Français (peuple)

Français
Description de cette image, également commentée ci-après

Personnalités françaises, du XVe siècle à nos jours :
1re rangée : Jeanne d'ArcJacques CartierRené DescartesMolièreBlaise PascalLouis XIVVoltaireDenis DiderotNapoléon Ier
2e rangée : Victor HugoAlexandre DumasÉvariste GaloisLouis PasteurJules VerneGustave EiffelPierre de CoubertinHenri de Toulouse-LautrecMarie Curie
3e rangée : Marcel ProustCharles de GaulleJoséphine BakerJacques-Yves CousteauAlbert CamusÉdith PiafFrançois MitterrandBrigitte BardotZinédine Zidane

Populations significatives par région
Drapeau de la France France 66 900 000[1]
Autres
Régions d’origine Europe de l'Ouest
Langues Français (langue officielle), alsacien, basque, breton, catalan, corse, créole, gallo, flamand, lorrain, arpitan, occitan, picard, provençal (liste non exhaustive)
Religions Catholicisme, islam, protestantisme, judaïsme
Ethnies liées Peuples latins
Peuples germaniques
Celtes
Canadiens français
Franco-Américains

Les Français sont l'ensemble des personnes jouissant individuellement de la nationalité française et collectivement de la France comme territoire souverain, comme peuple ou nation libre.

Historiquement et génétiquement, les Français descendent de différents peuples. L'ethnonyme qui fait référence aux Francs germanophones a survécu et s’applique maintenant aux Français modernes. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, la France était encore une mosaïque de coutumes et d’identités locales et régionales[2],[3]. Depuis le début du XXe siècle, en fait depuis les tranchées de la Première Guerre mondiale, la plupart des Français parlent la langue française comme langue maternelle, mais certaines langues comme l'alsacien, le normand, l’occitan, l’auvergnat, le corse, le basque, le flamand français, le créole ou le breton restent parlées dans certaines régions (voir Politique linguistique de la France).

En raison d’une immigration qui commence à être notable au cours des années 1920 pour remplacer les millions d'hommes morts ou devenus invalides à cause de la guerre de 1914-1918, mais surtout depuis que les gouvernements français choisirent de définir la France comme une nation inclusive aux valeurs universelles[évasif], un historien comme Gérard Noiriel envisage la société française comme un creuset[4]. Ces valeurs voulues universelles furent utilisées pour l’assimilation individuelle des immigrants qui devaient adhérer aux valeurs traditionnelles françaises et à ses normes culturelles. Depuis le milieu des années 1980, il a parfois été reproché aux gouvernements de laisser les nouveaux arrivants conserver leurs cultures et traditions distinctives, en lieu et place d’une assimilation, mais les analyses sociologiques comme les études d'opinion démentent la réalité d'une évolution communautariste de la société française[5],[6],[7]. Les citoyens français ont assimilé leur nationalité à leur citoyenneté ainsi que fait la loi française[8].

En dehors de la France métropolitaine, les Français et les personnes d'ascendance française peuvent être trouvés dans le monde entier, dans les départements et territoires de la France outre-mer tels que les Antilles françaises, et dans les pays étrangers avec d'importants groupes de population francophones ou non, tels que la Suisse (Français suisse), les États-Unis (Français américains), Canada (Canadiens français), l'Argentine (Français argentins), le Brésil (Français brésiliens) ou l'Uruguay (Français uruguayens). Certains d'entre eux revendiquent additionnellement une identité culturelle française[9],[10].

Vocabulaire

L'adjectif français peut être employé pour qualifier ce qui est relatif à la France : sa langue, sa civilisation, sa culture.

Le peuple français fait généralement référence à l’ensemble des 63 379 349 personnes (au ) de nationalité française, qu'ils habitent en France ou à l'étranger.

Ce sont les citoyens de la République française « sans distinction d'origine, de race, ou de religion ». Le Code civil définit la nationalité française, les conditions de son obtention ainsi que les droits et devoirs inhérents à celle-ci. Le nombre de Français (au sens de « personnes ayant la nationalité française ») est estimé au à 65 585 857 habitants moins les 3 817 562 étrangers[11], plus les 1 611 054 personnes de nationalité française expatriées[12]), soit un total de 63 379 349.

Groupes ethniques ou ascendants

France

En - 52 avant Jésus Christ, le peuplement de la Gaule lors de la conquête Romaine n'était pas homogène : il y avait plus de 55 groupes ethniques, et autant de langues différentes, dont le Suéve, le Carnute, l' Arverne, etc. . Les Gaulois parlaient plusieurs langues et dialectes. Vers 300 ap.JC, le Gallo-Romain, une variété du Latin, va s'imposer comme langue véhiculaire, en Gaule, avec le Latin. Avec les invasions des Francs, dont l'apogée va se situer à la fin du Vème siècle, et autres peuplades, dont les Vandales, des apports Germaniques vont se greffer au vocabulaire Gallo-Romain pour donner naissance au Français moderne. Cependant, les langues régionales vont subsister. En Bretagne, une nouvelle langue va naître, avec la fuite de Bretons de l'ile de Grande-Bretagne, qui vont fuir les Barbares Anglo-Saxons, et s'installer en Bretagne[réf. nécessaire].

En France, avec l'abolition en 1789 par les Jacobins des droits coutumiers régionaux pour les remplacer par un droit civil uniforme, le Code civil des Français, puis l'uniformisation de toutes les institutions, le brassage par la conscription obligatoire instituée en 1798, et la répression par la République de l'usage des langues régionales, il n'existe plus officiellement de reconnaissance de groupes ethniques français, en dehors d'exceptions comme en 1982 la reconnaissance très controversée d'un peuple corse, et en 1984 celle du peuple kanak dans le droit fil de celui des droits indigènes[réf. nécessaire].

Amérique du Nord

En Amérique du Nord[13],[14],[15], en 2013, les statistiques publiées par le gouvernement américain estiment à environ 10 millions le nombre d'habitants déclarant un ou plusieurs ancêtres français ou franco-canadiens[16].

Peuple français

Définition

Le mot peuple désigne l’ « ensemble des hommes vivant en société sur un territoire déterminé et qui, […] présentent une homogénéité relative de civilisation et sont liés par un certain nombre de coutumes et d'institutions communes » ou « ayant une même origine ethnique ou une même religion, ont le sentiment d'appartenir à une même communauté »[17]. Le sens moderne de nation est assez proche de celui de peuple, mais ajoute souvent l'idée d'État (souhaité, autonome ou indépendant)[18].

La Déclaration du 26 août 1789 et l’influence de Sieyès amorcent un glissement sémantique entre peuple et nation. Le « peuple » français prend une dimension historique, tandis que la « nation » acquiert une dimension politique en acquérant les attributs de la souveraineté de l’ancienne monarchie[19],[20],[21].

L'expression « peuple français » désigne, dans le droit positif française, l'ensemble des personnes de nationalité française auquel appartient constitutionnellement la souveraineté politique, celui au nom duquel la justice est quotidiennement rendue et dans l'intérêt duquel toute action du gouvernement français se justifie. Toutefois, cette expression a pris dans l'histoire des sens différents, notamment avant que la notion de nationalité soit définie au cours du XIXe siècle, et elle a été aussi largement utilisée dans des contextes politiques variés où elle ne désignait pas simplement une notion juridique. Ainsi, vers 1938, le terme d'« ethnie française » est utilisé par George Montandon, un ethnologue racialiste qui, alors qu'il affirme qu'il n'existe pas de « race française » en 1935 dans l'Ethnie française, revient sur ses propos et popularise cette expression pour désigner un supposé type racial français et appuyer son antisémitisme[22].

