Edmond de Woodstock

Edmond de Woodstock
Description de l'image Edmund of Woodstock, 1st Earl of Kent.png.

Titre

Comte de Kent

28 juillet 132119 mars 1330

Successeur Edmond de Kent
Fonctions militaires
Conflits Guerre des Despenser
Guerre de Saint-Sardos
Invasion de l'Angleterre
Rébellion de Lancastre
Biographie
Dynastie Plantagenêts
Naissance 5 août 1301
Woodstock
Décès 19 mars 1330
Winchester
Père Édouard Ier
Mère Marguerite de France
Conjoint Marguerite Wake
Enfants Edmond de Kent
Marguerite de Kent
Jeanne de Kent
Jean de Kent

Description de l'image Arms of Edmund of Woodstock, 1st Earl of Kent.svg.

Edmond de Woodstock (5 août 130119 mars 1330), comte de Kent, est le sixième fils d'Édouard Ier, roi d'Angleterre, et l'un des demi-frères d'Édouard II. Édouard Ier a initialement prévu d'accorder des terres à Edmond, mais lorsqu'il meurt en 1307, Édouard II ne suit pas les intentions de son père, en partie à cause des faveurs qu'il accorde à Pierre Gaveston. Edmond reste néanmoins fidèle à son frère et est créé comte de Kent en 1321. Il participe activement à l'administration du roi, tant dans le domaine militaire que dans le domaine diplomatique, et en 1322, il aide son frère à écraser la rébellion des barons.

Le mécontentement vis-à-vis d'Édouard ne cesse pourtant de croître, et Edmond en est peu à peu affecté. Les divergences entre le roi et son frère sont principalement dues à la préférence qu'accorde Édouard à ses nouveaux favoris, Hugues le Despenser père et fils. En 1326, Edmond rejoint la rébellion conduite par la reine Isabelle et Roger Mortimer, qui aboutit à la déposition d'Édouard II. Néanmoins, Edmond ne s'entend pas avec le nouveau régime, et en 1330, il est arrêté alors qu'il projette une autre rébellion et exécuté.

Une fois que le nouveau roi, Édouard III, atteint l'âge de gouverner et assume personnellement le contrôle du gouvernement, il annule les charges de trahison à l'encontre de son oncle. Le titre et les terres du comte de Kent sont rendus au fils aîné d'Edmond, Edmond de Kent. Bien qu'il soit officiellement exonéré des crimes qu'on lui a jadis reprochés, Edmond de Woodstock ne bénéficie pas d'une bonne réputation, ni de son vivant, ni après sa mort, à cause de ses tribulations politiques incertaines.

Famille et premières années

Édouard Ier d'Angleterre a eu un grand nombre d'enfants avec sa première épouse, Éléonore de Castille mais un seul fils survit jusqu'à l'âge adulte — le futur Édouard II. Après la mort d'Éléonore, le roi épouse Marguerite de France avec laquelle il a deux fils : Thomas de Brotherton (né en 1300) et Edmond, né à Woodstock le 5 août 1301[1]. Le roi a 62 ans lorsque Edmond naît[2]. Fils du roi d'Angleterre, Edmond est aussi, par sa mère, petit-fils du roi de France Philippe III le Hardi[1]. Le 7 juillet 1307, lorsque Edmond a à peine six ans, le roi Édouard meurt, laissant son fils aîné Édouard accéder au trône sous le nom d'Édouard II[3].

