Frédérique Vidal

Frédérique Vidal
Fonctions
Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation
En fonction depuis le
(4 mois et 11 jours)
Président Emmanuel Macron
Premier ministre Édouard Philippe
Gouvernement Philippe I et II
Prédécesseur Thierry Mandon
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Monaco
Nationalité Française
Parti politique REM[réf. nécessaire]
Diplômée de Université Nice-Sophia-Antipolis

Frédérique Vidal, née le à Monaco, est une biochimiste, spécialisée en génétique moléculaire, professeure des universités et femme politique française.

Présidente de l’université Nice-Sophia-Antipolis de 2012 à 2017, elle est nommée ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation dans le gouvernement Édouard Philippe sous la présidence d'Emmanuel Macron le , et demeure à ce poste après le remaniement du 19 juin.

Biographie

Origines et études

Née le à Monaco, Frédérique Vidal est titulaire d'une maîtrise de biochimie à l'université Nice-Sophia-Antipolis, et d'un diplôme d’études approfondies (DEA) à l'Institut Pasteur. Elle soutient sa thèse de doctorat en sciences de la vie à l'université de Nice-Sophia Antipolis en 1993, sur le thème « Régulation de l'expression génique en fonction du cycle cellulaire et contrôle de la division cellulaire durant le développement précoce de l'embryon de souris : mise en évidence de deux nouvelles interactions ADN-protéines ». Il s'agit d'étudier les liens entre tissu génétique et division cellulaire chez un embryon animal[1],[2].

Carrière scientifique

Elle commence sa carrière dans la recherche et développement dans le privé et travaille un an pour le groupe Virbac, entreprise pharmaceutique vétérinaire[3]. Spécialiste en génétique moléculaire, elle se qualifie aux fonctions de maître de conférences à l'université Nice-Sophia-Antipolis en 1994[4], puis à celles de professeure des universités en biochimie, biologie moléculaire et cellulaire en 2002[5].

Ses recherches portent sur les modifications génétiques et épigénétiques impliquées dans la différenciation germinale. Elle a identifié les causes de l'épidermolyse bulleuse, une maladie rare et a développé plusieurs modèles de souris modifiées génétiquement ce qui a lui permis de montrer le rôle essentiel des cellules de Sertoli durant le processus de spermatogenèse[6].

Elle a notamment publié un article en 1995 dans Nature Genetics, cité plus de 350 fois, identifiant des mutations impliquées dans la sténose du pylore[7],[6].

Carrière administrative et politique

De 1999 à 2003, elle est membre extérieure du conseil scientifique de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale[8].

D'avril 2012 à mai 2017, elle est présidente de l'université Nice-Sophia-Antipolis[9],[10]. À ce titre, elle fait aussi partie du conseil d'administration de l'observatoire de la Côte d'Azur[11].

À partir de 2013, elle est trésorière de la Coordination des Universités de Recherche Intensive Française (CURIF)[12], dont un des objectifs affichés est de "mieux faire connaître aux décideurs politiques et économiques et aux leaders d’opinion le rôle et les activités des universités de recherche intensive."[13]

Le , elle devient ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation dans le gouvernement Édouard Philippe sous la présidence d'Emmanuel Macron[14]. Sa notice biographique sur Wikipédia est créée juste après l'annonce officielle de sa nomination[15].

Décorations

Notes et références

  1. « Frédérique Vidal », sur Gala (consulté le 25 juin 2017)
  2. VIDAL, FREDERIQUE, « Regulation de l'expression genique en fonction du cycle cellulaire et controle de la division cellulaire durant le developpement precoce de l'embryon de souris : mise en evidence de deux nouvelles interactions adn-proteines », theses.fr/,‎ (lire en ligne).
  3. « Frédérique Vidal, de Monaco à Valrose - Monaco Hebdo », Monaco Hebdo,‎ (lire en ligne).
  4. « Listes de qualification aux fonctions de maître de conférences arrêtées en 1994 par les sections du Conseil national des universités », sur legifrance.gouv.fr, .
  5. « Liste de qualification aux fonctions de professeur des universités arrêtée en 2002 par les sections du Conseil national des universités », sur legifrance.gouv.fr, .
  6. a et b « Ce que Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche, a apporté à la science », sur Le Huffington Post (consulté le 26 mai 2017)
  7. (en) Frédérique Vidal, Daniel Aberdam, Corinne Miquel et Angela M. Christiano, « Integrin β4 mutations associated with junctional epidermolysis bullosa with pyloric atresia », Nature Genetics, vol. 10, no 2,‎ , p. 229–234 (DOI 10.1038/ng0695-229, lire en ligne).
  8. cnews.fr, « La composition du gouvernement », (consulté le 17 mai 2017).
  9. « Frédérique Vidal investie présidente de l'Université », sur nicematin.com, (consulté le 17 mai 2017).
  10. « Frédérique VIDAL: biographie et actualités sur EducPros », sur letudiant.fr (consulté le 17 mai 2017).
  11. « Conseil d'Administration », sur oca.eu, (consulté le 18 mai 2017)
  12. « Historique | CURIF », sur www.curif.org (consulté le 20 mai 2017)
  13. « Missions | CURIF », sur www.curif.org (consulté le 20 mai 2017)
  14. Camille Stromboni, « Frédérique Vidal, une universitaire nommée ministre de l’enseignement supérieur », sur lemonde.fr, (consulté le 18 mai 2017).
  15. « Deux ministres seulement n'avaient pas d'article dans Wikipédia avant d'entrer au gouvernement », sur L'Obs (consulté le 22 mai 2017)
  16. « Décret du 12 juillet 2013 portant promotion et nomination », sur legifrance.gouv.fr, .

Annexes

Article connexe

Liens externes

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