Esmans

Esmans
Vue du château et de l'église d'Esmans.
Vue du château et de l'église d'Esmans.
Blason de Esmans
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Montereau-Fault-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Montereau
Maire
Mandat
Jean-Jacques Bernard
2014-2020
Code postal 77940
Code commune 77172
Démographie
Gentilé Esmanais
Population
municipale
901 hab. (2014 en augmentation de 2,15 % par rapport à 2009)
Densité 51 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 20′ 57″ nord, 2° 58′ 37″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 128 m
Superficie 17,83 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Esmans

Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne

Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Esmans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Esmans

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Esmans

Esmans est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Esmanais.

Esmans

Sommaire

Géographie

Généralités

Esmans est située à 5 km au sud de Montereau-Fault-Yonne. La commune se trouve sur un plateau à, en moyenne, quatre-vingts mètres d'altitude. Ce plateau porte deux collines élevées. Sur la plus grande qui se dresse au sud à une hauteur de cent-vingt-huit mètres, est bâti le hameau de Tertre Doux. La plus petite, située à l'ouest, d'une hauteur de quatre-vingt-quatorze mètres, appelée le Tertre Mauboeuf, est en grande partie couverte de bois[1].

Communes limitrophes

Lieux-dits et écarts

Le village comporte deux hameaux principaux : le Petit-Fossard et le Grand-Fossard, sur la route nationale 6 et plusieurs fermes et écarts en dehors de l'agglomération : Tertre-doux, la Tchernaïa, Vilthé, la Fontenotte, Fresne.

Dénominations et particularités géographiques du cadastre Napoléonien

De nos jours disparue La Fontaine au lait de beurre se situait dans les carrières du tertre Mauboeuf. Au lieu Les Cahottes se trouvait Le trou Cahotte dont il ne reste plus de traces aujourd'hui.

Voies de communication et transports

Toponymie

Le nom de la commune a connu de nombreuses variantes durant son évolution au cours des siècles; il découlerait à l'origine d'un nom celtique signifiant "Rivière"[3]:

680 : Imantia; IXe siècle : Acmanto; 858 : Agmantum; 872 : Acmantum;  XIe siècle : Agmandum; 1125 : Ethmannus; 1139 : Amant; 1144 : Aimanno, Augmento;  1173 : Emanti; 1175 : Emaneto; 1191 : Emant; 1201 : Emantum; 1270 : Emenz; 1301 : Esmantium; 1351 : Esmanz; 1352 : Esment; 1356 : Ement; XIVe siècle : Hennant; 1400 : Emanx; 1530 : Esmens; 1601 : Aymen; 1731 : Aimans; XIXe siècle : Esmans.

Histoire

Antiquité

La présence d'un aqueduc souterrain, découvert après des fouilles archéologiques en juin 1960, fait remonter l'existence de la commune d'Esmans à l'époque gallo-romaine. L'association Via Agrippa mena une observation en février 1998 sur les champs à l'ouest du château d'Esmans ou furent trouvées en abondance des tuiles et des céramiques gallo-romaines datées des IIe et IIIe siècles[4].

Moyen Âge

Une église est attestée à Esmans dès le VIIe siècle. Elle est soumise à la collation de l'abbé de Saint-Germain-des-Prés à Paris. Le nom d'Esmans est cité une première fois dans l'histoire anonyme de la translation du corps de Saint-Germain en leur église, sous le règne de Pépin le Bref. Un premier château[5], à la fois prieuré et habitation seigneuriale, est construit au VIIIe siècle.

Esmans au IXe siècle

Extrait du Polyptyque de l'abbé Irminon.

Le polyptyque de l'abbé Irminon, qui est un dénombrement des manses, des serfs et des revenus de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés sous le règne de Charlemagne rédigé vers 823/828, recense les différentes possessions des religieux à Esmans.

La manse seigneuriale de l'abbaye de Saint-Germain comprenait 9 cultures de terre labourable d'une contenance de 404 bonniers, 66 arpents de vieille vigne, auxquels l’abbé Irminon rajoutera 14 arpents de jeune vigne, le tout produisant 600 muids de vin. Un bois de quatre lieues de tour était suffisant pour engraisser 500 porcs ; le bois est appelé silva usta dans le diplôme de Louis le Pieux datant de 829. 70 arpents de pré, d’où l'on pouvait retirer 150 charretées de foin annuellement. Quatre moulins produisant annuellement 105 muids de grain, deux sols et deux oies[6]. Esmans renfermait alors 107 ménages dont 92 couples, 15 veufs ou célibataires. On y comptait 199 chefs de famille et 250 enfants ou autres parents pour un total de 449 personnes. Les manses tributaires avaient pour contenance 685 bonniers de terre labourable, 108 arpents de vigne, 44 arpents de pré.

Le polyptyque dénombre également les écarts d'Esmans à cette époque; Montmachoux, Vilthé et Fontaines un hameau de nos jours disparu qui comptait plusieurs dizaines d'habitants au temps de l'abbé Irminon et qui était situé entre Vilthé et Tertre-Doux; ce qu'il reste de ce hameau ce nomme désormais la Fontenotte[6] .

Hilduin, le successeur de l'abbé Irminon, partage les biens de son abbaye en affectant la terre d'Esmans et ses revenus à la mense conventuelle pour l'entretien et le vêtement des moines. Ce partage est confirmé en 829 par Louis le Débonnaire[7].

En 857, l'abbé Gozlin et les religieux de Saint-Germain-des-Prés, fuyant les raids des Normands, viennent se réfugier au château, apportant avec eux les reliques du saint. Ils y restent jusqu'en 861. La châsse renfermant les reliques de saint Germain fut déposée dans l'église d'Esmans où elle fut l'objet de la dévotion des habitants de la contrée et ou selon Aimoin, moine de Saint-Germain et témoin oculaire, se produisirent plusieurs guérisons miraculeuses[8]. Dans le même temps, les corps des saints martyrs Georges, Diacre et Aurèle et le chef de Sainte Natalie furent apportés de Cordoue et mis en dépôt dans l'église d'Esmans[9]. Vers 888[10], l'église est endommagée par les Normands.

Du XIIe au XVe siècle

Louis VII

Du , au , Louis VII séjourne au château d'Esmans. En 1178, Adèle de Champagne, reine de France, confirme la cession faite par le chevalier Barthélemy aux religieux de Saint-Germain-des-Prés de tout le droit de voirie en plaine et dans les bois qu'il prétendait avoir sur la ville d'Esmans[8].

Louis IX (Saint Louis).

En 1202, la seigneurie des moines à Esmans fut accrue par la cession du chevalier Gilon de Flagy de son droit d'avouerie sur Esmans. L'avouerie tenue par Gilon étant un fief du roi Philippe Auguste; ce dernier confirma cette cession faite à Robert, abbé de Saint-Germain-des-Prés.  

Le 17 Janvier 1225, Louis VIII fait étape à Esmans.

