Ferdinand Ier d'Autriche

Ferdinand Ier
Illustration.
Ferdinand Ier d'Autriche.
Titre
Empereur d'Autriche

(13 ans et 9 mois)
Chancelier Klemens Wenzel von Metternich
Ministre-président François Kolowrat
Charles-Louis de Ficquelmont
Franz von Pillersdorf
Anton von Doblhoff-Dier
Johann von Wessenberg
Felix zu Schwarzenberg
Prédécesseur François Ier
Successeur François-Joseph Ier
Roi de Hongrie

(13 ans et 9 mois)
Monarque Ferdinand V
Prédécesseur François II
Successeur François-Joseph Ier
Roi de Bohême

(13 ans et 9 mois)
Monarque Ferdinand V
Prédécesseur François Ier
Successeur François-Joseph Ier
Roi de Lombardie-Vénétie

(13 ans et 9 mois)
Prédécesseur François Ier
Successeur François-Joseph Ier
Biographie
Dynastie Habsbourg-Lorraine
Nom de naissance Ferdinand Charles Léopold Joseph François Marcellin de Habsbourg-Lorraine
Date de naissance
Lieu de naissance Vienne (Autriche)
Date de décès (à 82 ans)
Lieu de décès Prague (Autriche)
Sépulture Crypte des Capucins
Père François Ier
Mère Marie-Thérèse de Bourbon-Sicile et Naples
Conjoint Marie-Anne de Sardaigne
Enfants Sans descendance
Héritier François-Charles d'Autriche (1831-1848)
François-Joseph Ier (1848)
Religion Catholicisme
Résidence Hofburg

Ferdinand Ier d'Autriche
Empereurs d'Autriche

Ferdinand Ier Charles Léopold Joseph François Marcellin (Vienne, Prague, ) est empereur d'Autriche, roi de Lombardie-Vénétie et roi de Bohême et de Hongrie sous le nom de Ferdinand V du au .

Ferdinand Ier d'Autriche

Sommaire

Biographie

Gravure représentant l'empereur Ferdinand.

Second enfant et fils aîné de l'empereur François II du Saint-Empire et de Marie-Thérèse de Bourbon-Naples, Ferdinand fut un enfant simple qui souffrait d'épilepsie et ne brilla guère dans ses études. Six mois après sa naissance, sa grand-tante, la reine de France Marie-Antoinette d'Autriche est guillotinée en public après un procès inique. L'Autriche est confrontée aux armées de la République Française qui ont envahi les Pays-Bas Autrichiens et le Saint Empire Romain Germanique. Ferdinand et ses frères er sœurs sont élevés dans la haine de la révolution Française et du général qui en 1799 impose son pouvoir: Napoléon Bonaparte, qui se fait proclamer premier consul, puis premier consul à vie puis empereur des Français.

En 1804, l'empereur François II se proclama empereur d'Autriche. En 1806, vaincu par les armées de l'empereur des Français, Napoléon Ier, il proclama la fin du Saint-Empire romain germanique fondé en 962. En 1807 mourut l'impératrice, mère de Ferdinand. L'empereur se remaria l'année suivante avec une cousine qui avait l'âge de ses enfants Marie-Louise de Modène qui, tout en faisant preuve d'une francophobie militante, se lia rapidement d'amitié avec les enfants de son mari. En 1810, l'empereur François nomma Klemens Wenzel von Metternich chancelier d'Empire et maria sa fille Marie-Louise d'Autriche à son vainqueur, l'empereur des Français.

Le débonnaire Ferdinand, âgé de dix-sept ans, semblait ne pas pouvoir assumer la charge impériale et les espoirs de l'empereur se portaient sur son second fils l'archiduc François-Charles. L'empereur pensait écarter Ferdinand de la succession.

En 1814 se tint à Vienne le Congrès qui devait gérer les conséquences de la chute de l'Empire français. Il y fut entre autres question du mariage de l'archiduc François-Charles (qui avait douze ans) avec la princesse Sophie de Bavière qui en avait dix. Le mariage eut lieu en 1824.

La nouvelle archiduchesse montra de réelles qualités politiques, et forte de son empire sur son mari, une grande ambition qui fit peur au chancelier von Metternich. Celui-ci vit en la jeune archiduchesse une future rivale qui pourrait le jour venu le faire écarter du pouvoir surtout après la naissance de son premier fils en 1830, l'archiduc François-Joseph.

L'empereur Ferdinand et l'impératrice Marie-Anne.

Il convainquit l'empereur vieillissant de laisser le trône à Ferdinand et même de le marier. Ferdinand épousa à trente-huit ans en 1831 la belle, intelligente et pieuse Marie-Anne de Sardaigne qui en avait vingt-huit. La future impératrice s'occupa avec dévouement de son époux débile imposé par la politique, mais elle n'apprit jamais l'allemand.

Le couple n'eut pas d'enfant et l'on suppose même que le mariage ne fut jamais consommé[1].

Quatre ans plus tard, Ferdinand devint empereur à la mort de son père et conserva au pouvoir le tout puissant Metternich.

Ferdinand est le dernier roi de Bohême à être couronné en la cathédrale Saint-Guy de Prague ; son successeur, monté sur le trône suite aux révolutions de 1848, ne se pliera pas à cet usage. Réputé peu subtil, l'empereur Ferdinand est surnommé affectueusement par les Tchèques Ferdinand Dobrotivý (Ferdinand le Bon) et plus méchamment par les Autrichiens Ferdinand der Gütige (Ferdinand le Bénin) ou plus encore Gütinand der Fertige (Béni-oui-oui le Fini).

Ferdinand, empereur d'Autriche, roi de Bohême, roi de Lombardie-Vénétie et roi de Hongrie.

Lors de la révolution du Printemps des peuples, alors que les Viennois marchent sur le palais, il demande une explication au chancelier Metternich, et se voit répondre qu’ils font une révolution. On lui attribue cette réponse : « Ja, dürfen Sie denn das? » (« Mais… ont-ils le droit de faire cela ? »).

Le Prince Felix zu Schwarzenberg, qui vient d'être nommé ministre-président, le sixième depuis le déclenchement de la révolution[2], faisant partie de l'entourage de la belle-sœur de l'empereur, Sophie de Bavière, le convainc avec l'aide de celle-ci, de l'impératrice douairière Caroline-Augusta (demi-soeur de Sophie) et même de l'impératrice Marie-Anne - ce que l'on appellera le complot des dames- , d'abdiquer au profit de son neveu François Joseph Ier — alors âgé de dix-huit ans — qui le remplace à la tête de l'Empire, le . De même, ce "complot famiial" parvient à amener l'archiduc François-Charles à renoncer à ses droits au trône en faveur de son fils.

Ferdinand et son épouse se retirent à Prague et au château de Ploschkowitz. L'ex-empereur y meurt en 1875, laissant sa fortune à son successeur l'empereur François-Joseph. L'impératrice, qui inspirera de la sympathie à son successeur, la méprisante "Sissi"[pas clair], le suit dans la tombe neuf ans plus tard.

Note

Vue du château de Ploschkowitz.
Sarcophage de Ferdinand Ier dans la Kaisergruft, la crypte des Capucins à Vienne, Autriche.

Références.

  1. Erika Bestenreiner, Sissi, ses frères et sœurs, Pygmalion 2004, p. 19.
  2. Dit-on par l'entregent de son beau-frère, Alfred, Prince de Windisch-Graetz).

Bibliographie