Bien que ne résidant pas avec ses deux derniers fils, Édouard Ier a pris un grand intérêt dans l'éducation des princes et leur bien-être[4]. Avant de mourir, le roi a promis de fournir à Edmond des terres de son rang. En août 1306, il signe une charte promettant à Edmond des terres dont le revenu annuel serait de 7000 marcs, et en mai 1307, il élève cette rente à 8000 marcs[5]. Édouard a probablement l'intention de donner le comté de Norfolk à Thomas et le comté de Cornouailles — laissé vacant après la mort sans descendant d'Edmond de Cornouailles en 1300 — à Edmond[5]. Lorsque Édouard II monte sur le trône, il va à l'encontre des vœux de son père en accordant le comté de Cornouailles à son favori Pierre Gaveston [6]. D'après la chronique Vita Edwardi Secundi, cet acte est une grave insulte aux jeunes frères du roi[7]. Édouard II s'arrange néanmoins pour que son demi-frère reçoive un revenu. Des dons sont accordés à Edmond en 1315 et 1319, lui assurant un revenu de 2000 marcs par an[1]. En mai 1321, Edmond reçoit le château de Gloucester, situé dans une position stratégique, et d'autres dons suivent lorsqu'il est créé comte de Kent le 28 juillet 1321[8].

La relation proche d'Édouard II avec Gaveston a toujours été source de conflits à la cour, et l'exécution de Gaveston par un groupe de barons rebelles en 1312 a failli conduire le pays au bord de la guerre civile[9]. Lorsque Edmond atteint l'âge adulte, il devient un membre important du cercle restreint qui bénéficie de la confiance d'Édouard. En 1318, le traité de Leake est mis en vigueur afin de réconcilier le roi et ses adversaires ; Edmond — il s'agit alors de son premier acte public — est l'un des témoins pour signer le traité[10]. D'autres nominations au sein de l'administration suivent pour Edmond. Au début de 1320, il fait partie d'une ambassade auprès du pape Jean XXII en Avignon, où il a pour mission d'absoudre le roi de son serment de respecter les ordonnances de 1311, mises en place par les barons pour limiter l'autorité royale[10]. En juin de la même année, Edmond rejoint son frère à Amiens pour assister à l'hommage fait par Édouard II au roi de France Philippe V le Long[11]. En octobre 1320, Edmond assiste à son premier Parlement[1].

La guerre civile

Article détaillé : Guerre des Despenser.

Le conflit politique ne cesse de s'escalader pour aboutir en 1321 à l'éclatement de la guerre civile entre le roi et les barons rebelles. Edmond joue un rôle important dans la suppression de la rébellion. L'opposition baronniale provient du ressentiment envers les favoris du roi, Hugues le Despenser père et fils[12]. Lorsque le Lord-intendant Bartholomew de Badlesmere fait défection dans le camp des barons, Édouard II nomme le 16 juin 1321 son jeune frère gouverneur des Cinq-Ports à sa place[8]. Au Parlement d'août 1321, Edmond fait brièvement front avec l'opposition quand il approuve l'exil des Despenser, mais il affirme par la suite qu'il y a été forcé et est présent au mois de novembre suivant au conseil qui annule la décision d'exil[1].

En octobre 1321, Kent est une nouvelle fois employé contre Badlesmere, en prenant part au siège du château de Leeds dans le Kent, qui est en théorie détenu par Badlesmere[1]. Après que Leeds ait été forcé de capituler, les hostilités reprennent dans les Marches galloises, où le baron Roger Mortimer et d'autres prennent les armes et entrent en rébellion ouverte[13]. Une fois que l'imposante armée royale lui fait face, Mortimer est obligé de se rendre. L'attention du roi se tourne ensuite vers le leader de l'opposition, Thomas de Lancastre. Edmond, qui a pris part à la campagne des Marches, reçoit désormais l'ordre, avec le comte de Surrey, de s'emparer du château de Pontefract, bastion de Lancastre[14]. Le 17 mars 1322, Lancastre est capturé après sa défaite à Boroughbridge et est amené à Pontefract[15]. Kent fait partie du tribunal qui le condamne à mort pour haute trahison quelques jours plus tard.

