FN MAG

FN MAG 58
Image illustrative de l'article FN MAG
FN MAG 58 calibre 7,62 × 51 mm OTAN
Présentation
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Type Automatique
Munitions 7,62 × 51 mm Otan
Fabricant FN Herstal (Fabrique Nationale Herstal)
Période d'utilisation 1958
Poids et dimensions
Masse (non chargé) 11-13 kg (avec crosse et bipied) (poids du trépied : 12 kg)
Longueur(s) 1 270 mm
Longueur du canon 545 mm
Caractéristiques techniques
Mode d'action emprunt de gaz
Portée pratique 1000 m (avec bipied ), 1 800 m (avec trépied),

1500 m (sur véhicule)

Cadence de tir 600 à 800 coup/min.
Capacité bandes de 100 ou 200 coups
Variantes M240, Ksp 58, L7
Une FN MAG produite en Suède : la Ksp 58
La C6 : Une FN MAG 58 modifiée pour les Forces canadiennes
Soldat lituanien équipé d'une FN MAG
La M240 : Une FN MAG 58 modifiée pour l'US Army: sa masse à vide variant de 10 à 12 kg pour une longueur de 1,04 à 1,23 m selon les versions
La Mitrailleuse Type 74 : une copie taïwanaise non autorisée de la MAG 58. Elle mesure 1,26 m pour 12,1 kg en versdion infanterie.

La FN MAG 58 est une mitrailleuse polyvalente de conception belge fabriquée par la FN Herstal en 1958. La dénomination « MAG » est l'acronyme de « Mitrailleuse À Gaz »[1] ou également « Mitrailleuse d'Appui Général ». Cette appellation est due au fonctionnement particulier de cette mitrailleuse, par emprunt des gaz de combustion. La FN MAG utilise des bandes de 200 cartouches (généralement fragmentées en bandes de 50 pour faciliter le transport par les hommes) qui peuvent s'utiliser tenue ou pendante, ou encore dans des boites en plastique rigide ou pochettes en tissu souple.

Fonctionnement

L'arme fonctionne par emprunt, en un point du canon, des gaz de combustion de la poudre de chaque cartouche. Un régulateur des gaz permet de régler la cadence de tir à environ 600 ou 1 000 coups par minute.

Reprenant les principes élaborés par l'armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale avec la MG34, l'arme, refroidie par air, est pourvue d'un canon interchangeable. Elle est généralement livrée avec deux canons ce qui permet de tirer avec l'un pendant que l'autre refroidit. Le constructeur recommande ainsi de changer le canon tous les 200 coups à cadence maximale.

L'arme tire à culasse ouverte, ce qui signifie que la culasse mobile est retenue à l'arrière jusqu'au moment où le tireur presse la détente. Son mécanisme est directement hérité du fusil mitrailleur Browning BAR M1918, l'un des tout premiers fusils mitrailleurs. Elle est alimentée par bande de 100 coups ou plus.

L'arme est pourvue d'un bipied mais peut être montée sur un trépied ou sur un véhicule. Dans les deux derniers cas, la crosse et le bipied peuvent être enlevés et peuvent, le cas échéant, être équipés d'une paire de poignées situées à l'arrière de l'arme. Les modèles récents sont équipés d'un rail standard qui permet de monter toute une gamme de lunettes.

Variantes produites hors de Belgique

En plus de la FN, l'Argentine, l'Égypte, les États-Unis, la Grande-Bretagne, l'Inde, l'Indonésie, Singapour et Taïwan la produisent pour armer leurs soldats et/ou pour l'exportation.

Une MAG suédoise : la Ksp 58

En 1958, l'armée suédoise adopte la MAG mais chambrée dans son calibre national (le 6,5 mm Mauser) sous le nom de Ksp 58. Rapidement cependant, elle convertit ces armes en 7,62 OTAN (Ksp 58 B) puis en dérive une version pour char (Ksp 58 Strv). Enfin, les Suédois créent récemment une version compacte : la Ksp 58D.

Une MAG britannique : la L7

De même, le Royaume-Uni fabriqua des versions légèrement modifiées de la mitrailleuse liégeoise pour son infanterie (L7), ses hélicoptères et ses blindés à partir de 1961.