Révolution française

Les rois de France considéraient qu'ils régnaient sur plusieurs peuples libres dont ils promettaient lors du sacre de reconnaître et de maintenir les différentes coutumes, langues et traditions particulières. La Révolution française ne reconnait qu’un seul peuple uniforme, qu'elle appelle Nation française, voyant dans l’expression des diversités le danger d'un déchirement en une multitude de petits états comme le soulignait Sieyès le 7 septembre 1789 devant l’Assemblée constituante[23].

Cette vision jacobine d’un peuple puis d'une nation unie et indivisible se heurte aujourd’hui aux réalités contemporaines telles que la création d’une citoyenneté européenne supranationale, la décentralisation et le statut particulier accordé à certaines collectivités locales hors métropole (Nouvelle Calédonie par l'accord de Nouméa, Polynésie française[24], Corse)[25],[26],[27] ou encore la promotion des langues régionales ou minoritaires. À cela s’ajoute le traitement différencié d’une partie de la population en fonction de variables territoriales et/ou ethniques (voir par exemple discrimination positive) sans compter les problèmes posés par la prise en compte ou non de statistiques ethniques. La loi tente désormais de prendre en compte tous les cas singulier[28]. Ces évolutions récentes posent le problème de l’unité, sociologique et juridique, du peuple français[29].

Droit

Dans la tradition constitutionnelle française, la notion de peuple français revêt un caractère de droit positif[23] au nom duquel jugent les tribunaux. La qualification juridique de « peuple français » est aujourd’hui toujours largement employée dans le droit positif français. Le concept de « peuple français » au sens juridique est rattaché à celui d’unité ou même d’unicité de ce peuple. Cette notion est un héritage fort complexe qui au-delà de la révolution française trouve ses racines théologicopolitiques dans l’époque monarchique[23].

Les statistiques ethniques ne sont pas autorisées en France (sauf en Nouvelle-Calédonie[30]). Dans l’état civil français, l’origine ethnique n’est pas indiquée et n’a pas d’existence juridique[31].

Les Français nés hors de France doivent faire la preuve de la nationalité française de leurs ascendants, lorsqu'ils souhaitent renouveler leurs documents d’identité[32].

La définition de l'État-nation français rejette l’idée selon laquelle le peuple français serait un groupe ethnique particulier. Cette posture explique la difficulté d’identifier le « groupe ethnique français » : la conception française de la nation est radicalement opposée (et de fait a été pensée en opposition) à la conception allemande du Volk (le peuple au sens de « groupe ethnique »)[33]. La notion de groupes ethniques en France n'a pas d'existence juridique, sa pertinence est l'objet de vifs débats et l'état civil français ne mentionne aucune caractéristique « ethnique »[31].

Citoyenneté et résidence légale

Selon l'Article premier de la Constitution de la Cinquième République française modifié en 2008, la citoyenneté française s'exerce « sans distinction d'origine, de la race ou de religion[8] ». Selon ces principes, les citoyens français sont liés entre eux par la langue française et la volonté supposée de vivre ensemble, un « plébiscite de tous les jours » comme l'écrit Ernest Renan dans son essai Qu'est-ce qu'une nation ? (1882).

Un grand nombre d'étrangers[34] ont traditionnellement été autorisés à vivre en France et ont réussi à le faire. La demande de citoyenneté française a longtemps impliqué la renonciation à la nationalité précédente, jusqu'à ce que l'article du Code civil qui avait toujours logiquement interdit d'avoir deux nationalités soit abrogé, puis que se forment des accords de double citoyenneté entre les deux pays (par exemple, tel est le cas avec la Suisse; en effet, la double nationalité emporte que l'on se trouve régit par deux codes civils nationaux différents.

Les traités européens ont formellement autorisé les déplacements au sein de l’Union européenne et les citoyens européens jouissent du droit à l'emploi (mais pas en tant que stagiaires dans certaines branches réservées par exemple la magistrature).

Se voyant comme une nation inclusive avec des valeurs universelles, la France a longtemps préconisé l'assimilation. Cependant, le succès de l’assimilation a été remis en question récemment en raison de l’insatisfaction croissante due notamment à l’apparition d’enclaves ethnoculturelles (communautarisme). Les émeutes françaises de 2005 dans certaines banlieues en difficulté (les « quartiers sensibles ») sont un exemple de ces tensions. Certains analystes refusent cependant d’y voir des conflits ethniques (comme dans d'autres pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni) et y voient plutôt des conflits sociaux explicables par des problèmes socio-économiques qui empêchent une bonne intégration. D'autres auteurs, comme le sociologue Hugues Lagrange, expliquent que ces tensions ont pour origines les différences culturelles[35].

Histoire du peuplement de la France

Langues

En France

Une carte des langues et dialectes de la France et des régions frontalières.
Une carte des langues et dialectes de la France et des régions frontalières.

La plupart des Français parlent la langue française comme langue maternelle, mais certaines langues et dialectes comme l’occitan, le corse, le basque, le flamand de France et le breton restent parlées dans certaines régions, (voir la politique linguistique de la France). Jusqu’à la fin du XIXe siècle la majorité des Français s’exprimait dans d'autres langues (locales) telles que l'occitan, le catalan, l’alsacien, le flamand occidental, le francique lorrain, le saintongeais, le gallo, le picard ou l’arpitan. Aujourd'hui, de nombreux immigrants parlent une autre langue à la maison.

Selon l'historien Eric Hobsbawm, « la langue française a été essentielle à la notion de France », bien qu’en 1789, 50 % du peuple français ne le parlait pas du tout et seulement 12 à 13 % pouvait le parler assez bien. Même dans les zones linguistiques oïl (qui sont considérés comme des variantes dialectales du français), le français n’était généralement pas utilisé, à l’exception des centres villes[36],[37].

La langue française est un pilier de l'idée jacobienne de peuple français. C'est à ce titre que le Conseil constitutionnel a considéré que la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires en conférant des droits spécifiques à des « groupes » de locuteurs portait atteinte aux principes constitutionnels d’indivisibilité, d’égalité et d’unicité du peuple français[38].

À l'étranger

 Les armoiries royales du Royaume-Uni arborent deux devises en français : « Dieu et mon droit » et « Honi soit qui mal y pense ».
Les armoiries royales du Royaume-Uni arborent deux devises en français : « Dieu et mon droit » et « Honi soit qui mal y pense ».

En dehors de la France et de ses territoires d'Outre-mer, la langue française, qui a toujours eu le statut de langue internationale, est une langue officielle dans de nombreux États comme la Belgique, la Suisse, le Luxembourg, ainsi que dans des anciennes possessions ou protectorats français en Afrique (Algérie, Maroc, Sénégal, ..), en Extrême Orient (Cambodge, Viet-Nam, ..) et au Proche Orient (Liban, Syrie, ..), en Amérique (Québec, Louisiane, Jamaïque), en Océanie. Cette francophonie remonte le plus souvent à plusieurs siècles, pour l'Angleterre depuis le XIIe siècle jusqu'à la révolution de Cromwell au XVIIe siècle.

