Effondrement des immeubles rue d'Aubagne à Marseille

Effondrement des immeubles rue d'Aubagne à Marseille
Graffiti rue d'Aubagne à Marseille après l'effondrement des immeubles en 2018.
Graffiti rue d'Aubagne à Marseille après l'effondrement des immeubles en 2018.

Type Effondrement d'un immeuble
Pays Drapeau de la France France
Localisation 1er arrondissement de Marseille
Date à 9h05
Bilan
Blessés 2
Morts 8

Le lundi vers 9 h, deux immeubles vétustes du centre ville de Marseille, aux 63 et 65 rue d'Aubagne, dans le quartier populaire de Noailles, s'effondrent brutalement, provoquant la mort de huit personnes. Dans les semaines qui suivent, les secours démolissent partiellement un immeuble adjacent fragilisé et la municipalité évacue de façon désordonnée plus de mille six cent marseillais habitant dans des logements dangereux, dont un tiers à proximité de l'accident. Celui-ci révèle de multiples dysfonctionnements des services de la ville et de la métropole, et la politique d'urbanisme défaillante de la municipalité dont Jean-Claude Gaudin est le Maire depuis 1995. Une information judiciaire contre X pour « homicides involontaires » aggravés est ouverte trois semaines après le drame.

Avant l'effondrement

L'accident témoigne de la vétusté de l'habitat marseillais[1],[2] et de l'inaction de la Mairie[3],[4],[5]. Les bâtiments effondrés avaient été construits au XVIIIe siècle sans fondation, avec des murs directement déposés sur le sol[6]. Selon un rapport commandé par le ministère du logement et publié en 2015[7],[8], 100 000 personnes vivent dans des logements insalubres à Marseille[9],[10]. Même le bâtiment de la préfecture de police est sous le coup d’un arrêt de péril imminent depuis 2013, les travaux étant prévus en 2019[11],[12]. Une note confidentielle de l'Agence Régionale de Santé, antérieure à l'accident, dévoilée par Le Monde le 9 novembre, étrille les services de la mairie[13],[14],[15]: les dix agents du service communal d’hygiène et de santé (SCHS) de la ville « ne possèdent pas de qualification particulière les rendant aptes à apprécier les aspects techniques et juridiques nécessaires à la mise en œuvre des procédures complexes en matière d’insalubrité »: ils « soutiennent souvent que les dégradations constatées sont dues essentiellement aux modes d’occupation », « ont tendance à sous-évaluer la gravité des dysfonctionnements qu’ils relèvent », et lorsque des travaux sont exigés « il suffit que le bailleur écrive que le locataire refuse les travaux et le dossier est classé »[13]. Les arrêtés préfectoraux d’insalubrité sont très rares, aucun arrêté préfectoral d'insalubrité n'a été pris en 2016, six dossiers auraient été transmis au Coderst en 2017, et neuf depuis le début de 2018, alors le nombre de logements potentiellement indignes est évalué à 40 000[13]. Un ancien cadre de la Soleam témoigne pour Marsactu du « manque réel de formation du personnel communal [des services de lutte contre l’insalubrité], des moyens techniques et humains très insuffisants, malgré quelques bonnes volontés particulières » et d'un service communal en charge de la sécurité du bâti « totalement dysfonctionnel [avec] un vrai problème de compétences, de formation et de volonté [qui] pose un problème d’ordre politique »; d'après lui, « le quartier de Noailles était la dernière priorité des interventions de la Ville en matière d’urbanisme »[16]. L'étude « Quelle cohésion sociale métropolitaine aujourd’hui et demain ? », commandée par l’Agence nationale de la rénovation urbaine et remise en 2017 aux collectivités écrivait le fonctionnement du marché de l’habitat indigne dans le quartier de Noailles, et les raisons pour lesquelles de si nombreux immeubles dégradés sont abandonnés[17]. Les arrêtés de péril, et plus généralement les politiques urbaines[5], relèvent de la compétence de la Mairie[18],[19].

L'état des deux immeubles était connu de la mairie et de la justice[20],[21]. Un expert désigné par la justice décrivait en 2015 l'état de délabrement des immeubles aux n° 63, 65 et 67 de la rue d'Aubagne, la présence de fissures, dont certaines très ouvertes, et le fait que les immeubles s'appuient les uns sur les autres[22]. Benoît Gilles[23] dans Marsactu avait publié en 2016 une série d’articles sur l'habitat de ce quartier[24] écrivant déjà à l'époque: « Au 63 rue d’Aubagne et au 13 rue de l’Arc, des oriflammes sales jadis bleus flottent au vent. La société d’économie mixte de la Ville, Marseille Habitat, y annonçait fièrement que ces immeubles allaient faire l’objet de rénovation dans le cadre d’un plan d’éradication d’habitat indigne [entre 2002 et 2016[25]]. Dans le premier, des travaux de consolidation ont été entrepris mais semblent arrêtés. (...) Une forte odeur de moisi ne rassure pas le visiteur sur l’état du bâti. » Un rapport 2018 de la Soleam (société locale d'équipement et d'aménagement de l'aire marseillaise) évaluait à 48% des immeubles l’habitat indécent ou dégradé dans le quartier de Noailles, 20,5 % d’entre eux (dont les 63 et 67 rue d'Aubagne), présentaient des présomptions de péril ou d’insalubrité; le 65 était épinglé pour l'indécence du logement[20]. L'expert Reynald Filipputti alerte la mairie le TGI et le syndic dès 2014[26], puis analyse dans un rapport rendu le 28 septembre 2018 que les désordres pourraient avoir été causés au cours des dix dernières années par la présence permanente d’eau dans les caves de cet îlot d’immeubles[21]. Cette hypothèse sera confirmée le 29 novembre par les experts mandatés par l'Etat, sans qu'ils puisent identifier l'origine de l'eau stagnante[27]. La municipalité est à nouveau alertée par une note intitulée « Constat de faiblesse structurelle représentant un risque pour les biens et les personnes à court terme au 65 et 67 rue d’Aubagne » en 2017[26], et encore une fois quelques semaines avant le drame, selon les informations révélées le 13 décembre par les journalistes d'Envoyé spécial[28],[29],[30].

