Essey-et-Maizerais

Essey-et-Maizerais
Essey-et-Maizerais
Église Saint-Martin à Essey.
Blason de Essey-et-Maizerais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Arrondissement de Toul
Canton Le Nord-Toulois
Intercommunalité Communauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Roland Rouyer
2014-2020
Code postal 54470
Code commune 54182
Démographie
Population
municipale
380 hab. (2016 en diminution de 3,06 % par rapport à 2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 12″ nord, 5° 48′ 42″ est
Altitude Min. 213 m
Max. 286 m
Superficie 13,02 km2
Localisation

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Essey-et-Maizerais

Essey-et-Maizerais est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

Géographie

Administrativement, la commune d'Essey-et-Maizerais fait partie :

La commune est située dans le parc naturel régional de Lorraine et comprend sur son territoire le lac de Madine (à l'ouest) et la forêt de Mort-Mare (au sud-est du village). Elle est traversée par la rivière Rupt-de-Mad.

Fig 1 - Essey-et-Maizerais (ban communal)

D’après les données Corine Land Cover, le ban communal de 1310  hectares comportait en 2011,  58 % de zones agricoles,  37 % de forêts et de prairies et   3.7 % de zones urbaines[1].

Les voies de communication principales y accédant sont la départementale 904 (rue Raymond-Poincaré puis rue de Verdun) et la voie de chemin de fer Metz-Paris.

La commune accueille encore l'ESOL Est (base logistique de la Sécurité civile pour l'Est de la France) et une école de déminage.

Essey-et-Maizerais est composé du bourg principal, Essey (autrefois dénommé "Essey-en-Woëvre") et du hameau de Maizerais (détruit lors de la Première Guerre mondiale). Seuls quelques bâtiments d'habitation et de ferme et une chapelle subsistent encore à Maizerais (situé au sud-ouest du bourg principal).

communes limitrophes

Toponymie

Aciaco capella, 846 - Capella in villa Acci, 895- Aciace ville, 944 - Ecclesia Acciace ville, 1106 - Ascy et Acy, 1258 - Ascey-en-Weivre, 1262 - Acey, 1282 - Essey-en-Weivre, 1301 - Escey, 1421 - Escey-en-Weivre, 1431 - Assey-en-Woivre, 1556 - Essey-en-Voivre, 1782 ; sont les différentes graphies mentionnées par le Dictionnaire topographique du département de la Meurthe[2].

Le pouillé du RP Picart utilise la forme latinisée Aciaca in Vepria.

Écarts et lieux-dits

CONVES, nom donné à un moulin à grains, qui dépend d'Essey-et-Maizerais[3].

Saint-GIBRIEN (Gybrien), moulin et chapelle.

Histoire

  • Présence gallo-romaine.
  • Fut seigneurie aux XVIIe et XVIIIe siècles de la famille de Gourcy avec notamment François II de Gourcy-Charey qui fut connétable de l'infanterie de Lorraine pendant la guerre de Trente Ans ainsi que gouverneur de Wildenstein, ce fut ensuite à ces descendants devenus comtes de Gourcy qu'échurent la seigneurie.

Antiquité et préhistoire

Il est fait mention dans le répertoire du comte Beaupré de découvertes pouvant se rattacher à la période gallo-romaine

« Au centre du village de Maizerais et au Sud Ouest, sur le plateau voisin, traces de substructions gallo-romaines. Au delà du pont, sur le Rupt de Mad, traces très apparentes d'un fort ayant la forme d'un carré long »[4]

Au XXe siècle, lors de l'ouverture de carrières sur le ban de la commune, des céramiques et fragments de meules ont été trouvées, des établissements gallo-romains sont soupçonnés sur la hameau de Maizerais et au lieu-dit Poirier-Bouradot[5].

Moyen-âge 

Les historiens nous rapportent que Le village d'Essey, au nom duquel on ajoute celui du hameau de Maizerais, appartenait, dans l'origine, à l'abbaye de Saint-Mihiel que Thibaut, comte de Bar, et Geoffroy, sire d'Apremont, affranchirent  mirent à la loi de Beaumont, en 1289, se réservant leurs fours et leurs moulins banaux, le marché, les foires, le conduit, le passage, les osts et chevauchées. (Les chevauchées étaient une espèce de ban publié pour défendre son seigneur, comme ost pour défendre son pays)[6]

En 1337, Henri IV, comte de Bar, et Charles, duc de Luxembourg, s'assemblèrent à Essey pour régler, à l'amiable, les différends qu'avait occasionnés la garde de la ville de Verdun , que ces deux princes se disputaient. Le traité fut fait et signé au même lieu, en présence de plusieurs seigneurs[3],[6].