Le 26 août 1255, Louis IX (Saint Louis) se rend au château d'Esmans pour la première fois. Il s'en suivra quatre autres visites : le 14 mai 1260, le 19 et 20 avril 1264, le 20 janvier 1265 et en mars 1270. En 1256, s'ouvre un procès, celui des habitants d'Esmans sujets de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés qui protestent contre les redevances serviles que les moines perçoivent sur eux. Ils prétendent que c'est contre tout droit, puisqu'ils étaient autrefois de condition libre, que depuis quelques années, l'abbaye a voulu leur imposer la taille à volonté, la mainmorte, des corvées arbitraires, dont leurs ancêtres étaient exempts[11]. Ils réclament à l'abbé Gérard de Moret la diminution du montant de la taille en orge lorsque le roi réside chez eux et fait valoir son droit de gîte et obtiennent une réduction à quarante livres[7].

À partir du XIIIe siècle, on constate un accroissement de l'étendue du domaine d'Esmans par divers dons et achats. Le 29 septembre 1268, dame Asceline, fille de feu Simon d'Esmans et veuve d'Étienne de Marcilly, écuyer, prononce ses vœux et fait cession à l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés de tous ses biens et terres qu'elle possédait au territoire d'Esmans[8].

En juin 1272, l'abbé de Saint-Germain-des-Prés concéda aux prévôts de la maison d'Esmans, sous condition d'une rente de dix livres tournois, le droit de prendre le bois nécessaire pour chauffer le four d'Esmans dans les bois de Saint-Germain. On s'était contenté jusqu'alors du chaume et de la paille ramassés dans les champs du pays, ce qui portait préjudice à la terre privée des éléments fertilisants de ces engrais[8]. En août 1277, messire Jehan de Moustiers, écuyer et dame Ysabeau, sa femme cédèrent aux religieux contre rente un fief qui était tenu par messire Jehan de Vers, chevalier[8].

Philippe IV le bel

En 1289, l'abbé de Saint-Germain octroie aux habitants d'Esmans l'affranchissement (manumission) ce que confirmera le roi Philippe IV le Bel qui fera d'ailleurs étape à Esmans avec sa femme Jeanne de Navarre au début du mois de janvier 1302[8].

Vers le milieu du XIVe siècle, Guillemin de Tilley céda aux religieux une certaine étendue de terre et de pré[8]. En 1352, Jehan de Corbigny, grand prieur de Quartier Saint-Germain-des-Prés et prévôt d'Esmans, acheta de Reynauld du Maroys duc d'Esmans son manoir, entouré de fossés, 8 arpents de pré, 50 arpents de terre. Le grand prieur donna cette propriété à l'abbaye[8].

En 1372, pendant la guerre de Cent Ans, les armées anglaises dévastèrent toute la contrée et détruisirent le château d'Esmans; la description suivante en fut faite; "L'estat de l'ostel d'Esmans est tel : le grand manoir, ou anciennement avoit très fort lieu de massonnerie et de charpenterie, tout enclaux dedans fossés et eau, fu tout abatu et rasé par le faict du Roy d'Angleterre". 

En 1384, l'abbé Richard établit un dénombrement des biens de son monastère ou nous pouvons constater la suppression du prieuré d'Esmans et la transformation de cette dépendance de l'abbaye en prévôté. On rend dans la dite ville, haute, moyenne et basse justice[8].

En 1467, Robert de l'Espinasse, ayant prodigué les biens de l'abbaye, en perdit l'administration pendant 5 années. Il reçut pendant ce temps pour son entretien la jouissance des terres d'Esmans et de Saint-Germain[8]. À la fin du XVe siècle, les religieux poursuivent leurs efforts pour augmenter l'étendue du domaine. En octobre 1497, frère Jehan de Rozoy, prévôt d'Esmans, acheta à Pierre Renard et à sa femme tout l'héritage qu'ils pouvaient avoir en la ville et au terroir d'Esmans[8].

Temps modernes

Du XVIe au XVIIe siècle

Le 19 aout 1511, l'abbé de Saint-Germain-des-Prés acquit du sieur Cinbroy 38 arpents de terre. Deux jours plus tard ce même abbé se rendait acquéreur du moulin à foulon qui était situé entre Esmans et Fossard[8]. Le 18 mai 1517 : le roi François Ier accorda aux religieux la sauvegarde royale pour empêcher les gens d'armes de ne rien prendre, ni loger sur les terres d'Esmans et de Saint-Germain-sur-Montereau, avec leur dépendances[8].

Guillaume Briçonnet

Le château d'Esmans précédemment détruit en 1372 est reconstruit par Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux et abbé de Saint-Germain, qui en fait une de ses résidences favorites et y meurt le 24 janvier 1534 à l'âge de soixante-quatre ans. Il y rédige son testament le 21 Janvier 1534 faisant le choix du lieu de sa sépulture suivant le lieu de son décès. Il y ajoute ensuite deux codicilles. Le testament nous fait connaitre les personnes dont il choisit de s'entourer au moment de quitter ce monde : Messire Anthoine Bohyer sieur de Sainct Cyergue et de Chenonceaux, Général de France; maistre Jean Desjardin, Docteur en médecine demeurant à Paris; Jean Parisé, prestre, vicaire de l'église paroissiale d'Esmans et notaire en la cour de Sens; Jacques Heraults, chanoine de Meaux; Anthoine Martin, prestre, etc.  C'est selon sa volonté dans l'église d'Esmans qu'il sera inhumé; devant le maître-autel. Selon son souhait il bénéficiera des prières des paroissiens d'Esmans chaque année[12].

Des baux de fermage nous font connaitre la valeur des diverses parties d'Esmans au XVIe siècle : Le , le moulin à draps situé sur le ruisseau d'Esmans entre le château et le grand moulin de Fossard est donné à bail perpétuel par les religieux pour un prix annuel de 10 livres de cens. Le , le moulin de Fossard fut affermé pour une redevance annuelle de 6 muids de froment et 12 deniers tournois convertie en 1672 en 670 livres. En 1538, l'abbé de Saint-Germain-des-Prés afferma le revenu de la seigneurie d'Esmans pour une somme annuelle de 1 240 livres[8].

L'église de Montmachoux

Le 24 mars 1539, le curé d'Esmans Jehan de Moretz demanda la permission d'ériger des fonts baptismaux dans la chapelle de Montmachoux. Bien qu'érigée en paroisse l'église de Montmachoux demeurera une annexe de Sainte-Marie d'Esmans jusqu'à la Révolution. [8]

La déclaration faite par l'abbé de Saint-Germain-des-Prés en 1548, nous décrit la seigneurie d'Esmans : "Le château et l’hôtel seigneurial d'Esmans clos avec fossés. Près de ce château sont la maison, grange, étables, bergeries, cours, jardins, colombier et fossés à poissons ; le tout clos de murs et contenant 2 arpents de terre. auquel s'ajoute 260 arpents de terre labourable et 5 arpents de pré. Ces maisons et terres avec prés, non compris l’hôtel seigneurial, sont baillés pour 11 muids de grain, mesure d'Esmans. Ces 11 muids peuvent valoir 110 livres tournois annuellement, à raison de 10 livres le muid"[8].

À la fin du XVIe siècle, lors de la Ligue; le château d'Esmans était défendu et gardé par un nommé Senal qui revenant de guerre armé de toutes pièces se noya avec son cheval dans les fossés du château après que ce dernier fut effrayé par le relèvement à l'improviste du pont levis[13].