Il y a comme en tout quelques exceptions: les noirs anglophones de la partie française de l'île de Saint-Martin ont la nationalité française, même s’ils ne parlent pas le français, tandis que leurs voisins haïtiens francophones parlant un créole français n’ont pas la nationalité française.

L'adjectif « français » peut être utilisé soit pour désigner un « citoyen français », soit pour désigner un locuteur « francophone » par rapport à des locuteurs non francophones, par exemple au Canada, lors de l'examen des questions internes au Canada.

Nationalité, citoyenneté, ethnicité

Selon Dominique Schnapper, « La conception classique française de la nation est celle d'une entité qui, opposé au groupe ethnique, s'affirme comme une communauté ouverte où la volonté de vivre ensemble s'exprime par l'acceptation des règles d'un domaine public unifié qui transcende tous les particularismes »[39]. À cette conception de la nation comme étant composée par une « volonté de vivre ensemble », soutenue par la lecture classique de Ernest Renan de 1882 s’oppose une vision ethno-nationaliste du concept de « Français de souche » ou « indigène » français parfois reliée par les politiques français [40],[41],[42],[43]. La question de cette identité nationale est très discutée en France, par exemple, lors du débat sur l'identité nationale de novembre 2009.

Français à Paris, fin août 1944 après la libération de la ville.
Vercingetorix jette ses armes aux pieds de Jules César
Vercingétorix jette ses armes aux pieds de Jules César, tableau peint par Lionel Royer en 1899.

L'histoire française commence avec les peuples de l'ancienne Gaule bien connu par les Commentaires sur la guerre des Gaules de Jules César, en considérant les peuples Gaulois comme les précurseurs des habitants des différentes régions auxquelles ils ont laissé leurs ethnonymes: Pictons (Poitou), Arvernes (Auvergne), Ruthènes (Rouergue), Santons (Saintes), Vénètes (Vannes), Lingons (Langres), Rhèmes (Reims), Carduques (Chartres), etc. soit comme des ancêtres biologiques, soit comme ancêtres culturels et spirituel, ou les deux à la fois[44],[45],[46]. Vercingétorix, le chef gaulois qui essaya d'unir les différentes tribus gauloises contre l’invasion romaine, mais fut finalement vaincu par Jules César, est souvent vénéré comme un « premier héros national »[45],[46]. Dans le célèbre populaire comique français Astérix, les personnages principaux sont des gaulois patriotiques qui luttent contre les envahisseurs romains[44],[46]. Aujourd’hui, le terme « gaulois » est utilisé en français pour distinguer un « natif » français d’un Français d'origine immigrée. Cependant, l'identité gauloise a également été adoptée par les Français d'origine non indigènes notamment, Napoléon III, dont la famille paternelle avait des racines italiennes par la Corse[46] déclarait que « la Nouvelle-France, l'ancienne France, la Gaule sont une seule et même personne morale »[45].

La vision française des origines gauloises a évolué au cours de l'histoire. Avant la Révolution française, selon une théorie de Henri de Boulainvilliers, reprise par Bernardin de Saint-Pierre, la noblesse française était généalogiquement issue de la noblesse franque[45], tandis que le reste du peuple, les paysans, était issue des Gaulois: les deux ordres représentaient deux peuples qui coexistaient, comme les Arabes et les Berbères en Afrique du Nord. Au milieu du XIXe siècle, le courant d'étude celtiques prends de l'ampleur, et c'est Napoléon III qui s'intéresse au Gaulois, lance des campagnes archéologiques et crée le dans le château de Saint-Germain-en-Laye le Musée des antiquités nationales consacré à l'archéologie de la Gaule gallo-romaine et de la civilisation gauloise.

Myriam Krepps de l'Université de Nebraska-Omaha fait valoir que la vision d'un « territoire unifié (une terre depuis le début de la civilisation) et d'un peuple unifié », qui relègue à l’arrière-plan « toutes les disparités et les successions de vagues d'envahisseurs » était majoritaire jusqu’à la fin des années 1870[45].

Contrairement aux États-Unis qui se sont entièrement peuplées, ou plus exactement repeuplées puisque les populations indigènes ont été exterminées, à partir de migrants de provenances diverses et qui ont toujours distingué l'appartenance aux différentes communautés raciales d'origine, les Français n'ont jamais reconnu d'appartenance ethnique, en dehors de deux exceptions: les appartenances régionales à cause des coutumes sous l'Ancien Régime, et les droits indigènes dans les territoires et protectorats d'Outre-mer. En France, l'utilisation de la catégorisation raciale n'a jamais eu cours en dehors de deux exceptions: le statut des esclaves noirs des îles d'Amériques (Code noir), et le statuts des Juifs pendant l'occupation allemande; elle a été entièrement abandonnée, sauf pour des questions de signalement policiers pour les délinquants recherchés. Les mêmes interdiction s’applique, depuis l'Affaire des fiches, aux données d'appartenance religieuse qui ne peuvent être recensées.

« Nos ancêtres les Gaulois »

Article détaillé : Nos ancêtres les Gaulois.

Génétique

Lignée paternelle : l'ADN du chromosome Y

Depuis la Préhistoire et le Néolithique, la France a été influencée par de nombreuses migrations humaines différentes qui ont traversé l'ensemble de l'Europe au fil du temps. Une étude réalisée en 2009 a analysé l'ADN de 555 individus français à partir de 7 régions différentes en France métropolitaine et a trouvé les haplogroupes Y-ADN suivants (seuls les adultes consentant avec des noms de famille français ont été analysés)[47] :

Patricia Balaresque, Georgina R. Bowden, Susan M. Adams, Ho-Yee Leung, Turi E. King, Zoë H. Rosser, Jane Goodwin, Jean-Paul Moisan, Christelle Richard, Ann Millward, Andrew G. Demaine, Guido Barbujani, Carlo Previderè, Ian J. Wilson, Chris Tyler-Smith, Mark A. Jobling - Balaresque P, Bowden GR, Adams SM, Leung H-Y, King TE, Rosser ZH, et al. (2010) A Predominantly Neolithic Origin for European Paternal Lineages. PLoS Biol 8(1): e1000285. doi:10.1371/journal.pbio.1000285 http://journals.plos.org/plosbiology/article?id=10.1371/journal.pbio.1000285
Distribution géographique de l'haplogroupe R1b-M269.

Les cinq principaux haplogroupes sont R1 (63,41%), E (11,41%) (principalement dans la région parisienne), I (8,88%), J (7,97%) et G (5,16%). R1b (en particulier R1b1b2) semble être la lignée Y dominante en France et couvre environ 60% des lignées de chromosomes Y. La fréquence élevée de cet haplogroupe est typique dans toutes les populations d'Europe occidentale. Les haplogroupes I et G sont également des marqueurs caractéristiques de nombreuses populations d'Europe occidentale. Les haplogroupes J et E1b1b (M35, M78, M81 et M34) sont des lignées présentent aujourd'hui en Europe mais surtout au Moyen-Orient et en Afrique du Nord[47].

