Europe de l'Est

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Europe de l'Est
L'Europe de l'Est et ses contours flous.Les données suivantes diffèrent selon la définition retenue :
L'Europe de l'Est et ses contours flous.
Les données suivantes diffèrent selon la définition retenue :
Pays De 3 à 14
Principales langues biélorusse, estonien, finnois, letton, lituanien, polonais, moldave, russe, ruthène, tatar, ukrainien
Point culminant Elbrouz, 5 642 m ou Roman-Koch, 1 545 m
Cours d'eau Volga, Dniepr, Don
Principale étendue d'eau Lac Ladoga, Réservoir de Rybinsk, Lac Peïpous
Ville(s) Moscou, Saint-Pétersbourg, Kiev, Minsk, Varsovie

Géographiquement, l’Europe de l'Est est la partie orientale de l’Europe, délimitée à l’est par l’Oural, la mer Caspienne, le Caucase, les mers Noire, de Marmara et Égée.

Historiquement, cette région a connu une très forte domination soviétique. Si le terme « Europe de l’Est » est une notion géographique, celui de « Bloc de l'Est » est une notion idéologique et politique qui désigne un ensemble d’États membres du pacte de Varsovie et du Comecon, comprenant aussi la majorité des pays d’Europe centrale plus quelques pays d’Europe du Sud et d’Europe du Nord. Les expressions « Bloc de l’Est » et « pays de l'Est » sont tombées en désuétude depuis l’effondrement des régimes communistes et l’ouverture du rideau de fer au début des années 1990 mais servent encore souvent à dénommer ces pays dont les structures socio-économiques et les mentalités ont été fortement marquées par un demi-siècle ou plus de totalitarismes successifs, d’abord nationalistes, puis communistes.

Pour la plupart de langues slaves, les États d'Europe orientale connaissent également des populations de langues germanique, baltes, finno-ougriennes ou romanes.

Repères conceptuels

Définition restrictive

Strictement parlant, les pays de l’Europe de l'Est seraient :

Définition extensive

On peut toutefois y inclure, plus largement :

Propositions alternatives

Géographie

Topographie

Hydrographie

Culture

Histoire

Guerre froide

En 1969, Pierre Hassner définit l'Europe de l'Est comme l'ensemble des pays d'Europe « occupés par l'armée soviétique ou susceptible de l'être sans bouleversement automatique de l'ordre international », tout en rappelant que ce terme, utilisé par le camp occidental, est souvent rejeté par les populations concernées qui lui préfèrent, pour des raisons historiques et culturelles, celui d'Europe centrale[3]. De ce point de vue, l'Europe de l'Est n'est plus une notion géographique mais une notion historique et politique conjoncturelle, intimement liée à la période de la Guerre froide.

Cette région a de fait connu une très forte domination soviétique. Le terme de « Bloc de l'Est » est une notion idéologique et politique qui désigne un ensemble d’États membres du pacte de Varsovie et du Comecon, comprenant aussi la majorité des pays d’Europe centrale plus quelques pays d’Europe du Sud et d’Europe du Nord, auxquels peuvent être rattachés deux autres États communistes non-membres du pacte de Varsovie ni du Comecon : l’Albanie et la Yougoslavie.

Les expressions « Bloc de l’Est » et « pays de l'Est » sont tombées en désuétude depuis l’effondrement des régimes communistes et l’ouverture du rideau de fer au début des années 1990 : elles ont pu être remplacées par la notion de « pays d’Europe centrale et orientale » (les PECO), mais servent encore souvent à dénommer ces pays dont les structures socio-économiques et les mentalités ont été fortement marquées par un demi-siècle ou plus de totalitarismes successifs, d’abord nationalistes, puis communistes[Note 3].

Démographie


Voir aussi

Bibliographie

  • Witt Raczka, Aux confins de l'Europe de l'est : des rivages baltiques au pied des Carpates, L'Harmattan, 2009.

Articles connexes

Notes et références

Notes

  1. Le cas de la Roumanie est particulier, car selon l’ancienne géographie des périodes antérieures à 1918, la Transylvanie appartient à l’Europe centrale, la Moldavie à l’Europe orientale et la Valachie (dont la Dobrogée) à l’Europe du Sud (Balkans), étant ainsi à cheval sur trois ensembles[1].
  2. Le cas de la Moldavie est discuté entre d’une part les soviétologues et les spécialistes du monde slave qui la rangent systématiquement en Europe de l’Est (et même sensu stricto en raison de son appartenance à l’Empire russe de 1812 à 1917 et à l’URSS de 1940 à 1991), et d’autre part les Moldaves eux-mêmes, les Roumains et les spécialistes des langues romanes qui la rangent en Europe centrale ou méridionale en raison de sa langue latine et de son passé moldave et roumain[1].
  3. Le mot « totalitarisme » désigne selon Hannah Arendt (Le Système totalitaire, trad. Jean-Louis Bourget, Robert Davreu, Patrick Lévy, Seuil, Paris 1972 ; trad. révisée par Hélène Frappat, Gallimard, coll. « Quatro », Paris 2002 ; éd. poche, Seuil, Paris 2005, coll. « Points/Essais » n° 307, (ISBN 978-2-02-079890-7)) une organisation politique répressive à parti unique, police secrète et système carcéral à camps de travail forcé ou d'extermination, imposant à l'ensemble des citoyens une idéologie incompatible avec les droits de l'Homme et cherchant à contrôler étroitement nos seulement la sphère politique et publique, mais aussi les sphères privée et même intime, soit la « totalité » de la société.

Références

  1. a et b Michel Foucher (dir.) : Fragments d'Europe, Fayard 1993 et Czesław Miłosz : Une autre Europe, Gallimard, (ISBN 2-07-024488-1).
  2. International Geographic Encyclopaedia and Atlas. Springer, 24/11/1979, page 273
  3. Pierre Hassner, « L'Europe de l'Est entre l'Est et l'Europe », Revue française de science politique, vol. 19, no 1,‎ , p. 102 (DOI 10.3406/rfsp.1969.393144, lire en ligne, consulté le 26 mai 2019)