En 1626, Richelieu prescrit le démantèlement des châteaux forts seigneuriaux. Le château est transformé en ferme. Le 7 aout 1678, Pelisson, administrateur temporel de l'abbaye acquit pour 7541 livres, un domaine de 118 arpents de terre labourable à Esmans. Le 7 novembre pour le prix de 3600 livres il adjoignait aux possessions monastiques d'Esmans la maison et ferme du Fossard, ou du petit Vimpelle[8] qui est devenue au commencement du XIXe siècle la propriété du comte de Fautras. Précédemment au XVIIe siècle le grand-fossard appartenait à la famille de Faissy. Il existait là jadis une maladrerie ayant été annexée à l’hôtel-Dieu de Montereau en 1695.

XVIIIe siècle

Plan d'Esmans en 1742

En 1734 afin d'éviter un procès; une transaction fut conclue entre le cardinal de Bissy, évêque de Meaux et abbé de Saint-Germain-des-Prés et Louis Garat, curé d'Esmans qui abandonna tous ses droits et prétentions sur les menues et vertes dîmes et les novalles de la paroisse; moyennant une rente annuelle de 150 livres fournie par le receveur de l'abbaye. [8] En mars 1735 : un drame survint au château d'Esmans 4 personnes furent écrasées sous une démolition; un chirurgien de Montereau et ses deux enfants ainsi qu'une servante du château[14] .

Le Cardinal Paul d'Albert de Luynes

Pendant la Guerre de Sept Ans on dénombre un habitant natif d'Esmans décédé en mai 1758 victime du conflit. Il se nommait Jacques Landry et il faisait partie du régiment Royal de carabiniers[15].

Le 19 octobre 1764 : une confirmation religieuse générale concernant une grande partie des habitants d'Esmans eu lieu à Montereau à la Collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup, Cette confirmation fut faite par le cardinal Paul d'Albert de Luynes archevêque de Sens[16].

Le 8 aout 1776, à 10 heures du matin un incendie[17] ravage une partie du village. Cinq maisons et une grange remplie de grains furent la proie des flammes. D'après les constatations; une flammèche sortie d'une cheminée et portée par le vent qui était au sud sur une couverture de chaume, a été la cause de l'incendie. Un tourbillon de vent emporta une torche de paille enflammée et propagea l'incendie sur une autre maison également couverte en paille. M. le Comte François Ferdinand de Lannoy, Brigadier des armées du Roi qui aperçu les flammes de son château de Surville fit sur le champ atteler ses chevaux pour y conduire la pompe et une tonne d'eau afin de porter secours aux habitants d'Esmans ainsi que les officiers de la justice d'Esmans et les officiers du bailliage et de la ville de Montereau qui envoyèrent divers renforts pour tenter de circonscrire l'incendie. Plusieurs habitants ont perdu la totalité de leurs effets et de leurs bestiaux; une femme de 80 ans a été arrachée des flammes à moitié suffoquée, par son petits fils, qui s'est jeté dans la maison embrasée. Une pluie survenue le soir a aidée à éteindre le feu qui couvait sous les débris. M. le Comte de Lannoy est revenu au milieu de ces malheureux incendiés; après avoir aidé à calmer les ravages du feu, il à voulu être le premier à remédier à la misère des victimes en y distribuant une aide financière. Le Cardinal Charles Antoine de la Roche-Aymon, Seigneur d'Esmans apportera lui aussi son aide aux sinistrés. Il sera le dernier abbé commendataire de Saint-Germain-des-Prés. De sa mort le 27 octobre 1777 à la suppression des ordres religieux en 1791, l'abbaye sera mise aux économats.  

Révolution Française et Empire

Au début de la Révolution, le 24 novembre 1789, un décret confisque les biens du clergé ; la seigneurie d'Esmans n'est plus la propriété des abbés de Saint-Germain-des-Prés. En 1790 les déclarations des religieux permettent de connaitre les revenus et charges du domaine d'Esmans. Pour les revenus la seigneurie rapporte un total de 8975 Livres. Les charges sont de 450 Livres pour le curé d'Esmans, pour abonnement et menues dixmes, de 20 Livres pour le maître d'école d'Esmans et de 25 Livres pour le juge d'Esmans[8].       

Sous la Révolution le 5 novembre 1793, 66 contribuables de la commune d'Esmans font don de 351 livres et 10 sols à la convention nationale en assignats et monnaie, produit d'une contribution et offrande patriotique pour les frais de la guerre. la commune d'Esmans garantit ainsi à la Convention nationale l'attachement inviolable qu'elle partage avec les Jacobins de Montereau[18] .

En 1801 les hameaux du Petit et du Grand-Fossard sont sur l'itinéraire de la chaîne des forçats entre Ponthierry et Sens[19].

Le Général Pajol

Pendant les guerres du premier empire on dénombre plusieurs habitants natifs d'Esmans victimes des différents conflits entre 1810 et 1814[20] :

  • Jacques Barbe décédé à Wesel dans Département de la Roer le 31 janvier 1810. Il était pionnier de la 5e compagnie.
  • Félix Decornoy décédé le 12 avril 1810 à Middelbourg. Il était fusilier au 58e régiment d'infanterie du cinquième bataillon.
  • François Depresles décédé le 14 novembre 1811 à Commercy. Il était maréchal des logis chef de la deuxième compagnie du deuxième bataillon du train des équipages militaires.
  • Edmé Thuillard décédé le 28 février 1814 à Thionville. Il était grenadier du 14e de ligne.
Catherine de Wurtemberg  reine de Westphalie

En 1814 pendant la campagne de France : Le Général Pajol organise la défense de Montereau en installant son quartier général temporairement à Fossard (hameau d'Esmans) [21]. Le 13 février 1814 au matin; le corps volant du lieutenant-colonel comte von Thurn qui se trouvait à Cheroy avait inquiété les postes de cavalerie Française du côté de Dollot et réussi à les pousser par Voulx jusqu'à Esmans, ou il fut arrêté par une troupe d'infanterie. Quelques heures plus tard les troupes Françaises quittaient Esmans[22]. Parmi les troupes étrangères entrées à Montereau-Fault-Yonne le 14 février 1814; la division légère du feld-maréchal-lieutenant comte Ignace Hardegg était répartie entre Montereau, Varennes, Noisy, Esmans et Cannes. Les troupes étrangères pillèrent notamment le relais du maitre de poste à Fossard; M. Beltante ou ils enlevèrent 17 chevaux avec leurs harnais et une quantité d'objets divers pour une valeur totale s'élevant à 20 000 Francs[23].

Le 21 avril 1814 : l'affaire de Fossard[24] (Hameau d’Esmans) L’une des énigmes les plus rocambolesques du XIXe siècle : le vol des bijoux de la reine Catherine de Westphalie au relais de poste du petit-Fossard sur la route de Sens à Fontainebleau. La voiture de la reine fut arrêtée par des officiers Français; Maubreuil et Dasies a un quart de lieu de Fossard ou ils déclarèrent procéder a une arrestation par ordre de Louis XVIII. La Reine fut séparée de sa suite et conduite au relais de poste de Fossard sous bonne garde d'une cinquantaine de Mamelouks. Sa voiture fut vidée de tous les effets qui s'y trouvaient sous prétexte de vérifier la présence des diamants de la couronne. La voiture contenait onze caisses; Sept renfermaient ses bijoux et diamants la huitième, contenait ceux de Jérôme Bonaparte, qui  en avait gardé la clef. La neuvième contenait  84 000 francs en or qui étaient destinés aux frais de voyage de la princesse; la dixième contenait un écritoire complet et la onzième des objets de toilette. La Reine resta pendant 6 heures au milieu d'une grange avant d'être autorisée à repartir pour Villeneuve-la-Guyard. L'affaire De Maubreuil fut jugée définitivement a la cour royal de Douai le 6 Mai 1818[25].  Le hameau du petit-Fossard date de 1772; le relais de poste se forma autour d'une maison appelée "Le Bréau".

