Eps

Eps
Eps
La rue d'Anvin.
Blason de Eps
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Pas-de-Calais
Arrondissement Arras
Canton Saint-Pol-sur-Ternoise
Intercommunalité Communauté de communes du Ternois
Maire
Mandat
Arthur Hermant
2014-2020
Code postal 62134
Code commune 62299
Démographie
Population
municipale
249 hab. (2016 en diminution de 3,11 % par rapport à 2011)
Densité 36 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 27′ 20″ nord, 2° 17′ 48″ est
Altitude Min. 59 m
Max. 155 m
Superficie 6,87 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte administrative du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Eps

Géolocalisation sur la carte : Pas-de-Calais

Voir sur la carte topographique du Pas-de-Calais
City locator 14.svg
Eps

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Eps

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Eps

Eps, connue également sous le nom de Eps-Herbeval, est une commune française située dans le département du Pas-de-Calais en région Hauts-de-France.

Géographie

Un ancien panneau d'entrée de commune.

Eps est un village rural qui se trouve à 14 km au sud-est de Fruges, 50 km au nord-est de Hesdin et à 40 km au nord-ouest d'Arras.

La commune comprend un hameau, Herbeval, ce qui explique le nom d'usage d'EPS-Herbeval de la collectivité.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Eps
Heuchin Boyaval
Anvin Eps
Monchy-Cayeux Hestrus

Hydrographie

La commune est drainée par la rivière d'Eps, affluent du fleuve côtier la Canche par la Ternoise

Toponymie

  • Eps était connu en 1196 comme Eiz (cartulaire de Thér., p. 75). Ays en 1273 (charte de Saint-Bert. n° 1154), Es en 1295 (ch. d'Art., A. 40), Hes en 1296 (D. Bét., cart. d'Auchy, p. 395), Ez au XIVe siècle. (bull. Comité des trav. liistor., 1897, p. 251), Eepz en 1407 (Arch. nat., P. 2060), Eez en 1415 (cart. ms. du chap. d'Arr., f° 35 r°), Eyps en 1422 (cart. de Thér., p. 363), Dexz en 143o (Arch. nat., JJ. 998, n° 3, f 20 v°), Epx en 1444 (cart. des charitables de Béth., P 1).
  • Herbeval était connu en 1121 sous le nom d' Herbouval (charte d'Artois, Ricouart, p. 342), Erboval en 1206 (cartulaire de Thér., p. 88), Heberval en 1469 (Arch. nat., J. 1003, f° 16 v°)[1].

Histoire

Circonscriptions d'Ancien Régime

Eps, en 1789, faisait partie de la sénéchaussée de Sait-Pol et suivait la coutume d'Artois. Son église paroissiale, d'abord diocèse de Thérouanne, puis de Boulogne, doyenné de Saint-Pol, était consacrée à saint Martin et avait Hestrus pour secours[1].

Politique et administration

Eps dans l'ancien canton d'Heuchin et dans l'arrondissement d'Arras.

Rattachements administratifs et électoraux

La commune se trouve dans l'arrondissement d'Arras du département du Pas-de-Calais. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription du Pas-de-Calais.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton d'Heuchin[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est intégrée au canton de Saint-Pol-sur-Ternoise.

Intercommunalité

La commune faisait partie de la petite communauté de communes du pays d'Heuchin créée fin 1993.

Dans le cadre de la réforme des collectivités territoriales françaises, par la loi de réforme des collectivités territoriales du 16 décembre 2010[3] (dite loi RCT) destinée à permettre notamment l'intégration de la totalité des communes dans un EPCI à fiscalité propre, la suppression des enclaves et discontinuités territoriales et les modalités de rationalisation des périmètres des établissements publics de coopération intercommunale et des syndicats mixtes existants, cette intercommunalité fusionne avec sa voisine, la communauté de communes du Pays d'Heuchin, formant le la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois.

Un nouveau mouvement de regroupement intercommunal intervient dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants[4]. À l'initiative des intercommunalités concernées[5], la Commission départementale de coopération intercommunale (CDCI) adopte le 26 février 2016 le principe de la fusion de :
- la communauté de communes de l'Auxillois, regroupant 16 communes dont une de la Somme et 5 217 habitants[Note 1] ;
- la communauté de communes de la Région de Frévent, regroupant 12 communes et 6 567 habitants ;
- de la communauté de communes des Vertes Collines du Saint-Polois, regroupant 58 communes et 19 585 habitants
- de la communauté de communes du Pernois, regroupant 18 communes et 7 114 habitants. Le Schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI), intégrant notamment cette évolution, est approuvé par un arrêté préfectoral du [6],[7].

La communauté de communes du Ternois, qui résulte de cette fusion et dont la commune fait désormais partie, est créée par un arrêté préfectoral qui a pris effet le [8].

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989[9]. En cours
(au 28 février 2019)
Arthur Hermant PS Réélu pour le mandat 2014-2020[10],[11]

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2016, la commune comptait 249 habitants[Note 2], en diminution de 3,11 % par rapport à 2011 (Pas-de-Calais : +0,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
332402385428413413409427436
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
423427417405434443457451434
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
449427412347350332340336329
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
317302279249222182235257249
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
Pyramide des âges en 2007