Région Nb BD E* E-M35* E-M78 E-M81 E-M34 G I J1 J2 K N1c P* R1a R1b1 T
1 Alsace 80 0 0 0 6.25 0 3.75 2.50 8.75 1.25 8.75 1.25 0 0 3.75 58.75 5
2 Auvergne 89 0 2.25 0 3.37 5.62 1.12 8.99 4.49 3.37 7.87 1.12 0 0 5.62 52.80 3.37
3 Bretagne 115 0 0 0 0 0 0 1.74 13.04 0.87 2.61 0 0 0 0.87 80.88 0
4 Île-de-France 91 0 10.99 0 4.40 5.49 1.10 4.40 7.69 1.10 5.49 0 1.10 0 2.20 56.05 0
5 Midi-Pyrénées 67 0 1.49 1.49 2.99 1.49 1.49 4.48 10.45 4.48 7.46 0 0 0 2.99 59.69 1.49
6 Nord-Pas-de-Calais 68 0 1.47 1.47 5.88 4.41 0 7.35 8.82 0 5.88 0 0 0 2.94 61.76 0
7 Provence-Alpes-Côte d'Azur 45 2.22 0 2.22 8.89 2.22 0 6.67 8.89 0 6.67 0 0 4.44 0 55.55 2.22
France métropolitaine 555 0.32 2.31 0.74 4.54 2.75 1.07 5.16 8.88 1.58 6.39 0.34 0.16 0.63 2.62 60.78 1.73

Le projet Benelux & France Y-DNA d'Eupedia a trouvé des résultats comparables en se basant sur diverses données recueillies jusqu'à présent :

R1b, a été introduit par les indo-européens venus des steppes pontiques il y a environ 4 500 ans[48], son introduction en France est lié à la Culture campaniforme[49]. Il comprend quatre principaux sous-clades : le R1b-L21 dit « Celtique Atlantique » majoritaire dans le nord-ouest, le R1b-DF27 dit « Celtibérique » (y compris le basque R1b-M153) dans le sud-ouest, le R1b-U106 dit « Nordique » dans le nord, et le R1b-U152 à l'est « Gaulois celtique »[50].

D'autres études confirment la part importante de l’haplogroupe R1b dans la population française[51],[52] :

Région R1b Autres
Alpes-de-Haute-Provence 80 20
Alsace 67 33
Baie-de-Somme 62.8 37.2
Basques 75.4 24.6
Bouches-du-Rhône 68 32
Finistère 76 24
Haute-Garonne 78.9 21.1
Ille-et-Vilaine 80.5 19.5
Loire-Atlantique 77.1 22.9
Rhône 67 33
Vendée 68 32
Var 66 34
Vaucluse 61 39

Fait notable, les anciens Burgondes, une tribu germanique de l'est du Danemark, semblent avoir porté des pourcentages considérables de haplogroupes R1a et Q, deux haplogroupes qui se trouvent désormais à des fréquences anormalement élevées autour de l'ancien royaume des Burgondes dans ce qui est maintenant la région Rhône-Alpes et le nord de la Provence.

Chromosomes homologues ou autosomes

Les études dites autosomales portent sur les 22 chromosomes homologues ou autosomes (chromosomes non sexuel) plutôt que sur les lignées maternelles ou paternelles.

Récemment, une étude génétique publiée en 2015 et basée sur l'ADN ancien, a permis de déterminer l'origine génétique de l'ascendance des Européens. L'ascendance des Français serait, en moyenne, principalement constituée de trois sources génétiques différentes, soit environ 12 % d'ancêtres chasseurs-cueilleurs du Paléolithique venus d'Afrique via le Moyen-Orient il y a environ 45 000 ans, environ 51 % d'ancêtres venus d'Anatolie (Turquie moderne)[53] au Néolithique il y a 7 000 ans et environ 37 % d'ancêtres venus des steppes pontiques d'Eurasie durant l'âge du bronze[54], il y a 4 500 ans[55],[56].

Évolution de l'idée de peuple français

Nationalité et citoyenneté

Informations complémentaires: Nationalité et citoyenneté

La nationalité française n'a pas toujours été l'équivalent de citoyenneté française. Certaines catégories de personnes françaises ont été exclues, durant l’histoire, de la pleine citoyenneté :

  • Femmes : jusqu'à la Libération, les femmes ont été privées du droit de vote. Le gouvernement provisoire du général de Gaulle leur a accordé ce droit par prescription le 21 avril 1944. Aujourd’hui, les femmes souffrent encore de sous-représentation dans la classe politique et de salaires moindres à fonctions égales. La loi du 6 juin 2000 sur la parité a tenté de répondre à cette question[57].
  • Armée : pendant une longue période, l’armée a été surnommée « la grande muette » en référence à l'interdiction de toute ingérence dans la vie politique. Pendant une grande partie de la Troisième République (1871-1940), l'armée était dans sa majorité anti-républicaine (et donc contre-révolutionnaire). L'Affaire Dreyfus et la crise de 16 mai 1877 qui conduit presque à un coup d’État monarchiste par MacMahon, sont des exemples de cet esprit anti-républicain. Par conséquent, les militaires n’avaient pas le droit de vote et ne l’obtiennent qu’avec la prescription du 17 août 1945 : la contribution de De Gaulle et de la Résistance française réconcilient l'armée avec la République. Néanmoins, les militaires ne bénéficient pas de l'ensemble des libertés publiques, comme spécifié dans la loi du 13 juillet 1972 sur le statut général des militaires.
  • Les jeunes : la loi de juillet 1974 à l'instigation du président Valéry Giscard d'Estaing a abaissé l'âge de la majorité de 21 à 18 ans.
  • Les étrangers naturalisés : depuis la loi du 9 janvier 1973, les étrangers qui ont acquis la nationalité française ne doivent plus attendre cinq ans après leur naturalisation pour être en mesure de voter.
  • Les habitants des colonies : la loi du 7 mai 1946 fixe le statu de non citoyen français les soldats de l' « Empire colonial » (comme les tirailleurs) tués pendant la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale[58].
  • Les citoyens étrangers d'un État membre de l'UE forment un cas particulier en ce que même si non français, ils sont autorisés à voter aux élections locales françaises[59] et peuvent assumer toutes missions diplomatiques ou consulaires françaises[60].

La France a été l'un des premiers pays à mettre en œuvre des lois de dénaturalisation. Le philosophe Giorgio Agamben souligne le fait que la loi française de 1915 a permis la dénaturalisation de citoyens naturalisés d'origine « ennemies ». C’est l'un des premiers exemples d'une telle législation[61].

En outre, certains auteurs qui se sont intéressés à la « crise de l'État-nation », soutiennent que la nationalité et la citoyenneté deviennent des concepts distincts. Ils montrent à titre d'exemple, les concepts de « citoyenneté supranationale », « citoyenneté internationale » ou encore « citoyenneté du monde » (par exemple au travers d'adhésion à des organisations internationales non gouvernementales comme Amnesty International ou Greenpeace). D’après ces auteurs, cela pourrait indiquer la tendance à l’apparition de revendication d’une « citoyenneté post-nationale »[58].

À côté de cela, la citoyenneté moderne est liée à la participation civique (également appelé liberté positive), qui implique le vote, les manifestations, les pétitions, le militantisme, etc.

Divers auteurs (dont Philippe Van Parijs, Jean-Marc Ferry, Alain Caillé, André Gorz) soutiennent que l’instauration d’un revenu minimum ferait obstacle à l'exclusion de la citoyenneté. Pour eux, l'exclusion sociale pourrait conduire à la privation d’une partie de citoyenneté[62].

Multiculturalisme contre universalisme

Un administrateur colonial français en « tournée » dans un avant-poste du Congo, en 1905.

