Fred Moore (militaire)

Fred Moore
Fred Moore (militaire)
Fred Moore à la droite du Président François Hollande en 2012.

Nom de naissance Fred Magloire Hippolyte Moore
Naissance
Brest
Décès (à 97 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Armée de terre
Grade Colonel de réserve
Années de service 1940-1945
Commandement Chancelier de l'ordre de la Libération
54e régiment d'infanterie divisionnaire
Conflits Deuxième Guerre mondiale
Guerre d'Algérie
Distinctions Grand-croix de la Légion d'honneur
Compagnon de la Libération
Croix de guerre 1939-1945
Fred Moore
Fonctions
Député de la 1re circonscription de la Somme
Gouvernement Ve République
Législature 1re
Groupe politique UNR
Successeur René Lamps
Biographie

Fred Moore, né le à Brest et mort le à Paris[1], est un ancien de la France libre, Compagnon de la Libération, colonel de réserve, ancien député de la Somme et dernier chancelier de l'ordre de la Libération de 2011 à 2012[2].

Biographie

Fils d'un officier de la Royal Navy, commerçant à Amiens en 1921 et naturalisé français en 1926, Fred Moore fait ses études secondaires au lycée d'État de garçons d'Amiens puis à l'École nationale d'optique de Morez dans le Jura.

Français libre

En , il s'engage comme volontaire dans le bataillon 117 de l'armée de l'air française. Ne pouvant rejoindre son unité pendant la débâcle, il retrouve sa famille à Brest, où il s'embarque pour l'Angleterre le 19 juin, avant de s'engager dans les Forces françaises libres le 1er juillet.

Il prend part à l'expédition de Dakar en septembre 1940, puis est affecté à Beyrouth le 14 juillet 1941 et dans les spahis marocains le 1er septembre à Damas. En avril 1942, il passe en Égypte et participe à toutes les campagnes d'Égypte et de Libye.

En 1943, à la tête de son peloton, au combat de l'oued Gragour en Tunisie, il stoppe les blindés ennemis à deux reprises permettant au gros des troupes alliées d'intervenir. En avril 1943, il participe aux combats autour du Djebel Fadeloun avec les forces du général Leclerc.

Le 10 avril 1944, avec la 2e DB, il quitte Oran pour l'Angleterre et débarque à Grandcamp le 2 août suivant. Lors de la libération de Paris, il prend part à la prise de l'École militaire puis à celle du Bourget le 27 août. Il combat dans les Vosges et en Alsace et participe à la libération de Strasbourg.

En 1945, il participe enfin aux combats de La Rochelle et aux derniers combats en Allemagne.

Homme politique

Démobilisé, Fred Moore rentre à Amiens et exerce sa profession d'opticien.

En 1958, au retour au pouvoir du général de Gaulle, il se présente aux élections législatives sous l'étiquette UNR-UDT et est élu député de la première circonscription de la Somme à la faveur d'une triangulaire, mais est battu en 1962 par le communiste René Lamps.

Il est conseiller technique du ministre de l'industrie de 1962 à 1964, puis membre du Conseil économique et social de 1964 à 1966. En , victime d'une violente agression alors qu'il fait campagne à Amiens, il est sauvé par « l'intervention de sa femme »[3]. Il met fin à sa carrière politique en 1969.

Administrateur

Vice-président national de l'Ordre des opticiens, délégué général du Syndicat général de l'optique française et de son équivalent à l'échelon européen, l'Eurom de 1977 à 1982, Fred Moore est aussi président-directeur général de la Société industrielle de développement électronique et nucléaire et administrateur de diverses sociétés de 1969 à 1974.

L'ordre de la Libération

Le 12 octobre 2011, Fred Moore est nommé chancelier de l'ordre de la Libération dont il est le dernier titulaire[2]. Le 16 novembre 2012, il prend le titre de délégué national du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération », qui succède au Conseil de l’Ordre[4] et qui regroupe les cinq communes de Grenoble, Île-de-Sein, Nantes, Paris et Vassieux-en-Vercors. Il en démissionne en janvier 2017[5]. En mai 2017, il est nommé chancelier d'honneur[6].

Décès

Il s'éteint le 16 septembre 2017 à Paris[7] à l'âge de 97 ans.

Fred Moore est inhumé au cimetière du Père Lachaise, le 22 septembre 2017.

Après sa mort, dix compagnons de la Libération sont encore en vie[8],[9].

Œuvre

  • Avec Marc Bradfer (préf. Bruno Cuche), « Toujours Français libre ! », Bordeaux, Elytis, , 254 p. (ISBN 978-2-35639-139-1, notice BnF no FRBNF44239152)

Décorations

Notes et références

  1. «Le colonel Fred Moore, Compagnon de la Libération, est décédé à 97 ans», ouest-france.fr, 17 septembre 2017
  2. a et b Fred Moore Ordre de la Libération, mise à jour du 16/09/2017
  3. Michel Castaing, « Avec l'entrée en lice du maire, le candidat gaulliste perd un allié et trouve un nouveau rival », sur lemonde.fr, .
  4. « Les fidèles à l'Appel du 18 juin », Le Républicain lorrain, 18 juin 2012.
  5. Philippe Chapleau, « Christian Baptiste nommé délégué national du Conseil national des communes "Compagnon de la Libération" », sur Lignes de défense, Ouest-France, .
  6. Décret du 4 mai 2017 portant nomination du chancelier d'honneur du Conseil national des communes « Compagnon de la Libération » - M. Moore (Fred), JORF no 107 du 6 mai 2017, texte no 75, NOR DEFD1712584D.
  7. « Fred Moore, compagnon de la Libération, est mort » Le Monde, 18 septembre 2017 (consulté le 19 septembre 2017)
  8. Par ordre alphabétique : Guy Charmot, Daniel Cordier, Yves de Daruvar, Victor Desmet, Constant Engels, Hubert Germain, Jacques Hébert, Claude Raoul-Duval, Pierre Simonet et Edgard Tupët-Thomé.
  9. Liste officielle des compagnons de la Libération survivants.
  10. « Décret du 31 décembre 2012 portant élévation aux dignités de grand'croix et de grand officier », sur legifrance.gouv.fr, (consulté le 31 décembre 2012)

Liens externes

  • Fiche sur le site de l'ordre de la Libération
  • Notices d'autorité : Fichier d’autorité international virtuel • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • WorldCat