François d'Orléans (1961-2017)

François d’Orléans

Titre

« Héritier du trône de France »
(succession orléaniste)


(18 ans, 6 mois et 11 jours)

Prédécesseur Henri d’Orléans, « comte de Paris »
Successeur Jean d’Orléans, « duc de Vendôme »
Biographie
Titulature « Comte de Clermont »
« Dauphin de France »
Dynastie Maison d’Orléans
Nom de naissance François Henri Louis Marie d'Orléans
Naissance
Boulogne-Billancourt (France)
Décès (à 56 ans)
Nantes (France)
Sépulture Chapelle royale de Dreux
Père Henri d’Orléans, « comte de Paris, duc de France »
Mère Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier »
Description de l'image Coat of Arms of the Dauphin of France.svg.

François d'Orléans, « dauphin de France » et « comte de Clermont », né à Boulogne-Billancourt le 7 février 1961 et mort le 31 décembre 2017 à Nantes[1], est un membre de la maison d’Orléans, fils aîné d'Henri d’Orléans, « comte de Paris, duc de France », et de Marie-Thérèse de Wurtemberg, « duchesse de Montpensier ».

Filiation

François d'Orléans est le fils aîné d'Henri d’Orléans (1933), « comte de Paris », « duc de France » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom d'« Henri VII », et de sa première épouse, la princesse allemande Marie-Thérèse de Wurtemberg (1934), « duchesse de Montpensier ».

Il est baptisé le 4 mars 1961 en la chapelle royale Saint-Louis de Dreux, par le cardinal Pierre Gerlier (1880-1965), archevêque de Lyon et Primat des Gaules. Son parrain est son grand-père, Henri d'Orléans, « comte de Paris ».

François est donc le petit-fils de deux prétendants : Henri d’Orléans (1908-1999), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France (« Henri VI »), et Philippe de Wurtemberg (1893-1975), « duc de Wurtemberg » et prétendant au trône de Wurtemberg (« Philippe II »).

Par ailleurs, par sa grand-mère maternelle, la princesse Rose-Marie de Habsbourg-Toscane (1906-1983), François d'Orléans descend du roi Charles X et de son fils le duc de Berry.

Son prénom lui vient de son oncle paternel, François d'Orléans (1935-1960), « duc d'Orléans » à titre posthume, mort pour la France en Algérie un an avant la naissance de son neveu.

Succession orléaniste

Atteint de toxoplasmose pendant la grossesse de sa mère, François d'Orléans était, comme sa sœur cadette Blanche (1962) gravement handicapé mentalement. Son handicap, reconnu par la justice, était la source d'une controverse au sein de la famille d'Orléans et leurs partisans (appelés orléanistes) à propos de sa capacité à être le prochain chef de la Maison d’Orléans. Des décisions contradictoires ont alors été prises par son grand-père et son père.

Son grand-père, alors aîné des Orléans, avait décidé, le 25 septembre 1981, de l'écarter de la « succession au trône » au profit de son frère cadet, Jean, « duc de Vendôme », sans possibilité d'y revenir[2]. En 1999, Henri d'Orléans devint à son tour l'aîné des Orléans et confirma tout d'abord les dispositions prises par son père, et reconnut Jean comme « dauphin de France »[réf. nécessaire]. Le 6 mars 2003, il décida de revenir sur les actes de son père (en « violation » de « l'acte » de 1981). Il rendit alors à son fils François ses « droits dynastiques » et fit de Jean le futur régent de son frère. Il publia le nouvel ordre de succession dans la famille royale, et précisa : « Le fait que mon fils aîné, le dauphin François, soit handicapé n'est pas une raison suffisante pour l'écarter de ses droits. Un tel acte arbitraire ouvrirait la porte à toute sorte d'abus ultérieurs. C'est pourquoi mon fils Jean, duc de Vendôme, assume la charge de son frère aîné en tant que Régent du Dauphin. »[3]

Le 18 mai 2016, le « comte de Paris » et « duc de France » fit savoir, via le magazine Point de vue, qu'il reconnaissait comme son héritier à la tête de la maison de France son fils aîné, le « comte de Clermont », et ce malgré son handicap. François d'Orléans, s'il était devenu chef de maison à la mort de son père, aurait été entouré d'un « conseil de régence » composé de son frère Jean d'Orléans, « duc de Vendôme », de son oncle Jacques d'Orléans, « duc d'Orléans », de son cousin germain Charles-Louis d'Orléans, « duc de Chartres », et de deux personnes issues de la société civile[4].

Le « duc de Vendôme », par un communiqué daté du 1er août 2016[5], avait contesté les décisions de son père, et fait savoir qu'il serait le prochain « chef de la maison de France » à la suite de son père. Il réaffirmait pour cela l'« acte souverain » du défunt « comte de Paris » (1908-1999) daté du 25 septembre 1981[6], par lequel il excluait le prince François de la succession dynastique, sans possibilité d'y revenir.

François d'Orléans meurt à Nantes[7] le 31 décembre 2017[8],[9], ce qui éteint la querelle dynastique et familiale. Son frère Jean, « duc de Vendôme », devient ainsi le nouveau « dauphin de France ». Dans le communiqué annonçant le décès de son fils aîné, le « comte de Paris » cite d'ailleurs son fils Jean comme étant dauphin de France.

