Femmes pendant la Première Guerre mondiale

Femmes allemandes participant à l'effort de guerre en 1917.

Pendant la Première Guerre mondiale, les femmes ont connu une mobilisation sans précédent. La plupart d'entre elles ont remplacé les hommes enrôlés dans l'armée en occupant des emplois civils ou dans des usines de fabrication de munitions. Des milliers ont servi dans l'armée dans des fonctions de soutien, par exemple en tant qu'infirmières, mais en Russie quelques-unes ont vécu le combat.

Femmes travaillant dans une usine de masques à gaz à Genève en Suisse.

Grande Bretagne

« Agriculture en Grande Bretagne pendant la première guerre mondiale. Membres du Women's Land Army Forestry Corps poussant un arbre tombé à terre. »

En Grande-Bretagne, des femmes se sont portées volontaires et ont servi dans des unités non-combattantes. À la fin de la guerre, 80 000 étaient enrôlées[1]. Elles servaient majoritairement en tant qu'infirmières dans la Queen Alexandra's Imperial Military Nursing Service (QAIMNS), dans la First Aid Nursing Yeomanry (FANY), la Voluntary Aid Detachment (VAD), et à partir de 1917 dans l'armée quand le Queen Mary's Army Auxialiary Corps (WAAC) fut créé[2]. Le WAAC était divisé en quatre sections : cuisine, mécanique, clergé et divers. La plupart sont restées à l'arrière, mais environ 9000 ont servi en France[2].

Beaucoup de femmes étaient volontaires à l'arrière en tant qu'infirmières, enseignantes, et dans des travaux traditionnellement masculins[3]. Un grand nombre de ces femmes ont été employées dans les industries d'armement, puis ont été débauchées quand ces industries ont décliné à la fin de la guerre. Les femmes se sont portées volontaires pour l'argent et par patriotisme. Les salaires ont doublé par rapport au montant qu'elles recevaient avant, même s'ils étaient toujours inférieurs à ceux des hommes. Les femmes qui travaillaient dans les usines de munitions étaient appelées « munitionettes » et le travail qu'elles effectuaient était non seulement long et fatiguant, mais aussi dangereux pour leur santé[4].

Usines d'armement

Les femmes qui travaillaient dans les usines d'armement faisaient principalement partie des catégories sociales les plus modestes et étaient âgées de 18 à 30 ans[5],[6]. Elles avaient un rôle important qui consistait à fabriquer des obus, des explosifs, des avions et d'autres matériels utilisés au front[7], un travail dangereux et répétitif car elles étaient constamment entourées de fumées toxiques et manipulaient des machines et des explosifs dangereux. Certaines travaillaient de longues heures[8]. Dans toute la Grande-Bretagne, les usines dans lesquelles travaillaient les femmes étaient souvent non chauffées, extrêmement bruyantes et emplies de fumées nocives et d'autres dangers[8]. Les maladies les plus communes étaient donc la somnolence, les maux de tête, l'eczéma, la perte d'appétit, la cyanose, l'essoufflement, les vomissements, l'anémie, des palpitations, des urines teintées de bile, la constipation, un pouls faible et rapide, des douleurs dans les membres, la jaunisse et l'empoisonnement au mercure[9].

Affiches de propagande

La propagande, sous forme d'affiches incitant les femmes à rejoindre les usines pendant la Première Guerre mondiale, ne présentait pas les aspects dangereux des conditions de travail des femmes en temps de guerre[10]. Ces affiches n'ont pas réussi à concilier une représentation précisément la réalité et la création d'un intérêt satisfaisant pour les femmes qui rejoignaient les effectifs et jouaient leur rôle pendant la guerre. Conçue pour les femmes afin de persuader leurs hommes de rejoindre les armées, l'une de ces affiches de propagande est une vision romantique où les femmes regardent la nature au loin par la fenêtre pendant que les soldats marchent à la guerre. L'affiche possède un charme sentimental et romantique quand la réalité de la situation était que beaucoup de femmes rencontraient d'extrêmes difficultés quand leurs maris s'engageaient[10]. C'était ce cadre narratif de fausse réalité véhiculé par la propagande visuelle qui visait à motiver l'effort de guerre.