Époque contemporaine

Suite à la révolution de Juillet 1830 une souscription est ouverte au Bureau du journal des débats en faveur des blessés, des veuves et des enfants des citoyens qui ont péri dans les journées des 27, 28 et 29 juillet auquel le maire d'Esmans; Jean Cabanès remet au nom de la commune une somme de 142 Francs[26].

Après la guerre de Crimée (1853-1856) Une maison isolée fut bâtie sur la route départementale de Montereau à Montargis et prit le nom de la Tchernaïa en rapport avec la bataille de la Tchiornaïa qui se déroula en Crimée le 16 aout 1855. On dénombre un habitant d'Esmans victime de ce conflit; Jules François Labaume décédé le 30 septembre 1855; il était fusilier au 9e régiment d'infanterie de ligne 1er bataillon 4e compagnie[27].

Pendant la guerre de 1870, 28 habitants d'Esmans participeront au conflit. L'un d'eux, Edmond Rossignol, sera tué lors des combats de la Malmaison pendant le siège de Paris le 21 octobre 1870; il était garde mobile, son nom est inscrit sur un monument commémoratif du cimetière d'Esmans. La commune subit notamment comme les villages des alentours des réquisitions entre le 5 et le 7 novembre 1870 par les troupes Prussiennes qui occupent Montereau. Elle est également appelée à fournir au corps d'occupation deux voitures avec provision de vivres pour 2 jours le 9 et le 10 janvier 1871. Sous l'occupation de l'armée Prussienne, l'état des diverses réquisitions et contributions est le suivant : 14115 Francs pour l'entretien et nourriture des troupes. 6384 Francs pour les denrées, fourrages et marchandises. 3075 Francs pour les animaux de boucherie. 5670 Francs en impôts et contributions. 760 Francs en charrois et voiture. 13487 Francs en pillage et pertes subies[28].

Le Comte Henry Greffulhe Président du comice agricole.

3 juin 1877 : Le concours départemental de Seine-et-Marne est organisé à Esmans. Cet important concours avait lieu tous les ans sur la ferme ayant obtenu le prix d'honneur. La ferme désignée cette fois n'était autre que celle du château d'Esmans appartenant à Mr Chollet. L'exposition des animaux et instruments et une tente pour la distribution des prix se situait au milieu d'une prairie entre la ferme et l'église du village. Parmi les animaux des spécimens de poulains et pouliches de la race Boulonnaise-Percheronne utilisés pour les travaux des champs. À côté des animaux se situait l'exposition des machines qui pour la plupart provenaient des fabricants du pays. Parmi elles, la nouvelle machine à battre à plan incliné de Bertin constructeur mécanicien à Montereau. Un concours de charrues eut lieu le jour même ainsi que le jeudi précédent. C'est le préfet de Seine-et-Marne accompagné de divers notables importants qui firent la distribution des récompenses. Il y avait parmi eux le comte Henry Greffulhe président du comice; Belin, de Ségur, de Haut ; vice-présidents; Renault secrétaire général; Oscar de Lafayette et le Comte Foucher de Careil sénateurs, etc. La prime d'honneur consistant en 1000 Francs et une œuvre d'art d'une valeur de 500 Francs fut remportée par Mr Chollet fermier d'Esmans. Finalement a six heures du soir eu lieu un banquet de cinq cents couverts ou furent portés les toasts traditionnels.  [29].

15 aout 1888 : un violent orage accompagné de grêle s’abat sur Montereau; Esmans et les communes environnantes sont plus particulièrement atteintes. La grêle est tombée avec une telle violence qu'elle a haché les récoltes[30].

Description d'Esmans à la fin du XIXe siècle [1]

Le territoire d'Esmans en 1850.

D'après la monographie communale de l'instituteur Dorbai, le territoire de la commune d’Esmans s’étend sur 1 783 hectares divisés en 5070 parcelles. Ce territoire ce subdivise ainsi :

Un territoire agricole égal à 1 736 hectares dont : 1 621 hectares de terres labourables , 94 hectares de bois, 8 hectares de jardins de particuliers, 3 hectares de jardins de plaisance, 10 hectares de terrains rocheux et moultes.

Le territoire occupé par les terrains ; bâtis, routes, rues, cours d’eau totalise 47 hectares. Sur les 1 621 hectares de terres labourables on compte : 385 hectares de blés, 60 hectares de seigle, 30 hectares de méteil, 410 hectares d’avoine, 15 hectares d’orge, 2 hectares de légumes secs, 62 hectares de pommes de terre, 124 hectares de betteraves, 34 hectares de vignes, 499 hectares de prairies artificielles.

Les animaux : On compte 108 chevaux et 20 ânes qui sont employés aux travaux de l’agriculture et au transport des marchandises et des personnes. On y trouve peu de veaux parce qu’on les vend de très

La race de Vilthé

bonne heure aux bouchers des environs. Il y a 250 vaches dont le lait est consommé en nature tant dans le pays qu’à Paris. Les moutons sont au nombre de 2000. Ce sont en général des Southdown, des Solognots, des métis mérinos que les 5 grands fermiers élèvent et gardent pendant plusieurs mois pour les revendre ensuite. Les volailles comprenant 1200 poules, 40 oies, 45 canards et 200 pigeons, sont élevées les premières pour leurs œufs et pour leur chair, les autres principalement pour leur chair. L’espèce caprine ne compte que 20 têtes ; le lait produit par les chèvres est consommé en nature dans le village même.

L'industrie et le commerce : la commune d'Esmans est essentiellement agricole. Cependant elle dispose d'une industrie de la minoterie; trois moulins fabriquent annuellement 900 000 quintaux de farine. Trois usines d'aciers poli occupent environ 20 ouvriers. Au petit Fossard (hameau d'Esmans) il existe une petite fabrique de chaux. Le commerce du pays a pour objet sa très importante culture tels que les céréales, les fourrages, les pommes de terre, les betteraves ainsi que les veaux et les moutons engraissés, la farine, etc. Les transactions se traitent exclusivement à Montereau.

Aviculture : Au concours général agricole au mois de février 1892 se déroulant au palais de l'industrie à Paris; la race de Vilthé appelée ainsi par son propriétaire du nom de ce domaine situé dans la commune d'Esmans obtient la mention honorable. Cette race de poule y existait dans la commune depuis 1808; elle était une très bonne pondeuse et possédait un plumage entièrement blanc et des oreillons rouges. Elle vivait en complète liberté autour de la ferme de Vilthé s'écartant jusqu'à 700 ou 800 mètres dans les champs et les bois. Elle était également une excellente volaille comestible payée de 50 centimes à 1 franc plus cher que celles des autres fermes au marché de Montereau.   [31]

Le XXe siècle

Pendant la révolte des Boxers; on dénombre un habitant d'Esmans, Édouard Portail, victime du conflit. Il est décédé le 8 août 1900 à l’hôpital général de Tien-Tsin en Chine. Il était brigadier à la 13e batterie d'artillerie de Montagne qui participa à la bataille de Tien-Tsin. Son nom est inscrit sur un monument commémoratif du cimetière d'Esmans.

