Faits et Documents

Faits et Documents
Image illustrative de l’article Faits et Documents

Pays France
Langue Français
Périodicité Bimensuel
Genre Antimaçonnisme
Prix au numéro
Date de fondation
Ville d’édition Paris

Directeur de publication Xavier Poussard
ISSN 1268-5690
Site web faitsetdocuments.com

Faits et Documents est une lettre confidentielle bimensuelle française.

Fondée par Emmanuel Ratier, elle traite essentiellement de l'actualité politique et culturelle française et internationale.

Historique

Fondée le , elle reprend le nom de la maison d'édition fondée par Yann Moncomble.

Cette revue serait lue, d'après Jean-Yves Camus, par un certain nombre de journalistes et spécialistes de la vie politique française[1][réf. insuffisante]. S'inscrivant dans la lignée des recherches d'Henry Coston, la revue sert également plusieurs fois de référence pour des éléments biographiques publiés dans Les Frères invisibles de Ghislaine Ottenheimer et Renaud Lecadre.[réf. nécessaire]

Yann Moncomble vend le titre à Emmanuel Ratier.

En , la revue est le lieu d'échanges entre Robert Faurisson, d'une part, et Robert Faurisson et Bruno Gollnisch, d'autre part[2].

Après la mort accidentelle d'Emmanuel Ratier le , Arnaud Soyez, directeur de la production de TV Libertés, lui succède à la direction de la publication[3].

Depuis fin septembre 2017, Arnaud Soyez a cédé sa place de directeur de cette feuille d'informations bimensuelles à Xavier Poussard[4].

Description

Le premier sous-titre de Faits et Documents a été « Lettre d'informations confidentielles d'Emmanuel Ratier », puis le second est « Lettre d'informations fondée par Emmanuel Ratier » depuis le décès de son créateur.

Comportant 12 pages, la lettre est d'un coût annuel de 80 euros et compte 21 numéros et 1 index par an, selon les indications mentionnées sur la dernière page de cette revue ou sur son site sur Internet intitulé " Faitsetdocuments.com " .

Toutefois, en 2017, un numéro daté au 01 mai a été d'une durée d'un mois. Celui en date du 15 juillet a été, lui, de deux mois, alors que la revue est normalement éditée deux fois par mois. De même, le numéro daté du 15 novembre 2017 a été édité pour une durée d'un mois comme d'ailleurs celui daté du 15 décembre 2017, valable donc jusqu'au 15 janvier 2018.

De même, en 2018, le numéro 450 daté du 01 avril au 30 avril 2018, le suivant (451 daté du 01 mai au 31 mai 2018), celui numéroté 452 (en date du 01 juin 2018) a été chacun d'une durée d'un mois, alors que la publication est annoncée comme devant fournir un numéro par quinzaine. Le numéro 453 daté du 01 juillet 2018 a été également d'une durée d'un mois et aucune publication n'est sortie au cours du mois d'août 2018.

La garantie des 21 numéros publiés par an du temps d' Emmanuel Ratier, indiquée au moment où les paiements à cette revue sont faits, n'existe plus. Le non respect de telles dispositions, de type contractuel entre l'organe de presse et le client abonné, est susceptible d' actions judiciaires en indemnisation, au vu des conditions d'édition non tenues et non respectées depuis 2017. Il convient de remarquer que le travail particulier d'Emmanuel Ratier ne peut pas être mené par l'équipe actuelle de direction, qui a aussi d'autres tâches à mener, dans d'autres sociétés, ce qui entraîne une parution qui n'est plus réellement deux fois par mois comme du temps de son créateur .

La revue se divise en plusieurs rubriques :

  • « Portrait », qui donne sur deux à trois pages une biographie précise d'une personnalité politique en vue au moment de la publication ;
  • « Politique », rubrique de deux pages remplies d'anecdotes sur la vie politique française ;
  • « Lobbies » principalement consacrée à l'actualité de la franc-maçonnerie et du « lobby juif » mais aussi de toutes sortes de groupes de pression, incluant les catholiques progressistes, les homosexuels, etc.;
  • " Etranger " , qui est consacrée à l'actualité politique et économique internationale (une page) ;
  • « Dossier » , qui contient généralement des données non abordées dans la presse généraliste , assez confidentielles (deux pages) ;
  • « Kiosque », qui recense les nouvelles publications d'ouvrages et de revues concernant des thèmes variés (deux pages également) ;
  • « Politiquement incorrect » qui donne des faits divers (une page).