Suite à la Révolution française, la Première République développe l’idée d’un universalisme républicain c’est-à-dire l’égalité de traitement pour tous les citoyens sans distinction d’origine ethnique notamment. Cet universalisme est inscrit dans la constitution française, mais l'esclavage n'a pour autant été réellement interdit qu'en 1848 par le décret du 27 avril 1848, et dans l'Empire colonial français, en particulier dans le second espace colonial, l'application de cette idée d’universalisme fut très différente (voir Indigénat, Loi Lamine Guèye et Union française).

La conception du peuple français est issue de la vision jacobine d’un peuple français uni dont la souveraineté n’est parfaite que si elle est entière et ne subit aucune exception au sens de Rousseau pour qui la volonté est générale ou elle n’est pas[25],[27]. Siéyès défend l'idée d'adunation[63]. La motivation principale des Jacobins était de créer une communauté politique et sociale effaçant les particularités locales et les inégalités de l'Ancien Régime[64]. Ce modèle jacobin en imposant une centralisation administrative et une politique d’inspiration rousseauiste visait en pratique à résorber la variété ethnique et culturelle des provinces puis plus tard celle des colonies et des immigrants[29]. Cet « illibéralisme français » se caractérise notamment par le refus d'envisager la constitution de corps intermédiaires[64].

Aujourd'hui, la conception moderne de la citoyenneté oscille entre universalisme et multiculturalisme. La nationalité française a été définie durant une longue période principalement par trois facteurs : l'intégration, l'adhésion individuelle, et la primauté du sol (jus soli). La politique d’intégration repose sur des politiques volontaires qui visent à créer une identité commune et à l'intériorisation par chaque individu d'un héritage culturel et historique commun. En France, l'État a précédé la nation et les gouvernements ont mis en œuvre d’importantes politiques volontaires pour la création de cette identité culturelle commune[65].

D'autre part, l'intériorisation d'un héritage commun est un processus lent, que B. Villalba de l’université de Lille, compare à une acculturation. Selon lui, « l'intégration est le résultat d'une double volonté : la volonté de la nation de créer une culture commune pour tous les membres de la nation, et la volonté des communautés vivant dans la nation à reconnaître la légitimité de cette culture commune »[58]. Le problème politique étant de savoir si la diversité culturelle, en termes de religion, de différences sociales, d'appartenance nationale, est susceptible d'être transcendée par ce projet commun[66],[67]. L'influence grandissante de l’approche multiculturaliste fait dire à certains universitaires comme M. François Miclo, que le principe d’égalité n’était [plus] qu’un principe résiduel[68].

Cet héritage complexe, en particulier jacobin[64], explique au moins en partie la difficulté de la classe politique française à faire face au phénomène du communautarisme et l'approche différente qui en ait faite par rapport au monde anglo-saxon notamment.

Fédéralisme

À rebours de l’universalisme des lumières et en particulier de Kant, il existe une vision fédéraliste du peuple français. La vision barrèsienne décrit le peuple français comme une réalité diverse fondée par le sol, l’histoire c'est-à-dire les institutions, les conditions de vie et la situation matérielle du peuple ainsi que les traditions et les morts[69],[70]. C’est la vision hégélienne, pour qui le peuple est une continuité. L’appartenance au peuple ne se déterminant pas par un acte d’adhésion volontariste mais étant au contraire une détermination objective à l’opposé du « plébiscite de tous les jours » d’Ernest Renan[71]. Pour Barrès, l’idée même de « naturalisation » de Français de fraîche date s’intégrant au sein de la communauté « de souche » constitue une aberration[29]. C'est de cet enracinement que naît un fédéralisme d’identités régionales qui ensemble composent le peuple français. Ce nationalisme se constitue autour du rejet du centralisme jacobin qui irait à l’encontre de la tradition française fondée sur le fédéralisme[72] et sur la vision chère à Michelet, d’un « petit peuple » composé de modestes propriétaires terriens et d’artisans[73].

Jus soli et jus sanguinis

Article détaillé : Nationalité française

Pendant l'Ancien Régime (avant la Révolution française de 1789), le jus soli (ou « droit du sol ») était prédominant. Le droit féodal reconnaissait l’allégeance personnelle au souverain, mais les sujets du souverain étaient définis par leur terre natale. Selon la Constitution du 3 septembre 1791, les individus nés en France d'un père étranger et qui vivent en France, ou encore les individus qui, après être né dans un pays étranger d'un père français, sont venus en France et ont jurés serment aux droits civils, peuvent devenir des citoyens français. En raison de la guerre, la méfiance envers les étrangers avait conduit à l'obligation de la part des Français nés à l’étranger de prêter un serment civique avant d'acquérir la nationalité française.

Le Code Napoléon insistait au contraire sur le jus sanguinis (« le droit du sang »). La paternité était le principal critère d’acquisition de la nationalité. Ce nouveau dogme, en brisant toute condition de résidence envers les enfants nés à l'étranger de parents français, créait donc une rupture pour la première fois avec l'ancienne tradition du jus soli. Selon Patrick Weil, la motivation de ce changement n’était pas ethnique mais signifiait que les liens familiaux transmis par le pater familias étaient devenus plus importants que l’allégeance à un souverain[74].

Avec la loi du 7 février 1851, votée pendant la Seconde République (1848 - 1852), le « double jus soli » fut introduit dans la législation française, combinant l’origine de naissance avec la paternité. Un enfant né de parents étranger pouvait obtenir la nationalité si ses parents et l’enfant étaient nés en France, la double nationalité étant interdite. Cette loi de 1851 était en partie motivée par le service militaire national. Ce système est resté plus ou moins le même jusqu'à la réforme de 1993 du Code de la nationalité, créé par le Règlement du 9 janvier 1973.

La réforme de 1993, qui redéfinit la loi sur la nationalité, a été controversée. Elle permettait aux jeunes nés en France de parents étrangers de solliciter la nationalité française entre 16 et 21 ans. Ce fait a été critiqué : en effet, certains[Qui ?] estimaient que le principe de l'égalité devant la loi n’était plus respecté puisque la nationalité française n’était plus accordée automatiquement à la naissance, comme dans la loi classique « double jus soli », mais devait être demandée à l'entrée dans l'âge adulte. Désormais, les enfants nés en France de parents français étaient différenciés des enfants nés en France de parents étrangers, ce qui créait une inégalité entre ces deux catégories.

La réforme de 1993 a été préparée par les lois Pasqua. La première loi Pasqua de 1986 limite les conditions de séjour en France et facilite les expulsions. Avec cette loi, un enfant né en France de parents étrangers ne peut acquérir la nationalité française que si elle démontre sa volonté de le faire à 16 ans en prouvant qu'il a été instruit en France et dispose d'une maîtrise suffisante de la langue française[58].

La deuxième loi Pasqua sur le « contrôle de l'immigration » a rendu la régularisation des étrangers en situation irrégulière et plus généralement les conditions de séjour des étrangers plus difficiles. Charles Pasqua déclare le 11 mai 1987 : « Certains m'ont reproché d'avoir utilisé un avion mais si nécessaire je vais utiliser les trains », et le 2 juin 1993 au journal Le Monde, il précise l’intention de la loi : « La France a été un pays d'immigration, il ne veut plus l’être. Notre objectif, en tenant compte des difficultés de la situation économique, est de tendre vers l'immigration zéro »[58].