Le 23 et 24 aout 1904 : grandes manœuvres militaires de la 10° division d'infanterie à laquelle prend part l’école de Saint-Cyr dans le secteur d'Esmans et des communes environnantes. Les manœuvres autour du village ont principalement lieu dans le bois d'Esmans, dans la plaine agricole près de l'Aqueduc de la Vanne et vers les hameaux de Tertre-Doux et du Grand Fossard[32].

Première Guerre mondiale 1914-1918 : Le monument aux morts de la commune comporte la liste des 31 habitants d'Esmans victimes de la grande guerre.

Le Monument aux morts de la commune

Le  : L'aéroplane du caporal aviateur Pierre Pitard fut obligé d’atterrir l'après-midi dans la plaine d'Esmans près de Tertre-Doux où quelques ouvriers agricoles étaient accourus en curieux près de l'appareil. L'un d'eux, un réfugié belge, ayant commis l'imprudence, au moment de la mise en marche, de passer devant l'hélice, fut décapité net[33].

En octobre 1915 : l'affaire de la Fontenotte : un incendie criminel dévasta l'habitation de la ferme de la Fontenotte le 14 octobre sans faire de victimes. Les pompiers d'Esmans et les militaires de la manutention de Montereau ne purent que préserver les bâtiments voisins[34]. Le forcené se soustrayant aux recherches de la gendarmerie revint sur les lieux et blessa grièvement le propriétaire revenu de permission. Une battue fut organisée pour retrouver l'individu que les autorités militaires recherchaient déjà depuis plusieurs mois[35].

Le 3 juin 1918 le 9e bataillon du 126e régiment d'infanterie cantonne à Esmans; il y reste jusqu'à sa dissolution le 1er Juin 1919. Ce bataillon avait pour but d'être un dépôt de passage pour le perfectionnement de l'instruction des soldats et l'envoie de divers renforts. Après l'armistice; l'effectif du bataillon se réduit au rythme des démobilisations; il était de 22 officiers et de 1426 hommes de troupe le 2 janvier 1919, il n'est plus que de 7 officiers et de 531 hommes de troupe le 15 mai 1919. [36]

Le 15 janvier 1931 : les PTT inaugurent en Seine-et-Marne un service de poste automobile rurale qui desservira une quarantaine de communes dont Esmans[37].

Seconde guerre mondiale 1939-1945 : deux habitants d'Esmans seront victimes de la guerre. Leurs noms figurent sur le monument aux morts de la commune. Dans le village d'Esmans plusieurs habitations furent réquisitionnées et occupées par les autorités allemandes durant le conflit. Pendant la libération de Montereau, le 25 aout 1944; le 3e bataillon de la 5e division US est en réserve dans le bois d'Esmans[38].

Guerre d'Afrique du Nord : on dénombre un habitant d'Esmans victime du conflit, décédé le à El Oubira en Tunisie. Son nom figure sur le monument aux morts de la commune.

Politique et administration

Le plus ancien maire d'Esmans que recense l'histoire s'appelait Ermencerius et vécut au IXe siècle; il tenait deux manses ingénuiles et ne devait comme redevance qu'un cheval. Le maire exerçait dans la population des fonctions judiciaires ; il était l'intermédiaire entre elle et les seigneurs[8]. Au cours du XIIe siècle, la mairie d'Esmans n'était plus confiée à un homme libre comme Ermencerius mais à un serf, Wilhelm, qui était homme de corps de l'abbaye. Cette fonction devenant héréditaire ; c'est le fils de Wilhelm, Milon qui se verra également investi des fonctions de maire[8]. Milon signa un accord avec l'abbé Jean que confirma Philippe Auguste en 1207 dans lequel il obtient l'affranchissement de la servitude pour lui et sa famille ainsi que la somme de 340 livres de Provinois. En échange, il renonça à l'office de maire d'Esmans mais restera l'homme dudit abbé.

Le 7 février 1906; le maire d'Esmans Jules Josse décède au cours de son mandat il est temporairement remplacé par son 1er adjoint; Lucien Landry jusqu'à l'élection de François Mollard. [39]

Liste des maires

Liste des maires successifs[40]
Période Identité Étiquette Qualité
1793   Michel Dromigny   Cultivateur
1800 1809 Claude Aubineau    
1811 1829 Jacques François    
1830 1831 Jean Cabanès    
1831 1834 Étienne Descourty    
1834 1836 Jean Cabanès    
1836 1840 Étienne Cabanès    
1840 1859 François Vivant    
1869 1878 Louis Soutan    
1878 1888 Edmond Cretté   Cultivateur
1888 1891 Émile Fouché    
1891 1892 Louis Soutan    
1892 1900 Émile Fouché    
1900 1904 Désiré Depresle    
1904 1906 Jules Josse    
1906 1908 François Mollard Parti Radical  
1908 1912 Alexandre Joigny    
1912 1913 François Mollard    
1913 1937 Charles Roscop   Ancien instituteur
1937 1947 Alexandre Joigny    
1947 1959 René Montserret    
1959 1971 Émile Ricordeau    
1971 1983 Georges Lalanne    
1983 2001 Jean-Paul Venard    
mars 2001 en cours Jean-Jacques Bernard [41]    

Jumelages

La commune d'Esmans n'est jumelée avec aucune autre commune.

Population et société

Démographie

Le Polyptyque d'Irminon rédigé vers 823/828 donne le premier recensement de la population d'Esmans chiffrant le nombre d'habitants à 449[6].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[42]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[43].

En 2014, la commune comptait 901 habitants[Note 1], en augmentation de 2,15 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : +4,91 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
364 417 434 458 567 584 607 652 615
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
609 622 617 608 557 585 571 533 530
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
493 503 469 490 565 555 558 608 583
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
562 534 665 722 953 875 867 882 901
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[44] puis Insee à partir de 2006[45].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Le Comité des Fêtes organise de nombreuses activités festives dans la commune tout au long de l'année [46].

Anciennes festivités

La fête de la Saint Vincent à Esmans dans les années 50.

L'histoire garde la trace au XIXe siècle de la fête du 15 Aout; l’Assomption de la Vierge[47]. Au début du XXe siècle, les journaux de l'époque évoquent également cette fête à Esmans qui propose des concours de tir, des bals, illuminations, concerts et jeux divers. Durant plusieurs décennies la saint Vincent était également une fête récurrente à Esmans et pour l'occasion un char décoré et tiré par deux chevaux faisait le tour du village.

Sports et Loisirs

Le terrain de jeux et le stade municipal d'Esmans.

La commune dispose d'un terrain de jeux et d'un stade municipal. Le Football club du Bresmont existe depuis 1989.

Anciennes manifestations sportives

Le 18 septembre 1927; La course cycliste Paris-Moret comprenant 300 coureurs passe par le Petit-Fossard (hameau d'Esmans)[48].

Les Marcheurs du Bresmont

L'association créée en 2010 propose des randonnées pédestres de loisir dans le sud de la Seine et Marne ainsi que dans les départements voisins.

