François Macquard

François Macquard

François Macquard
Naissance
Haumont-les-Lachaussé, Meuse
Décès (à 63 ans)
Origine Drapeau de la France France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 1755-1797
Conflits Guerres de la Révolution française

François Macquard, parfois orthographié Macquart, né le à Haumont-lès-Lachaussée dans la Meuse et mort le , est un général de division de la Révolution française qui s'est illustré à l'armée d'Italie de 1792 à 1797.

Biographie

Engagé dans l'armée comme fantassin au régiment d’infanterie de Touraine en 1755, il rejoint la cavalerie dans un régiment de dragons. Son intrépidité lui vaut d'être nommé officier en 1785[réf. souhaitée]. Le 20 décembre 1792, il est élu lieutenant-colonel du 1er bataillon de volontaires de l'Hérault.

Affecté à l'armée d'Italie en 1792, il est nommé adjudant-général chef de brigade le 16 septembre 1793, puis général de brigade le 8 janvier 1794 à la suite d'une brillante action conduite en avril 1793 sous les ordres de Masséna. Celle-ci a pour objectif de s'emparer de Saorge, dont les murailles et les châteaux aux alentours sont démantelés, ce qui dégage une route vers le Piémont[1]. Général de division le 25 février 1794, il participe activement aux campagnes de Bonaparte en Italie, notamment au siège de Mantoue, aux batailles de Bassano et du pont d'Arcole. Il prend sa retraite en 1797 et meurt le 29 novembre 1801.

Personnalité

Selon Marcellin de Marbot, Macquard, « soldat de fortune », représentait « le véritable type de ces officiers créés par le hasard et par leur courage, et qui, tout en déployant des valeurs très réelles devant l'ennemi, n'en étaient pas moins incapables, par leur manque d'instruction, d'occuper des postes élevés ». Marbot raconte que, pour charger l'ennemi à cheval, Macquard, doté d'une puissante constitution, se déshabillait jusqu'à la ceinture, découvrant un torse et des bras particulièrement velus, et qu'il se ruait sur ses ennemis « en jurant comme un païen » et en « poussant des hurlements affreux », ce qui provoquait la fuite des ennemis qui ne savaient plus trop « s'ils avaient affaire à un homme ou à quelque animal féroce extraordinaire »[2].

Notes et références

  1. Archives municipales de Saorge et :[1]
  2. Baron de Marbot, Mémoires, Plon, 1891, tome 1, p. 84-85