Fontaine-le-Port

Fontaine-le-Port
Fontaine-le-Port
Fontaine-le-Port, vue du pont sur la Seine.
Blason de Fontaine-le-Port
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Intercommunalité Communauté de communes Brie des Rivières et Châteaux
Maire
Mandat
Béatrice Mothré
2020-2026
Code postal 77590
Code commune 77188
Démographie
Gentilé Portifontains
Population
municipale
1 001 hab. (2017 en augmentation de 6,38 % par rapport à 2012)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 10″ nord, 2° 45′ 50″ est
Altitude Min. 41 m
Max. 97 m
Superficie 7,35 km2
Élections
Départementales Canton de Nangis
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Fontaine-le-Port
Liens
Site web ville-fontaineleport.fr

Fontaine-le-Port est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Portifontains.

Géographie

Localisation

La commune est située rive droite de la Seine entre les communes de Chartrettes au nord-ouest et Héricy au sud.

Communes limitrophes

Géologie et relief

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].

Hydrographie

Le système hydrographique de la commune se compose de neuf cours d'eau référencés :

  • la Seine, fleuve long de 774,76 km[2] ;
  • le fossé 01 de la Clotée, canal de 1,99 km[8] ;
  • le canal 01 de la Forêt Domaniale de Barbeau, 1 km[9] ;
  • le canal 01 du Bois de Saint-Maur, 0,4 km[10], qui conflue avec le canal 01 de la Forêt Domaniale de Barbeau.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 7,74 km[11].

Voies de communication et transports

La commune est desservie par la gare de Fontaine-le-Port de la ligne Melun - Montereau-Fault-Yonne.

Urbanisme

Morphologie urbaine

Le village est divisé en deux parties, le bas de Fontaine-le-Port, appelé Le vieux Fontaine et le haut de Fontaine-le-Port, qui est plus récent, hormis quelques maisons situées autrefois sur les coteaux portifontains.

Lieux-dits, écarts et quartiers

La commune compte 60 lieux-dits administratifs[Note 1] répertoriés[12] dont La Coudre, Massoury, Grand Barbeau (Château du XIXe siècle et emplacement de l'ancienne abbaye de Barbeau).

Occupation des sols

En 2018[13], le territoire de la commune se répartit[Note 2] en 55,8 % de forêts, 27,7 % de terres arables, 10,6 % de zones urbanisées, 4,1 % d’eaux continentales[Note 3] et 1,8 % de milieux à végétation arbusive et/ou herbacée[Note 4],[11],[14].

Logement

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 521 dont 92,2 % de maisons et 7,5 % d'appartements[Note 5].

Parmi ces logements, 80,4 % étaient des résidences principales, 11,1 % des résidences secondaires et 8,5 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 86,1 % contre 12,3 % de locataires et 1,7 % logés gratuitement [15].

Toponymie

Le village de Fontaine-le-Port. Plan d'intendance de 1785. Archives départementales de Seine-et-Marne.

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Ecclesia de Fontanis vers 1145[16] ; Clausum de Fontanis en 1180[17] ; Apud Fontanas en 1220[18] ; Fontainnes en près de l'abbaye de Barbeel en 1308[19],[20] ; Fontaines le Port en 1385[21] ; Fontaines en 1479[22] ; Fontaines le Pont et Fontennes en 1527[22] ; Fontayne le Port en 1545[22] ; Fontaine le Port en Brie en 1758[23].

Du latin fontana, fontaine, et portus, port. Ce portus doit être Sacer Portus, nom initial de l'abbaye de Barbeau. En ancien français il faut comprendre "le Port" comme un cas-régime correspondant au génitif. "Bois-le-Roi" signifie "le bois appartenant au roi", "Vaux-le-Vicomte" la vallée appartenant au vicomte (de Melun). De même "Fontaines le Port" doit se comprendre "les fontaines appartenant à (l'Abbaye de) Port (Sacré)". En effet, lors de la fondation de l'abbaye en 1160, le roi lui fit don de "deux arpents de terre et d'un clos de vigne à Fontaines".

Histoire

L'église Saint-Martin à Fontaine-le-Port. Dessin de 1816.