La Chasse

Le 1er octobre 1908 est créée la société de Chasse de la commune d'Esmans ayant pour but la conservation du gibier[49].

Enseignement

Établissements scolaires

La commune comporte une école publique, maternelle et élémentaire. Elle est située en zone C pour les vacances scolaires, dans l'académie de Créteil. À la rentrée 2017, elle compte 80 élèves[50].

Histoire de l'enseignement

On mentionne l'existence d'une école à Esmans en 1212; elle était sous la collation du curé du village. L'histoire garde la trace de 31 maîtres d'école entre 1666 et 1882[1]. Jusqu'en 1833 les instituteurs étaient choisis par le conseil municipal de la commune qui s'assurait préalablement qu'ils possédaient bien la capacité et la moralité requises. L'école reste mixte jusqu'en 1877 quand le conseil municipal décide d’acquérir un local pour l'installation d'une école de filles. Esmans possédait ainsi à l'époque 2 écoles comme l'exigeait alors la loi. L'école des garçons se situait anciennement dans une salle annexe de la mairie et dés l'année 1882 on y trouvait également une bibliothèque scolaire grâce à la générosité du conseil municipal. Le 10 juin 1907 est déclaré la société de tir scolaire portant le nom de "L'Avenir D'Esmans" ayant pour but l'enseignement du tir pour l'école des garçons d'Esmans[51].

Fonctions et professions disparues

Les Sapeurs-Pompiers volontaires

Le corps des Sapeurs-Pompiers volontaires de la commune d'Esmans a disparu dans les années 1980. Son origine remonte à la fin du XIXe siècle.

Un groupe de Sapeurs-Pompiers volontaires d'Esmans dans les années 1950

Les Notaires

Sous l'ancien régime plusieurs notaires étaient en exercice à Esmans entre 1634 et 1734 année ou l'office d'Esmans fut rattaché à l'étude notariale de Montereau-Fault-Yonne  :

  • Chollin 1634 - 1636
  • Lescuyer, Thomas 1643 - 1654 Notaire et tabellion royal à Esmans pour le tabellion royal de la ville et châtellenie de Moret
  • Barbe, Laurent 1651 - 1699 Notaire à Esmans de 1651 à 1657
  • Vallet 1652
  • Barbe, Guillaume 1658 - 20 juillet 1690 Notaire et tabellion royal à Esmans pour le tabellion royal de la ville de Moret.
  • Cretté, Jacques 1700 - 1734 Notaire et tabellion royal commis pour le tabellion royal de la ville de Moret[52]

Le Relais de poste

Le relais de poste du Petit Fossard en activité au XVIIIe et XIXe siècle était une étape sur la route de Paris à Lyon. Anciennement situé au Grand Fossard; le relais de poste fut déplacée au Petit Fossard en 1781. On retrouve plusieurs membres de la famille Belletante comme maîtres de poste jusque dans les années 1810. Le service de la malle desservait la route de Pamfou à Fossard puis de Fossard à Villeneuve-La-Guyard. On retrouve également le relais de poste en étape sur la route de Paris à Dijon par Fontainebleau, sur la route de Paris à Forbach en provenance de Nangis. En 1827 le propriétaire et maître de poste de Fossard Jacques Jolly de Tillière s'engage envers le préfet de l'Yonne à faire le service et retour des dépêches Fossard-Auxerre[53].

La Poste rurale

La poste rurale aujourd’hui disparue se situait à l'angle de la route de Montereau et de la Grande rue.

Les Moulins

Les Moulins d'Esmans ont de nos jours tous disparus; on en retrouve la trace du IXème siècle au XXème siècle. Certains lieux sur le territoire de la commune portent encore leurs noms comme le Moulin Benoist et le Moulin à Cailloux, le cadastre Napoléonien indique également le Moulin à Tan. Les acquisitions et les modifications ont rythmées la vie de ces moulins au nombre de 3 ou de 5 le long du Ru selon les époques; on compte par exemple 4 moulins à farine et un à broyer les cailloux en 1837. Les documents officiels fournissent des précisions sur l'identité et l'activité des meuniers; le premier meunier que recense le polyptyque d'Irminon au IXème siècle était le colon Grimbaldus qui tenait la moitié d'une manse ingénuile et qui était exempt de toute redevance du fait de son service. Pendant l'année 1558 l'abbé accorde l'autorisation à Louis de Baumont de transformer le moulin à blé qu'il possédait sur le Ru de la Fontaine d'Esmans en moulin à foulon. [8] Le 22 novembre 1844 le sieur Huet est autorisé à faire mouvoir une roue par les eaux du ruisseau d'Esmans[54]. Les derniers moulins disparaissent dans les années 1900; le 29 avril 1903 dans la soirée vers onze heures, une lueur intense éclairait le ciel. Un incendie considérable venait de se déclarer au moulin à cailloux à Esmans. De ce bâtiment de 400 mètres de superficie, il ne resta que la chambre des machines, tout le reste a été anéanti, malgré les efforts des pompiers de Montereau, d'Esmans, de Cannes, de la fabrique de faïence et ceux des localités voisines. Les pompiers d'Esmans sont restés en permanence sur les lieux et ont continué à noyer les décombres[55] Le Moulin à cailloux avait pour fonction de broyer les silex dont la poudre était utilisée dans la fabrication de la faïence de la manufacture de Montereau-Fault-Yonne. Le Moulin du Grand Fossard qui subsistait sera lui aussi détruit par un incendie dans les années 1960.

Les Auberges

De nombreuses auberges ce sont succédé dans la commune au cours des siècles. Au hameau du Grand Fossard se trouvaient notamment; "le Dragon Dauphin", "les Trois Rois" et le "Lion d'Or".

Les Vignerons

L'activité viticole à Esmans est antérieur au IXème siècle. Les registres paroissiaux nous apprennent qu'au 17ème et 18ème siècle de nombreux habitants de la commune exerçaient la profession de vigneron. Le métier tombera en désuétude dans la commune au cours du XIXème siècle.

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Le Château

Le château d'Esmans

Lors de sa construction, le château est une forteresse massive en forme de parallélogramme flanqué de quatre tours en saillie aux angles. Deux tours défendent l'unique et étroite entrée, précédée d'un pont jeté sur le fossé rempli d'eau. Sous le château des souterrains bouchés aujourd’hui partaient dans toutes les directions. Du château féodal, il subsiste les douves, le pont à deux arches qui a remplacé le pont-levis, la poterne, les tours. Il y avait autrefois sur les terrains environnants du château et du prieuré un épais mur d'enceinte de plusieurs mètres de hauteur en pierres de taille dont subsiste encore aujourd’hui des parties qui ont été réutilisées comme support pour diverses habitations; on y distingue encore par endroits la trace de meurtrières.

Il est inscrit à l'Inventaire des Monuments historique (IMH) depuis le 27 septembre 1946[56].