Variantes de la L7 en service au Royaume-Uni

Désignation Description
L7A1 FN MAG 58 avec une crosse et un cache-flamme modifiés
L7A2 Variante de la L7A1 ; mécanisme d'alimentation amélioré et boîtier pour bandes de 50 coups
L8A1 Variante de la L7A1 démunie de crosse
L8A2 Variante de la L8A1 ; mécanisme d'alimentation amélioré
L19A1 Variante de la L7A1 ; canon lourd
L20A1 Variante de la L7A1 ; sans crosse pour être monté sur les pods pour hélicoptère
L20A2 Variante de la L8A2 ; mécanisme d'alimentation amélioré
L37A1 L8A1 équipé d'une crosse et d'un bipied pour être utilisé en mitrailleuse d'infanterie
L37A2 Variante de la L37A1 basée sur la L8A2
L43A1 Variante de la L7A1 ; conçue pour armer le char léger FV-101 Scorpion à la fois comme mitrailleuse coaxiale et arme de pointage
L44A1 Variante de la L20A1 ; utilisée par la Royal Navy

La Mitrailleuse T-74 : la FN MAG taïwanaise

Pour le compte de l'Armée de la république de Chine, les Arsenaux taïwanais ont produit laa Mitrailleuse Type 74. Cette FN MAG, produite sous licence belge,st entrée en service en 1985. Son bipied est emprunté à la M60 ; permettant de l'identifier aisément. La Mitrailleuse T-74 a été choisi aussi par l'Armée jordanienne.

La FN M240 : quand la MAG remplace la M60

En 1977, les blindés américains sont dotés de mitrailleuses M240, construites par la FN America, filiale américaine de la firme belge. Une nouvelle version destinée à être montée de façon coaxiale (alimentée par la gauche) prend le nom de 240C. Les M240 et M240C équipent ainsi les différentes versions du char M1 Abrams.

Au début des années 1980, l'infanterie de l'U.S Army adopta la FN MAG pour remplacer une partie de ses M60 sous le nom de M240B, puis par une version M240L dans les années 2000.

Puis l'US Marine Corps emboîte le pas de l'U.S .Army avec la M240G, plus légère que la M240B. Les 240D/H sont destinées au montage sur hélicoptères.

L'infanterie américaine utilise cette arme en binôme. À la fin des années 2000, il se compose d'un Machine Gunner emportant, pour une mission de trois jours, la mitrailleuse M240L, 300 munitions de 7,62 mm, une monoculaire de vision nocturne PVS-14, un pistolet M9 avec 3 chargeurs de 15 balles de 9 × 19 mm Parabellum épaulé par un Assistant Gunner emportant 400 coups de 7,62 mm, une monoculaire de vision nocturne PVS-14, le trépied, un canon de rechange, et un fusil Colt M4 avec 7 chargeurs de 30 balles de 5,56 × 45 mm Otan[2]. Une compagnie d'infanterie légère américaine, à cette date, a 6 mitrailleuses en dotation[3].

Un succès à l'exportation

La MAG/L7 rencontre un succès certain à l'exportation : plus de 80 armées en sont équipées.

Pays utilisateur (actuel ou passé)
Afrique Amérique Asie Europe Océanie
Notes
  1. (utilisation massive contre les LTTE)
  2. (production sous licence comme Mitrailleuse T74 à partir de 1985)
  3. Équipent les hélicoptères de l'ALAT EC-725 Caracal, AS532 Cougar et SA330 PUMA depuis 2006, contrat en cours pour 10 881 mitrailleuses en remplacement des AANF-1.
  4. (production sous licence comme Mitrailleuse L7)
Marine Americain servant une GPMG L7A2 britannique durant l'Opération Bouclier du désert.

La FN MAG au combat

Avec plus de 150 000 MAG, L7 et autres M240 produites, la mitrailleuse belge a été utilisée dans de nombreux conflits à travers le monde et l'histoire incluant la Crise congolaise (1960-1967), la Guerre de la Brousse en Rhodésie du Sud (1965-1979), la Guerre de la frontière sud-africaine (1966-1990)la Guerre des Six Jours (1967), la Guerre du Kippour (1973) ou le Conflit frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande (2008); l'armée française s' en servant en Centrafrique (Opération Sangaris) puis au Mali (Opération Serval puis Opération Barkhane) dans les années 2010. Le Conflit nord-irlandais (1969-1998), la Guerre des Falklands (1982) ou l'Opération Barras (durant la Guerre civile sierra-léonaise en 2000) ont vu l'emploi des L7,

Notes et références

  1. « Des mitrailleuses belges pour la France », sur lefigaro.fr, (consulté en 17 septembre 2011 + manuel technique de la fn (fabrique nationale) de 1961)
  2. (en)[PDF]Sergent Mac Climon, « Rifle Platoon Basic Load OEF XII », sur Foreign Policy (consulté le 14 octobre 2012)
  3. (en) Thomas P. Ehrhart, Increasing Small Arms Lethality in Afghanistan: Taking Back the Infantry Half-Kilometer, School of Advanced Military Studies, , 71 p. (lire en ligne), p. 4

Liens externes