Europhilie

Drapeau de l'Union européenne.

Une attitude pro-européenne, europhile ou européiste est une position favorable à l'Union européenne et plus généralement à l'approfondissement de l'intégration européenne. Elle se manifeste principalement dans le contexte d'un débat sur le statut présent et à venir de l'Union européenne et sur ses politiques[1].

En pratique, le terme est utilisé comme un antonyme d'euroscepticisme.

Histoire

Le concept d'européisme est utilisé par Jules Romains en 1915, pour désigner une propension en faveur du fédéralisme européen, de la construction et de l'intégration européenne, ainsi que de l'établissement d'une Europe laïque, par opposition à la vieille chrétienté d'autrefois.

Une position pro-européenne est considéré par certains comme la volonté de dépasser les nations et par extension les États-nations qui seraient ainsi réduits en simples États composant une Europe fédérale. Elle prônerait donc l'émergence d'une supernation européenne[2].

Partis politiques en faveur de l'intégration européenne

Au sein de l'hémicycle du Parlement européen, un certain nombre de groupes et de partis politiques intègrent dans leur statuts des objectifs de renforcement de la construction européenne[3] :

Au niveau européen

États membres de l'UE

États non-membres de l'UE

Sources

Références

  1. Courrier international - 24 mars 2017.
  2. Barreau 1997
  3. Borde 2014.
  4. « L'europhilie espagnole agace », Challenges,‎ (lire en ligne).
  5. « L'intégration européenne dans l'élection présidentielle française », sur Nouvelle Europe (consulté le 14 février 2018).
  6. Roucaute 2018.
  7. Pocecco 2004

Bibliographie

  • Courrier international, « Union européenne. Que ceux qui aiment l’Europe lèvent la main ! », Courrier international,‎ (lire en ligne)
  • Jean-Claude Barreau, La France va-t-elle disparaître ?, Grasset, (ISBN 2246541816).
  • Alexandre Borde, « Européennes : quels sont les partis politiques qui siègent au Parlement européen ? », Le Point,‎ (lire en ligne)
  • Delphine Roucaute, « L'UMP divisée entre europhiles et eurosceptiques », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  • Antonella Pocecco, « Les Italiens entre l'europhilie et l'Europe », Outre-Terre, Outre-terre, vol. 7, no 2,‎ , p. 183-186 (ISSN 1636-3671, lire en ligne).

Compléments

Lectures approfondies

  • (en) Manuela Caiani et Simona Guerra, Euroscepticism, Democracy and the Media : Communicating Europe, Contesting Europe, Springer, coll. « Palgrave Studies in European Political Sociology », , 284 p. (ISBN 978-1-1375-9643-7)
  • Regards croisés sur l'intégration européenne, vol. 1, Presses universitaire de Louvain, coll. « Mémoire(s) d'Europe », , 198 p. (ISBN 978-2-8746-3267-9)
  • Cécile Leconte, Understanding Euroscepticism, Palgrave Macmillan, coll. « The European Union Series », , 272 p. (ISBN 978-1-1370-5633-7)

Articles connexes

Liens externes

  • Robert Harmsen, « L'Europe et les partis politiques nationaux : les leçons d'un "non-clivage" », Revue internationale de politique comparée, De Boeck Supérieur, vol. 12, no 1,‎ , p. 77-94 (ISSN 1370-0731, résumé, lire en ligne)
  • (en) « Articles portant sur les europhiles », sur Euractiv (consulté le 18 juin 2017).