Eugène Saccomano

Eugène Saccomano
Biographie
Naissance
Décès
(à 83 ans)
Suresnes (France)
Nom de naissance
Eugène Aimé Jean Saccomano
Surnom
Sacco
Nationalité
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Spécialité
Équipe
Distinction

Eugène Saccomano, né le à Marseille et mort le à Suresnes, est un journaliste sportif français ayant exercé durant 52 ans sur Europe 1 puis RTL.

Biographie

Il grandit à Salindres où son père est boulanger[1], puis à Saint-Martin-de-Valgalgues, au nord d'Alès (Gard). Il vit ensuite à Nîmes de 12 à 20 ans[2]. Il pratique le football au Nîmes Olympique. En 1952, alors âgé de seize ans, il remporte le concours du meilleur reporter sportif junior (devant Thierry Roland) organisé par le journal L'Équipe junior. Cette distinction lui permet de se rendre à Helsinki pour les Jeux olympiques d'été[3].

Carrière journalistique

Après son service militaire, il obtient un poste en 1959 au Provençal, un des grands quotidiens de la région, comme reporter. En 1960, il devient correspondant permanent d'Europe n°1 à Marseille. Dix ans plus tard, il rejoint la rédaction parisienne de la station de radio pour présenter les journaux[3]. En 1972, Eugène Saccomano intègre le Service des sports dirigé par Fernand Choisel et couvre la plupart des événements majeurs comme la coupe du monde de football ou les Jeux olympiques.

En 1993, il est fait chevalier de la Légion d'honneur[4].

En 1996, il crée la première émission quotidienne sur le sport à la radio, Europe Sport[5].

En 1998, après la Coupe du monde en France, il crée Le Match du lundi, une émission sous forme de débat, en s'inspirant d'un programme italien Il Processo del Lunedì , et instaure ainsi un genre nouveau en France.

En 2001, âgé de 65 ans et après plus de quarante années de service, il est mis à la retraite par Europe 1. Il est alors recruté par RTL pour animer chaque lundi On refait le match, une émission similaire au Match du Lundi[6]. Elle est visible à la télévision sur LCI[7], puis sur L'Équipe TV[8], et enfin sur I-Télé[9].

En , il quitte RTL[10].

En 2014, il reçoit le Prix de la carrière décerné par l'association des écrivains sportifs. Le Prix de la carrière récompense une femme ou un homme qui, tout au long de sa carrière, par ses écrits ou par ses travaux, a apporté une contribution importante au sport, à sa diffusion et son retentissement[11].

Il prête sa voix aux commentaires du jeu vidéo FIFA'06.

Son enthousiasme dans ses commentaires sportifs est source de caricatures et est imité par Laurent Gerra et Nicolas Canteloup.

Romancier

Il publie en 1959 Bandits à Marseille dont sera tiré le film Borsalino en 1970[12],[13],[14]. Il confiait avoir cédé ses droits pour une somme forfaitaire et donc ne pas avoir profité de l’immense succès du film.

Il a publié deux autres romans, Goncourt 32 et Une romance marseillaise. Fasciné par Céline et Giono, il montre dans ce dernier roman une certaine culture à laquelle son personnage de commentateur sportif enthousiaste laisse peu penser[15].

Retraite et décès

Après sa retraite, il partage sa vie entre ses résidences de La Garde-Freinet (Var) dont il a été conseiller municipal et de Rueil-Malmaison.

Affaibli par la maladie depuis quelques mois, il est hospitalisé à l'hôpital Foch à Suresnes. Il y meurt le d'une déficience neurologique[16],[17].

Publications

  • Bandits à Marseille, Omnibus, (ISBN 978-2000017998)
  • Berlusconi, le dossier vérité, Éditions no 1, (ISBN 2-863-91635-1)
  • Goncourt 1932, Flammarion, (ISBN 9782080678294)
  • Je refais le match, Plon, , 292 p. (ISBN 2259199704)
  • Les Stars de l'euro 2008, Éditions Numéro 1, , 116 p. (ISBN 9782846122528)
  • Une Romance marseillaise, Buchet Chastel, , 336 p. (ISBN 9782283023785)
  • Les Stars de la Coupe du monde 2010, Éditions Numéro 1, (ISBN 9782846122641)
  • Le Roman noir des Bleus (avec Gilles Verdez), Éditions de la Martinière, (ISBN 9782732444383)
  • Céline coupé en deux, Le Castor astral, (ISBN 9782859209254)
  • Giono, le vrai du faux, Le Castor astral, (ISBN 9782859209964)
  • Le mystère Sindelar. Le footballeur qui défia Hitler, Paris-Max Chaleil, (ISBN 9782846212304)

Distinction

Notes et références

  1. « Eugène Saccomano n’a jamais oublié le village de son enfance », sur midilibre.fr,
  2. http://www.objectifgard.com/2013/01/26/festival-de-la-bio-le-salon-vu-par-les-auteurs/« FESTIVAL DE LA BIO : Le salon vu par les auteurs (1/2) »], sur objectifgard.com, 26 janvier 2019
  3. a et b Pascal Glo, « Eugène Saccomano, une voix de légende s'éteint », sur lequipe.fr,
  4. a et b Décret du 31 décembre 1992 portant promotion et nomination, Legifrance (lire en ligne)
  5. « A vos marques... », sur www.lemonde.fr, (consulté en 31 m<ai 2019).
  6. « Eugène Saccomano rebondit sur RTL », sur www.leparisien.fr, (consulté le 31 mai 2019).
  7. « Saccomano sur RTL et sur LCI », sur www.leparisien.fr, (consulté le 10 juin 2019).
  8. « « On refait le match » sur une autre chaîne », sur www.leparisien.fr, (consulté le 10 juin 2019).
  9. « On refait le match débarque sur i-Télé », sur www.programme.tv, (consulté le 10 juin 2019).
  10. « Eugène Saccomano quitte RTL », sur TéléObs, (consulté le 14 octobre 2019)
  11. « Prix de la carrière », sur ecrivains-sportifs.fr, Association des écrivains sportifs (consulté le 5 mai 2017)
  12. « Eugène Saccomano a inspiré le film "Borsalino" avec Delon et Belmondo », sur huffingtonpost.fr (consulté le 9 octobre 2019)
  13. Florent Barraco, « Eugène Saccomano, la voix du foot, est mort. Il a commenté des milliers de matches sur Europe 1 et RTL, inventé le talk-show de sport et inspiré « Borsalino ». », sur lepoint.fr (consulté le 9 octobre 2019)
  14. Pierre de Boishue, « Saccomano : «Borsalino m’a rapporté 30 000 francs» », sur lefigaro.fr (consulté le 9 octobre 2019)
  15. Voir son interview dans l'émission On n'est pas couché du 2 mai 2009
  16. « Eugène Saccomano, la voix du foot, est mort », sur lepoint.fr,
  17. « Le journaliste sportif Eugène Saccomano est mort », sur Var-Matin, (consulté le 7 octobre 2019)

Voir aussi

Article connexes

Liens externes

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