Gérard Lollier

Gérard Lollier
Description de l'image Gerard Lollier.jpg.
Naissance
Le Perreux-sur-Marne
(Val-de-Marne)
Décès (à 77 ans)
Gattières (Alpes-Maritimes)
Nationalité Drapeau de France Français
Pays de résidence France
Activité principale
directeur sportif de la FSCF
Autres activités
journaliste sportif
Distinctions
Legion Honneur Chevalier ribbon.svg chevalier de la Légion d’honneur,
Ordre national du Merite Chevalier ribbon.svg officier de l’ordre du Mérite,
Palmes academiques Chevalier ribbon.svg chevalier des palmes académiques,
Medaille de la Jeunesse et des Sports Or ribbon.svg médaille d'or de la jeunesse et des sports
Conjoint
Odette Lollier
Descendants
Martine Ruiz née Lollier (fille),
Vincent Ruiz (petit-fils),
Danièle Ruiz (petite-fille)

Gérard Lollier, né le au Perreux-sur-Marne (Val-de-Marne) et mort à l'âge de 77 ans le à Gattières (Alpes-Maritimes), près de Vence, est un dirigeant permanent de la Fédération sportive de France puis de la Fédération sportive et culturelle de France.

Fortement investi par ailleurs dans des mandats locaux, il est également bien connu au niveau national pour ses engagements dans les domaines du tennis de table, du basket-ball et de la presse écrite sportive.

Biographie

Gérard Lollier commence sa carrière sportive en 1937 au patronage paroissial Saint-Jean-Baptiste du Perreux[1] où il commence à prendre des responsabilités qui l'amènent à s'engager dès 18 ans à l'Union départementale de la Seine. Cet engagement se poursuit de 1954 à 1959 par la présidence de la commission fédérale de tennis de table de la Fédération sportive de France (FSF)[J 1], future Fédération sportive et culturelle de France (FSCF).

La FSF puis la FSCF

Il accepte en 1960 le poste de secrétaire général-adjoint où il seconde Robert Pringarbe au secrétariat sportif[J 2] jusqu'à son départ à la retraite en 1983[LJ 1]. Dès 1963 il impulse un grand tournoi populaire de tennis de table, les Premiers pas pongistes de la Fédération sportive de France, ouvert aux non licenciés[J 3]. Après avoir connu diverses mutations, cette initiative est reprise par la Fédération française de tennis de table (FFTT) en 1967[J 4]. Les commissions FSCF de football, de basket-ball et d'athlétisme profitent également de ses talents d'organisateur[LJ 2].

La FSF lui doit aussi l'organisation des matinées sportives récréatives pour les scolaires, initiée par Robert Pringarbe. Dans le cadre de cette organisation, de 1963 à 1977, le parc des Princes, la Cipale, le palais des sports de la porte de Versailles, le stade Pierre-de-Coubertin et le stade Yves-du-Manoir de Colombes accueillent successivement plusieurs centaines de milliers de jeunes[LJ 2]. Les plus grands champions du moment et grands présentateurs de la radio et de la télévision l'assurent de leur participation bénévole[J 5].

Pendant les 23 ans de vie professionnelle au service de la FSF puis de la FSCF, il œuvre sous les présidences successives de Gilbert Olivier, Guy Fournet et Jacques Gautheron. Ceux-ci lui laissent la plus grande liberté pour promouvoir, outre le tennis de table, la fédération auprès des médias et du mouvement sportif national et francilien. Aussi son activité de dirigeant sportif déborde largement le seul cadre fédéral.

Autres fonctions et responsabilités

Élu au comité directeur de la FFTT de 1953 à 1966, il y assure la promotion de la discipline auprès des médias[1]. Il y revient après sa retraite et préside le comité de la Ligue d'Île-de-France de 1988 à 1996. Il est élu à nouveau au comité directeur fédéral de 1992 à 1996[2].