L'Église Notre-Dame-de-l'Assomption

L'église d'Esmans

Au XIIIe siècle, une nouvelle église est construite à la place de l'église primitive par les abbés de Saint-Germain-des-Prés. Elle se compose d'une seule nef et d'un chœur à chevet polygonal. Ses arcs en ogive retombent sur des colonnettes libres, ornées de chapiteaux à crochets et de croisures à rosaces feuillues. Un petit bassin à trois compartiments avec cuvette carrée, ménagé dans l'épaisseur du mur est surmonté d'une archivolte trilobée. Une petite chapelle au sud sert d'entrée au clocher carré extérieur surmonté d'un toit à quatre pans flanqué d'une tourelle polygonale. Au XVIe siècle, Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux, fait ajouter la chapelle seigneuriale au nord avec une porte surbaissée permettant un accès direct aux dépendances du château. Les armoiries de l'évêque figurent sur un cul de lampe entre deux contreforts. Dans les chapelles formant transept, on trouve une statue en pierre de la Vierge datant du XIVe siècle. Le petit patrimoine religieux de l'église se compose également d'une peinture du XIXème siècle représentant Saint Anne et des vitraux datant de 1876 des Maîtres verriers Bazin et Laiteux ainsi que des fonts baptismaux qui datent du XVIe siècle. La pierre tombale de Guillaume Briçonnet ainsi qu'une plaque commémorative de Claude de Vendre écuyer et Seigneur de Fossard y sont également visibles.

Comme la plupart des anciennes communes; le cimetière d'Esmans se situait devant l'église jusqu'en 1879 année de la création du nouveau cimetière proche de la route de Montereau.Le cimetière primitif du village se situait au lieu-dit "Le vieux cimetière" et remonte aux premiers siècles.

L'église est inscrite à l'Inventaire des Monuments historique (IMH) depuis le 13 février 1930[57].

Histoire de la paroisse

Henri Sanglier cède en 1126 à l'abbé Hugues de Saint-Germain deux autels l'un à Esmans et l'autre à Saint-Germain-Laval; avec comme condition qu'il lui paierait chaque année, le jour de la Toussaint, quinze sous parisis pour chaque autel[58]. En 1198, le pape Innocent III confirme la donation à l'église Sainte Marie d'Esmans de 20 sols de cens annuel par dame Wilhelmine de Marle, pour l'âme de son mari Guy de la Tour[8].

Les archives recensent les curés en charge de la paroisse d'Esmans entre le XVème siècle et la Révolution Française, plusieurs d'entre eux ont étés inhumés dans l'église [1]. En 1671 Jehan Soustré est inhumé dans le cœur de l'église d'Esmans. Le 1er septembre 1732 a été inhumé dans le cœur de l'église entre la tombe de Monseigneur de Meaux et le ban qui conduit à la sacristie Pierre Lamotte âgé de 75 ans prêtre curé d'Esmans; décédé le 31 aout 1732 après avoir gouverné la paroisse d'Esmans pendant 22 ans[14]. Le 8 juin 1767 le curé de la paroisse d'Esmans Joseph Humbert bénit la nouvelle grosse cloche de l'église. Cette cloche d'un diamètre de 108 cm pour un poids d'environ 800 kilos fut nommée "Marie Rose" par Nicolas Pierre Thibaut notaire royal à Montereau et prévôt de la paroisse d'Esmans et dame Marguerite Rose Cochelin son épouse[15]. Pierre Joseph Humbert, curé d'Esmans décédé le 11 juin 1772 à l'âge de 73 ans après 27 ans de gouvernance dans la dite paroisse et inhumé dans le cœur de l'église le 12 juin 1772; l'on trouve encore de nos jours la pierre funéraire[15]. On retrouve sous la gouvernance de Sambuc de Montvert les noms des sonneurs de la paroisse; René et Guillaume Landry. Les registres paroissiaux précisent également qu'au XVIIe et XVIIIe siècle certains habitants furent inhumés dans l'église d'Esmans.

[1]

Lavoir

Attenant au bassin de la source du Ru, il fut financé par l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. Le lavoir couvert est situé dans la grande rue peu avant la rue de la fontaine. Les habitants lavaient leur linge également dans d'autres endroits le long du Ru.

Croix Saint-Marc

Croix de carrefour ciselée provenant anciennement du hameau du grand Fossard. Elle est située au centre du rond point de la rue de Cannes.

Croix Sainte-Barbe

Dénommée également Croix Sainte-Anne; elle est située sur un chemin proche de la route d'Esmans en face de Noisy Rudignon.

Aqueduc de la Vanne

Construit à la fin du XIXe siècle, l'aqueduc traverse la commune d'est en ouest sur 4,75 km dont 440 mètres en ouvrage maçonné pour franchir un vallon entre la route de Montmachoux et la ferme de Fresne. L'aqueduc alimente en eau la ville de Paris. Pour éviter les cassures sur les surfaces de maçonnerie; un doublage en plomb de l'intérieur de l'aqueduc jusqu'au-dessus du niveau de l'eau fut effectué dans les arcades de Fresnes durant l'année 1895.  [59]

Patrimoine naturel et agricole

Selon l'Inventaire national du patrimoine naturel (INPN), Esmans est situé proche de l'espace protégé de Fontainebleau et Gâtinais (Réserve de Biosphère, zone centrale). Divers inventaires ont été menés dans la commune essentiellement entre les années 1920 et 2010 ou 1029 taxons terminaux (espèces et infra-espèces) ont été recensés : 194 animaux et 835 plantes. François de Beaufort recense la dernière observation d'un Loup gris le 22 janvier 1801.

Concernant le règne animal sur le territoire communal; les espèces suivantes ont été recensées :

La Source du Ru

Le bassin de la source du Ru est situé au cœur du village; rue de la Fontaine. Le cours d'eau longe une partie de la grande rue puis passe par la ruelle aux Clercs et longe en partie la rue Basse et la rue des Potelles avant de traverser la ferme du château d'Esmans. Il passe ensuite entre les terres jusqu'à la commune de Cannes-Ecluse; c'est là en passant le long de la ruelle du Moulin que le Ru se jette dans l'Yonne. Autrefois, les eaux servaient à faire tourner plusieurs moulins. À la source du ru, un captage alimente en eau potable Esmans, Cannes-Ecluse, Montmachoux, Noisy-Rudignon et Varennes-sur-Seine (en partie). En 1486 une enquête de l’abbé de Saint-Germain-des-Prés est faite contre messire Jean de Louviers qui empêchait les gens du dit sieur Abbé de faire des écluses au Ru de la Fontaine d'Esmans pour faire aller l'eau aux prés.  [8]

Le Bois d'Esmans

Dans le bois d'Esmans se situant le long de la route de Montereau à Montargis; se trouve de nombreuses anciennes carrières de calcaire. Ce calcaire pisolithique a été signalé pour la première fois par Charles d'Orbigny en 1837. Il a pour particularités d'être un calcaire blanc, compact, homogène, renfermant des silex pyromaques qui se fondent dans la masse[61].

Les autres zones boisées

La commune comporte de nombreuses zones boisées notamment autour du village en longeant la rue de Montmachoux au sud et la rue du Moulin au nord. On trouve également divers petits bois de moindre importance qui sont dispersés sur le territoire communal entre les terres agricoles.

La Mare de Tertre-Doux

Située au sud du hameau de Tertre-Doux cette mare apparaissait déjà sur le cadastre de la commune en 1842. Antérieurement; les archives font allusion de cette mare appelée "les Marchais" en 1723[62].

