Erich Isselhorst

Erich Isselhorst
Naissance
Saint-Avold, Reichsland Elsaß-Lothringen
Décès
Strasbourg, France
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Allégeance Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Grade Standartenführer (1944)
Années de service 1933-1945
Commandement Kommandeurs der Sicherheitspolizei und des SD (KdS)
Conflits Seconde Guerre mondiale
Distinctions Ritterkreuz des Eisernen Kreuzes mit Eichenlaub und Schwertern
Autres fonctions Befehlshaber der Sicherheitspolizei und des SD (BdS)

Erich Isselhorst ( 1906-1948) est un juriste allemand, cadre du NSDAP. Standartenführer de la Waffen-SS, il fut chef de la Gestapo à Erfurt, Cologne, Klagenfurt et Munich.

Biographie

Formation et carrière

Fils d'un sergent du 69e Feldartillerie-Regiment, un régiment lorrain du XVIe Armee-Korps, Erich Heinrich Georg Isselhorst naît le , à Saint-Avold, ville animée du Reichsland Elsaß-Lothringen. Trop jeune pour s’être battu pendant la Première Guerre mondiale, Isselhorst nourrit un sentiment de revanche à l'encontre de la France. Après son Abitur, passé en , Erich Isselhorst fait des études de droit à Munich et Cologne. Docteur en 1931, il devient Rechtsreferendariat, Assistant de justice, auprès de la Cour de Düsseldorf. Il publie ses travaux en 1932[1]. Il se marie le . Comme son compatriote Theodor Berkelmann, Isselhorst se tourne naturellement vers le NSDAP. En , il s'inscrit au parti, devenant conseiller juridique de la section locale de Düsseldorf-Friedrichstadt. En , il devient membre de la Nationalsozialistischer Rechtswahrerbund, ou BNSDJ, l'association des juristes nazis. En , il rejoint les SA, puis la SS. Il intègre la Gestapo en à Berlin. Il poursuit sa carrière à Erfurt, Cologne, Klagenfurt et enfin Munich, gravissant rapidement les échelons hiérarchiques. Sous-lieutenant en 1935, premier lieutenant en 1936, il passe Sturmbannführer, commandant, en 1938. Chef de la Gestapo de Cologne lors de l'Anschluss, il est affecté provisoirement à Klagenfurt en Autriche, avant d'être muté à Munich en .

Seconde Guerre mondiale

Chef de la Gestapo de Munich au début de la Seconde Guerre mondiale, Erich Isselhorst est promu Obersturmbannführer en 1941. En , après une sanction disciplinaire, il est affecté sur le front russe, pour prendre la direction des sections I et II de l'Einsatzgruppe B, à Smolensk. Du printemps 1942 à l'été 1943, il y commande les Einsatzkommandos 1 et 8, au sein de l' Einsatzgruppe A, stationné à Krasnogwardeisk, près de Leningrad. Isselhorst dirige ensuite la Sicherheitspolizei dans l'oblast de Minsk, commandant le Sonderkommando 1b de l'Einsatzgruppe A. De retour à l'ouest fin 1943, Erich Isselhorst est nommé Befehlshaber, gouverneur, de la Sicherheitspolizei à Strasbourg. À ce poste, il est promu Standartenführer en 1944. La région ayant été libérée par les troupes Alliées, Isselhorst est affecté dans un service de la Reichssicherheitshauptamtes, l'Office central de la sécurité du Reich, à Berlin. Peu avant la fin de la guerre, en , Isselhorst prend la tête d'un Waffen-SS-Gruppe, près de Jachenau en Bavière. Le , Isselhorst est fait prisonnier à Sachenbach.

Après guerre

Interné dans diverses prisons et centres de détention à Augsburg, Karlsruhe, Heidelberg, Frankfurt-Oberursel, Dachau et Stuttgart-Zuffenhausen, Isselhorst est transféré à Wuppertal en . Dans une note, qu'il écrit en 1947, Isselhorst affirme qu'il est devenu nazi, pour lutter contre la menace bolchevique. Jugé par les autorités militaires françaises pour crime de guerre[2], Erich Isselhorst est condamné à mort et fusillé à Strasbourg, le .

Décorations

Notes et références

  1. [1]
  2. Biographie et photographie sur olokaustos.org

Sources

  • Hermann-J. Rupieper/Alexander Sperk (dir.): Die Lageberichte der Geheimen Staatspolizei zur Provinz Sachsen 1933–1936, Bd. 3: Regierungsbezirk Erfurt. Mit ergänzenden Materialien bearbeitet, eingeleitet und erläutert von Alexander Sperk, Halle (Saale) 2006.
  • Association Amicale Alliance (dir.), Mémorial de L’Alliance, Paris, o.J. (1948)
  • M.-M. Fourcade: L’Arche de Noé, Réseau ALLIANCE, 1940-1945. Paris, 1968

Liens internes

(de) Erich Isselhorst

Liens externes