Un arrêté de péril imminent existait pour l'immeuble 63 depuis 2008[31],[32], mais les premiers arrêtés de péril remontent à 2005[33]. Marseille Habitat avait réalisé à la place des copropriétaires des travaux d’office de traitement d’urgence en 2008[33]. L'expert désigné en 2009 par le tribunal de grande instance (TGI) n'a rendu son rapport qu'en 2013, apparemment faute de coopération du syndic[33]. En 2012, Arlette Fructus, adjointe au maire et déléguée au logement avait alerté le président du TGI[33]. Marseille Habitat possédait 80% de la copropriété au 63 dès 2013[34]. L'immeuble est acquis par la ville en 2017 par voie d’expropriation, la copropriété ayant été jugée en état de carence[33],[18]. A l'état de ruine[35],[36], le 63 était dans la liste des 500 immeubles visés par le plan d’éradication de l’habitat indigne (EHI), mais seule la sécurisation de la façade a été réalisée[20],[37]. Selon le syndic de l'immeuble voisin, « Il manquait une partie de la toiture à l’arrière, et cet immeuble n’avait plus d’ossature. Le sol était en terre battue et l’eau ruisselait vers le 65. »[36] D'après Libération, une demande de travaux avait été refusée en 2017 par l’architecte des bâtiments de France pour des raisons esthétiques[38], mais La Marseillaise dément, en expliquant que les protections d’immeubles ne sont pas un obstacle aux réhabilitations structurelles et que l’AVAP n’a jamais protégé la façade du 63[34]. Des images prises pendant une visite d'expertise le 25 octobre 2018 témoignent de l'état de délabrement de l'immeuble[39].

L'immeuble au 65 avait fait l'objet de plusieurs arrêtés de péril, le dernier trois semaines avant l'accident[40]. Il avait été évacué temporairement le 18 octobre[32],[41]. D'après la Mairie, l'immeuble 65 avait fait l’objet ce jour là d’« une expertise des services compétents qui avait donné lieu à la réalisation de travaux de confortement permettant la réintégration des occupants »[31]. D'après les riverains, la cage d’escalier du 65 s’était pour partie affaissée quinze jours avant l'accident[2]. D'après une habitante du 65, qui n'était pas présente au moment du drame, des vitres avaient explosé le vendredi précédent l'accident, et sa porte d'entrée avait bougé et ne fermait plus ; averti, le cabinet Liautard n'aurait pas réagi[42],[43]. Elle porte plainte[44]. Un autre miraculé du même immeuble était en route vers le syndic, alerté par les fissures de l'immeubles qu'il venait de filmer[45],[46], au moment où celui-ci s'est effondré[47]. Le syndic de l'immeuble, Liautard, déclare au Monde que « le bâtiment était en bon état et entretenu. Ce n’était pas un immeuble insalubre », et que c'est l'immeuble au 63 qui est à l'origine de la catastrophe[36].

Une subvention de plus de 180 000  pour la rénovation complète du 67 avait été accordée par la métropole en 2013, dans le cadre des aides de l’Agence nationale de l’habitat pour l’habitat ancien, puis retirée parce que les travaux n'ont pas commencé dans le délai d’un an[48].

Le 16 novembre, La Provence révèle que Reynald Filipputti et Bruno Pluchino, deux des experts auteurs des rapports sur les immeubles de la rue d'Aubagne, n'étaient pas inscrits sur la liste de la cour d'appel d'Aix-en-Provence[49].

Secours

La rue d'Aubagne, après l'effondrement des deux immeubles

Au moment de l'accident[50],[51],[52], 9 appartements sur 10 de l'immeuble en copropriété au numéro 65 étaient habités[31]. L'immeuble au 63 était muré[31], mais probablement squatté ; d'après un voisin, « dire que l’on ne pouvait pas rentrer, c’est un mensonge, cela fait des années que l’on sait que ces immeubles sont dangereux et qu’on laisse les gens y vivre »[37]. Selon le procureur de la République de Marseille, jusqu'à huit personnes pourraient avoir été ensevelies au numéro 65, rue d’Aubagne[31]. De nombreux corps sont peu à peu retrouvés dans les décombres du 65[53],[54],[1],[31],[36],[55],[56], et le bilan définitif est en effet de huit morts lorsque les recherches sont arrêtées, le 10 novembre, le commandant du bataillon des marins pompiers annonçant avec « certitude qu’il n’y a heureusement plus aucune victime sous les décombres »[57], démentant[58] la rumeur du contraire[59]. Sophie, une rescapée de l'immeuble, a dit le 8 novembre être aussi sans nouvelles de Cissé, un habitant, qui n'a finalement pas été retrouvé dans les décombres[60].

