les félicitations de Napoléon. Ils font partie des troupes françaises qui entrent dans Stettin le 11 février. Ils participent ensuite à divers engagements, notamment à Kolberg, en mars 1807. La fin de la campagne avec la bataille de Friedland voit aussi la dissolution des gendarmes d'ordonnances, qui prend effet le 23 octobre 1807.

Au sein de la Garde

Les gendarmes d'ordonnance, étant issus de familles fortunées, sont plutôt mal vus par le reste de la Garde impériale, essentiellement constituée de soldats provenant des classes moyennes voire du monde paysan. Il semble que les gendarmes ne se soient jamais montrés prétentieux vis-à-vis des autres unités. Toutefois, ces jalousies s'estompèrent quelque peu après la bataille de Guttstadt, qui démontra le courage certain de ces nobles combattants[réf. nécessaire].

Uniformes

Issus des grandes familles nobles et donc riches, les gendarmes d'ordonnance doivent pour cette raison s'équiper eux-mêmes à leur frais. L'ensemble de l'équipement coûtait environ 1 900 francs[2], et était donc bien réservé à ces personnes aisées qu'étaient les membres de l'unité.

Pour la troupe, l'uniforme consistait en une veste à boutons blancs avec collet, retroussis et parements en pointe verts. L'aiguillette à droite et le galon en trèfle à gauche, tous deux de couleur argent. Le gilet est à dominante écarlate, le pantalon à nœuds d'argent et les bottes noires à la hongroise[3]. La coiffure consiste en un shako noir à visière, cordons et jugulaires en argent, surmonté d'un plumet blanc et orné d'une plaque en cuivre. Les buffleteries sont noir et rouge, tout comme la giberne. L'armement consiste en un sabre recourbé de la cavalerie légère en acier, complété par un mousqueton modèle 1777. La selle comprend la chabraque et le portemanteau vert à galon d'argent[3].

On peut voir des similitudes entre l'uniforme des gendarmes d'ordonnance et celui des chasseurs à cheval de la ligne.

Historique des batailles de l'unité

Personnalités ayant servi à l'unité

Notes et références

Voir aussi