Par conséquent, le droit de la nationalité française moderne combinait alors quatre facteurs : la paternité ou « droit du sang », l'origine de naissance, le pays de résidence et de la volonté exprimée par un étranger ou une personne née en France de parents étrangers de devenir français.

La loi sur l'immigration de M. Valls et M. Cazeneuve votée le 18 février 2016 transforme profondément le système français de l'immigration. La loi favorise l'ouverture, l'accueil et renforce les droits des étrangers et crée de nouvelles possibilités d'obtention de la nationalité française. Par exemple, la nouvelle loi permet aux étrangers malades en situation irrégulière et qui n'ont pas les moyens personnels d'être soignés dans leur pays d’obtenir leur régularisation et le droit de bénéficier du système de soin français. La nouvelle loi interdit également le placement en rétention administrative de familles avec enfant mineur (article L551-1 et L561-2) rendant dès lors, l’expulsion des familles en situation irrégulière quasi impossible[75],[76].

Citoyenneté européenne

Le Traité de Maastricht de 1992 a introduit le concept de citoyenneté européenne, qui vient en complément des citoyennetés nationales.

Citoyenneté des étrangers

Par définition, un « étranger » est une personne qui n'a pas la nationalité française. Cependant, il n’est pas synonyme d’ « immigrant », puisqu’un étranger peut être né en France. Lors d’un séjour légal en France, il est possible de demander la naturalisation après une résidence de dix ans. Si la démarche n'est pas effectuée, la personne est alors considérée comme un « étranger illégal ». Certains font valoir que cette privation de nationalité et de citoyenneté ne cadre pas avec leur contribution aux efforts économiques nationaux, et donc à la croissance économique.

Globalement, les droits des étrangers en France se sont améliorées au cours du dernier demi-siècle :

  • 1946 : droit d'élire représentant syndical (mais pas d'être élu en tant que représentant)
  • 1968 : droit de devenir un délégué syndical
  • 1972 : droit de siéger au conseil d'entreprise et d'être un délégué des travailleurs à la condition de « savoir lire et écrire le français »
  • 1975 : ajout d’une condition supplémentaire : « être en mesure de s'exprimer en français »; droit d’élire les prud'hommes, mais impossibilité d’être élus; les étrangers peuvent aussi avoir des postes administratifs ou de direction au sein d’un syndicat mais suivants diverses conditions
  • 1982 : ces conditions sont supprimées, seule la fonction de conseiller prud'homal est réservé à ceux qui ont acquis la nationalité française. Les étrangers peuvent être élus aux fonctions de représentation des travailleurs (lois Auroux). Ils peuvent aussi devenir administrateurs au sein des structures publiques telles que les banques de sécurité sociale (caisses de sécurité sociale), OPAC (administration des HLM), OPHLM...
  • 1992 : pour les citoyens de l'Union européenne : droit de vote aux élections européennes, d'abord exercés au cours des élections européennes de 1994 et aux élections municipales (à partir des élections municipales de 2001).

Statistiques

L'Insee ne recueille pas de données sur la langue, la religion ou l'origine ethnique suivant le principe laïc et unitaire de la République française[77]. Néanmoins, il existe des sources qui répertorient ces distinctions:

  • La CIA World Factbook définit les groupes ethniques de la France comme étant « celtique et latin avec des minorités germaniques, slaves, d’Afrique du Nord, d’Afrique subsaharienne, indochinoise, et des minorités basques. Et pour les départements d'outre-mer : noirs, blancs, mulâtres, indien, chinois et amérindien »[78]. Ces données sont régulièrement reprises dans les rapports de données démographiques[79].
  • Le Département d’État américain possède des données plus détaillées : « Depuis les temps préhistoriques, la France a été un carrefour de commerce, de voyageurs et d'invasions. Trois composantes ethniques européennes fondamentales se sont mélangées au fil des siècles sur le territoire de la France moderne : les peuples celtiques, latins et teutoniques (francs) - pour compenser sa population actuelle […] Traditionnellement, la France a eu un niveau élevé d'immigration […] en 2004, il y avait plus de 6 millions de musulmans, en grande partie d'origine nord-africaine, vivant en France. En France vivent à la fois les plus importantes populations musulmanes et juives d’Europe »[80].
  • L'Encyclopædia Britannica indique que « les Français ont fortement conscience d'appartenir à une seule nation, mais qu’ils constituent à peine un groupe ethnique unifiable par un indicateur scientifique », et il est ensuite mentionné différentes populations composant la population de France : les Basques, les Celtes (appelés Gaulois par les Romains), et les peuples germaniques (teutoniques) (y compris les Normands ou Vikings). La France est aussi devenue « au XIXème et surtout au XXe siècle, la destination principale de l'immigration étrangère en Europe[81]. »

Immigration

Article détaillé : Immigration en France.

En 2008, l'Institut national français de la statistique INSEE estimait que 5,3 millions d'immigrants nés à l'étranger et 6,5 millions de descendants directs d'immigrés (nés en France d'au moins un parent immigré) vivaient en France représentant un total de 11,8 millions et 19 % de la population totale en France métropolitaine (62,1 millions en 2008). Parmi eux, environ 5,5 millions sont d'origine européenne et 4 millions d'origine maghrébine[82],[83].

Populations d'ascendance française

Article détaillé : Diaspora française.

Français résidant à l'étranger

Ces chiffres dans le tableau suivant, fournis par le Ministère des Affaires étrangères, ne sont pas censés être complets car ils se basent sur des déclarations volontaires faites par les résidents français à l'étranger (que le Quai d'Orsay invite vivement à faire auprès de ses ambassades, afin également de faciliter les formalités administratives liées aux autorisations de séjour dans les pays concernés, la facilitation des déplacements dans ces pays ou lors de retours occasionnels en France, le maintien de droits en France auprès de certains organismes, et les opérations relatives aux rapatriements de revenus ou la défense des intérêts et droits légaux des personnes concernées dans ces pays).

Les personnes déclarées sont maintenant automatiquement retirées des fichiers consulaires après 5 ans (durée maximale de validité des passeports français), sans renouvellement de leur déclaration. Ce délai est généralement pour suivre les personnes dans des pays soumis à des visas de séjour, mais pas pour les pays où des visas de longue durée sont accordés (ou non nécessaires dans l'Union européenne où la carte d'identité valide 10 ans suffit), ni pour les personnes ayant obtenu une seconde nationalité (notamment par alliance) et qui omettent fréquemment d'effectuer ces déclarations pour renouveler leur passeport français. Dans certains pays en conflit, il est possible également que ces personnes ne soient pas déclarées comme françaises (ou n'entrent pas en contact avec l'autorité consulaire) mais utilisent un passeport issu d'un pays tiers avec lequel la France a passé des accords de coopération ou de représentation, ou bien n'y résident pas suffisamment longtemps pour justifier une telle déclaration.

Ces chiffres ne peuvent donc fournir qu'une estimation basse mais à peu près représentative de l'importance relative de la présence française dans les autres pays, avec une incertitude plus élevée pour les pays les moins fréquents.

