François Boucq

François Boucq
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François Boucq au Festival d'Angoulême 2015.
Biographie
Naissance
(62 ans)
Lille
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signature de François Boucq
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Boucq, de son vrai nom François Boucq, est un auteur de bande dessinée français né à Lille le 28 novembre 1955.

François Boucq présente des dessins au style fouillé, touffu, contrastant avec un humour basé sur l'absurde et la dérision.

Biographie

Né à Lille (où il habite toujours)[1], il se montre peu intéressé par les études, préférant le dessin et les arts martiaux. Pourtant, c'est à l'école et au lycée qu'il rencontre ses futurs scénaristes, Philippe Delan et Stéphane Deleurence. Après un passage aux Beaux-Arts, il part à Paris montrer ses dessins humoristiques au studio d'animation Pink Splash avant de retourner sur Lille. Très vite, il est embauché par Le Point (de 1974 à 1975) puis L'Expansion, Playboy, Le Matin de Paris.

En 1975, il entre dans le monde de la BD grâce à la revue Mormoil avant de travailler à Pilote (où il lance Cornets d'humour, une suite d'histoires courtes scénarisées par Delan) et Fluide glacial (où il crée Rock Mastard et, avec Christin, Les leçons du Professeur Bourremou) de 1977 à 1982 (il y dessine encore ponctuellement depuis). Il connaît ses premiers succès avec ses histoires courtes publiées dans (À suivre) et rassemblées par la suite en albums (Les Pionniers de l'aventure humaine, Point de fuite pour les braves, La pédagogie du trottoir et La dérisoire effervescence des comprimés). En parallèle, il débute sa collaboration avec le romancier Jerome Charyn (La Femme du magicien (meilleur album à Angoulême en 1986[2]) en 1986, et Bouche du diable en 1989). Il a également contribué à la revue Science & Vie Junior. Il continue à pratiquer les arts martiaux et est ceinture noire 5e dan de kendo. Il a dessiné également les couvertures de nombreux San-Antonio où ses dessins à l'humour décalé et aux couleurs vives font le pendant aux personnages créés par Frédéric Dard.

En 1991, il travaille pour la première fois avec Alejandro Jodorowsky (Face de Lune). Les deux hommes se retrouvent en 1999 pour Le Trésor de l'ombre et en 2001 pour la série Bouncer. Parmi les autres collaborations, notons celles avec Yves Sente (Le Janitor, 2007) et avec Alcante (Colonel Amos [série XIII Mystery], 2011). Il a réalisé les dessins pour une dizaine d'affiches pour les spectacles de son ami Yannick Hornez, clown de la troupe Cracra & Momo.

En 1998, il reçoit le Grand Prix de la ville d'Angoulême pour l'ensemble de son œuvre[2].

En 2003 il signe la pochette de l'album Un pour tous… chacun ma gueule du groupe Marcel et son orchestre, cinq ans après celle de Crâne pas, t'es chauve.

En février 2015, il rend compte du procès de l'Affaire du Carlton de Lille en réalisant des croquis d’audience pendant toute la durée de ce procès[4],[5],[6].

Depuis juin 2015, il accompagne la maison d'édition "Les éditions secrètes" dans leur développement et réalise des couvertures régulièrement pour leurs ouvrages[7].

En 2017, il écrit et illustre l'album Portrait de la France, qui s'inspire de l'élection présidentielle française de 2017 : « La campagne électorale a été folle : des gens qui n'arrêtent pas de s'invectiver, des affaires, des stratégies et des attaques sur les réseaux sociaux utilisées comme un outil de déstabilisation, cela n'arrêtait pas de rebondir ![8] ». Selon lui, l'ouvrage est une « grande leçon de bistrosophie[8] », où il évoque, entre autres, la « lepénite aiguë[8] », selon ses termes.

En mars 2018, la galerie Huberty Breyne, à Paris, propose une rétrospective des œuvres du dessinateur[9].

Influences

Inspiré tout un temps par Ronald Searle et Sempé, il se tourne ensuite vers Franquin et Jijé puis, à son entrée à Mormoil, il découvre Alexis. Il s'oriente alors vers un dessin réaliste jouant sur le décalage avec un humour de non-sens. À Fluide Glacial, il trouve sa seconde grande influence en Goossens. Il admire également Alberto Breccia, Ralph Steadman, Rembrandt, Léonard de Vinci et Raphaël.

Ne désirant pas rester figé sur un seul style, il en change régulièrement en fonction de ses histoires et de ses collaborateurs.