Même après la défaite de Lancastre, les intrigues des rebelles ne cessent pas. Edmond est chargé en janvier 1323 de reprendre le château de Wallingford, que des rebelles ont saisi pour en libérer les prisonniers. Il s'acquitte de cette tâche avec succès, en recapturant le rebelle Maurice de Berkeley[1]. Pour sa loyauté, Kent est récompensé en recevant d'autres terres en Galles, auparavant détenues par Roger Mortimer. La plus grande partie des terres confisquées par le roi revient cependant aux Despenser. En 1326, les Despenser père et fils ont respectivement des revenus de 3,800 £ et 7,000 £, tandis que celui d'Edmond s'élève seulement à 1,570 £[16].

Guerres en Écosse et en France

Article détaillé : Grand raid de 1322.

Une fois les conflits domestiques réglés, Édouard II tourne son attention vers l'Écosse. Une campagne militaire majeure est organisée en août 1322 mais elle s'achève de manière catastrophique par la mise en déroute des Anglais à la bataille d'Old Byland le 14 octobre 1322[17]. Édouard doit lui-même s'enfuir du champ de bataille pour éviter la capture et Edmond l'accompagne dans sa retraite à York[18]. L'incapacité du roi à gérer la situation écossaise devient évidente. Andrew Harclay, le tacticien qui a écrasé Lancastre à Boroughbridge et en récompense a été créé comte de Carlisle et nommé gardien des Marches écossaises, signe un traité de paix avec les Écossais sans l'autorisation du roi en janvier 1323[19]. Quand le roi apprend cela, il ordonne immédiatement l'arrestation de Harclay. Kent est l'un des juges qui condamne à mort Harclay pour trahison[1]. Harclay éliminé, ses responsabilités pour défendre la frontière sont transmises à Kent, mais la situation reste intenable[8]. Le 30 mai 1323, Kent fait partie du conseil royal qui décide de négocier une trêve de treize ans avec l'Écosse[1].

Article détaillé : Guerre de Saint-Sardos.

Entretemps, les possessions du roi en France sont menacées par le roi de France. Charles IV le Bel demande que Édouard lui rende l'hommage pour le duché d'Aquitaine, tout en le menaçant de confisquer le duché, sous prétexte d'une dispute locale impliquant le prieuré de Saint-Sardos[20]. En avril 1324, Edmond et Alexander de Bicknor, évêque de Dublin, sont missionnés en France pour résoudre le problème aquitain[21]. Tandis que certains historiens ont critiqué Edmond pour son échec à résoudre pacifiquement le litige de Saint-Sardos[22], d'autres sont enclins désormais à affirmer qu'il avait peu de marges de manœuvre[16]. Constatant que la diplomatie est inefficace et que les Français s'apprêtent à attaquer, Édouard II nomme Kent lieutenant du roi en France le 20 juillet 1324[1]. Bien que le roi ait promis des renforts à son demi-frère, ceux-ci n'arriveront jamais[23]. Au cours de la brève guerre qui suit, les territoires anglais sont rapidement conquis par les Français et Kent est assiégé à La Réole. Il tient la place jusqu'au 22 septembre 1324, date à laquelle il est obligé de se rendre et d'accepter une trêve de six mois[23].

Déposition d'Édouard II

Le refus d'Édouard II de rendre l'hommage au roi de France est basé certes sur sa souveraineté royale mais aussi dû à la crainte de la résurgence potentielle de la résistance des barons en son absence[24]. Pour cette raison, il envoie son épouse Isabelle négocier avec le roi Charles, qui est son frère[25]. La reine part pour la France le 9 mars 1325 et est rejointe en septembre par son fils aîné, le prince héritier Édouard[26]. Les négociations d'Isabelle sont couronnées de succès et il est décidé que le prince rendra l'hommage à la place du roi. Cette cérémonie a lieu le 24 septembre 1325[1]. Peu après, Kent rejoint la reine et le prince à Paris. Un cercle d'opposition se forme alors autour de la reine, auquel vient se joindre Mortimer, fugitif en France depuis son évasion de la Tour de Londres en 1323. Edmond, auparavant un soutien infatigable du régime de son demi-frère, rallie le complot contre le roi[27]. Bien qu'il se méfie de Mortimer, sa haine pour les Despenser semble avoir été encore plus importante[28]. Ignorant les ordres du roi qui lui demande de retourner en Angleterre, ses terres sont confisquées par la couronne en mars 1326[1].

