Frôlois

Frôlois
Frôlois
Frôlois : château et église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Montbard
Intercommunalité Pays d'Alésia et de la Seine
Maire
Mandat
Michel Gaudet
2014-2020
Code postal 21150
Code commune 21288
Démographie
Population
municipale
176 hab. (2015 en diminution de 2,76 % par rapport à 2010)
Densité 5,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 50″ nord, 4° 37′ 55″ est
Altitude Min. 299 m
Max. 482 m
Superficie 34,77 km2
Localisation

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Frôlois

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Frôlois
Frôlois : le château dominant le Ruisseau de Bonnevau

Frôlois est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie

Géologie

Hydrographie

  • Le Bonneveau, ruisseau.

Villages, hameaux, lieux-dits, écarts

Communes limitrophes

Histoire

Frolois, aujourd’hui

Ce château est inscrit à l’Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH) depuis 1977. Ses imposants remparts témoignent encore de son importance militaire. Les modifications et démolitions effectuées au fil du temps confèrent à la maison une architecture classique, alors qu’il s’agit de l’un des plus vieux châteaux de Bourgogne (début du XIe siècle).

La naissance de Frôlois

Vers l’an 1038, le Chevalier, Milon de Frôlois, apparenté aux Ducs de Bourgogne de la Première Race, construit cette forteresse sur un éperon barré, à l’emplacement même d’un ancien retranchement romain. Le château, lieutenance des Ducs de Bourgogne, était une garnison militaire importante, aux marches du Duché, qui pouvait abriter 200 chevaux de guerre.

Les différentes familles qui se sont succédé sous l’Ancien Régime

Frôlois est passé à la famille de Grancey, puis a appartenu à 3 Ducs de Bourgogne (Robert II, Hugues v, Eudes IV).
Par alliance, la maison devient propriété d’Antoine de Vergy dont vous découvrirez la chambre, au premier étage[1]. Antoine de Vergy, alors fait Maréchal de France, pendant la Régence d’Henri V, défait les armées de Charles VII, Roi de France, à Cravant dans l’Yonne en 1423.Il est également un des premiers Chevalier de la Toison d’Or.
Après la mort de Charles Le Téméraire (1477), Frôlois est confisqué par Louis XI et transmis à Jean de Saulx-Tavannes.
En 1577, les descendants des Vergy reprennent Frôlois et le vendent à la famille de Rochefort qui le gardera pendant 9 générations.
En 1683, Frôlois est vendu à Pierre Duban de La Feuillée, Lieutenant général des armées de Louis XIV, et érigé en comté l’année suivante. Son seul fils, François, blessé grièvement au siège de Turin en 1706, meurt en 1747 (Son fauteuil de malade fait encore partie du mobilier de la maison). Il offre le château, à son neveu, François-Henry, en cadeau de mariage.

La Révolution

Le comte Duban de La Feuillée meurt en 1791, suivi la même année par sa femme, Catherine-Marie de Percy.
Les héritiers, Edme Lebascle, Marquis d’Argenteuil et ses deux frères, sont de lointains cousins de la famille Duban de La Feuillée. Ils font vendre le mobilier aux enchères en 1792.
Edme Lebascle émigre ensuite et meurt à l’Armée des Princes, dans le Palatinat, le 28 août 1793.Le château est alors confisqué comme Bien National, puis loué à une vingtaine de familles. La mairie s’installe dans le grand salon, tandis qu’une soixantaine de prisonniers sont détenus dans l’enceinte du château. Mais devant l’état de dégradation de l’édifice, les autorités départementales décident de le vendre en 14 lots. Devant l’insuccès de ce projet, l’ensemble est mis en vente le 22 août 1794 et adjugé pour 8000 livres à Nicolas Regnault, qui est le neveu de François Regnault, Ecuyer et Capitaine de la Seigneurie.François, avait quant à lui remplacé à cette fonction, un cousin, le Capitaine Suilay de Grandbois.
La famille Regnault, qui venait d’acquérir le domaine de Vaubuzin, propose alors le château à René d’Argenteuil, héritier des derniers propriétaires, pour 4 300 livres seulement, mais l’offre est refusée.

Frôlois depuis 1794

Bernarde Regnault est la première de notre famille à habiter le château à la suite du décès de son fiancé, Officier de La Grande Armée, tué lors de la Campagne de Russie (1812). Elle s’installe alors seule dans cette grande bâtisse pour y passer le restant de sa vie. Les différentes générations qui se sont succédé ont contribué à restaurer et meubler cette maison qui, sous une architecture austère, présente un intérieur chaleureux.
La chambre d’Antoine de Vergy, le grand salon, le petit salon d’hiver et la salle à manger sont ouverts à la visite. Vous découvrirez alors l’authenticité d’une maison familiale, occupée toute l’année par ses propriétaires.
Parmi tous ces meubles, certains ont une valeur sentimentale comme les portraits de famille et le fauteuil de malade de François Duban de Frolois,
Le château témoigne avant tout de la succession d’histoires familiales et personnelles. La famille Regnault-Santiard, est depuis quelques siècles au service de cette maison.

Politique et administration

(listes non exhaustives)

Civile, sous l'Ancien Régime

Civile, depuis La Révolution

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008   Marie-Odile Perreau    
Les données manquantes sont à compléter.

Administration religieuse

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2015, la commune comptait 176 habitants[Note 1], en diminution de 2,76 % par rapport à 2010 (Côte-d'Or : +1,68 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 075 1 051 1 062 1 015 1 015 1 043 1 074 1 096 1 082
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
971 950 915 797 786 760 749 703 663
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
605 568 540 427 413 409 426 430 402
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
347 303 266 248 240 190 179 178 176
2013 2015 - - - - - - -
171 176 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Église de Frôlois.
  • Château de Frôlois (coordonnées : 47° 31′ 40″ N, 4° 37′ 54″ E).

Personnalités liées à la commune

Milon de Frôlois ( Famille de Frôlois ).

Ponce de Frôlois,Connétable de Bourgogne,né en 1150

Antoine de VERGY, Chevalier de la Toison d'Or (Famille de VERGY)

Pierre Du Ban de La Feuillée , Lieutenant Général des armées de Louis XIV ( Famille Du Ban de La Feuillée)

Anthoine de ROCHEFORT ( Famille de ROCHEFORT)

Eudes IV, HUGHES V, ROBERT II ( Ducs de Bourgogne de la première race).

  • Guy de Crécy (1894-1944), résistant français, plus jeune lieutenant de France à la guerre de 1914, dénoncé à Frôlois (21) déporté et mort au camp de concentration de Neuengamme (Allemagne). Déporté avec Robert SANTIARD qui sera le seul à survivre sur la soixantaine de résistants déportés suite à cette arrestation.

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

  • Frôlois sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. pièce classée à l’ISMH
  2. Un religieux bénédiction anonyme de l'Abbaye St Bénigme de Dijon, Histoire Générale et particulière de Bourgogne..., Dijon chez Antoine de Fay, 1739, t.I, p. 284.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.