Evgueni Evtouchenko

Evgueni Evtouchenko
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Evgueni Evtouchenko en 2009.

Nom de naissance Evgueni Alexandrovitch Evtouchenko
Naissance
Zima
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie RSFS de Russie
Drapeau de l'URSS Union soviétique
Décès (à 84 ans)
Tulsa, Oklahoma (États-Unis)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Russe
Signature de Evgueni Evtouchenko

Evgueni Alexandrovitch Evtouchenko (en russe : Евге́ний Алекса́ндрович Евтуше́нко), né le [1] à Zima, oblast d'Irkoutsk (RSFS de Russie), et mort le à Tulsa, Oklahoma (États-Unis)[2],[3] est un poète russe, qui se distingua également comme acteur et réalisateur de cinéma. Représentant emblématique de la génération du dégel intellectuel après la mort de Staline, il fut l'une des premières voix humanistes à s'élever en Union soviétique pour défendre la liberté individuelle.

Biographie

Fils de géologues Aleksandre Gangnousse d'origine germano-balte (1910-1976), et de Zinaida Ermolaevna Evtouchenko (1910-2002) Evgueni naît à Zima où la famille est évacuée lors de la Seconde Guerre mondiale. Ils rentrent à Moscou en 1944.

Scolarisé à l'école no 254 puis à l'école numéro no 607 de Moscou, Evgueni fréquente le studio poétique à la Maison régionale des pionniers.

En 1948, injustement soupçonné à l'école numéro 607 d'avoir brulé le carnet de notes de la classe, il se voit expulsé de l'établissement à l'âge de quinze ans. Son père trouve alors le moyen de le faire engager dans une expédition de prospection géologique au Kazakhstan, puis il travaille dans l'Altaï.

Ses premiers vers sont publiés en 1949, dans le journal Sovetski sport.

De 1952 à 1957, il étudie à l'Institut de littérature Maxime-Gorki d'où il sera également expulsés pour faute disciplinaire, notamment pour son soutien au roman L'Homme ne vit pas seulement de pain de Vladimir Doudintsev.

En 1952, parait son premier livre, Les éclaireurs de l'avenir que l'auteur qualifiera lui même plus tard comme immature. La même année, il devient le plus jeune membre de l'Union des écrivains soviétiques, sans passer par l'étape du candidat.

Son poème La Mort de Stenka Razine a été mis en musique par Dimitri Chostakovitch en 1964 (opus 119), enregistrement par l'Orchestre Philharmonique de Moscou sous la direction de Kiril Kondrachine, LP 33t Le Chant du Monde "Musique de notre temps" / Melodia U.R.S.S. LDX A 78376)

Critique

Positions politiques

Il est remarqué pour son ton indépendant, dénonçant les atrocités nazies de Babi Yar dans un poème du même nom, qui sera à l'origine de la symphonie nº 13 de Chostakovitch, aussi bien que les persécutions du régime soviétique, ou ultérieurement les exactions du régime russe en Tchétchénie : selon l'un de ses vers, « En Russie, un poète est plus qu'un poète »[4].

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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