Il participe aussi activement au développement de l'Alsace de Bagnolet dont il assume la présidence pendant 7 ans, de 1972 à 1979, après en avoir été le secrétaire général. Membre de l'Association des clubs de basket-ball[LJ 2], il est chargé, grâce à l'expérience et la réputation acquises au tennis de table, des relations publiques de la Fédération française de basket-ball (FFBB) de 1983 à 1985[1].

De 1994 à 2000 il préside la commission média/communication du Comité national olympique et sportif français (CNOSF), fonction qui consacre sa seconde carrière de journaliste sportif sous le pseudonyme de Gérard Henry. Il est également responsable des revues Francophonie pongiste et Île-de-France magazine[2].

Engagements locaux

Élu au conseil municipal du Perreux dès 1959, il y exerce la fonction d'adjoint aux sports de 1966 à 1972. Cet engagement local l'amène à siéger au Comité d'action et de développement de la région est de Paris (CADREP)[2].

Il prend sa retraite à Vence en 2001 et se met aussitôt à la disposition du Vence basket-club dont il assure le secrétariat général. Il assume cette charge, jusqu'à son décès, avec celle de membre de diverses commissions extra-municipales[2].

Activités internationales

De 1970 à 1995, il est membre de la fédération internationale de tennis de table (ITTF). En 1983, année de sa retraite, il est commissaire général du tournoi préolympique et exerce les mêmes fonctions lors des jeux pongistes de la francophonie de 1992 et 1994[2].

En 1979, il est le seul journaliste occidental accrédité pour les championnats du monde de tennis de table de Pyongyang en Corée du Nord[1].

Notoriété

Gérard Lollier est :

  • Medaille de la Jeunesse et des Sports Or ribbon.svg titulaire de la médaille d'or de la jeunesse et des sports en 1977 après la médaille d'honneur décernée dès 1959 ;
  • Ordre national du Merite Chevalier ribbon.svg chevalier de l'ordre du Mérite en 1978 puis officier en 1991[LJ 3] ;
  • grand prix du dirigeant sportif en 1979[LJ 4] ;
  • grand prix du meilleur dirigeant francilien en 1992 ;
  • plaquette or de la Fédération française de tennis de table en 1996 ;
  • Palmes academiques Chevalier ribbon.svg chevalier des palmes académiques en 1999 ;
  • Legion Honneur Chevalier ribbon.svg chevalier de la Légion d'honneur en 1999[2].

Notes et références

Références

  1. « Au revoir, Gérard », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes, Paris, Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le 5 février 2017), p. 3
  2. a b et c Robert Pringarbe, « Décès : Gérard Lollier », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes,n° 2487, Paris, Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le 16 octobre 2016), p. 45
  3. « Carnet : distinctions », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes, n°2400, Paris, Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le 29 janvier 2017), p. 8
  4. « Carnet : Le prix du dirigeant sportif à Gérard Lollier », sur gallica.bnf.fr, Les Jeunes, n°2274, Paris, Fédération sportive et culturelle de France, (consulté le 10 décembre 2016), p. 3
  • Autres références
  1. a b c et d Pierre Gaveau 2004, p. 6
  2. a b c d e et f Pierre Gaveau 2004, p. 7

Bibliographie

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Pierre Gaveau, « Le journaliste pongiste s'en est allé », La Gazette de l'Amicale des Joueurs et des Internationaux de la Fédération Française de Tennis de Table, no 11,‎ , p. 6-7. 
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 1, Paris, FSCF(à compte d'auteur, imp. Déja-Glmc), (ISBN 9782952838702, notice BnF no FRBNF41363915). 
  • Jean-Marie Jouaret, Petite histoire partielle et partiale de la Fédération Sportive et Culturelle de France (1948-1998), t. 2, Paris, FSCF(à compte d'auteur, imp. Déja-Glmc), (ISBN 978-2-952838-70-2, notice BnF no FRBNF41363915)
  • Jean-Marie Jouaret, La fédération des sections sportives des patronages catholiques de France (1898-1998), Paris, L'Harmattan, (ISBN 978-2-296-55969-1, notice BnF no FRBNF42598758). 
  • Robert Pringarbe, « Décès Gérard Lollier », Les Jeunes, no 2487,‎ , p. 45.