Libération a publié[61] de courtes biographies des huit victimes, qui sont[62],[60],[63],[64]:

  • Au deuxième étage : Julien, un homme de 30 ans; deux Marseillais, Taher, 58 ans, d'origine tunisienne, et Chérif, algérien de 36 ans, marié et père d’un enfant; ils étaient invités chez Rachid, l'un des occupants de l'immeuble absents au moment du drame ;
  • Au troisième étage : Fabien, un artiste-peintre de cinquante deux ans; Simona, une étudiante italienne de 30 ans ans originaire de Tarente, dans les Pouilles; Niasse, un italien d'origine sénégalaise de 26 ans, il était chez Simona le jour de l'accident;
  • Ouloume, 55 ans, originaire des Comores[65] et mère de six enfants ;
  • Marie-Emmanuelle, une artiste verrière âgée de 55 ans, qui vivait au cinquième étage.

Évacuations

Nombre de Marseillais évacués de leurs logements après les effondrements des immeubles de la rue d'Aubagne. (Sans compter l'évacuation du bâtiment du parc Corot.)

Une centaine de personnes sont évacuées le jour de l'accident, elles sont plus d'un millier 10 jours plus tard, après l'application soudaine d'un principe de précaution qui fait se multiplier les évacuations[66],[67],[68], dans une atmosphère de psychose[69]. La Marseillaise publie une carte des logements évacués[70]. La prise en charge par la mairie est laborieuse, sa communication envers les sinistrés est critiquée[71], et la détresse de ceux-ci très grande[66],[72],[73],[74],[75]. Sur les 144 immeubles évacués le 20 novembre, seulement 12 arrêtés de péril imminent ont été pris immédiatement, faute d'experts en nombre suffisant[76]. Sans arrêtés de péril, les délogés ne peuvent pas faire valoir leurs droits et doivent continuer à payer leurs loyers[77]. La plupart des évacuations est probablement illégale[78] et une habitante évacuée saisit la justice[79] mais elle est déboutée[80]. D'autres habitants cherchent à résister aux évacuations[81]. Sans arrêtés de périls, la ville ne peut pas non plus réclamer aux propriétaires les sommes engagées pour le relogement temporaire; c'est une « aubaine pour les marchands de sommeil »[82] qui coûtera des centaines de milliers d’euros aux contribuables[83]. Le tribunal administratif rejette la faute de ces délais sur la Mairie[84]. Les personnes évacuées se disent abandonnées par la Mairie[85],[86],[87],[82],[88], qui, dépassée par les évènements, transmet à deux syndics les données confidentielles concernant les signalements[89]. Le 12 décembre, elle cesse de communiquer le nombre de relogements[90]. A la veille de Noel, près de 1 600 Marseillais n’ont toujours pas de domicile[91],[75],[92],[93], 200 immeubles sont évacués dont 100 frappés de péril imminent[94]. Le collectif du 5 novembre[95] demande la réquisition d'appartements vides pour reloger les personnes évacuées[96],[97] (Marseille compte plus de 30 000 logements vaquants[98]), mais la majorité municipale refuse[99],[100].

Chronologie

Juste après l'accident, 105 personnes sont évacuées et relogées dans 60 chambres d’hôtels du centre-ville[31]. Tout en secourant les victimes, les pompiers décident, pour leur propre sécurité, de démolir un troisième immeuble, situé au 67, et qui menaçait de s’effondrer[101]. Les immeubles aux numéros 61 et 69 de rue d'Aubagne inquiètent aussi les autorités[102]. Les travaux doivent s'interrompre le 7 au soir[103],[104], le temps de détruire les premiers étages du 69[50]. Les secours constatent alors que le 69 est solide et pourrait même servir d'appuis aux immeubles situés plus haut dans la rue. Ils ne touchent pas au 71 qui devait lui aussi être déconstruit[105]. Les évacués du 69 sont relogés rue de Ruffi sans avoir pu récupérer aucune affaire personnelle[106]. Le 1 rue Lafon, qui illustre toutes les problématiques du bâti du centre-ville, et fait partie des immeubles évacués le 8 novembre[107]. Par ailleurs, 21 arrêtés de péril ont été pris en urgence entre le lundi 5 et le vendredi 9, portant le total à 200 bâtiments marseillais[108]. Le vendredi 9, une centaine d'autres logements adjacents sont évacués : il s'agit des immeubles aux 1, 3, 5, 7 et 2, 4, 6, 8 de la rue Jean Roque, et du numéro 61 au 97 de la rue d'Aubagne[109],[110],[56]; à cette date, 359 personnes (de 176 familles) sont relogées[111]. Le samedi 10 novembre, l'évacuation du 24 cours Lieutaud et du 18 rue Jean Roque[112] porte à 404 personnes de 187 familles le nombre de personnes relogées[113]. Les personnes évacuées sont au nombre de 452[114] selon les chiffres du 12 novembre, plus de 700 le 14 novembre (après évacuations 91 boulevard de Strasbourg, 34, 36, 38, 40 rue Jean-Roque, 389 rue de Lyon, 7 boulevard de Briançon, 24 et 29 cours Lieutaud, 4 rue Pythéas, 3 rue Hoche, 24 rue Pierre Dupré)[66],[67], 834 (de 83 immeubles, dont 46 près du site de l'accident) le 15 novembre[115], 1010 (dont 446 dans le périmètre de la rue d’Aubagne) le samedi 16[116],[117], 1105 le 19[118] (après des évacuations sur le cours de la Libération[119]), 1134 le 20[120], 1282 le 23[121], 1339 le 24[122], 1352 le 25[123], 1437 le 27[124]... Début janvier, soit deux mois après le drame, La Marseillaise estime que plus de 1800 personnes ont été évacuées, dont 431 auraient retrouvé un logement; 113 arrêtés de péril grave et imminent ont été signés[125].