En 1363, les rentes des deux villages furent cédées par Geoffroy d'Apremont à Ulrich de Fénétrange. Il y avait, dans ce bourg, un château qui appartint à la famille Du Hautoy [7], et, autour de l'église, une forteresse destinée à servir de défense aux habitants, le village semble même avoir été totalement fortifié :

«L'église d'Essey, agrandie en 1742, semble remonter au XIIIe ou au XIVe siècle. On voit encore les portes de l'ancienne ville et des parties de murailles de l'enceinte»[6]… «Le 12 juin 1587, le duc Charles III leur permit de fermer leur village de murailles, portes et tours.»[8]

Il semble qu'à peine édifiées, ces murailles furent abattues lors de la guerre de Trente Ans[8].

Époque contemporaine

Anecdote

On trouve, dans les preuves de l'histoire de Metz, sous la date du 15 mai 1479, une lettre adressée par les officiers de Bouconville et de Mandres aux magistrats de la cité, pour se plaindre de voies de fait exercées par les habitants d'Ancy contre ceux d'Essey, dont ils avaient, à plusieurs reprises, enlevé les bestiaux, voire jusque dans leurs maisons[8].

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Brigitte Brabant    
2014 En cours Roland Rouyer    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2016, la commune comptait 380 habitants[Note 1], en diminution de 3,06 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
598674737739817882842832845
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
838772734747748730676665629
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
620551382392397368375410369
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
351310302284370378380381395
2016 - - - - - - - -
380--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Les historiens s'accordent à décrire une économie essentiellement agricole et viticole,  au XIXe siècle, mais soulignent la présence d'une activité artisanale de filature :

«Surf. territ. : 1 135 ha dont 884 hect. en terres lab., chènevières comprises, 63 en prés, 440 en vignes d'assez bonne qualité, 440 en bois. L'hectare semé en blé peut rapporter 4 hectolitres, en orge 4 hectol. 50 litres , en seigle 3, en avoine 5, planté en vignes 50. Porcs, bêtes à cornes et quelques chevaux. Filature de laine de 50 broches, mue par un cheval... trois moulins à grains »[3],[6]

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Oratoire Saint-Gibrien à Maizerais.
  • Église Saint-Martin : tour romane fortifiée, nef et bas-côtés 13e, voûtes restaurées 18e ; vitraux de Gruber.

L'église du village, en grande partie détruite lors du premier conflit mondial, a pour saint patron saint Martin. L'église Saint-Martin est classée au titre des monuments historiques par arrêté du [13].

  • Oratoire Saint-Gibrien à Maizerais.

« L'église d'Essey était flanquée d'une tour dans laquelle les habitants se réfugiaient en temps de guerre ; cette église renfermait plusieurs chapelles : 1° celle de Saint-Nicolas et de Notre-Dame, fondée, vers le milieu du XVe siècle, par Humbert de Widranges, conseiller de René II et seigneur en partie de la tour d'Essey ; 2° celle de Saint-Michel, érigée par un nommé Chachant, on ne dit pas à quelle époque ; 3° enfin celle de Sainte-Catherine, fondée vers l'an 1300, par les seigneurs de Saint-Beaussant ; elle était originairement dans ce dernier village, mais, par suite des guerres, elle fut transférée »[8]

Personnalités liées à la commune

Jean FORGET, premier médecin du duc Charles IV, et ennobli par ce prince[6],[14].

Héraldique

Blason de Essey-et-Maizerais Blason Mi-parti : au premier d'azur semé de croisettes recroisetées au pied fiché d'or aux deux bars adossés du même, les croisettes des cantons du chef issant de la gueule des bars, brisé de deux roses de gueules en chef, au second d'argent à la fasce de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

Bibliographie

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexes

Liens externes

  • « Essey-et-Maizerais », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur https://galeries.limedia.fr

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 7 novembre 2019)
  2. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe : réd. sous les auspices de la Société d'archéologie lorraine, coll. « Dictionnaire topographique de la France », (lire en ligne)
  3. a b et c E. Grosse, Dictionnaire statistique du Département de la Meurthe : contenant une introduction historique sur le pays avec une notice sur chacune de ses villes, bourgs, villages, etc., Creusat, (OCLC 65309428), p. 13-14
  4. Jules Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle : époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes, (lire en ligne), p. 60
  5. Hamm, Gilles., La Meurthe-et-Moselle, Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, (ISBN 2-87754-091-X et 978-2-87754-091-9, OCLC 890475393, lire en ligne)
  6. a b c d et e Le département de la Meurthe. Deuxième partie : statistique historique et administrative / publ... par Henri Lepage, (lire en ligne), p. 174
  7. Famille du HAUTOY Ancienne chevalerie lorraine  –  famille de « Petits Chevaux »
  8. a b c et d Henri (1814-1887) Auteur du texte Lepage, Les Communes de la Meurthe : journal historique des villes, bourgs, villages, hameaux et censes de ce département.... Volume 1 / par Henri Lepage,..., (lire en ligne), p. 326 -327 - 328
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. « L'église Saint-Martin », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
  14. Marie-Catherine Vignal Souleyreau, « Religion et politique en Lorraine au tournant des XVIe et XVIIe siècles », Europa Moderna. Revue d’histoire et d'iconologie, vol. 1, no 1,‎ , p. 60–107 (DOI 10.3406/emod.2010.847, lire en ligne, consulté le 7 novembre 2019)