Femmes du Women's land army labourant en 1914. Les femmes poussèrent parfois à la mécanisation de l'agriculture, avec raison. Voir à ce sujet Les Gardiennes (roman)

La construction sociale edouardienne des genres supposait que les femmes devaient être passives et émotives, dotées d'une vertu morale et d'une responsabilité domestique. De leur côté, les hommes étaient censés être actifs et intelligents, et assurer l'avenir de leurs familles. C'était cette idée de répartition des rôles en fonction du sexe que la propagande visait à inverser. Dans une affiche de propagande intitulée These Women Are Doing Their Bit (« Ces femmes jouent leur rôle »), une femme est représentée comme faisant un sacrifice en rejoignant l'industrie des armes pendant que les hommes sont au front. La femme, dans cette affiche particulièrement persuasive, est représentée comme étant joyeuse et belle, garantissant que son devoir patriotique ne réduira en rien sa féminité[10]. Ces affiches ne communiquent pas la réalité des conditions de travail dans le domaine des munitions. Il n'y a aucune référence aux éléments chimiques explosifs, ou aux maladies dues à l'environnement de travail. Les images persuasives de femmes idéalisées ainsi que de décors idylliques avaient pour but de solliciter l'implication des femmes dans la guerre, et ont grandement influencé l'idée de ce que devait être un comportement féminin approprié dans la Grande-Bretagne en guerre. Par conséquent, beaucoup de femmes ont quitté leur vie domestique pour prendre un emploi dans l'industrie d'armement, attirées par ce qu'elles pensaient être de meilleures conditions de vie, un devoir patriotique et un salaire élevé[10]. Selon Hupfer, le rôle des femmes dans la sphère sociale s'est étendu parce qu'elles ont occupé des professions dangereuses et précédemment à prédominance masculine[10]. Hupfer remarque que les comportements concernant les capacités des femmes pendant l'effort de guerre ont reflué pour revenir aux rôles précédemment idéalisés des femmes et des hommes une fois la guerre finie. Les femmes sont retournées à leurs occupations dans leurs foyers car elles ont perdu leur travail au profit des soldats démobilisés, et les statistiques concernant le travail féminin ont chuté et sont revenues au même niveau qu'avant la guerre. Ce n'est pas avant 1939 que l'expansion du rôle des femmes dans la société se produira à nouveau[10].

Australie

Le rôle des femmes australiennes pendant la Première Guerre mondiale était principalement concentré sur leur engagement dans les soins infirmiers[11]. 2 139 infirmières australiennes ont servi pendant la Grande Guerre. Leurs contributions ont été plus importantes qu'il n'était prévu initialement, et entraînèrent un plus grand respect pour les femmes exerçant des professions médicales.

Certaines femmes faisaient des gâteaux ANZAC pour les envoyer aux soldats. Ces biscuits étaient préparés en utilisant une recette qui leur permettait de rester comestibles longtemps sans réfrigération[12].

Canada

En décembre 1914, Julia Grace Wales publia le Plan Canada, une proposition pour organiser une médiation sous forme de conférence réunissant des intellectuels des nations neutres, qui travailleraient pour trouver une solution durable à la Première Guerre mondiale. Le plan fut présenté au Congrès des États-Unis, mais, bien qu'il ait éveillé l'attention du président Wilson, fut abandonné quand les États-Unis entrèrent en guerre[13],[14] .

