Friedrich Wilhelm Murnau

Friedrich Wilhelm Murnau
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Friedrich Wilhelm Murnau

Nom de naissance Friedrich Wilhelm Plumpe
Naissance
Bielefeld, Empire allemand
Nationalité Drapeau d'Allemagne Allemand
Décès (à 42 ans)
Santa Barbara, États-Unis
Profession Réalisateur
Films notables Nosferatu le vampire,
Le Dernier des hommes,
Faust, une légende allemande,
L'Aurore,
Tabou

Friedrich Wilhelm Murnau, nom d'artiste de Friedrich Wilhelm Plumpe, est un réalisateur allemand, né le à Bielefeld (Allemagne), mort accidentellement le à Santa Barbara (Californie). Il est l'un des maîtres du cinéma expressionniste allemand.

Biographie

Friedrich Plumpe naît dans une famille de la moyenne bourgeoisie allemande ; son père, Heinrich Plumpe, est éditeur de tissus, et sa mère, Ottilie[1], enseignante. Il commence des études de philologie à Berlin et d'histoire de l'art à Heidelberg, mais en 1911, abandonne ses études pour se consacrer au théâtre. Durant la Première Guerre mondiale, il est mobilisé et sert dans l'aviation. Malgré huit crashs, il n'est jamais gravement blessé, mais il est fait prisonnier en Suisse en décembre 1917. En 1919, il retourne dans son pays natal.

Il commence par signer des œuvres sentimentales ou fantastiques qui s'inscrivent dans la tradition du romantisme allemand. Il s'affirme très vite comme un réalisateur de grand talent par un style vif et tourmenté qui évoque l'expressionnisme pictural et poétique. Ce style éclate dans un film resté célèbre, inspiré du Dracula de Bram Stoker, Nosferatu le vampire, sorti en 1922.

Il enchaîne les films forts, entre réalisme et fantastique, et réalise des œuvres majeures, comme Le Dernier des hommes (1924), avec Emil Jannings, et Faust, une légende allemande (1926), qui l'imposent aux côtés de Fritz Lang et Georg Wilhelm Pabst comme une des principales figures du cinéma allemand.

Son travail est remarqué aux États-Unis, où il se rend, invité par les studios de la Fox, et où il réalise L'Aurore, qui est considéré comme son chef-d'œuvre et comme un des plus grands films de l'histoire du cinéma.

Photo de la tombe de Murnau.
Tombe de Murnau au cimetière Sud-Ouest de Stahnsdorf (buste de Manzel).

Décidé à faire carrière aux États-Unis, il y réalise d'autres films dans un style assez réaliste jusqu'à son dernier, d'esprit symboliste, Tabou, tourné en Polynésie et coproduit avec Robert Flaherty. C'est au cours de ce tournage qu'il fait la connaissance du photographe français Émile Savitry et, admiratif de son travail, il l'engage comme photographe de plateau pendant quatre mois. Ce tournage sera émaillé de déboires, perçus par les Maoris comme étant en rapport avec la violation du site sacré de l'île de Motu Tapu par le réalisateur, qui déplaça une pierre sacrée pour poser le pied de sa caméra.

Quelques mois plus tard, à quarante-deux ans, il meurt à la suite d'un accident de la route, une semaine avant la première de Tabou, sa voiture ayant percuté un poteau électrique sur la côte californienne[2].

En 2015, « entre le 4 et le 12 juillet», le caveau de la famille Murnau, au cimetière de Stahndorf, dans les environs de Berlin, est ouvert par des inconnus et l’administration du cimetière constate que le crâne du cinéaste a été dérobé[3].

Murnau était homosexuel, comme l'a rapporté l'historienne du cinéma Lotte H. Eisner[4].

Notes et références

Filmographie

Photo de Murnau derrière une caméra.
Murnau à la caméra.

Récompenses

Notes et références

  1. Seconde épouse d'Heinrich.
  2. Sophie Malexis, Émile Savitry, un photographe de Montparnasse, Éditions 5 Continents, 2011, p. 15/112.p et citation de l'article d'Alexandre Astruc en 1952, « Le feu et la glace », Cahiers du Cinéma n° 18, décembre 1952.
  3. Voir sur leparisien.fr.
  4. (en) Thomas Waugh, The Fruit Machine: Twenty Years of Writings on Queer Cinema, Duke University Press, (ISBN 0822324687, lire en ligne)

Voir aussi

Bibliographie

  • Lotte H. Eisner, F. W. Murnau, Le Terrain vague, 1964 ; réédition Ramsay, Paris, 1987 (ISBN 2-85956-654-6)
  • Charles Jameux, F. W. Murnau, Éditions universitaires, 1965 ; réédition Éditions du Cerf, Paris, 2006 (ISBN 2-204-08217-1)
  • Éric Rohmer, L'Organisation de l'espace dans le 'Faust' de Murnau, 10-18, Union générale d'éditions, 1977 ; réédition Cahiers du Cinéma, Paris, 2000 (ISBN 2-86642-257-0)
  • Michel Bouvier, Jean-Louis Leutrat, Nosferatu, préface de Julien Gracq, Cahiers du cinéma / Gallimard, Paris, 1981 Notice BnF no FRBNF34658832r
  • (de) Hans Helmut Prinzler, Friedrich Wilhelm Murnau. Ein Melancholiker des Films, Bertz - Fischer Verlag, Berlin, 2003 (ISBN 3-929470-25-X)
  • Claude Hodin, Murnau ou les Aventures de la pureté, L'Harmattan, Paris, 2012 (ISBN 978-2-296-99667-0)

Iconographie

Liens externes

  • Notices d'autorité : Fichier d'autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Union List of Artist Names • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Service bibliothécaire national • Bibliothèque nationale d'Espagne • WorldCat
  • Mini-site de la BiFi consacré à Murnau (en archive)
  • Friedrich Wilhelm Murnau sur le site Ciné-ressources (Cinémathèque française)
  • Fiche Murnau du Ciné-club de Caen
  • Biographie de Murnau sur le site Murnau Stiftung (en archive)
  • Friedrich Wilhelm Murnau sur data.bnf.fr