A l'écart du centre ville, les résidents de la cité de Maison-Blanche (14e) dénoncent la détérioration de leurs habitations dans l'indifférence de leurs propriétaires[126]. L'évacuation de deux cent personnes dans une centaine de logements de la cité du Parc Corot, récemment décrite dans Le Monde comme « une honte pour la ville, une indignité pour la République »[127],[128], est annoncée[129],[130],[131],[132],[133]; elle a lieu le 30 novembre pour les 30 locataires et propriétaires occupants[134] et le 17 décembre pour les squatteurs[135],[136]; la municipalité parle de « procédure d’évacuation concertée, accompagn[ant] le déménagement volontaire et propos[ant] des solutions de relogement », alors que selon la députée LREM Alexandra Louis, cette évacuation « est menée n’importe comment, la mairie s’en fiche complètement »[134]. Une habitante confirme: « On nous a jetés comme du bétail »[135].

Groupama décide de retirer l'assurance effondrement d'un immeuble situé rue d'Aubagne[137],[138] et de résilier l'assurance d'un immeuble rue Jean Roque[139], et Allianz de rompre le contrat d'un immeuble évacué[140], mais les deux compagnies d'assurance font partiellement marche arrière[141],[139].

Pour des raisons de sécurité, certains bâtiments publics sont aussi fermés: c'est le cas des étages de la cité des associations sur la Canebière le 15 novembre[142], et du Comité d’action sociale du personnel de la Ville de Marseille le 10 décembre[143]. A 150 mètres des bâtiments effondrés, l'école du Cours Julien inquiète aussi. En attendant les expertises, la directrice interdit aux enfants de jouer dans la cour, située sur le toit-terrasse d'un bâtiment municipal insalubre[144],[145],[146],[147]. Les parents d’élèves sont mobilisés[148],[149] et l'école ferme à partir du lundi 19[150], mais les experts ne découvrent aucun défaut structurel[151]. La vétusté des écoles du 3e Arr[152],[153] et de l’école Olivier-Gillibert[154],[155] est aussi dénoncée. Une partie du collège Monticelli est évacuée juste avant Noël[156].

De sa propre initiative, Laurent Sabatier, le proviseur du Lycée Colbert (situé à plus de 2 km de la rue d'Aubagne), fait détruire à la masse une fresque en céramiques de Philippe Sourdive de 1954, classée architecture contemporaine remarquable, qu'il décrit comme « un truc qui tombait et qu’on ne pouvait pas garder »[157],[158].

Information du public, entraide

Le collectif du 5 novembre est créé deux jours après le drame et s'organise en commissions pour parer à l'urgence (actions solidaires), aider juridiquement les sinistrés et clarifier les revendications[95]. Il s'associe à Emmaüs pour reccueuillir des dons[159]. Les commerçants de la rue d'Aubagne tentent de poursuivre leur activité en étant hébergés chez des confrères[160]. L'association des sinistrés de la rue d'Aubagne fédère les riverains[160]. Le nouvel espace d’accueil des personnes évacuées (EAPE) ouvre ses portes au 2 rue Beauvau (1er arrondissement)[161],[162]. Un numéro spécial d'information du public - 04 91 14 55 61 - est joignable 24h/24[163]. Des repas sont offerts par Sodexo[164],[75], le prestataire de restauration du service public des cantines scolaires de Marseille. Des avocats marseillais mettent en place une aide bénévole et gratuite aux personnes évacuées[165]. Des concerts de soutien aux victimes et aux sinistrés sont organisés au café-concert Le Molotov[166] et à l'Espace Julien[167], à proximité du lieu du drame.

Réintégrations

L'information circule que soixante-dix personnes habitants 18 immeubles de la rue d'Aubagne et de la rue Jean Roque réintègrent leurs logements le 4 décembre[168],[169], mais il apparait qu'au moins certains de ces immeubles n'ont jamais été évacués[170]. Le 6 décembre, le calendrier de réintégration est encore inconnu[171]. Quatre immeubles de la rue d’Aubagne et du cours Lieutaud sont réinvestis par leurs habitants le 7 décembre[172]. La Ville demande aux syndics d’expertiser les parties communes et privatives de certains immeubles rues d’Aubagne et Jean-Roque, après que ses experts ont réalisé le diagnostic complet des parties extérieures[173],[174].