Pendant la Première Guerre mondiale, il n'y avait virtuellement aucune présence féminine dans les forces armées canadiennes, à l'exception de 3 141 infirmières qui servaient à l'étranger ou à l'arrière[15]. Parmi ces femmes, 328 ont été décorées par le roi George V, et 46 ont péri en faisant leur devoir[15]. Même si un certain nombre de ces femmes reçurent des décorations pour leurs efforts, beaucoup de haut-gradés pensaient qu'elles n'avaient pas les compétences requises pour ce travail. Adversaire célèbre de cette participation féminine, le colonel Guy Carleton Jones a écrit que « Le service actif est extrêmement dur, et une grande partie des R.N. [''Registered Nurses'', infirmières diplômées] sont complètement incapables de le supporter, mentalement ou physiquement[15]. » Même si la Grande Guerre n'a pas été officiellement ouverte aux femmes, elles en ressentaient la pression à la maison. Un fossé s'est creusé dans le monde du travail quand les hommes se sont engagés : beaucoup de femmes s'efforçaient de les remplacer tout en maintenant leurs responsabilités dans leur foyer[15]. Quand la guerre éclata, Laura Gamble s'est enrôlée dans le Corps Médical de l'Armée Canadienne (CMAC) car elle savait que son expérience à l'hôpital de Toronto serait un atout pour l'effort de guerre[16]. Les infirmières canadiennes étaient les seules infirmières des armées alliées qui avaient le grade d'officiers[16]. Gamble se vit décerner la Croix Rouge Royale, médaille de seconde classe, pour avoir montré « le plus grand tact imaginable et une dévotion extrême à son devoir[16]. » Elle lui a été décernée à Buckingham Palace lors d'une cérémonie spéciale pour les infirmières canadiennes[16]. Le personnel médical devait gérer des pathologies qu'il n'avait jamais rencontrées auparavant. Le chlore gazeux utilisé par les Allemands causait des dégâts pour lesquels aucun protocole de traitement n'avait été développé. Le seul traitement qui apaisait les soldats canadiens affectés par le chlore était les soins fournis par les infirmières[16]. Les infirmières canadiennes étaient réputées pour leur gentillesse[16].

Les Canadiens s'attendaient à ce que les femmes soient compatissantes face à l'effort de guerre, mais l'idée qu'elles y contribuent d'une manière si physique semblait absurde à la majorité d'entre eux[15]. En raison du soutien que les femmes leur apportaient depuis le début du conflit, les gens ont commencé à voir leur valeur dans cette guerre. En mai 1918, une réunion a été organisée pour débattre de la possible création d'un corps de femmes canadiennes. En septembre la proposition fut acceptée, mais le projet a été mis de côté car la fin de la guerre s'annonçait[15].

À l'arrière, les femmes canadiennes pouvaient participer à l'effort de guerre de différentes manières. Lois Allan a ainsi rejoint le Corps des services agricoles (Farm Services Corps) en 1918, afin de remplacer les hommes envoyés au front[17]. Allan fut placée chez E.B. Smith and Sons où elle décortiquait les fraises pour en faire de la confiture[17]. Des emplois se créaient aussi dans les usines, en raison de l'augmentation de la production industrielle[17]. Les journées de travail pour ces femmes duraient de dix à douze heures, six jours par semaine. Ces journées consistant en un long travail monotone, de nombreuses femmes créaient des parodies de chansons populaires pour passer le temps et améliorer leur moral[17]. En fonction des régions, les femmes pouvaient dormir soit dans une baraque, soit dans une tente, à l'usine ou à la ferme qui les employait[17].

D'après un brochure du ministères des services publics du Canada, il existait plusieurs endroits où il était approprié pour les femmes de travailler. Ceux-ci étaient les suivants :

  1. Dans les fermes de fruits et légumes ;
  2. Dans des camps pour cuisiner pour les employés ;
  3. Dans des exploitations pratiquant la polyculture ou la fabrication de produits laitiers ;
  4. Dans les fermes pour aider à nourrir ceux qui s'occupaient des récoltes ;
  5. Dans des conserveries, pour la mise en boîte des fruits et légumes ;
  6. Dans la prise en charge des tournées de lait[18].

De plus, beaucoup de femmes étaient impliquées dans des organisations caritatives comme le Club des femmes canadiennes d'Ottawa (Ottawa Women’s Canadian Club), qui a aidé à subvenir aux besoins des soldats, des familles de ces derniers ainsi que des victimes de guerre[17]. Les femmes étaient considérées comme des « soldats de l'arrière », encouragées à économiser à peu près tout et à être frugales afin de réserver des provisions à l'effort de guerre[17].

Finlande

  • 11 novembre 1918: Lotta Svärd, une organisation finlandaise de volontaires auxiliaires féminines, est créée.