On n'a jamais signalé sur le territoire de la commune de vestiges datables la Préhistoire ou de l'Antiquité, pas le moindre tesson de poterie. Il est possible que le premier établissement permanent ne se soit produit qu'au XIe ou XIIe siècle. Les premières traces de l'existence du village de Fontaine le Port remontent en effet à des archives du XIIe siècle qui le nomment en latin Fontanae (au pluriel). Au milieu du XIIe siècle il y avait là un village appartenant au roi où l'on cultivait des champs et des vignes, et qui formait une paroisse puisqu'une "ecclesia de fontanis" (église de Fontaines) est mentionnée vers 1145. En 1156 le roi Louis VII (1137-1180) fonda à Barbeau, à la limite sud du territoire de la commune, une abbaye cistercienne qui fut nommée "Sacer Portus", et lui fit don en 1160 de deux arpents de terre et un clos de vigne à Fontaines.

Du village médiéval de Fontaine le Port il ne reste que la tour du clocher de l'église Saint-Martin, qui est du XIIIe siècle, la nef datant, pense-t-on, du XVIe siècle. Un bac, dont le péage revenait jusqu'en 1740 aux religieux de Barbeau, permettait de traverser la Seine à peu près à l'emplacement du pont actuel. L'abbaye prospérait. Le roi Louis VII y fut enseveli dans un tombeau monumental.

Les forêts entourant le village étaient des chasses royales (puis impériales) : au XIXe siècle on y chassait encore le cerf. Ce n'était pas du goût des Portifontains dont les cultures étaient dévastées par les incursions du gros gibier qui réussissait parfois à traverser la Seine. À la fin du XVIIIe siècle, comme d'autres villages de la région, la paroisse de Fontaine le Port s'est ainsi ruinée en dépensant 35 000 livres afin de faire enclore d'un mur ses champs et ses jardins[24].

L'abbaye de Barbeau fut pillée par les sans-culotte en 1793, puis transformée sous le Premier Empire en maison des orphelines de la Légion d'honneur. Un prêtre, l'abbé Lejeune, réussit à mettre à l'abri à Chartrettes les restes du roi Louis VII qu'il put rapporter à Barbeau en 1813. En 1817, le 30 juin, la dépouille du roi fut à nouveau exhumée et transférée officiellement à l'église de Fontaine-le-Port où une messe solennelle fut dite et où l'on rendit à la dépouille de Louis VII les honneurs militaires, avant de la transférer à l'abbaye royale de Saint-Denis. L'abbaye de Barbeau fut détruite au XIXe siècle.

Jusqu'au milieu du XIXe siècle Fontaine le Port était toujours un modeste village agricole et viticole d'environ trois cents habitants. La côte de Barbeau était couverte de vignes. Au fond, les choses n'avaient pas beaucoup changé depuis le Moyen Âge... Le village s'est considérablement développé avec la construction du premier pont sur la Seine en 1862, et surtout avec l'arrivée du chemin de fer en 1897. Cela fit venir des Parisiens dont les plus fortunés se firent construire des résidences secondaires. Le village devint une destination touristique : au début du XXe siècle on trouvait dans le village un café et quatre hôtel-restaurants.

Passage stratégique mentionné comme tel dès 1589 (à l'époque c'était un bac), le pont de Fontaine le Port fut détruit et reconstruit à plusieurs reprises : détruit en 1870, rebâti deux fois, détruit à nouveau en 1940, reconstruit en 1941 puis à nouveau détruit, cette fois par les Allemands en retraite, en 1944, enfin rebâti en 1946.

Politique et administration

La mairie.

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1792 An III François Louis Brébant    
1793 1798 Félix Bouillon    
1798 1799 Joseph Houdard    
1800 An IX Louis Favre    
1801 1802 Jean-François Thibault des Aulnois    
1802 1806 Étienne Boivin    
1806 1811 Joseph Houdard    
1811 1816 Joseph Niel    
1816 1821 Jean-Noël Rabourdin    
1821 1830 Louis Auguste Chevrier    
1830 1831 Édouard Gabriel Roux    
1831 1835 Gabriel Voyer    
1835 1838 Gustave Roux    
1839 1871 Augustin Denis de Valmer    
1871 1885 Louis Denis Miraton    
1885 1903 Émile Bouly    
1904 1937 Ferdinand Soupeaux    
1937 1974 Émile Millet    
1974 2001 André Birbaum    
2001 2014 Raymond Prunet    
2014 En cours Béatrice Mothré[25]    

Jumelages

La commune a été officiellement jumelée le 13 octobre 2007 avec la commune de Liptovský Ján en Slovaquie.

