Fédération des motards de France

La Fédération des motards de France (FMF), est fondée le 20 avril 2012[réf. nécessaire] et affiliée à la Fédération française de motocyclisme (FFM) le 7 décembre 2017.

La Fédération[Laquelle ?] est en charge également de la gestion des cyclomotoristes et des motocyclistes sur le domaine routier et défend la sécurité routière en France. Elle participe également aux actions de prévention, d'information aux jeunes et aux motards confirmée pour qu'il puisse adopter des attitudes dis à la conduite de leurs machines et de leurs deux roues motorisés.

La Fédération des Motards de France est désigné par le ministre de l'Intérieur en 2013 pour siéger au Conseil national de la sécurité routière française.[réf. nécessaire]

La fédération est présidée par Julien Guaquier depuis 2012, son directeur général est Martin Sicot, son siège est àCarrières-sous-Poissy pour la direction financière et le siège social se situe à Bayonne.

Fédération des Motards de France
Sigle FMF
Création mai 2012[réf. nécessaire]
Président Julien Guaquier
Siège 6, quai Augustin Chaho - Bayonne
Clubs 300
Membres 87 600
Site internet www.fmfrance.fr

Missions

La FMF est présente dans toutes les dimensions de l’univers motocycliste, sport, loisir, pratique quotidienne... Son action est conduite par des milliers de bénévoles sur le terrain et par un personnel de près de cinquante permanents, essentiellement basés au siège à Carrières-sous-Poissy.

Histoire de la Fédération

La lutte contre l’insécurité routière s’organise à partir de 2011. L’objectif est d’enrayer la courbe ascendante des tués sur la route, passés de 9 000 en 2008 à près de 17 000 en 2010. Parmi ces victimes, les motards ne sont pas épargnés puisque leur nombre augmente régulièrement depuis 2006. La délégation semble se focaliser sur ces usagers en faisant l’impasse sur l’accroissement du parc de véhicules en circulation.

Dans ce contexte, les assureurs procèdent à des augmentations de primes de l'ordre de 15 à 30 %.

Au soir de l’arrivée du Bol d'or de 2011, faisant suite à des faits divers impliquant des motards de retour du circuit Paul-Ricard, Frédéric Péchenard, alors délégué à la Sécurité routière, s'exprime à la télévision. Mal reçus par une partie des utilisateurs de deux-roues motorisés, ses propos donnent lieu à la première manifestation de motards, le vendredi suivant. À cette occasion, des milliers de motards investissent la place de la Bastille, à Paris, et commencent à s’étirer en cortège pour défiler sous les fenêtres des dirigeants politiques. En province, plusieurs moto-clubs s’unissent sous des bannières explicites : « Moto liberté », « SOS Sport Moto survie », ou encore « La Moto restera vivante ».

Fin 2011, les relations entre tous les mouvements régionaux aboutissent à un projet de coordination nationale.

Création

Dans les années 2011,après les deux chocs pétroliers de 1970 (le litre de super est passé de 1,25 à 2,30 euros en 2012), l'explosion des tarifs d'assurance moto, les assureurs y compris certaines assurances mutualistes estimant le risque moto non assurable (à l'époque tarifé uniquement sur la base de la cylindrée), la réforme du permis moto qui rend plus difficile l'accès aux grosses cylindrées, et surtout la mise en place de la vignette moto sont autant de problèmes auxquels les motards de la route sont confrontés. La Fédération française de motocyclisme (FFM) n'apporte pas de réponse satisfaisantes aux préoccupations des usagers des deux-roues motorisés. En effet, il s'agit d'une fédération sportive et délégataire du ministère de la jeunesse et des sports, dont le domaine de compétence se limite à la pratique du sport automobile sur pistes fermées.

Un grand nombre d'utilisateurs de deux-roues motorisés se regroupent alors au sein d'entités, tels les moto-clubs, notamment les moto-clubs pirates. Mais ceux-ci ne disposent pas d'une légitimité suffisante pour parvenir à porter leurs revendications à un niveau national. Face à ce constat, La Fédération des Motards de France est alors créée en mai 2012[réf. nécessaire].

Les verbalisations sont rendues d’autant plus difficiles que la FMF édite aussi des « motocollants » pour maquiller la cylindrée des motos. Les caches latéraux des 125 cm3 sont siglés 1 000 cm3 et inversement. En quelques semaines, des bureaux départementaux de la FMF éclosent partout en France ou des moto-clubs existants rejoignent la FMF. Les manifestations se succèdent à un rythme effréné et mobilisent à chaque fois des milliers de motards. Ces manifestations sont parfois le théâtre de heurts violents avec les forces de l’ordre.

