Fonds de réserve pour les retraites

Fonds de réserve pour les retraites - FRR -
logo de Fonds de réserve pour les retraites
Logo du FRR

Création
Forme juridique Etablissement public à caractère administratif
Siège social Paris
Drapeau de France France
Activité Finance de marché
Effectif 49
Site web http://www.fondsdereserve.fr/fr

Le Fonds de réserve pour les retraites (FRR) est un établissement public administratif français créé par la loi n°2001-624 du 17 juillet 2001 dont la mission est d’investir au nom de la collectivité les sommes que lui confient les pouvoirs publics en vue de participer au financement des retraites.

C'est un fonds d'investissement, parfois considéré comme un fonds souverain[1]. Il dépend de la Caisse des dépôts.

Historique

Le fonds de réserve pour les retraites a été créé par le gouvernement Jospin en 1999 pour parer le choc financier du « papy-boom » sur le système de retraite[2]. Le fonds devient un établissement public autonome en 2001[3].

Gestion

Le Fonds de réserve pour les retraites est un établissement public soumis au Code des marchés publics pour la passation de ses marchés. Outre les publicités légales aux journaux officiels le FRR annonce le lancement de ses appels d’offres par voie de presse et via son site internet.

Selon des révélations du Canard Enchaîné, depuis juin 2007, le FRR a cependant investi, sur un fonds à part du reste, un montant 195 millions d'euros chez Lehman Brothers (qui a fait faillite le 15 septembre 2008)[4]. Les fonds placés sont, en théorie, récupérables, sauf en cas de fraude de la part de Lehman Brothers[4].

Malgré cette erreur, les placements du fonds de retraite ont dégagé une performance annuelle de moyenne de 9,9 % depuis sa création[1]. Au 30 juin 2010, l'argent était investi à 44 % en actions, à 4,7 % en matières premières, 3,6 % en immobilier et 47 % en actifs obligataires et monétaires[5]. En octobre 2007, il investissait principalement dans des actions (60 % de son portefeuille), obligations (30 %), plus des actifs de diversification comme des matières premières ou des fonds investis en Private equity[6],[7]. Le fonds ne gère cependant pas directement les montants qu'il a engrangés, mais confie des mandats à des entreprises financières au terme d'appels d'offres, conformément à la loi du 17 juillet 2001[8]. Entre janvier et juin 2008, il a perdu 10 % de sa valeur (3,4 milliards de moins-value[4]).

Au 30 juin 2010, le montant des actifs s’établissait à 33,1 milliards d'euros, contre 28,8 milliards d'euros au 30 juin 2009. Il était investi à 44 % en actions, à 4,7 % en matières premières, 3,6 % en immobilier et 47 % en actifs obligataires et monétaires. La crise financière de 2008 a pénalisé les placements de l'établissement public, qui ont été évalués à la fin 2008 à 27,7 milliards d'euros, soit près de 20 % de moins en un an[9].

Organisation et gouvernance du FFR

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2018)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Le FRR est un établissement public administratif doté :

Conseil de surveillance

Ce conseil détermine les grandes orientations de la politique de placement et contrôle la gestion et les performances. Cet organe est constitué de parlementaires, de partenaires sociaux, de représentants de ministères de tutelle (ministère des Affaires sociales et ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie) et de personnalités qualifiées dans les domaines relevant des missions du Fonds. Il compte vingt membres et doit se réunir au moins deux fois par an. Le président du Conseil de surveillance du FRR est nommé par décret parmi ses membres. Depuis le 24 novembre 2017, M. Jean-Louis Beffa, président d’Honneur et membre du Conseil d’administration de Saint Gobain, assure la fonction de président par intérim. Il est également le vice-président du Conseil de surveillance aux côtés de M. Pierre-Yves Chanu, Conseiller confédéral de la CGT et membre du Conseil d’Orientation des Retraites (COR).

Directoire

Il est composé de trois membres :

  • Eric Lombard - Directeur général de la Caisse des dépôts – Président du directoire du FRR,
  • Yves Chevalier - membre du directoire,
  • Olivier Rousseau - membre du directoire.

Le directoire assure la direction collégiale de l’établissement et exerce les compétences nécessaires à son bon fonctionnement. Il met en œuvre les orientations de la politique de placement, en contrôlant le respect de celles-ci. Il rend compte régulièrement de sa gestion au Conseil de surveillance, en retraçant notamment la manière dont les orientations de la politique de placement ont pris en compte des considérations sociales, environnementales et éthiques.

Articles connexes

Notes et références

  1. a et b Claire Gatinois, « « Un fonds souverain bien indigent » », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  2. Solveig Godeluck, « Ce trésor de guerre qui pourrait faciliter la réforme des retraite », sur lesechos.fr, .
  3. « Fonds de Réserve pour les Retraites (FRR) », sur lafinancepourtous.com.
  4. a, b et c  Le Canard enchaîné, « Investisseur avisé », mercredi 24 septembre 2008, p.3
  5. http://www.fondsdereserve.fr/IMG/pdf/actifs__performances_au_30_juin_2010_2.pdf
  6. Présentation du fonds
  7. (en) The Fonds de Réserve pour les Retraites Tender for EUR 1.5 Billion Private Equity, Epoch News, 16 décembre 2005
  8. [PDF]Textes fondateurs du FRR
  9. http://www.20minutes.fr/article/549069/Economie-Le-Fonds-de-reserve-pour-les-retraites-perd-20-de-sa-valeur.php

Liens externes