Politique environnementale

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[27].

En 2017, la commune comptait 1 001 habitants[Note 6], en augmentation de 6,38 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
270284235279313299270270290
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
291267308250290265254271376
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
297304330311356341400479630
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
604535564776776836913924941
2017 - - - - - - - -
1 001--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

  • "2007-2008" c'est la SAISON 20 pour l'échiquier de Fontaine-le-Port.
  • Kermesse des enfants de l'école primaire de Fontaine-le-Port tous les mois de juin.
  • Feu de la Saint-Jean en bord de Seine avec tout le village.
  • Brocante et vide-grenier une fois par an.

Économie

Trois artisans.

Culture locale et patrimoine

L'église Saint-Martin.
Lavoir sur le ru du Châtelet..

Lieux et monuments

  • L'église Saint-Martin, inscrite au titre des monuments historiques [30]. avec son clocher du XIIe siècle fut reconstruite en style gothique au début du XVIe siècle et plusieurs fois remaniée (l'abside a disparu). La base du clocher a été convertie en chapelle dédiée à saint Nicolas.
  • Le château de la Barre (domaine de Massoury), propriété du sultan d'Oman Qabus ibn Sayd. C'est un petit château de la fin du XIXe siècle, considérablement agrandi dans le style Louis XIV au début du XXIe siècle.
  • Au bord du vieux lavoir de Fontaine-le-Port niche une colonie de ragondins. Ces rongeurs aquatiques cohabitent avec des canards.
  • Trois anciens lavoirs sont encore en état.
  • L'été, de jeunes intrépides sautent dans la Seine via la rambarde du pont de Fontaine-le-Port.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason de Fontaine-le-Port Blason
D'azur au pont de bois à trois piles de pierre d'or sur une mer du champ, à la fontaine du même mouvant de la pointe et brochante, à la branche de six feuilles de chêne de sinople englantée de trois pièces d'or en chef.
Détails

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  2. Statistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  3. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  4. Pelouses, pâturages naturels, landes et broussailles, végétation sclérophylle, forêt et végétation arbustive en mutation.
  5. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références

  1. « Plan séisme consulté le 7 février 2018 »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seine (----0010) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le ru de la Vallee Javot (F4410600) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 des Fontaines de Saint-Martin (F4420700) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru du Chatelet (F4750600) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru du Bois de Barbeau (F4429900) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Coudre (F4429002) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Clotée (F4431000) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Forêt Domaniale de Barbeau (F4418202) »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 du Bois de Saint-Maur (F4418302) »
  11. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 14 janvier 2019
  12. Site territoires-fr.fr consulté le 20 février 2020 sous le code commune 77188.
  13. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  14. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 (comparaison avec 2012) sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  15. Statistiques officielles de l‘INSEE, section Logement consulté le 29 juin 2020
  16. Archives nationales, LL 135, fol. 29 v°.
  17. Depoin, Saint-Martin-des-Champs, III, p. 33.
  18. Histor. France, XXIII, 670.
  19. H. Stein, Curiosités locales, 3e série, p. 10.
  20. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 222.
  21. Archives nationales, P 131, fol. 30 v°.
  22. a b et c Archives nationales, S 1344.
  23. Archives de la Seine-et-Marne, B 467.
  24. Une lettre ouverte du Père Parent, curé de Boissise-la-Bertrand, le 20 janvier 1792, évoque la situation du village : " (...) Mais je ne connois point de paroisse à laquelle le voisinage de la forêt de Fontainebleau ait fait plus de tort qu'à celle de Fontaine-le-Port : elle a été entièrement abîmée par le gibier ; & elle a achevé de se ruiner en faisant construire un mur qui lui a coûté 35,000 liv. dont elle doit encore une grande partie qu'elle ne pourra payer de long-temps. (...)" Révolutions de Paris dédiées à la Nation et au district des Petits-Augustins, Quatrième année de la Liberté française, Onzième trimestre (...) Paris (Prudhomme) 1792, p. 132.
  25. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en octobre 2016).
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  30. Notice no PA00086966, base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. L'hebdomadaire du Parti Communiste Action, dans son numéro du 6 août 1950, a publié en première page une carte de Fontaine le Port avec une flèche indiquant la villa de Koestler au bord de la Seine, prétendant que c'était là "le QG de la Guerre Froide (...) où des bandes de voyous fascistes se constituent en milices terroristes".