La reine Isabelle avec les captifs Hugues le Despenser fils et le comte d'Arundel. Détail d'un manuscrit du XVe siècle.

En septembre 1326, Isabelle et Mortimer envahissent l'Angleterre avec une armée de mercenaires, dont Kent est l'un des commandants[29]. L'invasion reçoit le soutien d'un grand nombre de la noblesse anglaise, dont Thomas de Brotherton — frère d'Edmond — et Henri de Lancastre — frère du comte Thomas exécuté en 1322[30]. Edmond assiste aux procès des deux Despenser en octobre et novembre. Il est membre du conseil qui assure la transition des pouvoirs entre Édouard II — capturé en Galles et incarcéré à Kenilworth — et son fils aîné. Édouard II abdique le 20 janvier 1327 en faveur de son fils, aussitôt proclamé roi sous le nom d'Édouard III[1]. Ce dernier est, à quatorze ans, encore sous le coupe de sa mère et de Mortimer. Il est assisté d'un conseil de régence présidé par le comte de Lancastre et auquel est également présent Kent. Celui-ci reçoit en récompense de son aide à renverser Édouard II les terres auparavant détenues par Despenser l'Aîné ainsi que par Edmund FitzAlan, comte d'Arundel[1]. À l'été 1327, il est envoyé avec le comte de Lancastre sécuriser le nord du royaume face aux incursions écossaises[31]. Ils sont incapables d'empêcher l'invasion menée par James Douglas qui met en déroute l'armée royale à Stanhope Park. Kent, à la suite de cet échec, laisse rapidement la garde du nord à Lancastre[32].

Complots contre les régents et exécution

Les tensions commencent pourtant à apparaître rapidement entre certains barons — dont Kent et Lancastre — et les régents — la reine-mère et Mortimer. C'est ainsi que Édouard II trépasse dans de mystérieuses circonstances dès septembre 1327 au château de Berkeley, alors qu'il est entre les mains de sbires de Mortimer. En octobre 1328, le pays est de nouveau aux bords de la guerre civile. Lancastre refuse d'assister au Parlement et réunit à Winchester ses troupes contre Isabelle et Mortimer[33]. Il est rejoint par Kent ainsi que Thomas de Brotherton. En janvier 1329, les forces d'Isabelle, sous le commandement de Mortimer, s'emparent des forteresses de Lancaster, de Leicester et de Bedford : Isabelle et Édouard III marchent rapidement vers le nord. Lancastre se livre à la merci du roi lorsqu'il apprend que les comtes de Kent et de Norfolk l'ont abandonné[34].

Après sa participation à la rébellion de Lancastre, Edmond devient moins populaire à la cour. Il n'est pourtant pas en disgrâce, puisqu'il est chargé en février 1330 d'accompagner la reine Philippa de Hainaut, la jeune épouse d'Édouard III, à son couronnement. Ses apparitions à la cour se font ensuite de moins en moins fréquentes[1]. Le comte de Kent est peu après démasqué dans un complot visant prétendument à restaurer Édouard II sur le trône, que la rumeur dit toujours vivant[35]. Il a été plus tard révélé que Mortimer a mis en place ce piège pour faire croire à Kent que le roi déchu était toujours vivant, afin de se débarrasser de son principal adversaire — Lancastre, désormais atteint de cécité, s'est retiré dans ses terres. Edmond est jugé par le Parlement convoqué en mars 1330. Condamné à mort pour haute trahison, il fait appel à la clémence du roi en proposant de marcher de Winchester à Londres avec une corde nouée autour du cou en signe de soumission. Pressé par les régents et craignant sans doute pour sa propre vie, Édouard III semble avoir accepté avec une grande réticence l'exécution de son oncle. Il y a une telle opposition à son exécution — fixée le 19 mars — qu'elle est reportée de cinq heures, car personne ne veut l'exécuter — tout d'abord en raison de son rang de membre de la famille royale et par ailleurs, parce que l'accusation, prononcée si vite, semble fort douteuse. Un meurtrier accepte finalement de le faire en échange de sa grâce. Kent est inhumé le 31 mars 1330 dans l'église des frères dominicains de Winchester[1].