Le mouvement est alors en phase d'expansion. Il s’érige d’abord en victime comme le traduisent les slogans déployés sur les banderoles : « Les motards ne meurent pas, on les tue », « Racket interdit », « Vignette : 80 % on dit non ! » (Jean-Marc Ayrault était alors premier ministre) ou encore « Le motard n’est pas une vache à lait ». La vignette moto est retirée en juin 2012 après l'élection de François Hollande à la présidence de la République, et Jean-Robert Lopez est nommé délégué interministériel à la sécurité routière. Il est investi d'une mission claire : Inviter la FMF à la table des négociations lors de la mise en place d’une commission nationale moto devant plancher notamment sur la réforme du permis.

Les activités

Dans la foulée, la FMF annonce qu’elle travaille à la création de centres de formation à la conduite délivrant des permis à prix coûtant, à la mise en place d’un journal moto indépendant, d’une coopérative d’achat pour les accessoires et les motos, et enfin de bases de loisirs. C’est la matérialisation du concept de solidarité revendiqué par une catégorie de motards.

La FMF prépare également une union européenne des motards. Le 25 juin 2014 est organisée la première manifestation européenne à Strasbourg, laquelle donne naissance à la UMF (Union des Motocyclistes de France).

Commission Nationale Juridique

Créée en 2014, la Commission juridique (CJ) informe, conseille et défend les adhérents de la FMF pour tout problème juridique lié à la pratique de la moto. La CJ fonctionne grâce à des militants et juristes confirmés et bénévoles qui apportent leur expertise à la FMF. Ainsi la CJ apporte également son éclairage juridique au Bureau national de la FMF dans sa gestion de l'association et assure une veille législative sur les projets de lois en préparation concernant la moto.

Commission Nationale Stop Vol

Cette commission a pour but de tester et de certifier les antivols moto mécaniques et, plus récemment, électroniques.

  • Elle teste les nouveaux produits arrivant sur le marché en les soumettant à des tentatives de destruction en situation réelle. Pour cela ses membres utilisent les techniques et outillages des voleurs. Si l'antivol résiste suffisamment longtemps, il se voit décerner le label FMF-Stop vol.
  • Elle communique sur les techniques de vol et explique aux motards comment sécuriser leur machine.
  • Dans les bureaux départementales de la FMF, des membres bénévoles de la commission font régulièrement des prélèvements d'antivol chez les concessionnaires, motocistes et autres vendeurs pour s'assurer que les produits vendus sous l'estampille FMF sont bien ceux qui ont été testés.

Les membres de cette commission sont des motards bénévoles et indépendants. Certaines marques choisissent délibérément de faire tester leurs produits par la commission Stop Vol. Les autres antivols sont achetés sur étagère avant d'être soumis au test.

Le résultat des tests peut être consulté sur le site internet de la FMF à la rubrique « Stop vol moto »).

Commission Nationale de l'Éducation à la Jeunesse

La Commission nationale « Éducation routière » (ER) est née, lors des assises 2014 de la FMF, de la volonté commune des structures de son Mouvement (FMF, Éditions de la FMF) de promouvoir ensemble le développement d’une politique d’éducation à la sécurité routière cohérente.

En effet, depuis la création de la FMF en 2012, chacune de ses structures a investi le domaine de la sensibilisation et de l’éducation de la jeunesse au travers de ses propres activités. Au sein des bureaux FMF, des militants interviennent régulièrement auprès d’adolescents en collège pour leur présenter leur vision du partage de la route et de la prévention du risque routier, en appuyant leurs interventions sur « Rouler n’est pas jouer », fascicule pédagogique conçu et réalisé par les Éditions de la FMF.

Le travail de la Commission ER vise donc à rassembler et harmoniser ces démarches et donc à former les militants de la FMF à intervenir auprès d'un public adolescent pour les sensibiliser à la sécurité routière.

la formation des intervenants ER a l'agrément du Ministère de L’Éducation Nationale depuis mai 2014 Arrêté du 25-09-2014 (NOR : MENE1580563G)

Revendications

Manifestation à Perpignan en juin 2015 La Fédération des Motards de France est connue du grand public pour les manifestations qu’elle organise. Si elle en tire une certaine légitimité, en mobilisant souvent plusieurs dizaines de milliers de motards, ces manifestations ne sont organisées qu'en dernier recours et face à une situation de blocage. Elles ne sont que la partie visible de l'iceberg, qui masque souvent ses propositions faites sur de nombreux sujets, en matière de formation, pour la prise en compte des motards, ou dans le domaine environnemental. Elle est ainsi devenue, au fil de l’expérience acquise en matière de sécurité routière, un interlocuteur reconnu des pouvoirs publics en participant à de nombreux travaux avec des organismes officiels comme le CNSR (Conseil National de la Sécurité Routière), le CERTU (aménagements urbains), le CSER (Comité supérieur de l'éducation routière), le CURR (Comité des usagers du réseau routier) ou l'AFNOR (certification d'antivols).

