Extinction de l'humanité

L’extinction de l'humanité désigne la fin du genre humain, c’est à dire la mort sans descendance des derniers représentants de l’espèce Homo sapiens. L’extinction de l’humanité pourrait, entre autres, avoir pour cause que la Terre entière devienne inhabitable pour les humains sans qu’ils aient la possibilité de s’en échapper. Du point de vue scientifique, l’extinction de l'humanité pourrait découler d’une catastrophe planétaire : divers scénarios basés sur nos connaissances actuelles sont envisagés.

Études scientifiques

Il existe des études scientifiques visant à évaluer certains risques. Avec le développement des technologies, la destruction du genre humain par les actions d’une nation, d’une corporation, d’une communauté religieuse ou autre, ou même d’un individu, est moins improbable qu’auparavant d’un point de vue statistique. Il est cependant également possible que le développement des techniques de sécurité puisse diminuer le risque d’extinction, mais en sacrifiant les droits de l'Homme et les libertés démocratiques. Ce risque est également diminué par l’effectif de l’humanité : plus de 7,5 milliards d’individus.

Statistiquement, il est davantage possible, même en cas de catastrophe planétaire, que de petits groupes d’humains survivent, car les humains sont dispersés sur une grande partie des terres émergées et vivent en communauté : beaucoup sont capables d’assurer leur survie à un niveau élémentaire en cas d’isolement prolongé. Selon ces scénarios, l’espèce humaine pourrait ultérieurement évoluer : il ne s’agirait alors pas d’extinction, mais de transformation de l’humanité, et si les groupes survivants se retrouvent assez longuement isolés les uns des autres (plusieurs centaines de milliers d'années d'après Jean-Jacques Hublin), il est même possible, conformément au processus de spéciation, qu’elle se divise en plusieurs espèces-filles.

Le rapport Stern en 2006 estime néanmoins que le risque de disparition de l’espèce humaine est de 0,1 % par an (soit 9,52 % en un siècle), principalement en raison du changement climatique[1]. Une étude de l’université d'Oxford en 2008 estime, pour sa part, la probabilité d’extinction de l’espèce humaine d’ici 2100 à 19 % : 5 % par des armes nanotechnologiques, 5 % par une intelligence artificielle consciente et superintelligente, 4 % par des guerres (dont 1 % par une guerre nucléaire), 2 % par une pandémie[2].

Scénarios d’extinction

Des catastrophes pouvant causer une extinction massive incluant l’espèce humaine sont envisagées, avec des causes soit exogènes (naturelles, indépendantes des actions de l'humanité) soit endogènes (liées à ces actions).

Causes exogènes (répétition dans le futur, d'évènements du passé géologique ou climatique connus) :

Causes endogènes (projection dans le futur, d'évènements du passé historique, amplifiés et globalisés) :

L’extinction de l’humanité dans la culture populaire

Hors du champ scientifique et notamment dans la culture populaire, une multitude d’autres scénarios foisonnent en science-fiction, littérature, arts séquentiels (bande dessinée, cinéma...), religion et futurologie : voir Fin des temps, Fin du monde, Histoires de fins du monde, Liste de prédictions de la fin du monde, Argument de l'apocalypse et Mouvement pour l'extinction volontaire de l'humanité.

Notes et références

  1. (en) Nicholas Herbert Stern, Great Britain, The Economics of Climate Change: The Stern Review, Cambridge University Press, , p. 53
  2. (en) Anders Sandberg & Nick Bostrom, Global Catastrophic Risks Survey, Technical Report #2008-1, Future of Humanity Institute, Oxford University, pp. 1-5, 2008.
  3. Des épidémies artificielles ne sont pas une nouveauté : en 1346, les Mongols de la Horde d'or assiégèrent Caffa, comptoir et port génois des bords de la mer Noire, en Crimée. L’épidémie, ramenée d'Asie centrale par les Mongols, toucha bientôt les assiégés, car les Mongols catapultaient les cadavres des leurs par-dessus les murs pour infecter les habitants de la ville ; de là, les nefs génoises s'échappant de Caffa ramenèrent la peste noire en Europe occidentale (Frédérique Audouin-Rouzeau, Les chemins de la peste : le rat, la puce et l'homme, Éditions Tallandier, collection « Texto », Paris 2007, ISBN 978-2-84734-426-4)
  4. (en) Niall Firth, « Human race 'will be extinct within 100 years', claims leading scientist », (consulté le 8 mars 2016)

Voir aussi

Articles connexes