Réactions

Politiques

« Ce n'est pas la pluie », un slogan en réponse à Jean-Claude Gaudin[57], pendant la Marche blanche organisée par le collectif « Noailles en colère », le 10 novembre 2018
  • Jean-Claude Gaudin[175], maire Les Républicains de Marseille, twitte qu'il est « effondré par ce qui vient de se passer »[176],[177], et propose d'abord que « ce dramatique accident pourrait être dû aux fortes pluies qui se sont abattues sur Marseille ces derniers jours[20]. » Il reconnaît le 7 novembre que l’effort municipal n’est pas suffisant, annonce un audit pour procéder à « une vérification totale de tout ce qui peut paraître aujourd’hui comme de l’habitat insalubre », et met en cause les propriétaires du 65, « il s’agit d’une copropriété privée. L’éradication doit aussi atteindre les marchands de sommeil, il n’y a pas que la Ville qui peut les atteindre. (…) C’est à ces gens-là aussi qu’il faudrait s’adresser, avec un peu plus de violence qu’aujourd’hui[178]. » Jean-Claude Gaudin s'exprime dans une conférence de presse le 8 novembre[4],[104],[179],[180],[181]. Il y rend hommage aux personnes décédées, félicite les secours, affirme que sa collectivité a fait « depuis plus de vingt ans (...) tout ce qui était en [son] possible [pour régler le] problème de l’habitat indigne. » Interrogé par un journaliste au sujet de la différence entre les budgets alloués à la patinoire (56 millions) et à l’habitat indigne (15 millions par an, seulement 3 millions par an d'après Marsactu[182]), Jean-Claude Gaudin dit ne rien regretter. Il écarte l'idée de démissionner, mais les marseillais défilant le 10 novembre le lui demandent[183], et plusieurs observateurs (Jean-Michel Aphatie[15], Thomas Legrand[184]) doutent que ce soit évitable. La note de l'ARS révélée par Le Monde le 9 novembre révèle les graves manquements des services de la mairie[13],[15]; J.-C. Gaudin admettra le surlendemain que ses services « n’en ont pas assez fait » tout en refusant de devenir un « bouc émissaire » : « nous n’avons pas de faute particulière à nous reprocher (...) la mairie a fait largement ce qu’elle devait faire. L’insalubrité existe encore, il faut faire des efforts sérieux et nous allons nous efforcer d’en faire plus [mais] la mise en accusation globale de la mairie est épouvantable »[183]. Michel Peraldi estime que J.-C. Gaudin a tardé à prendre la mesure du drame et de la mobilisation organisée après l'évènement[185]. Le 28 novembre, devant les employés municipaux du SAMU social mobilisés depuis la tragédie, il se dit « hanté par la mort de ces Marseillais » juste avant de proposer une séance de selfies[186].
  • Dominique Tian, 1er adjoint au maire, n'a fait aucune déclaration[187], et n'a participé à aucune réunion publique avec les journalistes ou les sinistrés[188]. Il se justifie à La Provence en expliquant que « cela ne concerne pas [sa] délégation »[188].
  • Martine Vassal, présidente de la métropole d'Aix-Marseille-Provence, qui partage la compétence de la lutte contre l’habitat indigne avec la Ville, n'assiste pas à la conférence de presse de la municipalité; elle se manifeste par un post unique sur les réseaux sociaux[189],[177]. Les journalistes de Marsactu se demandent s'il s'agit de « déni assumé [ou d']indifférence »[181], ou si elle est « laissée en réserve »[175]. Elle réagit pour la première fois le 13 novembre[190].
  • Marc Poggiale, du Parti Communiste Français, charge la métropole : « Des dizaines de milliers de personnes n’habiteraient pas en situation d’insalubrité et de danger potentiel, si l’offre de logements locatifs sociaux était suffisante et convenablement répartie sur tous les arrondissements de Marseille »[191].
  • Jean-Luc Mélenchon, député La France insoumise : « ce sont les maisons des pauvres qui tombent, et ce n’est pas un hasard[192]. »
  • Alexandra Louis, députée La République en marche : « dans la lutte contre l’habitat indigne à Marseille, le maillon faible, c’est la mairie. Aucun dispositif ne fonctionne[36]. » Alexandra Louis et trois autres députés La République en Marche de Marseille (Cathy Racon, Claire Pitollat et Saïd Ahamada) mettent en cause le maire dans une lettre ouverte: « Nous pouvons tous d'ores et déjà constater l'échec patent de la lutte contre l'habitat indigne et le traitement des immeubles en péril à Marseille »[111]. Ils envisagent une mise sous tutelle de la ville en matière d'habitat[191], comme cela s'était produit six mois après l'Incendie des Nouvelles Galeries marseillaises, non loin de Noailles, en 1938[2].
  • Patrick Mennucci, conseiller municipal socialiste a jugé « indécente » l'attitude des élus de la majorité municipale, Yves Moraine (maire de secteur) et Laure-Agnès Caradec (adjointe à l'urbanisme), qui participaient le lendemain soir de l'accident à une soirée festive sur le thème du chocolat[193],[194],[177]. Yves Moraine s'en est excusé[175]. Laure-Agnès Caradec fuit la presse[195]. Mme Caradec s'absente pour un congrès à Lille, avec le président de la Soleam Gérard Chenoz, deux jours après la catastrophe[177].
  • Benoit Payan, conseiller département et municipal socialiste : « À 300 mètres [des immeubles effondrés], un ilot immobilier entier, ancienne propriété de la Ville, est réhabilité, mais avec pour seul projet d’en faire un hôtel de luxe. En face, les nouveaux bureaux d'une mairie de secteur auront couté 7 millions d'euros aux Marseillais. La même année, juste derrière, l'école Korsec à Belsunce fermait son infirmerie envahie par les rats. »