Les Terres Agricoles

Le territoire de la commune se compose essentiellement de terres agricoles dont les principales dénominations cadastrales sont les suivantes :

Le Bréau - Le Buisson Pouilleux - Le Champ aux Pois - Le Chemin de Noisy - Les Chêneaux - La Couture - Les Crots - Engoulevent - La Fosse Dauphin - Les Genêts - Les Genêtois - Les Grands Champs - Le Gros Chêne - La Hache - Les Marais - Les Moulières - Le Murger - La Noisolle - Les Pentes de la Souche - Le Pivier - La Pointe aux Mulets - Le Puits Bureau - La Rue de Cannes - La Rue de Chèvre - La Rue de Villeneuve - Les Sablons - Le Terrier aux Renards - Les Travers du Bréau  - La Vallée Laurent.

Personnalités liées à la commune

Voir aussi

Bibliographie

Esmans (Seine-et-Marne) notice historique. Auteur : Dupré, A 1895. - 27 pages.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références

  1. a, b, c, d et e Monographie communale par Dorbai (fin XIXe siècle)
  2. Bulletin des lois du Royaume de France, IXe série. Règne de Louis-Philippe 1er, Roi des Français Tome premier; IIe partie., , page 349-351
  3. Henri (1862-1940) Auteur du texte Stein, Dictionnaire topographique du département de Seine-et-Marne : comprenant les noms de lieu anciens et modernes / par Henri Stein,... ; revu et publié par Jean Hubert,..., (lire en ligne)
  4. Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins., Provins et sa région (lire en ligne), p. 123
  5. Esmans sur Topic-Topos, Le patrimoine des communes de France
  6. a, b et c Polyptyque de l'abbé Irminon ou Dénombrement des manses, des serfs et des revenus de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés sous le règne de Charlemagne. Tome 1,Partie 2 / publié avec des prolégomènes par M. B. Guérard
  7. a et b Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins Auteur du texte, « Provins et sa région », sur Gallica, (consulté le 14 septembre 2016)
  8. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w et x Les dépendances de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés. T. 1 / par D. Anger -vve C. Poussielgue (Paris)-1906-1909
  9. Prolégomènes, commentaires et éclaircissements Par Benjamin Guérard
  10. Esmans sur Topic-Topos, Le patrimoine des communes de France
  11. Les classes rurales et le régime domanial en France au Moyen Âge Par Henri Sée
  12. Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins, Provins et sa région, (lire en ligne)
  13. Histoire generale des pays du Gastinois, Senonois et Hurpois (etc.)- Paris...Par Guillaume Morin
  14. a et b Esmans (Seine-et-Marne ; 77) 5MI6743 De 1700 à 1749
  15. a, b et c Microfilms des registres paroissiaux et registres d'état civil d'Esmans 1750-1792
  16. Archives d'Esmans 5MI6744 1750-1792
  17. Soreau ( Antoine ) : I. Notice sur un incendie à Esmans près de Montereau fault-Yonne.
  18. Archives parlementaires Tome 78 : Du 29 octobre au 10 novembre 1793 » Séance du mardi 5 novembre 1793 » page 382
  19. Sylvain Rappaport, La Chaîne des forçats (1792-1836), Flammarion, (ISBN 2-70072341-4)
  20. Registres de l'état civil de la commune d'Esmans 1810-1819
  21. Correspondance de Napoléon Ier. Tome 27 / publiée par ordre de l'Empereur Napoléon III -Impr. impériale (Paris)-1858
  22. La Campagne De 1814 D'après Les Documents Des Archives Impériales Et Royales De la guerre à Vienne Par M.H. Weil
  23. « L'invasion de 1814 en Seine-et-Marne : d'après des documents inédits tirés des archives départementales / par Frédéric Humbert », sur gallica.bnf.fr
  24. Correspondance inédite de la reine Catherine de Westphalie, née princesse de Wurtemberg, avec sa famille et celle du roi Jérôme, les souverains étrangers et divers personnages / publiée par le Bon A. Du Casse -E. Bouillon (Paris)-1893
  25. Affaire de Maubreuil, jugée définitivement à la cour royale de Douai, le 6 mai 1818 (lire en ligne)
  26. « Journal des débats politiques et littéraires », journal,‎ (lire en ligne)
  27. registre d'état civil de la commune d'Esmans 1850-1859
  28. 1870-1871. Montereau-faut-Yonne. Journal de l'occupation prussienne, par Amédée Fauche -L. Zanote (Montereau)-1871
  29. Journal d'agriculture pratique, de jardinage et d'économie domestique 1877/01 (T1,A41)-1877/06.
  30. « Journal La Croix du 1888/08/18 (Numéro 1598) », sur gallica
  31. L'Éleveur : journal hebdomadaire illustré de zoologie appliquée, de chasse, d'acclimatation et de la médecine comparée des animaux utiles, (lire en ligne), p. 246
  32. Journal Le Temps datant de 1904/08/27 (Numéro 15776) et du 1904/08/25 (Numéro 15774)
  33. « Journal Le Petit Parisien du 1915/08/19 (Numéro 14173) », sur gallica
  34. Le petit Parisien 1915/10/15 (Numéro 14230)
  35. Journal le Matin 1915/11/03 (Numéro 11572)
  36. 9e bataillon : J.M.O. - 3 décembre 1915-31 mai 1919 - 26 N 685/15 (lire en ligne)
  37. Journal « Le Matin » du dimanche 11 janvier 1931
  38. « Traversée de la Seine près de Montereau »
  39. Registre état civil Document 6E180/8 ( 1894-1909 ), p. 225
  40. Base SHAGE
  41. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en juin 2014).
  42. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  43. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  44. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  45. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  46. Site Internet du Comité des fêtes d'Esmans
  47. Louis Michelin, Tableau scénographique, faisant suite aux essais historiques sur le département de Seine et Marne,
  48. Le Petit journal 1927-09-18 (lire en ligne)
  49. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, (lire en ligne)
  50. L'école sur le site du ministère de l'éducation nationale.
  51. Journal officiel de la République française. Lois et décrets, (lire en ligne)
  52. « Dictionnaire des notaires de Seine-et-Marne », sur http://archives.seine-et-marne.fr/
  53. L'Yonne au XIXe siècle, Volume 1, , page 524
  54. Bulletin des lois de la Republique Francaise, Impr. Nationale des Lois, 1845 premier semestre
  55. « Journal Le Petit Parisien 1903/05/01 (Numéro 9681) », sur gallica
  56. « Château », notice no PA00086951, base Mérimée, ministère français de la Culture
  57. « Église Notre-Dame-de-l'Assomption », notice no PA00086952, base Mérimée, ministère français de la Culture
  58. Etienne Repos, La France pontificale (Gallia Christiana), , p. 276
  59. Le Petit Parisien : journal quotidien du soir, (lire en ligne)
  60. « Liste des espèces recensées : Commune : Esmans », sur inpn.mnhn.fr
  61. Recherches sur la craie supérieure. Première partie, Stratigraphie générale. Fascicule I / par A. de Grossouvre [ed.] Ministère des travaux publics, [Service de la carte géologique de la France]-Imprimerie nationale (Paris)-1901
  62. Inventaire-sommaire des Archives départementales antérieures à 1790, Seine-et-Marne: Complément des séries E à H et série I: [2. supplément à la série E, Impr. et librairie administratives de P. Dupont, , p. 276
  63. Les Rois de France en Gâtinais, par Eugène Thoison