France

Les femmes ont un rôle important dans les campagnes, les industries ou au foyer. Puisque les hommes sont au front, les campagnes sont désertes[20], les femmes doivent donc assumer les travaux des champs à partir de l’été 1914. Le président du Conseil René Viviani lance ainsi un appel aux femmes paysannes en s’adressant à elles comme à des soldats[21] et elles se rendront donc aussi à l'usine. Cette mobilisation atteint son apogée fin 1917. Leur effort de guerre se fait ressentir dans les usines d'armements où les conditions de travail sont très difficiles. Les femmes ont également des difficultés pour gérer seules les foyers familiaux : elles manquent de nourriture à cause des mauvaises récoltes mais aussi en partie à cause de la répartition de la nourriture principalement destinée à l’effort de guerre et aux poilus[22].

La Croix-Rouge française, composée de trois sociétés (l'Association des Dames françaises, l'Union des Femmes de France, la Société française de secours aux blessés militaires ou SSBM) est animée par des femmes bénévoles. Elle utilise près de 72 000 infirmières, dans toutes les structures de soins à l'arrière ou dans les ambulances près du front[23], rattachées au service de santé de l'armée. 950 seront décorées de la Croix de guerre à ce titre, 105 sont tuées sous les bombardements, 4 600 reçoivent la médaille des épidémies. Par exemple, Marie-Thérèse de Poix s'engage comme infirmière aux armées dès sa sortir d'école, en 1914, à 20 ans, et y reste toute la durée du conflit[24].

Marie Curie a organisé des unités de radiologie mobiles utilisables près du front (les Petites Curies) et des unités fixes. Elle y a servi elle-même ainsi que sa fille Irène qui n'a que 17 ans en 1914. En 1915, Irène passe un diplôme d'infirmière qui lui sert aussi pour la formation à la radiologie qu'elle doit donner aux médecins militaires[25]. Marie et Irène ont aussi dirigé la formation de 150 aides-radiologistes militaires, essentiellement de jeunes infirmières [26].

Empire ottoman

Dans l'Empire ottoman, en plus de fournir des infirmières, les femmes ont également pris une part importante dans les combats[27].

C.E. Crutchley rapporte ceci dans son livre Machine Gunner 1914-1918 (1975)[28] :

"Une patrouille australienne attrapa une femme sniper turque qui avait les plaques d'identité militaire de plusieurs soldats britanniques accrochées autour de son cou. Ils lui ont tiré dessus, et cela m'a choqué car je pensais qu'elle était une personne courageuse ne faisant que ce que beaucoup de femmes britanniques auraient fait aux envahisseurs de notre terre. Mais je n'ai rien dit, car je savais qu'en temps de guerre, tout le monde était touché par sa folie."

Une dépêche de la Telegraph-Press Association raconte également ceci[29] :

"Un territorial des Dardanelles dit qu'une jeune fille turque franc-tireur a été découverte. Elle avait autour de son cou trente plaques d'identification militaire d'hommes qu'elle avait tués et cinquante livres en monnaie anglaise."

Russie

L'aviatrice russe Lioubov Golantchikova en 1911.

Le seul belligérant à avoir déployé des troupes de combat féminines en nombre substantiel a été le gouvernement provisoire russe en 1917[30]. Les quelques « bataillons de femmes » existants ont réellement combattu, mais ils ont échoué à fournir la valeur que la propagande attendait d'eux, et ils ont donc été dissous avant la fin de l'année. Plus tard, pendant la guerre civile russe, les bolcheviks ont aussi employé des bataillons de femmes[31].

États-Unis

Aspects militaires

Au cours de la guerre, environ 21 498 infirmières de l'armée américaine (les infirmières militaires étaient toutes des femmes à l'époque) ont servi dans les hôpitaux militaires aux États-Unis et à l'étranger. Plus de 1 476 infirmières de la marine américaine ont servi dans les hôpitaux militaires sur le sol américain et à l'étranger.

