Ernest Borgnine

Ernest Borgnine
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Ernest Borgnine en 1962.

Nom de naissance Ermes Effron Borgnino
Naissance
Hamden, Connecticut (États-Unis)
Nationalité Drapeau : États-Unis Américaine
Décès (à 95 ans)
Los Angeles, Californie (États-Unis)
Profession Acteur
Films notables Johnny Guitare
Marty
Les Douze Salopards
La Horde Sauvage
New York 1997
Ernest Borgnine reçoit l'Oscar du meilleur acteur des mains de Grace Kelly en 1956, pour le rôle de Marty Pilletti dans Marty.

Ermes Effron Borgnino, dit Ernest Borgnine, né le à Hamden (Connecticut) et mort le à Los Angeles[1], est un acteur américain.

Biographie

Né dans une famille d'origine italienne, Ernest Borgnine ne se destine pas particulièrement à la comédie dans sa jeunesse. À 18 ans, il s'engage dans la Navy, jusqu'en 1945. Ce n'est qu'à la fin de la guerre qu'il s'inscrit à la Randall School of Drama, à Hartford, Connecticut. Il fait ses débuts sur scène à Broadway, quatre ans plus tard, dans la pièce Harvey.

En 1951, Borgnine vit à Los Angeles : il décroche un petit rôle dans le film The Whistle at Eaton Falls, de Robert Siodmak. C'est en 1953 qu'il obtient son premier grand rôle, dans le film maintes fois oscarisé Tant qu'il y aura des hommes. Il y incarne le sergent Fatso Judson, violent et cruel. Il donne ensuite sa pleine mesure dans Un homme est passé (1954), Vera Cruz (1954) ou Johnny Guitare (1954), trois films qui l'imposent comme l'un des « méchants » d’Hollywood.

Ernest Borgnine obtient l'Oscar du meilleur acteur en 1955 pour le rôle de Marty Pilletti dans Marty de Delbert Mann. Ce rôle lui permet d'aborder une nouvelle facette de son travail d'acteur : il y joue un boucher timide et tendre. Par la suite, il retrouve son emploi-type de « dur », notamment dans Les Vikings (1958).

Il participe à quelques longs métrages devenus « classiques », tels Les Douze Salopards (1967) — où il campe un savoureux général — et La Horde sauvage (1969). Sa filmographie ne compte pas moins de 140 films.

Dans les années 1980 et 1990, il apparaît dans quelques fictions d'anticipation qui ont marqué le public : New York 1997 (1981), de John Carpenter ou encore Bienvenue à Gattaca (1997). De 1984 à 1986, il joue dans les trois premières saisons de la série télévisée culte Supercopter (Airwolf). En 2004, il interprète Rolling star, dans le film inspiré de la bande dessinée, Blueberry. Loin des personnages sanguinaires qui l'ont rendu célèbre, il incarne un vieil homme doux et rêveur.

Ernest Borgnine prête aussi sa voix au super-héros vieillissant « l'homme-sirène » dans le dessin-animé Bob l'éponge. Après sa mort, ils lui rendront d'ailleurs hommage en faisant mourir son personnage mais en marquant le nom d'Ernest Borgnine sur la pierre tombale.

Alors qu'il a joué très souvent des rôles de sadique et de violent, il est reconnu dans toute la profession pour sa gentillesse, son grand humour, sa jovialité et sa très grande humilité malgré une carrière exceptionnelle.

Ernest Borgnine est décédé au centre médical Cedars-Sinai à Los Angeles, entouré de sa famille[2].

Dans la revue Positif, Christian Viviani rendra hommage à l’artiste : « Méchant ou gentil, il laisse le souvenir d’un visage familier, lié à toute une conception du cinéma et de la cinéphilie, mais aussi celle d’un acteur à la présence impressionnante et dont la filmographie se lit comme une vaste page de l’histoire du cinéma américain. »[3]

Filmographie

Années 1950

Années 1960

Ernest Borgnine (à droite) avec Alexander Scourby dans Contre-espionnage.

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Ernest Borgnine en 2004
Ernest Borgnine en 2010

Années 2010

  • 2010 : Enemy Mind  de Brennan Reed : Command (voix)
  • 2010 : Night Club  de Sam Borowski : Albert
  • 2010 : Snatched  de Joe Cacaci : Big Frank Baum
  • 2010 : Red de Robert Schwentke : Henry, The Records Keeper
  • 2011 : Noël au Far West (Love's Christmas Journey) (TV)
  • 2012 : The Man Who Shook the Hand of Vicente Fernandez d'Elia Petridis : Rex Page

Voix françaises

et aussi

Notes et références

Voir aussi

Liens externes