Għajn Qajjet

Għajn Qajjet
Tombes à Għajn Qajjet
Tombes à Għajn Qajjet
Localisation
Pays Drapeau de Malte Malte
Type Nécropole
Coordonnées 35° 53′ 09″ nord, 14° 23′ 11″ est

Géolocalisation sur la carte : Malte

(Voir situation sur carte : Malte)
Għajn Qajjet
Għajn Qajjet
Histoire
Époque Civilisation carthaginoise

Għajn Qajjet (ou Għajn Qajjied) est un site archéologique composé de plusieurs tombes d'époque punique, situé près de la ville de Rabat à Malte.

Découverte du site

Le site de Għajn Qajjet est situé à l'ouest de Rabat, dans une vallée particulièrement fertile de la région[1].

La première tombe du site est mise à jour par Themistocles Zammit en 1934, elle contenait une boucle de cuivre[1].

J. G. Baldacchino qui va fouiller le site va dégager en tout 20 tombes puniques : 8 ont déjà été pillées, 7 ne contiennent aucun objet mais 5 sont découvertes intactes[1].

La chambre funéraire

Le 22 septembre 1950, des ouvriers creusant une tranchée dans la route tombent sur une importante chambre funéraire, creusée dans la roche, mesurant 3,6 m sur 3 m sur 1,7 m de hauteur. Le fond de la chambre a été creusé à m mètres sous la surface du sol, l'accès se faisant par une série de 21 marches creusées dans la roche. La porte d'entrée de la chambre était fermée par une large dalle de pierre dressée verticalement. À l'intérieur de la chambre est installé une vaste dalle de globigérine (dimension : 1,9 m x 1,7 m x 12 cm d'épaisseur) sur laquelle reposaient deux squelettes humains adultes, un mâle et un femelle. D'autres ossements d'animaux reposaient à côté de la dalle.

Matériel exhumé

Auprès des membres des squelettes sont retrouvés cinq bracelets d'argent et deux de bronze, quatre bagues d'argent, quatre tiges de fer en forme de clef et une perle de feldspath[2]. C'est, avec celle découverte en 1934, les deux seules tombes du site à contenir des ornements personnels[1].

Plusieurs poterie antiques sont également retrouvés. Les datations des divers artéfacts se divisent en deux périodes, la seconde moitié du VIIIe siècle av. J.C. pour la plupart[1], donnant la date approximative de la tombe d'une part et quelques autres éléments datés du IIe siècle, suggérant une réutilisation ultérieure de la sépulture[2].

Parmi les objets de céramiques se distinguent deux importants vases grecs[3] :

  • un kylix proto-corinthien de la fin du VIIIe siècle av. J.C.
  • un kylix de Grèce orientale décoré de dessins d'oiseaux datant de la fin du VIIIe siècle ou du début du VIIe siècle av. J.C.

Un élément d'un porte-torche en bronze est également découvert, il est daté du début du VIIe siècle av. J.C. et appartient à un type cypro-phénicien bien connu, similaire à d'autres retrouvés à Sidon, Chypre, Rhodes, Sardaigne et Caere[1].

Les datations retrouvées dans cette tombe correspondent aux plus vieilles traces assurées de la présence phénicienne sur l'archipel maltais[4].

Bibliographie

  • (en) Anthony Bonanno et Daniel Cilia, Malta, Phoenician, Punic and Roman, Malte, Midsea Books ltd, coll. « Malta's Living Heritage », , 360 p. (ISBN 99932-7-035-0)
  • (en) George A. Said-Zammit, « The Phoenician and Punic Necropoleis of Rabat, Malta », Melita Historica, vol. 13, no 2,‎ , p. 117-146 (lire en ligne)
  • (en) J. G. Baldacchino et T. J. Dunbabin, « Rock Tomb at Ghajn Qajjet, near Rabat, Malta », Papers of the British School at Rome, vol. 21,‎ , p. 32-41 (lire en ligne)

Notes et références

  1. a, b, c, d, e et f (en) George A. Said-Zammit, « The Phoenician and Punic Necropoleis of Rabat, Malta », Melita Historica, vol. 13, no 2,‎ , p. 117-146 (lire en ligne)
  2. a et b (en) J. G. Baldacchino et T. J. Dunbabin, « Rock Tomb at Ghajn Qajjet, near Rabat, Malta », Papers of the British School at Rome, vol. 21,‎ , p. 32-41 (lire en ligne)
  3. (en) Claudia Sagona, Punic Antiquities of Malta and Other Ancient Artefacts Held in Ecclesiastic and Private Collections, Peeters Publishers, , 374 p. (lire en ligne), p. 9
  4. Claudia Sagona, « The Archaeology of Punic Malta, Ancient Near Eastern Studies Supplement 9, 2002 [compte rendu] », Topoi, vol. 12, no 2,‎ , p. 487-496 (lire en ligne)