Les premières femmes américaines enrôlées dans les forces armées régulières étaient au nombre de 13 000 et ont été admises en service actif dans la marine. Elles travaillaient sur le sol américain et recevaient les mêmes avantages et les mêmes responsabilités que les hommes, y compris en ce qui concernait la rémunération (28,75 US$ par mois), et ont été traitées comme des vétérans après la guerre. Ces femmes ont été rapidement démobilisées lorsque les hostilités ont cessé, et à part le corps d'infirmières, les forces armées et la marine sont redevenues exclusivement masculines. L'armée américaine a recruté et formé 233 opératrices téléphoniques bilingues pour travailler aux standards près du front en France et a envoyé 50 femmes sténographes qualifiées en France pour travailler dans l'intendance. Le corps des marines américains avait engagé 305 femmes réservistes (F) pour que « les hommes puissent aller se battre ». Elles remplissaient des fonctions telles que secrétaires et opératrices téléphoniques à l'arrière. Plus de 400 infirmières militaires américaines sont mortes en service, la quasi-totalité de l'épidémie de grippe espagnole qui a balayé les camps militaires, les hôpitaux et les ports d'embarquement[32],[33]. En 1942, les femmes ont été à nouveau amenées à rejoindre l'armée, suivant en cela le modèle britannique[34],[35].

Plusieurs centaines de femmes américaines surnommées les Hello Girls, principalement sélectionnées sur leur capacité à parler français, furent mobilisées en Europe comme opératrices téléphoniques de l'armée américaine, formant la Signal Corps Female Telephone Operators Unit et jouant un rôle actif dans les actions militaires en assurant la bonne transmission des communications.

Femmes notables

  • 1914: Dorothy Lawrence se fait passer pour un homme afin d'intégrer l'armée anglaise.
  • 1914-1917: Maria Bochkareva (en russe : Мария Леонтьевна Бочкарева), née Frolkova, surnommée Yashka, est une femme russe qui a combattu lors de la Première Guerre mondiale et a formé le Bataillon féminin de la mort.
  • 1914: Flora Sandes, une Anglaise, rejoint une unité de l'Ambulance Saint-Jean en Serbie et elle est par la suite devenue officière dans l'armée serbe[36].
  • 1914: L'infirmière britannique Edith Cavell aide à soigner les soldats blessés, des deux camps, lors de l'occupation allemande en Belgique. Exécutée en 1915 par les Allemands pour avoir aidé des soldats britanniques à fuir la Belgique.
  • 1914: Olena Stepaniv, une officière ukrainienne de l'unité des fusiliers de la Sitch, est la première femme à recevoir un grade d'officier dans le monde.
  • 1915: L'artiste française Madame Arno organise un régiment de femmes parisiennes pour combattre les Allemands[37].
  • 1915: Olga Krasilnikov, une Russe, se fait passer pour un homme et combat dans dix-neuf batailles en Pologne. Elle reçoit la Croix de Saint-Georges[38].
  • 1915: Natalie Tychmini, une Russe, combat les Autrichiens à Opatow, alors qu'elle est déguisée en homme. Elle reçoit la Croix de Saint-Georges[39].
  • 1916: Ecaterina Teodoroiu est une héroïne roumaine qui a combattu et est morte lors la Première Guerre mondiale.
  • 1916: Milunka Savić, une héroïne de guerre serbe, est la combattante la plus récompensée des femmes dans l'histoire de la guerre : Légion d'honneur française à deux reprises, Croix de Saint-George russe, médaille anglaise du Très distingué Ordre de St Michael, et médaille serbe Miloš Obilić. Elle est la seule femme à avoir reçu la Croix de guerre française avec palme.
  • 1917: Julia Hunt Catlin Parc DePew Taufflieb est la première femme américaine à se voir attribuée la Croix de guerre et la Légion d'honneur durant la Première Guerre mondiale pour ses efforts de transformation du château d'Annel en un hôpital du front.

