Edem Kodjo

Edem Kodjo
Edem Kodjo-Festival international de géographie 2011.jpg

Edem Kodjo (2011)

Fonction
Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (en)
-
William Eteki Mboumoua (en)
Peter Onu (en)
Biographie
Naissance
(79 ans)
Sokodé
Nom de naissance
Édouard Kodjovi Kodjo
Nationalité
Formation
Activité
Autres informations
A travaillé pour
Distinction

Edem Kodjo (né Édouard Kodjovi Kodjo le à Sokodé, Togo) est une personnalité politique togolaise. Secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) de 1978 à 1983[1], il fut Premier ministre du Togo à deux reprises, du au , puis du au .

Parcours politique

Edem Kodjo arrive en France en novembre 1957 et s'inscrit à la faculté des sciences économiques et de gestion à Rennes. À son arrivée à l'université, il adhère à la Fédération des Étudiants d'Afrique Noire en France (FEANF) une fédération qui était un passage obligé pour la majorité des étudiants africains. C'est à cette même période qu'il fit la connaissance d'Henri Lopès ancien Premier ministre et ambassadeur congolais qui lui militait dans la branche parisienne de l'association. Il est ensuite diplômé de l'École nationale d'administration française (promotion Blaise Pascal, sortie en 1964).

De 1969 à 1971, il a été un des dirigeants du Rassemblement du peuple togolais (RPT), alors parti unique. Il a été ministre de l'Économie, puis des Affaires étrangères dans les années 1970.

Sur le plan international, il a été gouverneur du Fonds monétaire international (FMI) de 1967 à 1973 et secrétaire général de l'Organisation de l'unité africaine de 1978 à 1983. À la tête de cette organisation continentale, il fit face à la crise du Sahara occidental, et fut à l'origine du Plan de Lagos.

Démocrate convaincu, il s'oppose à l'autoritarisme croissant dans le parti unique RPT vers la fin des années 1970. Pour contrer son prestige, le général Eyadema, s'opposa à son action à la tête de l'Organisation de l'unité africaine. Au terme de son mandat à la tête de l'OUA, Edem Kodjo s'exila en France. Au début des années 1990, à la pointe du combat pour l'avènement d'une démocratie multipartite, il créa l'Union togolaise pour la démocratie (UTD). Candidat unique de l'opposition à l'élection présidentielle de 1993[2], il boycotta finalement le scrutin[3]. Il devient premier ministre[4] l'année suivante après une victoire aux élections législatives. Après son départ de la primature en 1996, il renforça son parti grâce à la fusion avec trois autres partis d'opposition et créa la Convergence patriotique panafricaine (CPP). Le , le président Faure Essozimna Gnassingbé l'appelle pour former un gouvernement et rétablir le calme dans le pays à la suite des troubles survenus après la mort de Gnassingbé Eyadema[5].

Yawovi Agboyibo lui succède le .

En 2009, à l'âge de 71 ans, Edem Kodjo fait publiquement ses adieux à la politique[6].

Publications

Edem Kodjo est également auteur de nombreux ouvrages dont Et demain l'Afrique, récompensé par le Grand prix littéraire d'Afrique noire en 1985, L'Occident, du déclin au défi, Au commencement était le glaive et Lettre ouverte à l'Afrique cinquantenaire.

Notes

  1. Edmond Jouve, L'Organisation de l'Unité Africaine, Presses universitaires de France, 1984, p. 69-71 (ISBN 9782130387787)
  2. « Edem Kodjo candidat unique de l'opposition », Le Monde, 22 juillet 1993
  3. « Dangereuse parodie d'élection au Togo. L'opposition boycottant le scrutin du 25 août, le général Eyadéma devrait se succéder à lui-même avec la caution du gouvernement français », Le Monde, 26 août 1993
  4. « Togo : Edem Kodjo nommé premier ministre », Le Monde, 24 avril 1994
  5. « Un opposant modéré nommé premier ministre au Togo », Le Monde, 10 juin 2005
  6. « La quatrième vie d'Edem Kodjo », Jeune Afrique, 20 mai 2009 [1]

Voir aussi

Bibliographie

  • Gaston-Jonas Kouvibidila, « Edem Kodjo », in Histoire de la construction de l'Afrique, L'Harmattan, 2011, p. 247 (ISBN 9782296138568)
  • Venance Konan, Edem Kodjo, un homme, un destin, coédité par les éditions NEI-CEDA et Frat-mat éditions, 2012.
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