Société civile

  • Christian Nicol, l'auteur du rapport 2015 sur la « requalification du parc immobilier privé à Marseille »[8], explique à Marsactu après l'accident que « Le problème principal tient à la question du relogement. Dans un immeuble en situation de péril imminent, les habitants doivent être relogés immédiatement et souvent de manière durable. [Pour cela] il faut pouvoir mobiliser des logements du parc HLM. [Mais] les HLM [sont] la chasse gardée des élus qui [font] du clientélisme avec les attributions. Du coup, ils préfèrent bricoler avec le logement social de fait que constitue cet habitat indigne[196],[197]. » Jean-Claude Gaudin réplique : « Le travail de Monsieur Nicol était très partisan, il est venu une journée et s'est basé uniquement sur les documents que nous lui avons fournis (...) Nous [ne l'avons] pas attendu pour agir[198]. »
  • Le journal La Marseillaise, Emmaüs, Droit au Logement et le Donut Infolab lancent une enquête[199] sur les conditions de mal-logement à Marseille, et invitent à témoigner sur les réseaux sociaux avec le hashtag #BalanceTonTaudis[200],[201], avec un premier bilan fait en réunion publique le 21 novembre[202]. Le Donut Infolab demande à la municipalité de rendre publiques les données sur les arrêtés de péril[203].
  • Patrick Lacoste, urbaniste à Marseille et membre de l’association Un centre-ville pour tous dénonce le cynisme de la Mairie à l'antenne de France Inter[204]; il insiste sur la nécessité de lutter contre les marchands de sommeils, d'encadrer les loyers, de délivrer des permis de louer (la Maire des 1er et 7e Arr. de Marseille Sabine Bernasconi a dit en conférence de presse qu'elle ne savait pas ce que c'est[175]), et du rachat par la municipalité de 200 immeubles extrêmement dangereux en centre ville pour y faire du logement social. Selon Noureddine Abouakil, cofondateur de l’association Un centre-ville pour tous, la Ville a laissé se délabrer son patrimoine à cause de sa tentative de gentrification des quartiers Belsunce, Noailles et Panier. Jean-Claude Gaudin déclarait en 2001 « Le centre a été envahi par la population étrangère, les Marseillais sont partis. Moi je rénove, je lutte contre les marchands de sommeil, et je fais revenir les habitants qui paient des impôts »[205], et son adjoint à l'urbanisme Claude Valette ajoutait « Il faut nous débarrasser de la moitié des habitants de la ville. Le cœur de la ville mérite autre chose »[206]. Mais d'après Noureddine Abouakil, la stratégie de la municipalité a consisté à rendre des immeubles vacants pour écarter les immigrés, sans réussir à attirer des locataires plus riches: les logements libérés, rendus inutiles, ont été abandonnés[206]. Trois des quarante arrêtés de péril imminent publiés par la mairie entre le 5 novembre et le 1er décembre concernent en effet des bâtiments municipaux vacants depuis des années[207].
  • L'analyse de l’association Un centre-ville pour tous est partagée par le professeur à Sciences Po Bordeaux Gilles Pinson, qui dénonce dans Le Monde l'« incurie orchestrée » de la ville de Marseille et sa politique urbaine « caricaturale » qui a consisté à « laisser délibérément se dégrader le parc de logements anciens dans les quartiers centraux dans l’espoir que les populations pauvres et ethniques qui l’occupent laissent la place à une population plus conforme aux stratégies de peuplement des élus marseillais » [5].
  • Selon Fathi Bouaroua, ex directeur régional Paca de la Fondation Abbé Pierre[208], qui cite les drames précédents à Maison-Blanche, ou rue des Trois-Rois qui ne furent pas suivi de mobilisation, « C'est un cataclysme politique qui est en train de se jouer (...) pour une fois, sur des catastrophes liées au logement, il y a une véritable mobilisation des Marseillais ». La nouveauté, selon lui, est qu'on retrouve sous les décombres la diversité marseillaise. « C'est un quartier qui s'était mis à vivre et dans lequel des forces nouvelles étaient présentes et faisaient en sorte que la mixité sociale, il n'y avait pas besoin de la décréter, elle se fabriquait toute seule, et c'est de ça dont les collectivités ont raison d'avoir peur, c'est vraiment le signe qu'ils ont touché le coeur de Marseille et non pas la marge »[209].
  • Un collectif de personnalités demande au ministre du logement et au préfet des Bouches-du-Rhône l’organisation d’une conférence citoyenne pour répondre à l’urgence du mal-logement et la mise en œuvre d'une opération d’intérêt national pour éradiquer le mal-logement à Marseille[210],[211]. Noureddine Abouakil, cofondateur de l’association Un centre-ville pour tous, explique qu'il est en effet nécessaire de donner la maîtrise de la politique d'urbanisme à l’État plutôt qu'à la ville: celle-ci se trouve en conflit d’intérêts, ayant comme seul objectif la gentrification du centre-ville[206].
  • Un autre collectif de personnalités civiles et politiques demande à l'état de placer la ville sous tutelle préfectorale[212].

A l'étranger

La nouvelle des effondrements retentit à l'étranger, dont la presse décrit une ville frappée de pauvreté chronique[213],[214],[215],[216].