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,7 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (19,8 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (53,2 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 46,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,6 %, 15 à 29 ans = 10,9 %, 30 à 44 ans = 27,3 %, 45 à 59 ans = 20 %, plus de 60 ans = 18,2 %) ;
  • 53,2 % de femmes (0 à 14 ans = 21,6 %, 15 à 29 ans = 21,6 %, 30 à 44 ans = 16 %, 45 à 59 ans = 16 %, plus de 60 ans = 24,8 %).
Pyramide des âges à Eps en 2007 en pourcentage[15]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,8 
5,5 
75 à 89 ans
8,8 
12,7 
60 à 74 ans
15,2 
20,0 
45 à 59 ans
16,0 
27,3 
30 à 44 ans
16,0 
10,9 
15 à 29 ans
21,6 
23,6 
0 à 14 ans
21,6 
Pyramide des âges du département du Pas-de-Calais en 2007 en pourcentage[16]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,8 
5,1 
75 à 89 ans
9,1 
11,1 
60 à 74 ans
12,9 
21,0 
45 à 59 ans
20,1 
20,9 
30 à 44 ans
19,6 
20,4 
15 à 29 ans
18,5 
21,3 
0 à 14 ans
18,9 

Enseignement

Les enfants de la commune sont scolarisés au sein d'un regroupement pédagogique intercommunal (RPI) constitué des communes de Boyaval, Hestrus, Tangry, Saint-lès-Pernes et Eps-Herbeval, et qui accueille pour l'année scolaire 2018-2019 un effectif de 83 enfants[9].

Culture

Eps bénéficie des services d'une médiathèque intercommunautaire[9].

Manifestations culturelles et manifestations

Plusieurs manifestations animent la commune[9]. :

  • Repas champêtre le 4 mai ;
  • Ducasse le 21 juillet ;
  • Brocante le 24 août ;
  • Arbre de Noël.

Économie

En 2019, la commune accueille 5 agriculteurs et 5 autres entreprises (café, restaurant et artisans)[9].

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

L'église Saint-Martin.
  • Église Saint-Martin, du XVIe siècle et son clocher, comprenant une cloche de 1786[17],[18], réparée après un coup de foudre qui a eu lieu en mai 2018[9].

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason Eps.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
d’argent à l’aigle de sable, becquée et armé de gueules.

Pour approfondir

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Le populations mentionnées dans les actes concernant les intercommunalités sont des populations totales, au sens de l'INSEE, c'est-à-dire regroupant la population municipale, c'est-à-dire les personnes ayant leur résidence habituelle sur le territoire de la commune à laquelle s'ajoute la population comptée à part, qui regroupe principalement les personnes vivant dans certaines collectivités (internats, casernes, hôpitaux, couvents, prisons…).
    Dans les tableaux de population mentionnés dans les articles de wikipédia ne sont habituellement mentionnés que les populations municipales, ce qui explique l'écart entre les chiffres mentionnés dans le SDCI et ceux des tableaux démographiques
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a et b Comte Auguste de Loisne, Dictionnaire topographique du département du Pas-de-Calais : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, , 499 p. (lire en ligne), p. 135, 194 sur Gallica.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. n° 2010-1563 du 16 décembre 2010 de réforme des collectivités territoriales sur Légifrance, et notamment son article 35.
  4. Section III de l'article L. 5210-1-1 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance
  5. « Vertes collines du Saint-Polois: la fusion avec ses voisines est déjà sur de bons rails : C’est l’actualité du moment : dans la plupart des communautés de communes, les élus s’arrachent les cheveux pour se mettre dans les clous de la loi NOTRe (elle les oblige à fusionner pour créer des intercommunalités de plus de 15 000 habitants). Mais dans le Ternois, les Vertes collines du Saint-Polois et ses trois voisins (Pernois, Auxilois, Région de Frévent) font office de très bon élève et en sont déjà à discuter des modalités de l’« après-fusion », La Voix du nord,‎ (lire en ligne).
  6. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2017 portant schéma départemental de coopération intercommunale du Pas-de-Calais » [PDF], SDCI, Préfecture du Pas-de-Calais (consulté le 23 mars 2017)
  7. « Dix-neuf atouts pour la carte intercommunale », L'actualité de L'Institution, Conseil départemental du Pas-de-Calais, (consulté le 23 mars 2017).
  8. « Arrêté interpréfectoral du 30 août 2016 portant création d'une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes de l'Auxilois, de la région de Frévent, du Pernois et des Vertes Collines du Saint-Polois », Recueil des actes administratifs de la Préfecture de la Somme, nos 2016-069,‎ , p. 37-39 (lire en ligne).
  9. a b c d e et f Christelle Dourlens, « Réguler la vitesse excessive : Niché au coeur de la communauté de communes d’Anvin et désormais gouverné par la nouvelle entité qu’est TernoisCom, Eps-Herbeval est un village situé au creux de la ruralité. Arthur Hermant, premier magistrat, gère sa commune en bon père de famille depuis 1989 », L'Abeille de la Ternoise, nos 8716-1909,‎ , p. 21 « Élu au sein du conseil municipal en 1979 en tant que conseiller, Arthur Hermant a depuis le temps parcouru un long chemin. Même si la commune ne comptabilise que 257 âmes, chiffre du dernier recensement, les projets ne manquent pas. Malheureusement l’argent reste le nerf de la guerre. Sachant que les dotations n’ont pas été revues à la hausse ».
  10. Aline Chartrel, « À Eps, Arthur Hermant s’engage pour un cinquième mandat », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2015).
  11. Aline Chartrel, « Eps – Une priorité: la défense incendie en cinq citernes : Difficile d’avoir une visibilité sur six ans quand les projets d’un village se trouvent en partie suspendus aux dotations de l’État. En tout état de cause, Eps devrait travailler sa défense incendie et son accessibilité », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le 11 janvier 2015).
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. « Évolution et structure de la population à Eps en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population du Pas-de-Calais en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 15 août 2010)
  17. « L'église », notice no PA00108268, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  18. « Cloche », notice no PM62000618, base Palissy, ministère français de la Culture.