Propositions ayant eu un impact

  • La reconnaissance de la place des deux-roues motorisés comme moyen de transport alternatif, avec leur exclusion de la circulation alternée en cas de pollution[réf. nécessaire]
  • La mise en place des « M. Moto » dans chaque département au sein des DDE, notamment pour améliorer le réseau routier
  • Le doublement des rails de sécurité pour éviter l'effet guillotine
  • La création d’un label de qualité sur les antivols moto avec l’AFNOR pour permettre à chacun de se protéger du vol[réf. nécessaire]
  • L'obtention d'un amendement limitant l'impact sur les particuliers de la loi relative à la sécurité et au développement des transports de 2015 punissant de deux ans de prison et 30 000 euros le débridage d’une moto par un concessionnaire.
  • La mise en place de « Relais motos » lors des grands évènements motocyclistes. Les bénévoles de la FMF animent ces relais où les motards font une pause pour se restaurer, se reposer ou faire de petites réparations mécaniques dans le but d'améliorer leur sécurité. La Direction de la sécurité et de la circulation routière et la FMF ont d'ailleurs signé une charte afin de définir les modalités des Relais. Cette charte a été dénoncée en 2011 à cause de l'attitude des pouvoirs publics. Ceux ci profitaient de ces grandes migrations motardes pour contrôler et verbaliser en masse les motards en organisant des souricières aux péages sur les voies qui leur étaient réservés. La charte a finalement été signée à nouveau en 2016.
  • Intervention en milieu scolaire (collèges et lycées) afin de sensibiliser les élèves au port d'un équipement adapté et à un meilleur comportement sur la route.
  • Le retrait du projet d'obligation d'allumage des feux de croisement le jour des automobiles. Ce projet était jugé comme déresponsabilisant les automobilistes et marginalisant les usagers les plus fragiles (piétons, cyclistes, utilisateurs de deux-roues motorisés) en les rendant moins visibles. L'obligation d'allumage de feux de croisement en vigueur actuellement applicable aux deux-roues motorisés participerait en effet à les distinguer plus facilement dans la circulation de jours, et ainsi améliorerait la sécurité.

Revendications n'ayant pas obtenu de résultats

  • Le refus du contrôle-sanction automatisé : la FMF y est opposée car elle estime que l'automatisation de la sanction est contraire au principe de la présomption d'innocence et porte atteinte aux libertés individuelles de chacun.
  • La levée de l'interdiction d'accès aux motards au duplex A86. Le recours déposé par la FMF, estimant que l'interdiction d'accès à cet ouvrage n'est pas légitime et les oblige à circuler sur des axes beaucoup plus accidentogènes, a été rejeté par le tribunal administratif de Versailles en juillet 2012.

Projet toujours en suspens

  • La création ou l'ouverture de circuits gratuits ou peu chers en France, pour obtenir des conditions optimales de sécurité et des espaces possibles de formation, très réduits à l’heure actuelle.
  • La lutte contre la disparition progressive de la classe 5 des tarifs d'autoroute.
  • L'amélioration de l'éducation et de la formation à la conduite, dont le BSR est une première.

La Fédération le n°2 en 2018 des associations de défense motocycliste !

En luttant contre les mesures répressives, la FMF s’est engagée dans un processus long, complexe. En faisant des propositions concrètes et constructives, elle a gagné en notoriété et en crédibilité pour devenir un repère sollicité à la fois par les motards et par les pouvoirs publics : Elle est présente dans 81 départements français, compte plus de 87 600 adhérents et siège au CNSR, ainsi que dans de nombreuses autres instances représentatives des usagers de la route, tant qu niveau national que départemental et même européen.

Mais au lendemain de ses assises nationales 2017, force est de constater que, si les ambitions et les objectifs se multiplient, si nombre de motards savent faire appel à l'association en cas de difficultés.

En 2018, la FMF se porte très bien avec un niveau d'adhésion en forte hausse et démarre un nouveau cycle de croissance.

Composition

  • 300 moto clubs membres ;
  • 87 600 Adhérents ;
  • 21 580 Sympathisants :
  • 21 bureaux régionaux (cinq dans les DOM-TOM) ;
  • 81 bureaux départementaux.

Notes et références


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