Manifestations

Marche blanche organisée par le collectif « Noailles en colère », le 10 novembre 2018
  • Les habitants du quartier rassemblés le mercredi 7 et le collectif du 5 novembre « Noailles en colère »[217],[218] organisent une « marche blanche » le samedi 10 novembre[50],[219],[220]. Elle rassemble 8 000 personnes d'après la police[57],[113]; un balcon s'effondre aux abords du défilé, blessant trois personnes[50],[221],[222],[223]. Jean-Claude Gaudin s'abstient de participer par « peur que [sa] présence provoque des tensions »[224],[183].
  • Le soir du mercredi 14 novembre, à l'initiative du même collectif du 5 novembre, une « marche de la colère » [225],[226] rassemble des milliers de manifestants (plus nombreux que pour la marche blanche d'après Marsactu[227], 8 000 d'après la police[228]) qui crient « Gaudin assassin, Gaudin démission »[185] et « Mairie, métropole, région : tous coupables » en se dirigeant vers l'hôtel de ville protégé par des barrières, où ils sont reçus par des gaz lacrymogènes[229],[227],[230],[231],[232]. Six personnes sont placées en garde à vue[233],[234], trois d'entre elles sont jugées le vendredi 16 en comparution immédiate et écopent de 4 mois de prison (ferme pour deux d'entre elles, avec sursis pour la troisième)[235]. Le Club de la Presse Marseille Provence Alpes du Sud rapporte que pendant la manifestation, un journaliste de 20 Minutes et un photographe de presse, clairement identifiables, ont été matraqués par les policiers [236],[237]. Un manifestant blessé à l’œil par un éclat de grenade de désencerclement porte plainte[238].
A Marseille le 1er décembre 2018
  • Le collectif du 5 novembre s'organise[239],[117] et annonce la poursuite de la mobilisation avec une « Marche de la dignité »[240], rebaptisée « Marche pour le droit à un logement digne pour tou·te·s », le samedi 1er décembre. Celle-ci témoigne d'une amplification de la mobilisation citoyenne[241]. La foule (12 000 personnes d'après La Povence, 20 000 d'après les organisateurs[241], plus nombreuse que les deux premières fois d'après Marsactu[242]) rejoint sur le vieux port les manifestants de la CGT et les gilets jaunes, avant d'être dispersée par des bombes lacrymogènes; la manifestation dégénère[242],[243],[244]. Les socialistes Benoît Payan et Samia Ghali dénoncent « l’utilisation excessive et injustifiée de la force publique: gaz lacrymogènes, charge de CRS contre des poussettes et des sinistrés »[243]. Une marseillaise, Zineb Redouane, décède à l'hôpital après avoir été atteinte dans son appartement par des éclats d'une grenade tirée lors des incidents[245],[246],[247]; une enquête de l'IGPN, qui doit démontrer si oui ou non elle a été visée par la Police, retarde l'enterrement[248] qui ne peut finalement se dérouler que vers Noël[249]. Six manifestants ont été jugés en comparution immédiate suite aux violences commises en marge des manifestations à Marseille ce jour là[250].
  • Le mercredi 5 décembre, journée de « deuil citoyen »[242], environ deux cent marseillais font 9 minutes de silence à partir de 9h05, heure du drame un mois exactement auparavant; personne ne vient représenter la mairie[251].
  • Un rassemblement est organisé le lundi 10 décembre, jour prévu du premier conseil municipal depuis le drame[252]. Des centaines de personnes[253],[254],[255] (500 d'après Libération[256]) déposent dans un grand silence 8 cercueils en carton marqués du nom des victimes[257] devant un hôtel de ville vide ce jour là, barricadé et protégé par la police[253]: le maire a ajourné le conseil, qui devait notamment entériner une série de mesures d'urgence comme la prise en charge des frais d'obsèques des victimes et la gratuité de l'accueil en crèche pour les personnes évacuées[253], en raison de « la tension que connaît le pays »[258],[259]. Cette annulation reporte le débat demandé par l'opposition[260] et les citoyens[259] sur l'habitat indigne marseillais. Le conseil et le rassemblement devant la mairie sont reprogrammés le 20 décembre[261].
  • Le collectif lance un appel à mobilisation le lundi 17 décembre, à 17h devant la préfecture.
  • Le 20 décembre, en marge du conseil municipal, environ 300 personnes se rassemblent devant la mairie[262].
  • Un rassemblement en hommage aux victimes a lieu le 5 janvier[263].

Intervention de l'État

L'État décide de procéder à une expertise d'une ampleur inédite des bâtiments à risque à Marseille, celle-ci durera plusieurs semaines[264]. Le ministre du logement rencontre les experts du Centre scientifique et technique du bâtiment chargés de réaliser l’audit à Marseille le 29 novembre[265],[6]. Il propose 240 millions d'€ sur 10 ans de la part de l'État; de lutter plus fermement contre les marchands de sommeil; en ce qui concerne le relogement, de contrôler l'action de la municipalité, qui est qualifiée de « défaillante »; de prendre des engagements pour conserver la mixité sociale de la ville; et de mettre en place un plan « Initiatives Copropriétés »[266]. Dans leur rapport le 29 novembre, les experts confirment l'analyse faite dix ans plus tôt selon laquelle la faiblesse des bâtiments est due à l'accumulation d'eau dans le sous-sol, mais ne s'engagent ni sur une date de retour des habitants chez eux, ni sur l'éventualité de démolir d'autres immeubles de la rue d'Aubagne dans le futur[27].

Conséquences politiques

A Marseille le 1er décembre 2018

Le conseiller régional Les Républicains Xavier Cachard, propriétaire d'un appartement au 65, présente sa démission, qui est initialement refusée par Renaud Muselier[267]. Mais le 15 novembre celui-ci suspend de leurs responsabilités à la Région ses vice-présidents Xavier Cachard et Arlette Fructus (cette centriste adjointe au maire de Marseille, vice-présidente déléguée à l’habitat, au logement et à la politique de la ville à la métropole, et présidente de la SEM Marseille Habitat, avait accusé Muselier de « laisse[r] les bailleurs sociaux en manque de financements »[268])[269],[270],[271].
Bernard Jacquier, vice-président LR de la métropole Aix-Marseille-Provence en charge de la commande publique et des appels d’offres, conseiller d’arrondissements du 6-8, avocat en droit immobilier, propriétaire d'un appartement dans 3e Arr dont il dit ignorer l'état d'insalubrité, démissionne le 17 novembre[272],[273],[116] de ses fonctions à la métropole; mais il garde, tout comme Xavier Cachard, ses mandats et indemnités d'élu[274],[275].
Arlette Fructus refuse de jouer le rôle de « fusible » et annonce le 26 novembre qu'elle quitte la majorité LR pour reprendre sa « liberté de parole »[276].
Thierry Santelli (conseiller municipal, vice-président LR du département et administrateur de Marseille habitat) est aussi propriétaire d'un appartement au nord de la Belle-de-Mai frappé d'un arrêté de péril imminent et évacué le 13 novembre; il se dit « surpris » (alors qu'il avait été par la CAF[277]) et n'ayant « rien à [se] reprocher dans cette histoire »[278] mais démissionne de la vice-présidence du département[279], et rend ses délégations municipales, redevenant simple conseiller municipal[280].