Jusqu'en , la société imprimant cette revue était l'imprimerie Chabrol à Paris. Depuis, c'est la société Roto Presse Numeris située à Livry-Gargan qui se charge d'imprimer cette feuille d'informations non conventionnelles.

De son vivant, Emmanuel Ratier avait déclaré que sa revue était diffusée de façon totalement anormale, sans droit de copie et sans abonnement régulièrement payé, par divers services de police et de renseignement du ministère de l' Intérieur ou/et du ministère de la Défense. Il estimait alors qu'ainsi plus de 170 copies illégales de sa feuille d'informations bi-hebdomadaires étaient faites par l'ancienne Direction centrale des renseignements généraux et ses directions régionales et départementales puis par la D.C.R.I. à compter de sa création en juillet 2008 et également par ses divisions territoriales de cette nouvelle direction regroupant les anciens services des Renseignements généraux et de la Direction de la Surveillance du Territoire qui, elle, fut créée par le général de Gaulle en septembre 1944.

La qualité et la précision des renseignements fournis dans sa revue a permis à Emmanuel Ratier, malgré certaines menaces faites par des hommes politiques ou des groupes de pressions ou associations de type " loi de 1901", de ne jamais faire l'objet de procès en diffamation. Toutes les informations qu'il diffusait se sont révélées exactes et tout à fait fondées.

Le nombre d'exemplaires imprimés n'est pas mentionné sur " l 'ours " de la publication mais il a été estimé par certains journalistes à plus de trois mille exemplaires.

Maison d'édition

Une maison d'édition du même nom associée à ce bimensuel et également dirigée par Emmanuel Ratier jusqu'à son décès édite quelques ouvrages et dictionnaires de :

  • Dominique Setzepfandt journaliste et essayiste français, qui dans les années 1990, collaboré à la revue Lectures françaises, fondée par l'extrémiste de droite Henry Coston, et à la revue Sous la bannière, « bimestriel catholique contre-révolutionnaire ». Il est membre de la Société Périllos et a collaboré, au début des années 2000, à sa revue Le Vaisseau de sable[réf. nécessaire]. Ces travaux qui relèvent plus de l'essai ou du pamphlet que du livre historique, ont la particularité de décrire le plus souvent les monuments ou autres édifices comme étant empreint de symbolique maçonnique, selon un point de vue propre et qui rejoignent parfois les thèses complotistes[5] ;
  • Emmanuel Ratier,
  • Henry Coston,
  • Jean Vertemont,
  • Patrick Parment.

C'est cette maison d'édition qui a notamment publié en 2014 un livre d'environ 150 pages écrit par Emmanuel Ratier intitulé Le Vrai Visage de Manuel Valls. Dans cet ouvrage, Emmanuel Ratier a montré les changements d'opinion opérés par Manuel Valls au sujet de la Palestine, soutenue jusqu'en 2008 et, ensuite, son soutien à la cause de l'Etat d'Israël.

Notes et références

  1. Jean-Yves Camus dans le Who's Who de l'extrême-droite en France déclare que cette lettre dispose d'un « très bon niveau d'information ».
  2. Xavier Vandendriessche et Bruno Villalba, Le Front national au regard du droit, Villeneuve-d'Ascq, Presses universitaires du Septentrion, coll. « Sciences politiques », , 173 p. (ISBN 2-85939-696-9), p. 74.
  3. https://www.pressenews.fr/mouvements_etats-majors/2016/03/01/arnaud-soyez-pilote-faits--documents,108132285-BRL.
  4. https://www.pressenews.fr/mouvements_etats-majors/2017/10/31/xavier-poussard-pilote-faits--documents,108278605-brl.
  5. Eric Biétry-Rivierre, « Les mystères de Paris », sur lefigaro.fr, .

Annexes

Bibliographie

  • « Une lettre cousue de fil brun », dans Mégret, facho devant : la montée du petit brun qui veut la peau du gros blond, Paris, Le Canard enchaîné, coll. « Les Dossiers du Canard » (no 24), (notice BnF no FRBNF3717482), p. 31.

Liens externes