Notes et références

  1. « Évolution de la population jusqu'en 2015 », sur Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le 24 mars 2015).
  2. Fernand Braudel, L'Identité de la France, Paris, 1986, Arthaud-Flamarion, chapitre II, "Expliquer le divers"page 48.
  3. Arnold van Gennep, Manuel de folklore français contemporain, Paris, Maisonneuve et Larose, environ 45 volumes.
  4. Gérard Noiriel, Le Creuset Français, Paris, ed. Le Seuil,
  5. « Le communautarisme en France, démenti par les chiffres - La Revue Civique », La Revue Civique,‎ (lire en ligne)
  6. Laurent Bouvet, Le communautarisme: mythes et réalités, Lignes de repères, (ISBN 9782915752205, lire en ligne)
  7. Fabrice Dhume-Sonzogni, Communautarisme: enquête sur une chimère du nationalisme français, Demopolis, (ISBN 9782354570927, lire en ligne)
  8. a et b « Constitution du 4 octobre 1958 Article 1 », sur www.legifrance.gouv.fr : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »
  9. (en) Alexandra Hughes, Alex Hughes, Keith A. Reader et Keith Reader, Encyclopedia of Contemporary French Culture, Taylor & Francis, (ISBN 9780203003305, lire en ligne)
  10. « French Canadians - Introduction, Location, Language, Folklore, Religion, Major holidays, Rites of passage », sur www.everyculture.com (consulté le 29 avril 2016)
  11. Données 2010 relatives aux étrangers en France
  12. Données fin 2012 sur le site de l'assemblée des Français de l'étranger
  13. (en) David I. Kertzer et Dominique Arel, Census and Identity: The Politics of Race, Ethnicity, and Language in National Censuses, Cambridge University Press, (ISBN 9780521004275, lire en ligne)
  14. (en) Statistics Canada, Ethnic Diversity Survey: portrait of a multicultural society, Minister of Industry, , 29 p. (ISBN 0-662-35031-6, lire en ligne)
  15. (en) Canadian and French Perspectives on Diversity, Minister of Public Works and Government Services Canada, , 156 p. (ISBN 0-662-38231-5, lire en ligne)
  16. (en) « Total ancestry reported », sur census.gov (consulté le 14 mai 2017)
  17. peuple, sur le site cnrtl.fr
  18. Cf. la définition no 3 du mot nation dans Le Robert[Lequel ?] dès 1976.
  19. (en) Jean Jacques Rousseau, Social Contract, Simon and Schuster, (ISBN 9781451602227, lire en ligne)
  20. Raymond Carré de Malberg, Contribution à la théorie générale de l'état, réédition Dalloz, (ISBN 9782222005797, lire en ligne), p. 157
  21. Claude Nicolet, L’Idée républicaine en France, Paris, Gallimard, , p. 16
  22. Carole Reynaud-Paligot, « L'émergence de l'antisémitisme scientifique chez les anthropologues français, Abstract », Archives juives, vol. 43, no 1,‎ , p. 66–76 (ISSN 0003-9837, lire en ligne)
  23. a, b et c Joseph Krulic, « 'Peuple' et 'Volk' : réalité de fait, postulat juridique - L’idée de peuple dans la tradition constitutionnelle française », Revue Sens-public,‎ (lire en ligne)
  24. NEXINT, « Décision n° 2000-428 DC du 4 mai 2000 », sur www.conseil-constitutionnel.fr, (consulté le 15 mai 2017)
  25. a et b Arnaud Hacquet, Le concept de souveraineté en droit constitutionnel français, (lire en ligne)
  26. Jean Yves Faberon et Guy Agniel, La souveraineté partagée en Nouvelle-Calédonie et en droit comparé, La documentation française, (lire en ligne)
  27. a et b Henri Mendras, « Le « mal de Bodin » », Le Débat, no 105,‎ , p. 71–89 (ISSN 0246-2346, lire en ligne)
  28. Pierre Rosanvallon, Le Modèle politique français. La société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours, Le Seuil, (ISBN 9782021010534, lire en ligne)
  29. a, b et c Brigitte Krulic, « 'Peuple' et 'Volk' : réalité de fait, postulat juridique - Le peuple chez Maurice Barrès, une entité insaisissable entre unité et diversité », Revue Sens public,‎ (lire en ligne)
  30. La CNIL a donné un avis favorable au recensement de 2009 pour la Nouvelle-Calédonie, qui fait apparaître « l'origine ethnique » des personnes. Ces données étaient enregistrées jusqu'en 1996, mais ne l'avaient pas été pour le recensement de 2004. La CNIL rappelle une délibération de 2002, dans laquelle elle avait affirmé que « le recueil de l'appartenance ethnique des personnes, compte tenu des caractéristiques sociodémographiques propres au territoire de Nouvelle-Calédonie, répond à un motif d'intérêt public […] »
  31. a et b L'article 8 de la loi Informatique et libertés de 1978 interdit «de collecter ou de traiter des données à caractère personnel qui font apparaître, directement ou indirectement, les origines raciales ou ethniques»: Un amendement au projet de loi sur l'immigration autorise la statistique ethnique Le Monde
  32. « Le Monde » - rubrique "Société", consultée 10 décembre 2013 : « Les personnes nées de parents nés à l'étranger ou nées elles-mêmes à l'étranger de parents français, ont eu le plus grand mal à prouver leur nationalité française » sur [1].
  33. Digeon, Claude, La Crise allemande de la pensée française, 1870-1914, Presses universitaires de France,
  34. (en) « France », sur Encyclopædia Britannica (consulté le 29 avril 2016) : « in the 19th and especially in the 20th century, [France has become] the prime recipient of foreign immigration into Europe »
  35. Hughes LAGRANGES, « Emeutes, renovation urbaine et alienation politique », Observatoire sociologique du changement, Paris,‎ (lire en ligne)
  36. (en) Eric Hobsbawm, Nations and Nationalism since 1780 : programme, myth, reality, Cambridge, Cambridge Univ. Press, (édition française Gallimard, 1992), (ISBN 0-521-43961-2), chapitre II "The popular protonationalism", pp.80-81
  37. Renée Balibar et Dominique Laporte, Le Français national: politique et pratique de la langue nationale sous la Révolution, Paris,
  38. Décision no 2000-428 DC du 4 mai 2000 (lire en ligne)
  39. Dominique Schnapper, « "La conception de la nation", "Citoyenneté et société" », Cahiers Francais, no 281,‎
  40. Nicolas Sarkozy, Témoignages, XO, 2006, page 280
  41. « Français de souche » : polémique autour d'un mot utilisé par Hollande, lemonde.fr, 24 février 2015.
  42. « Français de souche » : « De facto, tout le monde utilise cette expression », sur lemonde.fr, (consulté le 27 février 2015)
  43. Rémi Noyon, « « Français de souche » : généalogie d’un concept manipulé par l’extrême droite », sur http://blogs.rue89.nouvelobs.com/les-mots-demons/, (consulté le 3 mars 2015)
  44. a et b « Lesson 1: What is France? Who are the French? », sur online.missouri.edu (consulté le 9 mai 2016)
  45. a, b, c, d et e (en) Dr. Myriam Krepps, « French Identity, French Heroes: From Vercingétorix to Vatel », unomaha.edu, Pittsburg, Kansas, Pittsburg State University,‎ (lire en ligne)
  46. a, b, c et d (en) « France's ancient Alesia dispute rumbles on - BBC News », sur BBC News, (consulté le 9 mai 2016)
  47. a et b (en) E. Ramos-Luis, A. Blanco-Verea, M. Brión et V. Van Huffel, « Phylogeography of French male lineages », Forensic Science International: Genetics Supplement Series, vol. 2,‎ , p. 439–441 (ISSN 1875-1768, DOI 10.1016/j.fsigss.2009.09.026, lire en ligne)
  48. « L'un des plus importants mouvements migratoires serait celui des proto-Indo-Européens caractérisés par les haplogroupes de l'ADN-Y R1a et R1b provenant des peuples des steppes pontiques et asiatiques utilisant des sépultures recouvertes de tumulus, les kourganes », Jean Chaline (préf. Jean-Louis Beaucarnot), Généalogie et génétique : La saga de l'humanité : migrations, climats et archéologie, Paris, Ellipses, , 471 p. (ISBN 9782729888718), p. 307
  49. (en) Iñigo Olalde, Selina Brace, Morten E. Allentoft et Ian Armit, « The Beaker Phenomenon And The Genomic Transformation Of Northwest Europe », bioRxiv,‎ , p. 135962 (DOI 10.1101/135962, lire en ligne)
  50. Natalie M Myres, Siiri Rootsi, Alice A Lin et Mari Järve, « A major Y-chromosome haplogroup R1b Holocene era founder effect in Central and Western Europe », European Journal of Human Genetics, vol. 19, no 1,‎ , p. 95–101 (ISSN 1018-4813, PMID 20736979, PMCID PMC3039512, DOI 10.1038/ejhg.2010.146, lire en ligne)
  51. Patricia Balaresque, Georgina R. Bowden, Susan M. Adams et Ho-Yee Leung, « A predominantly neolithic origin for European paternal lineages », PLoS biology, vol. 8, no 1,‎ , e1000285 (ISSN 1545-7885, PMID 20087410, PMCID PMC2799514, DOI 10.1371/journal.pbio.1000285, lire en ligne)
  52. (en) Z. Hofmanová et al., « Genomic evidence establishes Anatolia as the source of the European Neolithic gene pool », PNAS,‎ ([www.pnas.org/content/113/25/6886.full.pdf lire en ligne])
  53. (en) Wolfgang Haak, Iosif Lazaridis, Nick Patterson et Nadin Rohland, « Massive migration from the steppe was a source for Indo-European languages in Europe », Nature, vol. 522, no 7555,‎ , p. 207–211 (ISSN 0028-0836, PMID 25731166, PMCID 5048219, DOI 10.1038/nature14317, lire en ligne)
  54. How much of a caveman are you?, NewScientist, 7 juillet 2015
  55. Will Chang, Chundra Cathcart, David Hall et Andrew Garrett, « Ancestry-constrained phylogenetic analysis supports the Indo-European steppe hypothesis », Language, vol. 91, no 1,‎ , p. 194–244 (ISSN 1535-0665, DOI 10.1353/lan.2015.0005, lire en ligne)
  56. LOI no 2000-493 du 6 juin 2000 tendant à favoriser l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, (lire en ligne)
  57. a, b, c, d et e B. Villalba, « Chapitre 2 - Les incertitudes de la citoyenneté », sur droit.univ-lille2.fr, Lille, Université Catholique de Lille (consulté le 10 mai 2016)
  58. S'ils résident en France
  59. S'il n'existe pas de représentation équivalente de leur pays
  60. (en) Giorgio Agamben, Homo Sacer: Sovereign Power and Bare Life, Stanford University Press, (ISBN 0-8047-3218-3)
  61. P. Hassenteufel, « "Exclusion sociale et citoyenneté", "Citoyenneté et société" », Cahiers Francais, no 281,‎
  62. Siéyès, « Sur le projet de décret pour l'établissement de l'instruction nationale », Journal d'instruction sociale, vol. 5,‎ , p. 146
  63. a, b et c Christophe Premat, « Le modèle politique français, la société civile contre le jacobinisme de 1789 à nos jours. Lecture d'un ouvrage de Pierre Rosanvallon », Revue Sens public,‎ (lire en ligne)
  64. Voir Eric Hobsbawm
  65. Dominique Schnapper, La France de l'intégration : Sociologie de la nation en 1990, Paris, Gallimard, , p. 77
  66. Toshiaki Kozakaï, L'étranger, l'identité, Paris, Payot & Rivages éditeur, « II »
  67. Mélin-Soucramanien, Ferdinand, « Le principe d'égalité dans la jurisprudence du Conseil constitutionnel », http://www.theses.fr/,‎ (lire en ligne)
  68. Maurice Barrès, Les Déracinés, Bibliothèque malgache, (ISBN 9782373630626, lire en ligne), p. 503
  69. Maurice Barres, L'Appel au Soldat (Classic Reprint), Fb &C Limited, (ISBN 9781334838743, lire en ligne), p. 935
  70. Maurice Barrès, Scènes et Doctrines du Nationalisme, Adegi Graphics LLC, (ISBN 9780543694676, lire en ligne) :

