Forêts de l'Est du Canada

Forêts de l'Est du Canada
Écorégion terrestre - Code NA0605[1]
Description de cette image, également commentée ci-après
Classification
Écozone : Néarctique
Biome : Forêts boréales et taïga
Géographie et climat
Superficie[2] :
488 587 km2
min. max.
Altitude[2] : 0 m 1 264 m
Température[2] : −23 °C 19 °C
Précipitations[2] : 36 mm 199 mm
Écologie
Espèces végétales[3] :
1 140
Oiseaux[4] :
159
Mammifères[4] :
47
Squamates[4] :
2
Espèces endémiques[4] :
0
Conservation
Statut[4] :
Critique / En danger
Aires protégées[5] :
5,5 %
Anthropisation[5] :
0,6 %
Espèces menacées[5] :
2
Ressources web :
Site du WWF

Localisation

Description de l'image Eastern Canadian Forests map.svg.

Les forêts de l'Est du Canada sont une écorégion terrestre nord-américaine du type forêts boréales, taïga du World Wildlife Fund[6]

Répartition

Les forêts de l'est du Canada couvrent le nord-est du Québec, le sud et l'est du Labrador, une large partie de Terre-Neuve, l'Île d'Anticosti, la Gaspésie et des régions disjointes de la Nouvelle-Écosse et du Nouveau-Brunswick[6].

Climat

La température estivale moyenne varie de 8,5⁰C au nord à 14,5⁰C au sud. La température hivernale moyenne varie en fonction de la latitude et de la proximité de l'océan. Dans le nord-ouest, au Québec et au Labrador, la moyenne oscille entre -8⁰C et -13⁰C. À Terre-Neuve, cette moyenne varie entre -1⁰C et -5,5⁰C.

Le climat maritime exerce aussi une influence sur les précipitations. Celles-ci sont moins importantes vers l'ouest à l'intérieur des terres comparativement aux côtes et à Terre-Neuve. En fonction de la région, les précipitations annuelles se situent entre 800 mm et 1 600 mm. Le brouillard peut être important le long des côtes[6].

Caractéristiques biologiques

Le climat maritime qui prévaut sur les forêts de l'est du Canada favorise la croissance du Sapin baumier. Celui-ci, avec l'Épinette noire, compose la majeure partie des peuplements forestiers de cette écorégion. Le Bouleau à papier, le Peuplier faux-tremble et l'Épinette noire sont caractéristiques des sites dégradés. L'Épinette blanche abonde le long des côtes sous l'influence du sel marin. Des terres dénudées ou couvertes de mousses et d'éricacées occupent certains endroits sous l'influence de forts vents le long des côtes. La région du Lac Saint-Jean introduit une exception dans cet ensemble à prédominance coniférienne : le climat plus tempéré favorise l'établissement d'essences plus méridionales tels l'Érable à sucre, le Hêtre d'Amérique, le Bouleau jaune, la Pruche du Canada et le Pin blanc. À proximité du golfe du Saint-Laurent, les forêts de l'est du Canada abritent entre 100 et 150 espèces végétales endémiques[6].

Conservation

Environ 40 % de la superficie des forêts de l'est du Canada sont encore intacts, principalement dans les zones plus au nord. Certains secteurs de la Gaspésie, du nord du Nouveau-Brunswick et de Terre-Neuve ont été profondément altérés en conséquence de la présence historique des colons dans ces régions. Les terres soumises à l'exploitation forestière n'ont pas toujours été recolonisées par les forêts, laissant des aires complètement dénudées ou buissonneuses[6].

Notes et références

  1. (en) D. M. Olson, E. Dinerstein, E. D. Wikramanayake, N. D. Burgess, G. V. N. Powell, E. C. Underwood, J. A. D'Amico, I. Itoua, H. E. Strand, J. C. Morrison, C. J. Loucks, T. F. Allnutt, T. H. Ricketts, Y. Kura, J. F. Lamoreux, W. W. Wettengel, P. Hedao et K. R. Kassem, « Terrestrial Ecoregions of the World: A New Map of Life on Earth », BioScience, vol. 51, no 11,‎ , p. 935-938.
  2. a, b, c et d (en) World Wildlife Fund, « The Terrestrial Ecoregions of the World Base Global Dataset », sur http://worldwildlife.org (consulté le 29 septembre 2012). Disponible alternativement sur : Loyola RD, Oliveira-Santos LGR, Almeida-Neto M, Nogueira DM, Kubota U, et al., « Integrating Economic Costs and Biological Traits into Global Conservation Priorities for Carnivores », PLoS ONE, (consulté le 20 octobre 2012), Table S1. Les données de température et de précipitations sont les moyennes mensuelles minimales et maximales.
  3. (en) G. Kier, J. Mutke, E. Dinerstein, T. H. Ricketts, W. Küper, H. Kreft et W. Barthlott, « Global patterns of plant diversity and floristic knowledge », Journal of Biogeography, vol. 32,‎ , p. 1107–1116 (DOI 10.1111/j.1365-2699.2005.01272.x, lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  4. a, b, c, d et e (en)World Wildlife Fund, « WildFinder: Online database of species distributions », , données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  5. a, b et c (en) J. M. Hoekstra, J. L. Molnar, M. Jennings, C. Revenga, M. D. Spalding, T. M. Boucher, J. C. Robertson, T. J. Heibel et K. Ellison, The Atlas of Global Conservation : Changes, Challenges, and Opportunities to Make a Difference, Berkeley, University of California Press, (lire en ligne), données et carte consultables dans the Atlas of Global Conservation.
  6. a, b, c, d et e (en) « Eastern Canadian forests (NA0605) », World Wildlife Fund,