Œuvres en bande dessinée

Albums

  • Les Pionniers de l'aventure humaine, Casterman, 1984
    Scénario et dessin : François Boucq
  • La vie, la mort et tout le bazar, Dargaud, 1986
    Scénario : Philippe Delan - Dessin : François Boucq
  • Point de fuite pour les braves, Casterman, 1986
    Scénario et dessin : François Boucq
  • La dérisoire effervescence des comprimés, Casterman, 1991
    Scénario et dessin : François Boucq
  • Cannes, Mango, 1992
    Scénario et dessin : François Boucq
  • Un point c'est tout !, Casterman, 1993
    Scénario et dessin : François Boucq
  • Du ventre de la bête New York, Éditions DS, 1994
    Scénario : Jerome Charyn - Dessin : François Boucq
  • Pédagogie du trottoir, Casterman, 1994
    Scénario et dessin : François Boucq
  • Cocktail transgénique, Casterman, 1999
    Scénario : Karim Belkrouf - Dessin : François Boucq
  • Bestiaire de poche, Mosquito, 1999
    Scénario et dessin : François Boucq
  • Le Feu, Invenit, 2009
    Scénario : Henri Barbusse - Dessin : François Boucq - Aquarelles illustrant un texte sur la Première Guerre mondiale
  • Portrait de la France[8], i éditions !, 2017
    Scénario et dessin : François Boucq
  • Trump en 100 tweets[10],[11], i éditions !, 2018
    Scénario : Vanessa Duhamel - Dessin : François Boucq


Séries

Filmographie

  • Mea culpa, de François Boucq (Le Cercle Bleu, 1997, 10 min)
  • La Journée, de Avril Tembouret (Kanari Films, 2017, 35 min)

Expositions

En 2018, deux galeries parisiennes exposent des œuvres de François Boucq : la Huberty Breyne Gallery présente La plume et le pinceau et la galerie Glénat se concentre sur la série Bouncer[12].

Autres œuvres

  • La Légende de Lydéric et Phinaert : dessin animé de 20 minutes sorti en VHS en 2003, d'après des dessins de François Boucq racontant la légende de Lydéric et Phinaert.
  • Source d'abondance de François Boucq : fontaine en résine haute de 6,5 mètres d'inspiration surréaliste créée à l'occasion de Lille 2004.
  • Sérigraphie Bouncer : tirée à 100 exemplaires signés, par l'atelier Alain Buyse en 2001.

Prix et distinctions

Notes et références

  1. « François Boucq. Il a bonne mine » (consulté le 16 juin 2015)
  2. a et b La rédaction, « Bande dessinée : François Boucq, lauréat du grand prix d'Angoulême », Les Échos,‎
  3. Le coup de crayon de Boucq au procès DSK
  4. Procès Carlton - DSK : le dessinateur Boucq va en faire un livre illustré sur le site de France2 Nord Pas-de-Calais
  5. Le procès du Carlton vu par le dessinateur François Boucq sur le site du Mnnde
  6. sur le site des Editions secrètes
  7. a b c et d «  La Case BD : Boucq ou le Portrait de la France défigurée », article du journal Le Figaro du 6 mai 2017.
  8. Aurélia Vertaldi, « Janitor, Bouncer, Jérôme Moucherot... François Boucq expose tout son talent », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  9. Rédaction du Monde, « Trump : des tweets et des dessins », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  10. Rédaction du Figaro, « Une parodie «Trump en 100 tweets» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)
  11. Frédéric Choulet, « Expositions de dessins à Paris : Boucq double la mise », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  12. Article du site huffingtonpost.fr du 19 janvier 2015.'

Bibliographie

  • Boucq, une monographie : interview de François Boucq (Mosquito, 1999)
  • Marielle Python-Bernicot (dir.) et François Boucq (interviewé) (préf. Frédéric Bosser), DBD no 21 (cahier no 2) : François Boucq, .
  • Fluide glacial : article d'Yves Frémion, « T'ar ta lacrèm' à la récrèm' », pages 18–19 (novembre 2006)
  • Entretien audio François Boucq :Bouncer, Cœur double
  • Biographie dans Canal BD Magazine, décembre 2012-janvier 2013, p. 9
  • Patrick Gaumer, « François Boucq », dans Dictionnaire mondial de la BD, Larousse, (ISBN 978-2035843319), p. 109.
  • Frédéric Bosser, « Boucq, Charyn : la fusion de deux univers », dans DBD n°88, .
  • Thibaut Dary, « François Boucq : Le dessin dans la peau », Le Figaro Magazine, no 21863,‎
  • Aurelia Vertaldi, « Janitor, Bouncer, Jérôme Moucherot... François Boucq expose tout son talent », Le Figaro,‎
  • Yves-Marie Labé, « Portrait. François Boucq, âme mystique du Festival de BD d'Angoulême », Le Monde,‎

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes