Eugène-Melchior Péligot

Eugène-Melchior Péligot
Eugene peligot.jpg
Biographie
Naissance
Décès
(à 79 ans)
Paris
Sépulture
Nationalité
Activité
Conjoint
Eugénie-Rosalie-Bernardine Péligot ()
Enfants
Berthe-Adèle Péligot ()
Maurice-Jules Péligot ()
Autres informations
Membre de
Distinctions

Eugène-Melchior Péligot, né le à Paris et mort le à Paris, est un chimiste français qui isola le premier le métal uranium en 1841[1].

Eugène-Melchior Péligot a prouvé que la poudre noire de Martin Heinrich Klaproth n'était pas un métal pur mais le dioxyde d'uranium, UO2. Il réussit par la suite à produire de l'uranium pur en réduisant le tétrachlorure d'uranium (UCl4) avec du potassium métallique. Actuellement des méthodes plus efficace ont été mises au point[2].

Le sel de Péligot a été nommé ainsi en son honneur.

Eugène-Melchior Péligot était professeur de chimie analytique à l'institut national agronomique. Il collabora notamment avec Jean-Baptiste Dumas. Ensemble, ils découvrirent le radical méthyle au cours d'expériences sur le méthanol. La terminologie alcool méthylique a été introduite pas ces deux chimistes. Ils préparèrent également l'éther méthylique (gaz) et de nombreux esters. En 1838, ils réussirent la transformation du camphre en para-cymène en utilisant du pentoxyde de phosphore, P4O10.

Il prit une part active aux travaux des jurys des Expositions nationales et internationales ; membre de la Société nationale d'agriculture, il contribua aussi aux travaux de la Commission internationale du Mètre et des Poids et Mesures. Il s'intéressait également aux progrès de la photographie et encourageait tous ceux qui avaient pour but d'étudier cet art. En 1844, Eugène Peligot fut nommé chevalier de la Légion d'honneur sur la proposition du Ministre de la marine, en récompense des services rendus aux colonies par ses travaux sur la canne à sucre ; en 1857, il était nommé Officier de la Légion d'honneur, en 1878, commandeur de la Légion d'honneur, et en 1885, élevé à la dignité de Grand officier de la Légion d'honneur pour couronner une brillante carrière scientifique[3].

Eugène-Melchior Péligot

Sommaire

Ses écrits

  • Le verre : son histoire, sa fabrication, Éditions G. Masson à Paris, 1877, 1 vol. (IV-495 p.) : fig. ; in-8 [1]

Références

Sources

Liens externes