Fouquet's

Fouquet's
Présentation
Type
brasserie
Style
Architecte
Construction
Commanditaire
Louis Fouquet
Propriétaire
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
48° 52′ 17″ N, 2° 18′ 05″ E
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La brasserie Fouquet's Paris est un restaurant historique depuis 1899, associé à l'Hôtel Barrière Le Fouquet's Paris, à l'angle des Champs-Élysées et de l'avenue George-V dans le 8e arrondissement de Paris[1]. La salle est inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 1990[2].

La carte, élaborée en collaboration avec le Chef Pierre Gagnaire, perpétue la tradition des grands classiques de la cuisine française.

Entièrement rénovée en 2017, cette brasserie parisienne abrite un décor classique et affiche fièrement son lien éternel avec les arts et le cinéma. Chaque année depuis 1979, le restaurant accueille le traditionnel dîner de gala des César à la suite de la cérémonie des César.

Ce décor historique s’ouvre sur deux terrasses, sur les Champs-Élysées et l'avenue George V.

Il est décliné en six versions à Cannes (Le Majestic), Courchevel (Les Neiges), La Baule (Le Royal La Baule), Marrakech (Hôtel & Ryads Le Naoura), Toulouse (Casino Barrière Toulouse), et depuis avril 2017, Enghien-les-Bains (Resort Barrière Enghien-les-Bains).

Historique

En 1899, le limonadier Louis Fouquet achète The Criterion, un estaminet pour cochers de la célèbre avenue parisienne, qu'il transforme en bar de luxe rebaptisé The Criterion-Fouquet's Bar, à la mode britannique américaine de l'époque, à l'instar de son célèbre confrère parisien Maxim's de la rue Royale.

Le 23 juin 1903, le célèbre inventeur pilote pionnier de l'aviation franco-brésilien Alberto Santos-Dumont réalise son premier vol libre motorisé contrôlé, avec son ballon dirigeable n°9 La Baladeuse, en décollant de son hangar de Neuilly-sur-Seine, survolant le bois de Boulogne, contournant l'Arc de triomphe, et en se posant facilement devant son domicile du 114 avenue des Champs-Élysées[3]. Il fête son exploit qui le rend célèbre, au Fouquet's voisin. Rebaptisé Bar de l'Escadrille, le Fouquet's devient un célèbre bar d'aviateurs, as et héros de l'aviation française de la Première Guerre mondiale, avec entre autres Jean Navarre, René Fonck, Georges Guynemer...

En 1913, le restaurateur Léopold Mourier succède à Louis Fouquet (propriétaire de Foyot, Café de Paris et Pavillon d'Armenonville...) et crée une brasserie de luxe, richement décorée en acajou, pour recevoir le tout-Paris mondain et les personnalités du monde du sport hippique d'alors, dont Raymond Poincaré, Theodore Roosevelt, Aristide Briand, Paul Poiret, Alberto Santos-Dumont, Ettore Bugatti, Pierre Brasseur, Colette, Liane de Pougy, l'Aga Khan III[4]... avec à la carte tournedos Rossini au foie gras, bécasse flambée, sole au champagne, soufflé Grand Marnier...

Louis Barraya et Maurice Drouant succèdent à Léopold Mourier (propriétaire du célèbre restaurant parisien Drouant, organisateur des prix Goncourt et prix Renaudot). Avec l'arrivée du cinéma muet, puis du cinéma sonore des années 1930, et du célèbre acteur de l'époque Raimu (qui vit 17 rue Washington et fait du Fouquet's voisin sa cantine et son bureau), le Fouquet's devient un des hauts lieux parisiens où se négocient de nombreux gros contrats de l'industrie cinématographique, avec pour habitués à travers le temps Marcel Pagnol, Fernandel, Tino Rossi, Marcel Carné, Sacha Guitry, Maurice Chevalier, Henri-Georges Clouzot, Joséphine Baker, Marlene Dietrich, Sophia Loren, Jeanne Moreau, Michèle Morgan, Jean Gabin, Lino Ventura, Alain Delon, Gene Kelly, Orson Welles, Yves Montand et Simone Signoret, Catherine Deneuve, Marcello Mastroianni, Michel Galabru, Charles Aznavour, Kirk Douglas, Gérard Depardieu[5]... Dans les années 1950 les réalisateurs de la Nouvelle Vague François Truffaut, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol, en font leur quartier général. Le décor est entièrement renouvelé en 1958 par le décorateur Jean Royère.

En 1976, le restaurateur Maurice Casanova achète ce lieu mythique qu'il fait ressusciter, avec le pape de l'événementiel Georges Cravenne, avec qui il est à l'origine au Fouquet's, des César du cinéma (déjeuner des nommés aux César du cinéma), de la Nuit des Molières, des illuminations de Noël de l'avenue des Champs-Élysées, de l'émission radiophonique Le Pop-Club de José Artur de France Inter, du prix Louis-Delluc, du prix Roger-Nimier, de nombreux dîners parisiens de premières théâtrales et de cinéma...

En 1988, suite à expiration du contrat de bail, le consortium koweïtien propriétaire des murs donne congé au restaurateur, pour ouvrir une galerie marchande ou de peinture d'art. Un important comité de soutien mené par José Artur, Roger Hanin, Christine Gouze-Rénal, Jean-Paul Belmondo, Jacques Chancel, Robert Hossein, Robert Sabatier, Odette Ventura, Henri Verneuil, Léon Schwartzenberg, Jean-Michel Folon... sauve les lieux en le faisant inscrire aux Monuments Historiques le 19 octobre 1990, par le ministre de la culture Jack Lang.

En 1998, Diane Barrière-Desseigne, PDG héritière du groupe Barrière, acquiert le Fouquet's, auquel son époux Dominique Desseigne ajoute en 2006 le palace Hôtel Fouquet's Barrière réalisé par les architectes décorateurs Édouard François et Jacques Garcia. Le Fouquet's expose une importante galerie de photographies de stars du cinéma français habitués des lieux, avec des plaques aux noms des tables d’habitués, avec à la carte du chef Pierre Gagnaire, Merlan Colbert, filet de bœuf Simmental au poivre, flambé au cognac sauce Champs-Élysées, tartare de thon rouge...

Anecdotes

Événements historiques liés au Fouquet's

Notes et références

  1. www.lemonde.fr/m-gastronomie/ce-fouquet-s-est-vraiment-impayable
  2. « Fouquet's », notice no PA00088881, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. « Santos-Dumont Transmanche », sur Transoceans Dirigeables Electrique (consulté le 8 mai 2017)
  4. Philippe Couderc, « La vérité sur le Fouquet's », Challenges,‎ (lire en ligne)
  5. www.voyagerpratique.com/fouquet-s-barriere-paris-une-table-de-legende.html
  6. Ariane Chemin et Judith Perrignon, La Nuit du Fouquet's, Fayard, 24 octobre 2007 (ISBN 978-2213635453 et 2213635455)
  7. « MONOPOLY – Lina Renault n’est pas propriétaire du Fouquet’s, elle ne paie pas 30 000 euros », sur Big Browser (consulté le 8 mai 2017)
  8. « Trois modestes retraités officiellement propriétaires », L'Obs,‎ (lire en ligne)

Voir aussi

Liens externes