Esprit Blanche

Esprit Blanche
Portrait de Esprit Blanche
Biographie
Naissance
à Rouen
Décès (à 56 ans)
à Paris
Enfants Émile Blanche et Claire Ohnet ()
Thématique
Formation Faculté de médecine de Paris
Profession Psychiatre
Distinctions Chevalier de la Légion d'honneur‎ ()

Esprit Sylvestre Blanche, né le à Rouen, et mort le à Paris, est un psychiatre français.

Biographie

Son père, Antoine Louis Blanche, était chirurgien chef des hôpitaux militaires de Rouen. Reçu docteur en 1819 après des études à l’École de médecine de Paris, Esprit Blanche se consacre à l’étude des maladies mentales. Il fonde, sur les hauteurs de Montmartre, une maison de santé où il réutilise les principes de traitement développés par Pinel, mais en mettant les patients au contact d’une nouvelle famille au lieu de les isoler.

Le docteur Blanche a compté Nerval et Gounod parmi ses nombreux patients.

En 1846, il transfère son établissement de Montmartre à Passy, sur la propriété de la princesse de Lamballe, l'hôtel de Lamballe. À sa mort, son fils Émile Blanche, père du peintre mondain Jacques-Émile Blanche, a repris la direction de sa maison qu’il a conservée jusqu’en 1872. Maupassant séjourne les derniers mois de sa vie (1892-1893) dans la clinique du docteur Blanche[1].

Membre du Conseil médical de l’Association des Artistes dramatiques, il fut décoré de la Légion d'honneur en 1834.

Il épousa Marie, Madeleine, Sophie Bertrand (1800-1876). Sa fille Claire, épouse de l'architecte Léon Ohnet, est la mère de l'écrivain Georges Ohnet.

Il est également le père d'Alfred, né en 1823, qui fut architecte à Paris et d'Émile Blanche né en 1820, un aliéniste français.

Il est enterré au cimetière de Passy, 2e section[2].

Postérité

  • Une rue de Paris (la rue du Docteur-Blanche) porte son nom. La rue homonyme située à Rouen rend en revanche hommage au médecin Antoine Emmanuel Pascal Blanche.

Œuvres

  • Du danger des rigueurs corporelles dans le traitement de la folie, Paris, Gardembas, 1839.
  • De l’état actuel de traitement de la folie en France, Paris, Gardembas, 1840.

Voir aussi

Bibliographie

  • Georges-Paul Collet, Jacques-Émile Blanche. Le peintre écrivain, Bartillat, 2006, 567 p. (ISBN 2-84100-385-X).
  • Théodore-Éloi Lebreton, Biographie rouennaise, Rouen, Le Brument, 1865.
  • Laure Murat, La Maison du docteur Blanche[3],[4], Paris, Jean-Claude Lattès, 2001, 424 p. (ISBN 270962088X).

Cinéma

  • Un film intitulé La Clinique du docteur Blanche a été réalisé par Sarah Lévy en 2014.

Notes et références

  1. Georges-Paul Collet, Jacques-Émile Blanche. Le peintre écrivain, Éditions Bartillat, Paris, 2006, p. 16-17 (ISBN 2-84100-385-X).
  2. Cf.note 1.
  3. « La maison du docteur Blanche. Histoire d’un asile et de ses pensionnaires de Nerval à Maupassant » sur www.ammppu.org
  4. « La maison du docteur Blanche : histoire d'un asile et de ses pensionnaires, de Nerval à Maupassant » sur www.franceculture.fr.