Postérité

L'exécution du comte de Kent résonne comme un avertissement à tous ceux qui voudraient s'élever contre le régime des régents. Désormais, Isabelle et Mortimer se sont aliénés les barons qui les avaient regardés comme des libérateurs en 1326. Mécontent de l'exécution de son oncle, dont il n'a semble-t-il pas été informé, le roi planifie la chute des régents[36]. Le 19 octobre 1330, le roi et les troupes de Lancastre investissent le château de Nottingham, où se sont réfugiés Isabelle et Mortimer. Jugé coupable notamment d'avoir précipité l'assassinat judiciaire de Kent, Mortimer est pendu au gibet de Tyburn le 29 novembre[37]. La reine-mère est quant à elle internée au château de Castle Rising. Les charges de trahison contre Edmond sont annulées par le Parlement[38]. Son corps est déplacé dès 1331 dans la cathédrale de Winchester[39]. Sa veuve Marguerite Wake et ses enfants sont traités comme des membres de la famille royale. Ainsi, son fils aîné Edmond hérite du comté de Kent[1]. Lorsqu'il meurt en 1331, son frère cadet Jean devient comte.

Edmond de Woodstock n'a été populaire ni de son vivant, ni après sa mort, à cause de ses retournements d'alliance politique. Sa suite suivait son comportement, s'emparant ainsi de provisions à la campagne en n'offrant que de très faibles compensations en retour, et ne manquait pas de provoquer l'indignation du peuple[1]. Pourtant, il a été prouvé que Edmond a fait preuve d'une immense loyauté envers son frère Édouard II, malgré le peu de récompenses et de reconnaissance que celui-ci lui a accordées en retour[40].

Descendance

Edmond reçoit une dispense papale en octobre 1325 pour pouvoir épouser Marguerite Wake, fille du baron John Wake. Le mariage a lieu aux alentours de la Noël 1325 à Blisworth, dans le Northamptonshire. Leur union produit quatre enfants :

Nom Date de naissance Date de décès Notes
Edmond, 2e comte de Kent 1326 av. 5 octobre 1331
Marguerite de Kent 1327 1352 Fiancée à Arnaud-Amanieu d'Albret, le mariage ne se concrétise pourtant pas.
Jeanne de Kent 28 septembre 1328 7 août 1385 Épouse (1) Thomas Holland, (2) William Montagu, (3) Édouard de Woodstock
Jean, 3e comte de Kent 7 avril 1330 26 décembre 1352 Épouse Élisabeth de Juliers

Ascendance

Dans la fiction

Edmond est un personnage de la suite historique Les Rois maudits, écrite par Maurice Druon. Il apparait dans les tomes 5 et 6, intitulés La Louve de France et Le Lis et le Lion. Kent est interprété par Eric Kruger dans l'adaptation cinématographique de 1972.

Références

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  8. a, b et c Lawne (2010), p. 31.
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  10. a et b Lawne (2010), p. 30.
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  12. Prestwich (2007), pp. 197–8.
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  16. a et b Lawne (2010), p. 33.
  17. Barrow (1965), p. 317.
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  19. Phillips (1972), p. 229.
  20. Prestwich (2007), p. 303.
  21. Phillips (1972), p. 232.
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  23. a et b Lawne (2010), p. 34.
  24. McKisack (1959), pp. 108–9.
  25. Tuck (1985), p. 88.
  26. Lawne (2010), p. 35.
  27. Prestwich (2007), p. 215.
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  29. McKisack (1959), pp. 82–3.
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