Exposant (typographie)

AbCd
Se lit « A exposant b »
et « C exposant d »

En typographie, on appelle exposant, ou lettre supérieure, toute notation typographique supérieure de moindre corps placée à droite d'un autre caractère (symétrique de l'indice). Elle permet d'indiquer des appels de notes de bas de page, des opérations exposant en mathématiques, la charge électrique d'un ion en chimie, ou diverses abréviations (notamment les ordinaux).

  • La typographie recommandée pour la mise en exposant, en particulier pour les symboles, par le Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale ainsi que par le Système international d'unités est « n », exemples[1],[2],[3],[4] : m2 et m3.
  • En HTML, un texte en exposant est obtenu en le plaçant entre les balises <sup> et </sup>. En code HTML, ¹, ² et ³ sont obtenus par &sup1;, &sup2; et &sup3; respectivement.
  • Unicode définit les caractères en exposant tels que ¹ ² ³ ( &#185; &178; &179; respectivement) et ⁴ ⁵ ⁶ ⁷ ⁸ ⁹ ⁰ ⁺ ⁻ ⁼ ⁽ ⁾ ⁱ ⁿ (&#8304; à &#8319;), voir : Table des caractères Unicode/U2070 – Exposants et indices.
  • En LaTeX, on utilisera un accent circonflexe ^ (exemple : <math> 6^7 </math> devient ).

En physique et chimie

L'exposant est utilisé dans une formule chimique pour représenter la charge électrique d'un ion ou d'une particule subatomique. Par exemple, l'ion sodium est noté Na+ et l'ion sulfate, SO42− (il porte deux charges négatives, on lit « S O 4 deux moins ») ; l'électron est noté e et le positron, son antiparticule de charge positive, est noté e+

On utilise aussi l'exposant, cette fois placé à gauche du symbole d'un élément chimique, pour en identifier les différents isotopes : le nombre en exposant représente alors le nombre de masse, c'est-à-dire le nombre de protons et neutrons qui composent le noyau atomique. Par exemple, le carbone 14 est noté 14C. Pour plus de précision, on indique souvent le numéro atomique (le nombre de protons) de l'élément en indice juste en dessous de l'exposant, ce qui donne alors, toujours pour le carbone 14, .

En phonétique

Plusieurs transcriptions phonétiques utilisent les lettres supérieures comme symboles.

L’alphabet phonétique international utilise les lettres supérieures h, j, ɣ, ʕ, n, l, w pour l’aspiration [ʰ], la palatisation [ʲ], la vélarisation [ˠ], la pharyngalisation [ˤ], la nasalisation [], la désocclusion latérale [ˡ] et la labialisation [ʷ].

Notes et références

  1. Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Imprimerie nationale, 2002 ; réimpressions 2007 et 2008 (ISBN 978-2-7433-0482-9), chap.  : « Chimie (compositionde la) », p. 47 ; chap.  : « Mathématiques et de la physique (composition des) », p. 108-111 ; chap.  : « Unités de mesure », p. 175-180.
  2. [PDF] Le Système international d'unités, Bureau international des poids et mesures, 8e édition, 2006. Voir : chap. « Règles d’écriture des noms et symboles d’unités et expression des valeurs des grandeurs », p. 41-46.
  3. « Le système SI d'unités de mesure – 7 unités de base », sur le site dgcis.gouv.fr.
  4. Kurt Gieck, Formulaire technique (traduit en français par G. Bendit, École d'ingénieurs de Bienne - Suisse), Gieck-Verlag, Heilbronn (RFA).

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