Forêts des basses-terres de l'Est des Grands Lacs

Forêts des basses-terres de l'Est des Grands Lacs
Écorégion terrestre - Code NA0407[1]
Description de cette image, également commentée ci-après
Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Forêts tempérées décidues et mixtes
Géographie et climat
Superficie[2] :
116 673 km2
min. max.
Altitude[2] : 0 m 672 m
Température[2] : −14 °C 22 °C
Précipitations[2] : 38 mm 139 mm
Écologie
Espèces végétales[3] :
1 381
Oiseaux[4] :
220
Mammifères[4] :
56
Squamates[4] :
34
Espèces endémiques[4] :
0
Conservation
Statut[4] :
Critique / En danger
Aires protégées[5] :
2,2 %
Anthropisation[5] :
54,4 %
Espèces menacées[5] :
10
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image Eastern Great Lakes Lowland Forests.svg.

Les forêts des basses terres de l'est des Grands Lacs sont une écorégion terrestre Nord-Américaine du type Forêts tempérées d'arbres à feuilles caduques du World Wildlife Fund[6]

Forêts des basses-terres de l'Est des Grands Lacs

Sommaire

Répartition

Les forêts des basses terres de l'est des Grands Lacs croissent dans les régions de faible altitude de l'état de New York, du Vermont, du sud du Québec dans la vallée du Saint-Laurent et dans le sud de l'Ontario entre les lacs Ontario, Huron et la Baie Georgienne[6].

Climat

Les étés de cette écorégion sont généralement chauds et les hivers sont froids accompagnés de précipitations de neiges. La température moyenne annuelle varie entre 4,5⁰C et 6⁰C. La température estivale moyenne oscille autour de 20⁰C et la température hivernale moyenne varie entre -4,5⁰C et -7⁰C. Les précipitations annuelles se situent généralement entre 700mm et 1000mm[6].

Caractéristiques biologiques

Les forêts de cette écorégion se composent principalement d'Érables à sucre, d'Érables rouges, de Chênes rouges, de Hêtres d'Amérique, de Bouleaux jaunes, de Pins rouges, de Pins blancs, de Pruches du Canada, de Thuyas d'Occident, d'ormes, de frênes, de Peupliers faux-tremble, de Bouleaux à papier et de Peupliers deltoïdes.

Les forêts des basses terres de l'est des Grands Lacs abritent plusieurs phénomènes écologiques ou évolutionnaires rares ou distinctifs. Le relief peu accidenté favorise la formation de divers milieux humides, de forêts marécageuses et de tourbières minérotrophes et ombrotrophes. Les alvars de l'Amérique du Nord se trouvent principalement dans cette écorégion. Les Thuyas d'Occident les plus vieux de l'est du continent (700 à 800 ans) se retrouvent sur l'escarpement du Niagara. Au Québec, la vallée du Saint-Laurent abrite les populations les plus septentrionales de plusieurs espèces végétales. Les espèces habitant les marais longeant le fleuve possèdent un haut taux d'endémisme.

Conservation

Plus de 95 % des habitats des forêts des basses terres de l'est des Grands Lacs ont été perdus à la suite de l'urbanisation intense de cette région ainsi que par la pollution du fleuve Saint-Laurent. L'agriculture occupe également une large part du territoire. Les habitats sont très fragmentés : aucun des aires protégées ou des fragments restants ne dépasse 250 km2 en superficie[6].

Notes et références

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ , p. 935-938.
  2. a, b, c et d (en) World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE, (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ , p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  4. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions », , données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L. Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press, (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b, c et d (en) « Eastern Great Lakes lowland forests (NA0407) », World Wildlife Fund,