Elizabeth Kolbert

Elizabeth Kolbert
Image illustrative de l’article Elizabeth Kolbert

Naissance
New York, États-Unis
Nationalité Américaine
Profession Journaliste
Spécialité journalisme d'investigation
Médias
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Presse écrite The New Yorker

Elizabeth Kolbert, née à New York en 1961, est une journaliste américaine.

Biographie

Elle naît dans le Bronx et c'est là qu'elle grandit avant que sa famille ne s’installe à Larchmont, où elle demeure jusqu'en 1979.

Après des études à la Mamaroneck High School, elle étudie la littérature à Yale. En 1983, elle obtient une bourse dans le cadre du Programme Fulbright et poursuit sa scolarité à l'Université de Hambourg en Allemagne.

C'est alors qu'elle commence à travailler pour le New York Times en tant que stringer. En 1985, elle intègre le service politique du journal. Elle est chef du bureau d'Albany de 1988 à 1991.

En 1999, elle rejoint le New Yorker.

Alors qu'elle était encore spécialiste des questions politiques, les questions environnementales s'imposent à elle quand en 2005 le gouvernement américain refuse de signer le protocole de Kyoto : « Je commençais à me lasser du journalisme politique, où les infos étaient périmées d'une semaine sur l'autre, je voulais écrire des histoires qui s'inscrivaient dans la durée. L'attitude choquante du président Bush, niant l'impact de l'homme sur le climat, a été un déclic »[1],[2].

Elle publie alors une série d'articles sur la question et notamment sur les conséquences du réchauffement climatique en Arctique, puis un essai en 2006, Field Notes from a catastrophe. En 2014, elle publie The Sixth Extinction: An Unnatural History, pour lequel elle reçoit en 2015 le Prix Pulitzer de l'essai. L'ouvrage, chroniqué par Al Gore dans le New York Times[3], connaît un succès critique et médiatique important[4].

Elle vit à Williamston, avec son mari, John Keiner, professeur de littérature médiévale et spécialiste de Dante, et leurs trois enfants.

La 6e Extinction. Comment l'homme détruit la vie

Dans cet ouvrage, la journaliste américaine fait un voyage dans le temps mais aussi dans l'espace. Elle remonte le temps de la théorie de l'extinction des espèces et de l'évolution, rappelant les théories des grands naturalistes de l'époque moderne et contemporaine tels que Georges Cuvier, Jean-Baptiste de Lamarck, Charles Lyell, Charles Darwinetc. Son récit est ponctué d'anecdotes, prenant la forme d'une enquête. Elizabeth Kolbert raconte ses expériences et ses recherches, de Panama sur les traces de la Grenouille dorée, en Italie pour l'étude des Foraminifera, en Islande pour visiter le site du dernier refuge du Grand Pingouin, au large de l'Australie pour comprendre la formation du récif corallienetc. Elle développe ainsi sa thèse selon laquelle l'homme serait responsable de la destruction de la vie sur terre, reprenant ainsi la définition du chimiste hollandais Paul Josef Crutzen, premier à avoir popularisé le terme Anthropocène. Une grande partie de l'ouvrage est notamment consacrée à l'acidification des océans et à l'importance des forêts.

Mais cette théorie de la sixième extinction est critiquée par certains scientifiques[5], qui défendent le fait que la communauté scientifique est en train de défendre et donc de sauver des espèces. Selon Stewart Brand, l'idée d'une extinction de masse est fausse parce que selon lui le problème le plus grave concerne la disparition des animaux sauvages et en conséquence la modification des écosystèmes, alors que dans le même temps, le travail des scientifiques sauve des espèces en danger et que de nouvelles espèces sont découvertes[6].

Ouvrages

  • The Prophet of Love: And Other Tales of Power and Deceit, New York, Bloomsbury, 2004.
  • Field Notes from a Catastrophe: Man, Nature, and Climate Change, Bloomsbury, 2006
  • The Sixth Extinction: An Unnatural History, 2014, traduit en français sous le titre La 6e Extinction. Comment l'homme détruit la vie, Paris, Vuibert, 2015 (ISBN 978-2-311-10061-7)

Notes et références

  1. Entretien dans Télérama, no 3441-3442, 23 décembre 2015.
  2. Erwan Desplanques, « Les animaux malades de l'espèce humaine », sur telerama.fr, .
  3. Al Gore, « Mass Extinction, by Our Own Hand », International New York Times, 15 février 2014, S. 22. [lire en ligne].
  4. Frédérique Roussel, « Elizabeth Kolbert, voix d’extinctions », Libération, 14 août 2015.
  5. « Le bluff de la sixième extinction », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 16 avril 2017)
  6. (en) « Rethinking extinction », Aeon,‎ (lire en ligne, consulté le 16 avril 2017)

Liens externes