Obsèques

Le 5 janvier 2018, sur décision de son frère, le « duc de Vendôme » et nouveau « dauphin de France », une chapelle ardente est ouverte au public pour rendre hommage à François d'Orléans.

Les obsèques de ce dernier sont célébrées à la chapelle royale Saint-Louis de Dreux, le 6 janvier 2018, jour de l'Epiphanie, notamment en présence de l'animateur Stéphane Bern, ami de Jean d'Orléans et de sa famille. C'est l'abbé Jean-Marie Lioult, curé de la paroisse de Saint-Étienne-en-Drouais, qui officie la messe de requiem. François d'Orléans est ensuite inhumé dans la crypte de la chapelle.

Signalement au CSA à la suite d'une émission de radio

Au cours de l'émission du 2 janvier, l'animateur Laurent Ruquier demandait à ses invités où allait être enterré le prince François d'Orléans, décédé dans la nuit du 30 au 31 décembre 2017. Les invités, au nombre desquels Elie Semoun et Michèle Bernier, ont alors fait plusieurs blagues douteuses sur les handicapés mentaux.

Le 12 janvier 2018, Henri d’Orléans (1933), « comte de Paris et duc de France » saisit le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA) après des plaisanteries sur le handicap mental de son fils aîné, proférées lors de l'émission « Les Grosses Têtes » de RTL, du 2 janvier 2018[10].

Le « comte de Paris » saisit le CSA « au nom de tous les enfants handicapés de France, pour atteinte à la dignité humaine».

Titulature

Les titres portés actuellement par les membres de la maison d’Orléans n’ont pas d’existence juridique en France et sont considérés comme des titres de courtoisie. Ils sont attribués par le chef de maison.

Héritier du « comte de Paris », François d'Orléans porte les titres de :

Ancêtres

Bibliographie

  • Philippe de Montjouvent, Le comte de Paris et sa descendance, Charenton [Val-de-Marne], Éd. du Chaney, , 478 p. (ISBN 2-913211-00-3)
  • Chantal de Badts de Cugnac et Guy Coutant de Saisseval, Le Petit Gotha, Paris, Éditions Le Petit Gotha, coll. « Petit Gotha », (1re éd. 1993), 989 p. (ISBN 2-9507974-3-1), p. 447 et seq. (section « Maison de France »)
  • Georges Poisson, Les Orléans, une famille en quête d'un trône, Paris, Perrin, 1999, 406 p., (ISBN 2-262-01583-X).
  • Henri d'Orléans, Ma vie, Tallandier, Paris, 2003.
  • Henri d'Orléans, À mes fils, Albin Michel, Paris, 1990.

Notes et références

  1. « Le prince François d'Orléans sera inhumé le 6 janvier 2018 à la chapelle royale, à Dreux », sur lechorepublicain.fr, (consulté le 4 janvier 2018)
  2. « Acte du 25 septembre 1981 du comte de Paris », sur princejeandefrance.fr, (consulté le 16 mai 2017)
  3. « Succession dynastique dans la Famille royale de France » par Henri d'Orléans, « comte de Paris » et « duc de France », le 6 mars 2003.
  4. Point de vue, no 3539, semaine du 18 mai au 21 mai 2016, p. 54-57.
  5. « http://princejeandefrance.fr/communique/ », sur Prince Jean de France, (consulté le 1er août 2016)
  6. Henri d'Orléans, comte de Paris, Acte du 25 septembre 1981, Chantilly, « Par suite de son handicap profond et sans espérance de guérison, et tel qu'il est immédiatement et judiciairement établi, mon petit-fils aîné le Prince François de France ne peut et ne pourra exercer aucune responsabilité. En conséquence, ses droits dynastiques français et les devoirs et obligations qui en découlent se trouvent, suivant le droit dynastique français, transférés à son frère venant après lui par ordre de primogéniture, c'est-à-dire, à mon petit-fils le Prince Jean de France et à sa postérité mâle et, à défaut de celle-ci ensuite à mon petit-fils le Prince Eudes de France et à sa postérité mâle. Par suite de cette situation il ne sera attribué aucun titre particulier au Prince François de France et celui-ci sera appelé : "Son Altesse Royale le Prince François d'Orléans, Fils de France". Si, après mon décès, il était procédé autrement toute décision tendant à modifier ce qui précède serait nulle et sans effet. Chantilly, le 25 septembre 1981. Signé : Henri, comte de Paris. »
  7. http://www.lechorepublicain.fr/dreux/france/people/2018/01/03/le-prince-francois-d-orleans-sera-inhume-le-6-janvier-2018-a-la-chapelle-royale-a-dreux_12688622.html
  8. http://www.la-couronne.org/actualite-royale/s-a-r-prince-francois-de-france-decede-cette-nuit/.
  9. http://princejeandefrance.fr/deces-de-s-a-r-le-prince-francois-dorleans/
  10. www.leparisien.fr/.../le-comte-de-paris-saisit-le-csa-pour-des-plaisanteries-sur-le-handica...
  11. Badts de Cugnac et Coutant de Saisseval 2002, p. 446 (arbre généalogique de son frère Jean, « duc de Vendôme »)

Annexes

Articles connexes