Notes et références

  1. « Woman combatants », BBC History (consulté le 2 juin 2009)
  2. a et b « Women's Auxiliary Army Corps », sur National Archives (consulté le 3 juin 2009)
  3. Gail Braybon, Women Workers in the First World War (Routledge, 2012)
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  5. Angela Woollacott, On her their lives depend: munitions workers in the Great War (U of California Press, 1994)
  6. Crisp, Helen. "Women in Munitions." The Australian Quarterly 13. 3 (September. 1941): 71. in JSTOR.
  7. Woollacott, Angela. "Women Munitions Makers, War and Citizenship." Peace Review 8. 3(September 1996): 374.
  8. a et b Woollacott, Angela. "Women Munitions Makers, War and Citizenship." Peace Review 8. 3 (September 1996): 374.
  9. "Health of Munitions Workers." The British Medical Journal. (BMJ Publishing Group) 1.2883 (April 1, 1916): 488. JSTOR. Web. 19 February 2013.
  10. a, b, c, d, e et f Hupfer, Maureen. "A Pluralistic Approach to Visual Communication: Reviewing Rhetoric and Representation in World War I Posters". University of Alberta. Advances in Consumer Research. (1997): 322–26.
  11. « 1918: Australians in France – Nurses – "The roses of No Man's Land" », sur Australian War Memorial (consulté le 22 novembre 2010)
  12. http://unibicanzacbiscuits.com/about-anzac-biscuits.html
  13. « Julia Grace Wales suggests an influential proposal to end the war, 1915 », sur Wisconsin Historical Society (consulté le 10 décembre 2008)
  14. Mercedes Moritz Randall, Improper Bostonian: Emily Greene Balch, Nobel Peace laureate, 1946, Taylor & Francis, 162–163 p. (lire en ligne)
  15. a, b, c, d, e et f Gossage, Carolyn. ‘’Greatcoats and Glamour Boots’’. (Toronto:Dundurn Press Limited, 1991)
  16. a, b, c, d, e et f Library and Archives Canada, "Canada and the First World War: We Were There," Government of Canada, 7 novembre 2008. Lire en ligne
  17. a, b, c, d, e, f et g Library and Archives Canada, "Canada and the First World War: We Were There," Government of Canada, 7 novembre 2008. Lire en ligne
  18. Canada, Department of Public Works, Women’s Work on the Land, (Ontario, Tracks and Labour Branch). Lire en ligne
  19. « Document sans-titre », sur back.ac-rennes.fr (consulté le 28 février 2017)
  20. « Histoire et mémoire des deux guerres mondiales - Enseigner la première guerre mondiale - Les femmes et la 1ère guerre mondiale par Jocelyne et Jean-Pierre Husson », sur www.cndp.fr (consulté le 28 février 2017)
  21. « document sans-titre », sur femmes1914-1918.blogspot.fr (consulté le 28 février 2017)
  22. Alain Decaux, « La française en guerre », Histoire du XXe siècle, Tallandier, 1970, p. 659-663
  23. Dutardre, Jean-Gilles,, La vicomtesse Marie-Thérése de Poix (1894-1970) : au coeur de la Résistance, Anovi, (ISBN 9782914818810 et 2914818815, OCLC 911260513, lire en ligne)
  24. Irène Joliot-Curie, Marie Curie et Irène Curie, Correspondance, choix de lettres, 1905-1934, Paris, Les éditeurs français réunis, , p. Lettres d'Irène Curie à sa mère Marie, de 1914 à 1916
  25. Himbert, Marie-Noëlle., Marie Curie : portrait d'une femme engagée, 1914-1918 : récit, Actes Sud, impr. 2014 (ISBN 9782330036782, OCLC 897661760, lire en ligne)
  26. « 1. Dnya Savanda Kadnlar »
  27. « Australian Light Horse Studies Centre »
  28. « Papers Past — Dominion — 17 September 1915 — TURKISH GIRL SNIPER »
  29. Laurie Stoff, They Fought for the Motherland: Russia's Women Soldiers in World War I and the Revolution (U Press of Kansas, 2006)
  30. Roger R. Reese, The Soviet military experience: a history of the Soviet Army, 1917–1991, Routledge, (ISBN 0-415-21719-9), p. 17
  31. « Women's History Chronology », sur United States Coast Guard (consulté le 11 mars 2011)
  32. « Highlights in the History of Military Women » (consulté le 11 mars 2011)
  33. Susan H. Godson, Serving Proudly: A History of Women in the U.S. Navy (2002)
  34. Jeanne Holm, Women in the Military: An Unfinished Revolution (1993) pp 3-21
  35. Amazons and military maids: women who dressed as men in the pursuit of life, liberty and happiness, Pandora, (ISBN 0-04-440356-9)
  36. Salmonson, Jessica Amanda, The Encyclopedia of Amazons, Paragon House, , p. 18
  37. Salmonson, Jessica Amanda, The Encyclopedia of Amazons, Paragon House, , p. 144
  38. Salmonson, Jessica Amanda, The Encyclopedia of Amazons, Paragon House, , p. 225

Voir aussi

Bibliographie

Ouvrages généraux

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Articles connexes

Liens externes