    « Nous sommes la continuité de nos parents, ils pensent et parlent en nous (…). C’est tout un vertige où l’individu s’abîme pour se retrouver dans la famille, dans la race, dans la nation »

  71. Maurice Barrès, Assainissement et fédéralisme, Librairie de la Revue socialiste, (lire en ligne)
  72. Jules Michelet, OEUVRES COMPLETES: Tome 3, Histoire de France, Flammarion, (ISBN 9782082102414, lire en ligne)
  73. (en) Patrick Weil, « Access to citizenship : A comparison of twenty five nationality laws », Citizenship Today: Global Perspectives and Practices, Washington DC,‎ , p. 17-35 (lire en ligne)
  74. lefigaro.fr, « Immigration : les dangers d'une loi irresponsable votée en catimini », sur Le Figaro, (consulté le 11 mai 2016)
  75. Ministère de l'Intérieur, « Loi du 7 mars 2016 relative au droit des étrangers en France », sur http://www.immigration.interieur.gouv.fr/Immigration/Loi-du-7-mars-2016-relative-au-droit-des-etrangers-en-France (consulté le 11 mai 2016)
  76. Werner Haug, « Ethnic, Religious and Language Groups: Towards a Set of Rules for Data Collection and Statistical Analysis », sur Open Society Foundations (consulté le 10 mai 2016)
  77. « The World Factbook : France », sur www.cia.gov (consulté le 10 mai 2016)
  78. « France Population », sur www.nationbynation.com (consulté le 10 mai 2016)
  79. « France », sur U.S. Department of State (consulté le 10 mai 2016)
  80. « France | history - geography », sur Encyclopedia Britannica (consulté le 10 mai 2016)
  81. Catherine Borrel et Bertrand Lhommeau, « Insee - Population - Être né en France d'un parent immigré », sur www.insee.fr, (consulté le 10 mai 2016)
  82. « Insee - Population - Répartition des immigrés par pays de naissance en 2012 », sur www.insee.fr, (consulté le 10 mai 2016)
  83. Source : Ministère des Affaires étrangères et européennes

Voir aussi

Bibliographie

  • Jacques Dupâquier, Histoire de la population française, 4 vol., Presses universitaires de France, collection « Quadrige », mai 1995 (ISBN 2-13-046820-9)
  • Lucien Febvre, François Cruzet, Nous sommes des sang-mêlés, Albin Michel, 2012. (ISBN 9782226209016). Ce livre dont le sous titre est Manuel d'histoire de la civilisation française, a été écrit en 1950 mais seulement publié en 2012.

Articles connexes

Liens externes

  • Notices d'autorité : Bibliothèque du Congrès • Gemeinsame Normdatei • Bibliothèque nationale de la Diète