Les critiques de la gestion de la ville et des suites de l'accident mettent en difficulté Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille depuis 1995[229],[267],[281],[282],[177],[283]. Le 13 novembre, le gouvernement d'Emmanuel Macron presse Jean-Claude Gaudin de faire sans délais le diagnostic du risque que présente l'habitat marseillais, si nécessaire avec l'accompagnement de l'État, et de « mettre rapidement en œuvre le protocole de lutte contre le logement indigne conclu en décembre 2017 »[284], qui ne conseille pourtant pas directement l’habitat dégradé du centre-ville[285]: selon plusieurs observateurs, c'est le signe que l'État et les collectivités territoriales se renvoient la balle[285],[187].

L’ex-ministre socialiste Marie-Arlette Carlotti demande que soit fait un bilan de la politique de la métropole[267]. Les candidats de la majorité LR à la succession de J.-C. Gaudin, Bruno Gilles et Martine Vassal, initialement silencieux[177], prennent leur distances avec le Maire[282]. Bruno Gilles, dans une conférence de presse qu'il donne depuis le Sénat, propose de coordonner la future opération conjointe entre État et collectivités et affirme qu'« il est temps de changer de méthode, de montrer que cette lutte contre l'habitat indigne est une priorité. Cela n'a pas été le cas jusque-là. »[286] La Marseillaise note que Bruno Gilles a passé plus de vingt ans dans la vie politique locale[287]. Martine Vassal annonce le 13 novembre un plan contre l’habitat indigne, à venir dans les 10 jours[190], dont le contenu s'est fait attendre[288] jusqu'au 28 où elle présente une stratégie de lutte contre l'habitat indigne, sur 10 ou 15 ans, évaluée à 600 millions d'euros[289]. Pour Marsactu, qui analyse sa proposition, elle « ne tire aucun bilan des politiques jusque-là mises en œuvre » alors qu'elle est élue locale depuis 2001; elle renvoie à Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier les éventuels dysfonctionnements passés et évoque à nouveau une « interdiction de construire des HLM en centre-ville »[290] qui n'existe pourtant pas[291]. Jean-Claude Gaudin apporte tout son soutien à ce projet[292].

Le vendredi 14 décembre, le conseil régional Sud-Paca vote son budget 2019 en prévoyant 100 000  d'aide aux sinistrés[293]. Le 20 décembre, le premier conseil municipal après le drame est officieusement fermé au public[294],[295]. Gaudin demande à l’État la reconnaissance d’une catastrophe naturelle, ce qui permettrait aux évacués de bénéficier de garanties et indemnisations (c'est aussi une demande du collectif du 5 novembre)[296]. La ville vote enfin la prise en charge des frais d'obsèques et les frais de transport des victimes et de leurs proches (descendants, ascendants, collatéraux, conjoints), et les engagements liés à la gestion de l’urgence[297]; mais la majorité rejette les propositions PS, PCF, EELV concernant le permis de louer et les réquisitions de logements vacants[99] et l'essentiel de l'ordre du jour n'a rien à voir avec le drame[297].

Suites judiciaires

Une enquête est ouverte par le procureur de la République de Marseille et confiée à la police judiciaire[56], pour blessures et homicides involontaires[32],[36]. La procédure pourrait cibler la Ville, les experts et toute autre personne impliquée, et s'annonce longue[298]. Un avocat marseillais présent à la réunion publique du 7 novembre évoque la possibilité d'une action de groupe et la probabilité des poursuites pénales[299].

Une centaine d’enquêteurs de la police judiciaire et 12 magistrats du parquet travaillent dans le cadre d'une enquête de flagrance, en attendant la désignation de juges d'instruction et l'ouverture éventuelle d'une information judiciaire[298],[300]. Ils procèdent à des dizaines d’auditions de locataires survivants, de propriétaires, du syndic de copropriété et de membres des services de la mairie et de Marseille Habitat[300], et perquisitionnent les services municipaux et le siège de Marseille Habitat le 13 novembre[301],[302],[303],[304], les propriétaires du 65 rue d'Aubagne, notamment Xavier Cachard, le 15 novembre[305], et huit experts le 16 novembre[306],[307],[308].

Le 27 novembre, le parquet de Marseille ouvre une information judiciaire contre X, pour « homicides involontaires » aggravés « par violation manifestement délibérée d'une obligation de prudence ou de sécurité »; elle est confiée à trois juges d'instruction[309],[300].

Références

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  308. David Coquille, « Les experts perquisitionnés, cœur sensible de l’enquête à Marseille », Journal La Marseillaise,‎ (lire en ligne)
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Documentaires

  • Sonia Kronlund, « Les pieds sur terre - "Marseille : enquête sur les logements insalubres" » [audio], France Culture,
  • Sonia Kronlund, « Les pieds sur terre - "Le drame du logement à Marseille : une aubaine pour qui ?" » [audio], France Culture,
  • La Provence, « "Marseille fraternelle" : un supplément de 20 pages pour rendre hommage aux victimes du drame de la rue d'Aubagne », La Provence,‎ (lire en ligne)
  • SCAN Franceinfo, « "Marseille, l'effondrement et la colère" » [vidéo], Franceinfo,
  • Romain Boutilly, Perrine Bonnet, Swanny Thiébaut et Annie Triboire, « Envoyé spécial: Marseille, une ville effondrée » [vidéo], sur Franceinfo,

Vidéos

  • [vidéo] Le bataillon de marins-pompiers de Marseille et les pompiers 13 livrent les images des recherche sur YouTube
  • [vidéo] Le Monde: "Deux immeubles vétustes se sont effondrés en plein centre de Marseille, le 5 novembre au matin, dans une rue du quartier de Noailles" sur YouTube
  • (en) [vidéo] The Guardian: Marseille: search continues after buildings collapse sur YouTube